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Accueil du site > Tribune Libre > Le « plan Dugué », plan monéthique pour limiter la récession en (...)

Le « plan Dugué », plan monéthique pour limiter la récession en Europe

Il faut oser, j’ose, d’autant plus que la Bourse continue à paniquer. Crise signifie décision. Ce qui suppose une proposition. Celle que je fais. Et comme l’a souligné un intervenant ici, l’idéogramme chinois signifiant la crise est double, il signifie danger (risque) et opportunité. En 2009, le risque c’est la récession et la pauvreté. L’opportunité, c’est d’utiliser enfin le pouvoir de cette monnaie qu’est l’euro, mise en place grâce aux labeurs de plusieurs peuples. Les Ministres du G7 pourront colmater avec quelques limites les « trous de gruyère » de la finance en fondant les pertes en une fondue étatique, une orgie politicienne, cela ne changera pas le triste sort de nos sociétés vouées à l’amputation sociale. Il faut un plan monéthique !

Pourquoi et comment ce plan ? Le pourquoi est aisé à comprendre. Les pays européens vont sans doute subir une récession dont nul ne peut prédire l’ampleur. Car le comportement des investisseurs et consommateurs est pour une bonne part irrationnel, surtout en période d’incertitude. De plus, cette récession ne va pas être équitable. Elle va toucher les plus fragiles en revenus, qui sont aussi les moins protégés dans leur emploi. D’un point de vue macroéconomique, global, la récession sera due à une crise des solvabilités, liée comme on s’en doute à la crise financière. Une crise répétons-le, ne sera pas équitable. Et pour être complet sur ce sujet, cette crise des solvabilités dure depuis des années (cela vient de l’existence de deux économies, celle dite de l’Empire, avec les financiers, les grands groupes, les riches et classes supérieures ; et la Tierce économie, comme dirait l’abbé Sieyès, à bon entendeur ! Une Tierce économie avec des travailleurs, des TPE, des chômeurs…) Le « comment » de ce plan découle du pourquoi. Il faut rééquilibrer la crise des solvabilités. Ce plan est simple, il tient en une page.

Exposition du plan Dugué, désigné aussi comme plan monéthique. Le principe est de lever quelques centaines de milliards d’euros au niveau européen. Nous verrons comment. Le plus important, c’est d’injecter équitablement ce soutien à la Tierce économie. A vu de calcul mental, chaque ménage recevra par mois un montant que je fixe ainsi. 200 euros pour une personne seule, 300 euros pour un couple, et 20 euros par personne à charge.

Comment réaliser l’opération ? C’est tout simple, c’est le Trésor public qui s’en charge, puisqu’il dispose de toutes les informations sur les contribuables. Il lui suffira de virer sur un compte ou d’envoyer un chèque à chaque contribuable. Un couple avec trois enfants recevra 360 euros chaque mois, un célibataire endurci ou non recevra 200 euros.

Questions collatérales. Un ménage aisé recevra-t-il cette aide ? Bien sûr que oui. Mais le dispositif prévoit que cette somme est imposable. Et comme c’est le Trésor qui la verse, il la mettra sur la fiche d’impôt préremplie. Un individu émargeant dans la tranche de 50% n’aura reçu en fait que 100 euros par mois. Pour un travailleur modeste, il restera après impôt 180, voire 200 euros par mois. Il reste le cas du RMI, actuellement 450 euros par mois. Ce que je propose, c’est de baisser le RMI versé par les Départements à 300 euros ce qui fait une augmentation de 50 euros. Et de réajuster le calcul du RSA. On voit donc que ce plan permettra quelques rentrées fiscales supplémentaires pour l’Etat, tout en soulageant les Départements. Pour l’AAH, je propose qu’elle soit baissée à 600 euros, ce qui avec le plan, fera un revenu de 800 euros par mois. Idem pour le minimum vieillesse. Et chaque pays de la zone euro fera selon ses dispositifs d’aide.

Et maintenant, la source du plan. C’est assez simple, comme un jeu d’écriture. Il suffit d’une entente des membres de l’eurogroupe et une négociation des Ministres des finances pour que chaque Trésor public réalise cette simple opération comptable sous la responsabilité des autorités supérieures ayant compétences à le faire et s’il n’y en a pas, alors, il suffit de le décider par la voie politique. C’est juste une question de volonté. Et d’intelligence du cœur et de la raison. Cela revient à faire fonctionner une planche à billet financière. Pour palier à l’urgence de la situation et préserver un minimum d’équité économique.

Quelles conséquences ? Les marchés financiers, tenus au courant de cette opération, joueront l’euro à la baisse mais pas de quoi s’affoler. Et l’inflation ? Eh bien compte tenu de cette manne injectée dans les revenus, on peut espérer que les travailleurs et les entreprises sauront s’entendre pour limiter les augmentations de salaires. A noter que ces liquidités vont servir à la consommation mais aussi s’inscrire au crédit des banques de déposant. L’intérêt de cette mesure est aussi de faire sauter tout cette bureaucratie qui octroie des primes par ci et par là pour telle catégorie et tel produit. Chaque individu fait ce qu’il veut de son pognon et c’est très libéral !

Au final, le « plan Dugué » se sert qu’à donner un coup de pouce pour limiter la récession et remettre un peu d’équité dans la répartition des revenus. Il ne dispense pas de réfléchir aux questions de société ainsi qu’aux règles du système financier. Au total pour la zone euro, cette mesure reviendrait à créer entre 600 et 700 milliards d’euros. L’équivalent du plan Paulson. Le plan monéthique est prévu pour 2009 et pourrait être reconduit avec un montant ajusté, réduit sans doute, autant d’années que nécessaire (c’est l’amorce d’un changement de système mais cela ne peut être discuté ici) En plus, les chiffres que je viens d’indiquer ne sont pas contraignants. On peut même aller plus haut, passer à 250 euros par mois pour une personne et 350 pour un couple. Ça nous ferait 1000 milliards d’euros. Enfin, ce plan est tout à fait concevable dans d’autres zones et notamment le Japon.

