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Commentaire de Roland Verhille

sur Interprétation hérétique de la crise financière de 2008


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Roland Verhille Roland Verhille 2 octobre 2008 09:57

Enfin un constat clairvoyant malheureusement mélangé à des slogans qui le troublent.

Le facteur, et non l’un des facteurs causes de la crise actuelle, c’est bien le déversement d’océans de liquidités sur le monde, au moyen de taux d’intérêt artificiellement abaissés, de refinancement plus que généreux d’organismes financiers usant de ces liquidités seulement pour spéculer, et d’un gavage des particuliers au moyen de crédits bancaires trompeurs. Le tout fait depuis une trentaine d’années par les états aux mains de politiciens démagogues voulant doper la croissance économique.

Bonne trouvaille ( ?) aussi, cette expression « capitalisme de siphonage », car au moins en France, il y a siphonage du réservoir à emplois et à pouvoir d’achat, mais expression aussi polluée par des slogans.

Le tabou, surtout ici sur Agora Vox, c’est la dénonciation des politiques et des états.

L’emballage habile du constat dans des slogans est pour cette raison peut-être volontairement fait par l’auteur afin d’essayer malgré cela d’obtenir son laisser passer.

Car qui siphonne ? Oui, bien sûr, les spéculateurs, tirant profit de cette manne de monnaie en la distribuant comme les grandes surfaces le font des produits de consommation. J’ai expliqué ici sur AV les comptes de la « Société générale », avec son taux de profit de pas loin de 20% réalisé au moyen de seulement 3% de « capital » mis dans son moulin à profits, le reste n’étant que des dettes.

Mais au moins pour la France, je l’ai aussi expliqué ici sur AV, ce qui m’a valu une brassée de quolibets, celui qui siphonne de très loin plus que tous les autres, c’est l’état avec ses prélèvements obligatoires. Mais comme c’est l’état, ceux nombreux qui en profitent reçoivent l’appui d’innombrables masochistes pour le sanctifier.

Sur le chômage, vrai aussi que sa mesure officielle n’a aucun sens. La vérité, c’est la disparition en France depuis des dizaines d’années d’environ dix millions d’emplois (oui, oui, 10 millions) producteurs de pouvoir d’achat.


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