Vous ne trouverez pas l’explication complète de la crise actuelle dans des bouquins d’histoire, et très peu dans des bouquins d’économie. Dans ceux-ci, on parle surtout de monnaie réelle ou proche du réel comme le crédit. L’originalité de cette crise est que l’essentiel de la monnaie existe au deuxième ou troisième degré.
Par exemple, ce qui a causé la faillite d’AIG est les CDS, c’est à dire une assurance contre les mauvaises périodes économiques. Par bon temps, ça rapporte. L’assureur doit normalement provisionner cela pour le mauvais temps quand ça perdra. Il a souscrit en pratique une dette envers l’avenir. AIG ne s’est pas donné les moyens de l’honorer. Et ça doit être le cas de la plupart des autres banquiers et assureurs.
En termes plus techniques, ça revient à se poser la question suivante : les volatilités suivent-elles des lois normales indépendantes entre elles ? Il y a eu pas mal de travaux de recherche là-dessus, sur les "queues de distribution". Beaucoup ont conclu que non. Mais ça n’a pas empêché des escrocs comme ce "prix nobel" de Scholes de penser que tant que la soupe entre tout va bien.
@ Péripate
Il parait logique que l’on ne peut pas rétablir par une simple décision la valeur de la monnaie et le fonctionnement de l’économie. Pourtant, j’ai le très net pressentiment que c’est ce que Bush va essayer de faire. Ca pourrait démontrer une fois de plus que l’interventionnisme est une conséquence du laissez-faire. Quand on ne surveille pas les enfants, ils font des bêtises et on est obligé d’accourir quand ça hurle. Avec le risque comme ici d’arriver bien trop tard.