Pour information, je précise que j’ai introduit depuis 7 ans cette idée de monéthique, constatant le cœur du problème économique dans sa dimension sociale. Par ailleurs, cette possibilité ne créer de la monnaie à partir de rien n’est pas une absurdité économique. Loin s’en faut. Elle est envisagée par François Rachline, auteur de nombreux ouvrages d’économie et professeur à Sciences Po.


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121 réactions à cet article    


  • Cug Cug 11 octobre 2008 10:32

     A fond Dugué smiley

     Mais faut changer le système avant, c’est pas gagné !

     Perso je préfère l’approche économique de Larouche.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 10:52

      Larouche est un technocrate scientiste d’un genre douteux. C’est ce dont je me souviens du temps où je lisais la revue Fusion.


    • Cug Cug 11 octobre 2008 12:39

       Mais ce que propose Larouche est tout de même plus sérieux que la plan Dugué, n’est ce pas . smiley


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 13:03

      Renève,

      Vous n’avez pas vu le côté révolutionnaire de cette idée mais on ne peut vous en tenir rigueur, d’ailleurs, l’héliocentrisme découvert par Aristarque de Samos a attendu 17 siècles dans les tiroirs des cosmologues.

      Je suis donc confiant, mon plan sera appliqué, sans doute en 2451


    • stephanemot stephanemot 12 octobre 2008 09:57

      Bernard,

      Vous pouvez apposer votre copyright / trademark sur toutes les theories existantes, passees ou futures si cela vous chaud.

      Je suggere d’employer tous ces fonds au projet qui vous tient au fond le plus a coeur : une statue a votre propre effigie. La doctrine du Dugue remplacera avantageusement celle du Juche, qui de toute facon ne survivra pas a Kim Jong-il.

      Appelons ce colosse de pierre le megalethique, si vous y tenez.

      Qui sait, peut etre cette erection survivra-t-elle a la dissipation des brouillards matinaux. 


    • Patrice 11 octobre 2008 10:45

       "L’ecrit vain" a encore frappé. Du grand n’importe quoi ! Par pitié, arrêtez d’inonder Agoravox avec vos réflexions, et vos jeux de mots à deux centimes. 


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 10:50

        ça vous arriverait de parler du texte et des idées qui y sont proposées. Mais vous avez raison, seuls les gens célèbres comme Attali ou Lagarde sont habilités à parler de la crise.


      • Cug Cug 11 octobre 2008 12:40

         Mister Dugué écris souvent de très bons papiers, pas tjs certes mais souvent ....


      • Alexandre 11 octobre 2008 17:19

        C’est vrai, tout article qui ne dénonce pas l’oligarchie financière anglo-saxonne est un article de merde.


        L’extrémiste Larouche devrait écrire sur Avox ça en contenterait certain.


      • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 10:59

        Les jeux d’écriture, on sait comment ça commence et aussi comment ça finit (fausse comptabilité)...Il est préférable de faire débattre des lois au grand jour par nos réprésentants élus, au niveau national ou européen.

        Quant à la planche à billets, on sait aussi où cela conduit. A l’inflation pour commencer.

        Baisser le niveau du RMI et celui de l’AAH ? Là, j’avoue que ne comprends pas.


        • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 11:01

          "ll suffit d’une entente des membres de l’eurogroupe et une négociation des Ministres des finances" : N’y a-t-il pas assez de magouilles comme ça dans le dos du citoyen ?


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 11:03

          Vous avez raison, les représentants élus sont très fiables, au G7 ils veulent même relancer le crédit hypothécaires. Et par le passé, ils ont très bien géré les affaires, n’est-ce pas


          La planche à billet conduit à l’inflation, c’est gratuit comme argument,
          Pour les minimas sociaux, il n’y a pas de baisse, puisque 200 euros viennent s’ajouter.


        • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 11:16

          Sarkozy n’est pas député : il ne vote pas les lois. Evidemment, le système de la Vème république est plus tordu et l’on peut dire en contractant que le président vote les lois. C’est pour cela qu’il faut une vraie réforme des institutions. Pour une séparation des pouvoirs, pour de vrais votes à l’issue de vrais débats, pour une participation des citoyens.


        • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 11:17

          Au plan européen il faut aussi une réforme démocratique, une réforme choisie et non subie.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 11:20

          Il n’est pas question de ça mais d’un plan économique chiffré et réalisable

          Vous fuyez le débat, comme la plupart et donc, je pressens mon verdict. Les puissants ont raison de maintenir le système de siphonage en l’état car c’est bien cela le ressort du G7. Tout pour sauver le système qui leur permet d’aller dans les spas et les étoiles du Michelin mais rien pour ceux qui vont crever sur la route. Les citoyens du monde sont dans un état de minorité intellectuelle dirait Kant, minorité inapte à critiquer et examiner avec la raison économique une idée nouvelle. Ils écoutent les gourous de la politique comme ils allaient il y a trois siècles se baffrer de prédications des curés


        • foufouille foufouille 11 octobre 2008 11:27

          "Il est préférable de faire débattre des lois au grand jour par nos réprésentants élus,"
          c’est une blague........
          tu crois encore au pere noel ?


        • Patrice 11 octobre 2008 11:36

           à Dugué.
          Mais c’est insensé cette idée de croire que nous ne sommes pas capables de raisonner en dehors des "gourous de la politique", sous prétexte que votre idée n’intéresse personne. Pour qui vos prenez vous ?


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 11:38

          Au secours, Chouard, Bianco, venez débattre de cette idée ! Et me délivrer, je suis cerné par une meute d’abrutis


        • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 11:38

          A propos de "ceux qui vont crever sur la route", pourquoi voulez-vous réduire l’AAH et le RMI ?

          Ne craignez-vous qu’avec l’inflation ces minimas sociaux perdraient de leur valeur fiancière ? Ce qui, aurait des conséquences directes sur le pouvoir d’achat de ces bénéficiaires déjà ramenés à la portion congrue avec votre coupe sombre...

          Poser ces questions n’est pas fuir le débat. Je ne fais que reprendre les ides que vous écrivez dans votre article.

          à Foufouille : je crois à une république plus neutre et plus démocratique, à une Europe mieux réformée et qui rassemble, et j’espère l’élection de Bayrou en 2012.


        • foufouille foufouille 11 octobre 2008 11:39

          taverne est un technocrate, il defend son beefteck............. 


        • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 11:40

          Vous invitez au débat pour nous traiter d’abrutis ?


        • foufouille foufouille 11 octobre 2008 11:42

          a taverne
          j’en reve aussi mais tres peu vu la racaille d’en haut
          l’AAH et le RMI ne sont pas cumulable avec son truc imposable
          ASS,AER, API, non plus


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 11:43

          Faites péter le scotch et le cidre, poète des tavernes,
          Dans mon saloon, c’est pas l’âge des cavernes


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 11:46

          @ Taverne, mais diable, que faut-il faire pour que vous lisiez le billet

          Le plan prévoit 200 euros pour chaque personne,

          avec un RMI de 300 ça fait 500 au total
          et 800 pour une AAH de 600

          l’a raison le Darcos, faut apprendre aux jeunes à calculer


        • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 11:53

          Décidément, les Nanards sont les champions de l’embrouille !


        • foufouille foufouille 11 octobre 2008 11:56

          @ dugue
          le RMI est de 400
          imposables = non cumulable


        • Avatar 11 octobre 2008 11:56

          "je suis cerné par une meute d’abrutis " dit l’auteur ....

          alors qu’il est chez lui devant son écran  smiley

          Tout est dit dans cette petite phrase prétentieuse (une meute à lui tout seul smiley) qui le résume si bien.

          Mais revenons à notre "meute" , auteur de ce papier (ça fait BHL smiley )

          Le plan Dugué, c’est une sorte de plan B pour la crise made in Egoravox foundation :

          on jette des ptits cailloux pour faire Dugué dans une rivière en crue qui emporte tout sur son passage.

          C’est une idée de filousophe : on se noie quand même , mais chacun aura lancé son ptit caillou...
           smiley




        • foufouille foufouille 11 octobre 2008 11:58

          @ dugue
          que diable faut il pour que certains lisent


        • ASINUS 11 octobre 2008 11:20

          yep , je sur que ça se tiens , la preuve j ai la migraine rien qu a la lecture


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 11:22

            Ce billet méritait d’être placé à la une ce week end, car il va s’y dévoiler une expérience dérivée de celle de Milgram, mais chuttttt


          • Internaute Internaute 11 octobre 2008 11:30

            Il y a une autre réforme indispensable qui soulagerait les relations employés-patron. Il faut donner aux entreprises le droit de battre monnaie. Ainsi, quand un employé demandera une augmentation il suffira de faire marcher la petite imprimerie en sous-sol et tout le monde sera satisfait.

            Je vois un grand avenir aux imprimeries en ce moment.

            Trêve de plaisir, la réforme la plus urgente est de supprimer Sciences-Po et la bande de crétin qui y forment nos hommes politiques.


            • foufouille foufouille 11 octobre 2008 11:36

              l’idee se defend toutefois elle sert a rien. ca ressemble a une PPE
              POUR LE RMI, on peut cumuler aucun revenu meme non imposable. il est de 400€ si on a un logement
              pour l’AAH, les revenus imposables ne sont pas non plus cumulable

              le faible niveau de cette aumone provoquera une baisse des salaires

              il vaudrait mieux envisager 500€. on peut au moins bouffer. et ceux qui voudrait travailler pourrait mieux negocier leur travail
              il faut aussi aller plus loin. tout devient imposable. ce qui permet le credit
              redevance supprime
              taxe impot locaux et foncier en fonction des revenus
              suppression des 2 premieres tranches d’impositions
              et RE a vie avec possibilite de partir ailleurs


              • Yvance77 11 octobre 2008 11:39

                De l’auteur je cite : "Les pays européens vont sans doute subir une récession dont nul ne peut prédire l’ampleur."

                FAUX Monsieur Dugué, mais alors tout faux !

                Il existe un indice sérieux, fiable, imparable pour prédire l’ampleur de ce séisme c’est ’l’indice lerna"

                "L’indice lerna" nous renseigne sur la gravité d’une crise venant du libéralisme. Quand la croyance de celui est est au beau fixe voir à la béatitude, celui post et repost et dépost, jusqu’à plus soif, son amour oedipien pour des grands leaders de magazines support papier glacé et en page 2 - pub Tag Porshe -.

                Lorsque ’l’indice lerna" perd la croyance en ce système c’est silence absolu, pas la moindre critique, une autruche tête dans le sable

                C’est bien un signe que c’est trés trés grave ces derniers temps, non !  smiley

                A peluche

                A peluche


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 11:53

                  Il y a l’indice LVMH, chiffre d’affaire en hausse de 10 points
                  l’indice Porshe, bénéfices en hausse de xx points et bientôt, contrôle de WW

                  Mais le meilleur indice, c’est le Ducasse monégasque, augmentation de 50 couvert grâce au courtiers de Fortis

                  Proverbe, quand le contribuable casque,
                  heureux sont les monégasques


                • Yvance77 11 octobre 2008 12:01

                  J’approuve vu que je suis de Monaco, bien que faisant une parathèse dans une contrée différente. smiley Et vous n’avez pas idée de ce qu’est ce nid de rats !

                  A +


                • Marc Viot idoine 11 octobre 2008 13:06

                  Votre plan, c’est la redistribution volontaire de pouvoir par ceux qui le détiennent.

                  Vu qu’ils (les possédants) en ont déjà distribué pas mal par la contrainte (de la crise) je les vois très mal continuer à en redistribuer volontairement.

                  Personnellement, je pense qu’il faut plutôt initier des circuits économiques alternatifs aux fonctionnements fondamentalement différents et les développer parallèlement au circuit économique à la logique capitalo/monopolistique en cours.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 13:28

                    Léon, 500 milliards, ç’est une création pure de monnaie, rien n’est impossible, lisez Rachline, au moins il est prof à sciences po, ça plus plus sérieux que nanard de Vox


                  • foufouille foufouille 11 octobre 2008 13:33

                    donc de l’argent imaginaire
                    1000 euros pour tout le monde. mieux 10000
                    n’hesitons surtout pas


                  • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 13:54

                    Je me permets de donner à nouveau mon point de vue de membre de la "meute d’abrutis" pour dire que, bien que n’ayant pas étudié assez l’économie, j’ai assez de jugement et de connaissances de base pour reconnaître les propos raisonnables de Léon.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 14:11

                    Je maintiens que Léon n’a pas saisi l’originalité du plan. Je crois aussi que personne n’a intérêt à ce que les couches sociales d’en bas puissent s’élever. Le résultat étant que le système avec sa croissance se joue en deux luttes d’intérêts de classes, les supérieures, avec les élites dirigeantes, et les moyennes (avec dedans la meute d’abrutis, étant entendu que cette formulation qui ici a choqué ne désigne pas nomément telle ou telle personne).

                    Du coup, comme cela a été rapporté ici, des types niveau ingé ou doctorat ont travaillé pour un euro de l’heure dans les universités allemandes. Il y a Hartz IV, etc... 

                    Alors, cela suscite une saine colère de ma part mais comme je n’ai pas l’intention de passer ma vie à colérer, je m’en vais prendre le vélo et goûter ce merveilleux soleil d’octobre par 25 degrés sur les quais bordelais. Et méditer sur un peu de sagesse. Après tout, il y a un autre monde que celui de l’économie et ce n’est pas la peine de vouloir imposer l’équité à une société qui n’en veut pas. Laissons les Gé Set régler le pb. Et puis, Même Stiglitz n’est pas écouté, un prix Nobel, messieurs dames, alors, même si j’avais le prix Nanard, cela n’y changerait rien

                    Etre ou ne pas être space ? Je file enfourcher ma silver machine, vive Hawkwind !



                  • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 14:22

                    Au MoDem, on croit avoir inventé l’eau tiède ! smiley

                    Hum, j’espère que mes amis démocrates me pardonneront cette petite autodérision...

                    Comme la culture est ce qui reste quand on a tout oublié, ce que j’ai retenu de mes études -courtes- d’économie, m’incline à pencher fortement vers le raisonnable, donc vers les classiques de Léon. Cette prudence toute centriste (hum je me rattrape ici, amis démocrates) me souffle de ne pas expérimenter des théories intellectuelles non éprouvées et très risquées. Après tout, n’a-t-on pas assez joué à l’apprenti sorcier ?


                  • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 14:26

                    Sinon je rejoins Dugué sur l’impériuse nécessité de s’aérer et de faire du sport. Bagarravox, ça suffit ! Je vais donc - courageusement plutôt que rageusement - sortir mon VTT pour une demi-heure de pédalage. Une demi-heure seulement me direz-vous ? C’est que les 25 degrés du Bordelais, je les retrouve dans le taux d’inclinaison des côtes. Sans compter qu’un VTT, c’est plus lourd qu’un vélo de route. En plus, c’est la canicule chez les Bretons. Peut-être même qu’il fait 17 degrés !!!


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:18

                    Léon,

                    vous savez quand même que le système productif peut suivre, et qu’actuellement, le déficit de solvabilité crée du chomage technique. Le système fonctionne en sous capacité.

                    Pour la question de l’inflation, le système étant ouvert à l’extérieur, il n’y a pas de risque inflationniste. Vous devriez savoir que c’est la pression salariale qui pour une bonne part, dans les années 1980 a créé une inflation à deux chiffres alors que le système productif n’était pas au niveau actuel ni la mondialisation. Et question achat, pourquoi dites vous qu’avec mon plan, l’Européen va acheter des écran plats et des produits à l’étranger, si ce n’est pour discréditer mon idée avec une mauvaise fois évidente

                    Je retire ce que j’ai dit, avec mes excuses, vous êtes bien un vrai économiste, un vrai de vrai qui sait y faire avec la mauvaise foi !


                  • Rapaces Rapaces 11 octobre 2008 23:59

                    @Léon
                    Quand vous parlez d’injections de liquidités, c’est le sang des sacrifiés sur l’autel de la finance dérégulée dont il s’agit ?

                    Camilla


                  • foufouille foufouille 12 octobre 2008 10:41

                    comme liquidites, je vois plutot le sang verses par une gueurre


                  • CAMELEON 11 octobre 2008 13:30

                    Voici ce qu’en pense Lyndon Larouche un des économistes [,que vous ne verez pas dans vôtre jt de 20 heures vu qu’il avait déjà prévue la "crise " de février aux E.U et celle de cet automne ] qui parle d’un nouveau Bretton Woods pour que l’économie change de cap et donne les directions à prendre pour que la manne financière vienne de la production et non de la spéculation.Sur le site il y a également les propos de Jacques Cheminade qui vont dans le même sens.



                    http://www.solidariteetprogres.org/article4652.html


                    • foufouille foufouille 11 octobre 2008 13:43

                      il y a de bonnes idees dans ce lien
                      mais aucune punition n’est prevu pour les ripoux
                      levitation magnetique..........hors de prix. centrale nucleaire.............l’uranium est pas inepuisable, les fuites non plus
                      on prend les memes ploutocrates et on recommence


                    • CAMELEON 11 octobre 2008 13:59

                      Mais je me trompe ou pas quand cette " crise " nous a été servie des " spécialistes "que l’on voit ou entend dans les medias,que ne sont-ils pas réveillés avant .Quand on redistribue de l’argent à la base celà relance l’économie ; vers le haut celà entraine capitalisation et plus de moyens et donc de pouvoir pour pouvoir encore investir dans des magouilles.Les plus défavorisés s’ils ont de l’argent en plus c’est sur qu’ils vont le faire circuler en le réinjectant dans la consommation pour se payer des trucs desquels ils ne s’approchaient pas auparavant . Si je suis un nanti est ce que je vais me repayer d’autres choses alors que j’ai déjà tout ?Est ce que je vais faire des repas supplémentaires ou m’acheter du beurre à la place de la margarine ?
                      Mais la question primordiale élidée par les médias est /" Mais où donc est passé tout ce pognon,que l’on essaye de faire payer à l’état donc à nous , il ne s’est quand même pas évaporé dans l’air ???


                    • foufouille foufouille 11 octobre 2008 14:05

                      les riches reste entre eux
                      golf, hotel de luxe, bijou, villa nombreuses a isf pour ne pas voir les pauvres, pot de vin, domestiques "respectueux", grosses voitures tres cher, et bien sur defiscalisation a l’etranger
                      les iles aussi ca coute cher


                    • Patrice 11 octobre 2008 13:41

                       Mais qui est donc ce type qui se permet de traiter les gens d’abrutis, parce qu’ils ne goûtent pas à sa prose. N’y a t-il pas de modérateur sur ce forum ? Cela mérite un carton rouge pour Dugué.

                      PS : j’espère que ce commentaire sera publié, car cela n’a pas été le cas pour mon commentaire précédent !


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 13:46

                        Et du goudron et des plumes tant que vous y êtes.
                        Je ne fais que défendre la raison en danger cher censeur !


                      • Patrice 11 octobre 2008 13:53

                         Beaucoup d’exagération dans ces réponses. Souffrez, monsieur que vos idées soient contestées, sans pour autant insulter vos contradicteurs !

                        Pour rappel, voici les règles de ce forum : 
                        "Ce forum est un espace de débat civique et civilisé qui a pour but d’enrichir cet article. N’hésitez pas à signaler tout abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour nous indiquer tout contenu diffamatoire, injurieux, commercial, raciste... et qui sera supprimé dans les plus brefs délais."

                        En traitant les gens d’abrutis, vous enfreignez ces règles. Votre égo vous égare.


                      • foufouille foufouille 11 octobre 2008 14:07

                        allez hop ! des plumes et du goudron !


                      • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 14:12

                        Eh oui ""Défendre la raison en danger" Rien que ça !


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 14:12

                        La Raison n’est que l’ancillia de mes intuitions


                      • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 14:14

                        C’est peut-être juste votre raison qui est en danger. Bon ok, je pousse un peu mais par pitié, cessez de courir après le prix Nobel !



                      • Rapaces Rapaces 11 octobre 2008 23:48

                        @Philippe Renève
                        Ad coelum inflat Bernardi caput.
                        Pourriez-vous donner la traduction pour le commun des mortels ?

                        Camilla


                      • TSS 11 octobre 2008 15:17

                        il est etonnant que vous soyez toujours au chomage avec les nov-idées avangardistes dont vous nous faites

                        part !! 

                        il est vrai qu’un genie est toujours reconnu après sa mort.....dommage !!!


                        • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 15:18

                          Je ne comprends pas bien les ricanements autour de la proposition de Monsieur Dugué.

                          Dès que l’on parle de la planche à billets, tout les rigoristes poussent des cris d’orfraie, alors qu’il y a 15000 milliards de dettes répertoriés en contrepartie et qu’il n’y a que 9000 milliards de monnaie en circulation (sans compter les milliards dans les paradis fiscaux asséchant notre économie). Nous sommes dans un système monétaire suicidaire (somme négative exponentielle), qui touche aujourd’hui les banques elles-même. Pour l’instant, on crève sous de la dette imaginaire.

                          Monsieur Dugué propose un crédit social contingenté aux défavorisés, c’est une belle proposition.

                          Monsieur Dugué est fort logiquement sain d’esprit, à moins qu’il faille laisser ce système se détruire par lui-même pour des raisons de décroissance, d’écologie, raisons qui ne me semble pas justifiable.


                          • foufouille foufouille 11 octobre 2008 16:34

                            " Monsieur Dugué propose un crédit social contingenté aux défavorisés, c’est une belle proposition."

                            lesquels defavorises ?


                          • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 17:06

                            @Foufouille :

                            Ceux qui sont là pour maintenir le niveau du NAIRU dont vous semblez avoir la plus haute estime.


                          • foufouille foufouille 11 octobre 2008 18:14

                            si ta c’est pour dire que le NAIRU existe......... ben oui
                            cette merde existe


                          • foufouille foufouille 11 octobre 2008 18:17

                            le truc de dugue est imposable et donc reserve a ceux qui on la chance de bosser
                            excuse moi de pas en faire partie


                          • décurion 11 octobre 2008 17:01

                            Que veut on ?
                            Profiter du fait que la crise offre les imperfections du système au regard de tous, afin de le réformer autant que possible ?
                            Ou sauver le système à tout prix ?
                            Poser la question, attendre les réponses, et à la demande général, intervenir comme le chevalier blanc, voilà qui aurait eut de la gueule, même pour la meute d’abrutis, toujours trop prompte à s’imaginer intelligente.
                            Dommage !
                            C’est sur, parce que même à plan dégueu, l’acteur montrait sa classe.Quoique, s’il reste encore quelques intelligents pour l’apprécier tel quel, tant mieux pour l’auteur, et tant mieux pour son plan.
                            Il me vient cependant quelques réflexions, évidemment idiotes, mais puisqu’il y a meute autant bêtifier à l’unisson.
                            Selon moi, il serait judicieux d’oter à la monnaie son pouvoir de corruption, en la ramenant à sa valeur d’origine, c’est à dire celle d’intermédiaire dans les échanges. Que la valeur réside dans l’objet ou le service que l’on achète, et non dans la monnaie qui facilite l’opération.
                            Également, que l’on favorise la création entre particuliers, de mutuelles de banques, d’assurances, de centrales d’achats, et de toutes autres structures, dès lors qu’elles ne sont pas nuisibles à l’interet général.
                            Il faudrait également prendre comme mesure de richesse les repos rémunérés, au lieu du taux d’activité, ce qui collerait mieux à la réalité puisqu’il est notoire que plus l’on est riche, moins on se crève le cul.
                            Ce qui n’empêche, que de nombreuses personnes sont en repos obligatoires, alors que de nombreux besoins ne sont pas pourvus, ce qui est contraire à la constitution. La simple logique, consiste à produire les biens non pourvus, et d’utiliser toutes les compétences disponibles. Ces biens, sont des maisons individuelles, des meubles, et autres le tout à faire en privilégiant la qualité des matières et de la façon, avec des emplois normaux et une rémunération comprise dans une échelle de 1 à 7.
                            La compétitivité doit se mener au niveau de la qualité aussi bien des produits, que de la vie des personnes qui les produisent.
                            Pour la sécu, on laisse tomber la maladie et on s’occupe de la santé en favorisant la prévention.
                            Cela se finance en utilisant, les dépôts bancaires non utilisés et si besoin en émettant au prorata des heures travaillées dans le secteur privé.
                            Etc,etc,etc....
                            Oui, c’est possible, si les électeurs le veulent par référendum.


                            • omar omar 11 octobre 2008 17:31

                              Pas bête du tout comme proposition.

                              Son principal mérite étant qu’elle rétablirait quelque peu la confiance dans les institutions, la circulation de la monnaie et bien entendu la consommation. Le problème c’est son caractère ponctuel, exceptionnel, car ensuite il faudra revenir à la situation antérieure (-200€) et chacun sait combien on s’habitue facilement aux bonnes choses.

                              Comme l’a indiqué l’auteur cela ne dispenserait pas de réfléchir à une refondation globale du système.


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:07

                                Ouf, enfin quelques commentaires qui jouent le jeu de la discussion critique

                                Le point que vous soulignez est en effet important. J’y avais pensé c’est pour cela que la suite de ce système doit être imaginée en réduisant la planche et en basculant sur un cycle fiscal classique de redistribution. C’est à terme le revenu d’existence inconditionnel qui se met en place pour niveller les inégalités par le bas, au lieu de les déniveler par le haut avec cette folie du profit, cette inconscience de ces gens qui utilisent le fric des déposants et les opérations économiques pour se baffer à 3000 euros par courtier.


                              • foufouille foufouille 12 octobre 2008 10:47

                                si tu ne permet pas de RE tout de suite, ce RE deviendra une carotte. un petite carote a 200€


                              • Üriniglirimirnäglü Üriniglirimirnäglü 11 octobre 2008 18:02

                                Hum, mes souvenirs d’éco étant loin, merci d’avance de ne pas taper trop fort !

                                Amha, dans le plan Dugué, l’important, ce n’est pas seulement le fait que les états européens créent un surplus de monnaie pour la donner aux gens sans aucune contrepartie.
                                 
                                Actuellement, lorsqu’il y a injection nette d’un surplus de monnaie dans l’économie, il s’agit toujours en fin de compte de monnaie créée et distribuée par les banques en échange de promesses de rembourser le capital et de payer le prix de la location de cette monnaie nouvelle pendant un certain nombre d’années, et ce quelque soit le "lieu" où la décision d’accorder un surplus (global, au niveau macro économique) aura été prise prise :
                                 

                                -  la situation la plus évidente : décision du secteur bancaire d’accorder plus de prêts (immobilier, à la consommation, aux entreprises) ;


                                - situation évidente lorsque l’Etat est en déficit : décision de l’Etat qui veut faire plus de redistribution (s’il est en déficit, l’Etat doit emprunter aux banques, c’est à dire demander aux banques de créer de la monnaie pour la lui "louer") ; situation moins directement évidente s’il est en excédent : en accordant plus d’aide sociale, il réduit les revenus des plus aisés (en augmentant leur impôt) ou diminue d’autant ses dépenses ; dans les deux cas le système productif devra en bout de chaîne emprunter plus pour compenser (car la consommation augmentant plus lorsqu’on distribue plus aux moins riches, il faudra emprunter pour accroître l’investissement nécessaire à la satisfaction de ce surplus de demande) ;


                                - décision des entreprises de mieux rémunérer les actionnaires en contrepartie de leur confiance et les salariés en contrepartie de leur travail (l’argent doit être soit prélevé sur le chiffre d’affaires total du système productif, ce qui signifie que la consommation doit augmenter quelque part, grâce à un surplus de prêts bancaires). Que l’on privilégie dans le même temps le capital au détriment du travail comme c’est le cas depuis les années 70 modifie certainement l’elasticité des mécanismes, mais là je parle d’une situation où il y a de plus en plus de monnaie globalement (= la somme dividendes + salaires augmente).

                                L’important c’est aussi et peut-être surtout que l’argent que le plan "Dugué" distribuerait sans contrepartie aux gens ne profiterait pas aux banques puisqu’il indique qu’on récativerait la planche à billets(actuellement tout le surplus que l’Etat voudrait distribuer sans contrepartie pour relancer l’économie crééerait plus de profit bancaire), mais aux entreprises de l’économie réelle. Il y aurait de l’inflation (la BCE est là pour la contrer) mais pas de bulle financière, puisqu’on ne crééerait pas de la dette mais qu’on en détruirait (au lieu de détruire des actions et de titriser du vent) en donnant à ceux qui le souhaitent la possibilité de se désendetter. Le surplus d’activité engendrant un surplus de recettes fiscales permettrait ensuite à l’état d’amorcer son désendettement.

                                C’est ni plus ni moins qu’une désaccoutumance au crédit qui est proposée par ce plan.

                                Bon, après, je ne comprends pas que l’auteur arrive sans rire à l’appeler "plan Dugué"... mais c’est certainement de l’ironie ?


                                • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:12

                                  Vos remarques sont intéressantes mais dans ce plan, il n’est pas prévu que les 500 milliards soient remboursés. C’est une transgression des règles actuelles mais la plupart des avancées étaient une transgression. Qui aurait pensée à l’époque de Marx que les travailleurs auraient droit aux congés payés ? puis la retraite par répartition, la sécurité sociale... ça n’a pas foutu en l’air l’économie que je sache, alors ce plan, son défaut est qu’il a 10 ou 20 ans d’avance.


                                • Üriniglirimirnäglü Üriniglirimirnäglü 11 octobre 2008 18:20

                                  J’ai du trés mal articuler mon commentaire, car en effet, c’est pour moi exactement ça l’élément le plus important :

                                  la conjonction de la planche à billets et de l’octroi de monnaie supplémentaire aux gens sans contrepartie (c’est à dire sans obligation de rembourser ou d’échanger cet argent contre quoi que ce soit d’autre).

                                  Le désendettement de l’Etat dont je parle ne serait qu’une faculté offerte à l’Etat du fait de la relance de l’activité qui découlerait de la mise en oeuvre du plan. C’est du keynesiannisme pur jus, sauf erreur de ma part (théorie que je ne critique pas, je préfère préciser, pour que ce soit clair).


                                • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 18:21

                                  Franchement Dugué, 500 milliards d’euros de monnaie permanente dans la nature ne peut pas faire de mal, contrairement au droit de seigneuriage quasi-complet comme aujourd’hui.

                                  C’est ce que pompe le système bancaire de l’eurozone chaque année en intérêts, ça permettrait d’éviter les crises de nerfs actuelles, du moins les atténuer, de limiter casse patronale (faillites) et salariale (plans sociaux san fin alors que l’activité est là), de préserver notre économie au lieu de devoir l’exporter dans tout les pays à bas coûts du monde.

                                  Et si en plus ça se fait initialement par la poche des déshérités, c’est parfait.





                                • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:28

                                  En effet, le débat est à la fois économique et moral

                                  On donne 200 euros par mois sans contrepartie et les uns trouveront ça immoral, de l’argent gagné sans travailler, par contre, les taux de rendement à 10 points qu’on a connu, le placeur qui en 10 ans triple sa mise de départ, en ayant juste fait travailler son argent, ce n’est pas immoral. On voit bien se dessiner la ruse des libéraux et le schéma classique, il y a des inégalités dans la nature, alors c’est naturel qu’il y en ait dans l’économie et les riches sont riches parce qu’ils le méritent.

                                  En fait les riches sont riches parce qu’ils sont plus fort pour dominer, surtout intellectuellement, avec les instruments financiers. Et c’est là l’autre débat


                                • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 19:19

                                  Les riches sont riches aussi parce qu’ils sont avides et ambitieux ou parce qu’ils ont tout simplement hérité. Et non pas parce qu’ils dominent intellectuellement. Quand je vois la masse des abrutis devenus riches par papa ou maman, ou les relations, je ne me dis pas qu’ils me dominent intellectuellement ! Vous avez vraiment des théories à la con en ce moment.



                                • décurion 11 octobre 2008 19:29

                                  Ce qui est immoral, c’est de votre propre aveu, de donner 200€ a qui bénéficie du bouclier fiscal et 50€ à un rmiste. Dans ces deux cas l’impact économique est nul pour l’ensemble de la société.
                                  Les gagnants de votre plan, sont les départements qui économisent 150€ par rmistes, et les banques, qui gèreront cette manne.Est ce le but réel recherché par votre plan, ou l’aura de votre intelligence est il si puissant, qu’il vous aveugle au point d’ignorer la réalité quotidienne de vos contemporains ?
                                  Des ennemis que l’on a dans la vie, les pires sont ceux qui nous veulent du bien, ils pavent l’enfer, sans perdre la foi.
                                  Heureusement, sur AV, c’est pour rire !
                                  Ou pour pleurer !!!


                                • Jean-paul 12 octobre 2008 02:51

                                  @ la taverne des poetes
                                  Parce qu’un riche est un abruti et que vous etes intellectuellement intelligent .
                                  Ou puis je placer mon argent en bourse ?????


                                • foufouille foufouille 12 octobre 2008 10:51

                                  les minimas auront rien du tout. sauf si les minimas deviennent imposable,etc
                                  donc pas de 50€ pour le rmiste ni pour les handis


                                • Mathias Delfe Mathias Delfe 11 octobre 2008 18:23
                                  C’est dingue comme une idée généreuse, irréalisable peut-être dans une société humaine hostile à toute expérience non validée par une élite conformiste, mais généreuse, peut déclencher de vindicte !
                                  Ca me rappelle quand Pierre Larrouturou, farfelu comme tous les Polytechniciens, proposait d’instaurer la semaine de 32H en 4 jours. Toute la basse-cour a crié au fou, à commencer par les actionnaires à OH par semaine qui vivent tranquillement du travail de leur portefeuille boursier.
                                  Quant à moi, je supprimerais bien l’argent, mais là, j’entends d’ici l’appel au meurtre !

                                  • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 18:30

                                    @Mathias Delfe :

                                    Oui, continuons alors à perfuser les banques, ce qui ne fait qu’accroître les déséquilibres monétaires. La crise actuelle sera alors peanuts par rapport aux suivantes.


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:31

                                    En effet Jean Michel,

                                    je résumerais en disant qu’elle est irréalisable par ce l’homme ne veut pas la réaliser

                                    Ce n’est pas parce que les choses sont difficile que nous osons pas, c’est parce que nous osons pas qu’elles paraissent difficile

                                    dit Spinoza

                                    Ce n’est pas parce que plan est irréalisable qu’il nous paraît impossible, c’est parce que nous le pensons impossible qu’il n’est pas réalisable


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:32

                                    Oups... la phrase est de Nietzsche, sorry


                                  • Üriniglirimirnäglü Üriniglirimirnäglü 11 octobre 2008 18:40

                                    Un monde sans argent.

                                    J’imagine que des gens y ont déjà réfléchi ?

                                    Des gens trés intelligents, qui s’y entendent en histoire de la monnaie et qui ont conscience des possibilités offertes par les techniques qui nous ont conduit à une dématérialisation monétaire qui doit être de l’ordre de... 99% ? (je lance ce chiffre au pif, quelqu’un sait où on peut trouver le rapport stock de monnaie totale sur M1 - billets et pièces, si ça n’a pas changé de nom depuis que j’ai arrêté l’éco ?)

                                    Si on repart de la base (la monnaie, moyen d’échanger des biens sans être obligé de les trimballer toujours avec soi ; le marché, moyen de faire ses courses - achats/ventes mais aussi troc - en une fois sans être obligé de passer sa journée à faire le tour des boutiques), je suis certain qu’on doit pouvoir trouver un truc qui empêche de faire joujou avec l’économie réelle en manipulant du papier ou des électrons.

                                    Cela dit, il faut bien remplacer "l’argent" par une unité de compte quelconque ?

                                    Sinon, est-ce que ça ne reviendrait pas à laisser la loi du plus fort/vaillant/malin au plan local prendre le dessus sur l’actuelle loi du plus riche/informé/rusé au plan global... ?

                                    Si quelqu’un a des liens sur une théorie globale de la monnaie du futur, je suis preneur.


                                  • armand armand 11 octobre 2008 19:23

                                    La monnaie, dans sa définition première, est tout autant un ’store of value’ qu’un moyen d’échange accepté de tous.
                                    Or les Etats et les Banques, dans leur volonté obsessionnelle d’imposer à la population une monnaie émettable et révocable à volonté, de préférence nominale, ont non seulement supprimé la valeur intrinsèque, seule garantie d’une quelconque autonomie, mais réduisent au maximim l’utilisation d’espèces.


                                  • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 18:28

                                    Une relance keynésienne ? Trop tôt et à côté.

                                    On assiste à l’explosion d’une bulle de surendettement, et vous proposez d’injecter des liquidités ? Quelle est la différence avec le plan Paulson 1 de relance par impôt négatif d’environ 160 milliards et qui n’a eu aucun effet ? Il reste environ 500 000 milliards de dettes diverses à annuler, et votre plan propose d’injecter 700 milliards ?

                                    Tant que la déflation n’a pas eu lieu, la création monétaire se contentera de préparer le terrain à l’hyper-inflation future. Il est vrai que la déflation va tuer le système bancaire. Mais plutôt que d’injecter du fric n’importe où, les états peuvent se contenter de mettre en faillite quelques grandes banques, puis les nationaliser et y injecter directement du crédit dans l’économie réelle.

                                    Comment resolvabiliser la demande ? Il y a une limite à cela, puisque l’occident vivait très au dessus de ses moyens réels. Une baisse est inévitable. Il serait par contre possible de mieux répartir les revenus. A titre anecdotique, on devrait pouvoir en rapatrier une partie des paradis fiscaux, mais il faudrait pour cela un contrôle des changes coordonné, et pas une course à l’échalote à la Accoyer.


                                    • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 18:31

                                      Il ne s’agit pas de relance keynésienne, mais de rééquilibrage entre monnaie-crédit et monnaie permanente.


                                    • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 18:33

                                      Amha impossible tant que la monnaie-crédit n’a plus cours. Il faut trancher ce point-là sauf à tuer les deux.


                                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:35

                                      En effet, ce n’est pas du pur Keynes

                                      Quant à rappatrier les évasions fiscales, c’est simple, il faut faire comme les Américains, montrer ses crocs, et les banques suisses ou d’ailleurs sauront coopérer gentilement.


                                    • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 18:38

                                      Vous faites erreur Forest Ent, ces deux types de monnaie cohabitent déjà tant en zone euro (5% permanente 95% temporaire) qu’en zone dollar (50/50).

                                      D’ailleurs, les CDS sont très majoritairement libellés en dollar, cela ne concerne donc pas un rééquilibrage de la zone euro.

                                      D’ailleurs, l’injection monétaire proposée par Dugué limitera mécaniquement le besoin en monnaie d’endettement, qui aujourd’hui est une tour de Babel complètement déconnectée des fondamentaux économiques, comme je vous le rappelle.



                                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 18:45

                                      Il y a en effet quelque chose d’étrange, le plan du G7 veut soutenir la relance des prêts hypothécaires, ceux qui ont mis le système dans la merde

                                      autre remarque pour Forest, l’Occident vit au dessus de ses moyens, dites vous, les Américains, oui, mais les Européens, je ne pense pas, ou du moins si c’est le cas, c’est du à un euro trop fort, ce qui n’est pas la même chose que les Américains qui sont endettés. Il y a deux Occidents !


                                    • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 18:48

                                      les CDS sont très majoritairement libellés en dollar, cela ne concerne donc pas un rééquilibrage de la zone euro.

                                      Des produits en dollars interviennent massivement dans les comptes des établissements financiers de la zone euro. C’est pour cela qu’ils font faillite. L’UE ne pratique aucun contrôle de changes.


                                    • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 18:53

                                      Toujours à Forest Ent :

                                      L’une des rares époques où nous n’avons pas connu de crise économique était les 30 glorieuses, là où le système monétaire était à somme nulle. Le plan de Dugué permet de s’en approcher, un peu.

                                      Quoiqu’il en soit, si l’on veut continuer en système monétaire à somme négative, il va falloir un jour ou l’autre le caper, limiter la différence entre sommes des dettes auprès des banques (IFM) et la monnaie émise.

                                      Sinon, les banques qui sont en passe de tout posséder ne seront en fait qu’acculées aux faillites, comme nous l’avons constaté. Mais cela, le G7 se charge de leur éviter, à l’instar des évènements de ce week-end. Bref, autant défendre un système abject.


                                    • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 18:59

                                      Ce que propose Dugué est dans un périmètre libellé en euros : Il s’agit de soigner la zone euro.

                                      Disons que les CDS sont un autre problème que je maitrise particulièrement mal.


                                    • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 19:00

                                      L’écart entre richesse réelle et monnaie virtuelle est tel qu’il est irréconciable. Il est impossible d’éviter la disparition d’une grande quantité de virtuel, exprimée surtout en dérivés. La question d’actualité, c’est : comment on procède tout en gardant la possibilité ensuite d’avoir des prêts. Le seul prêteur possible sera effectivement la création de monnaie. Il ne faut donc pas la gaspiller. Elle est inutile tant que la "crise du sac de noeuds" n’est pas réglée. Une forme ou une autre de débouclage des dérivés doit avoir lieu avant que les états n’aient la main.


                                    • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 19:13

                                      "L’écart entre richesse réelle et monnaie virtuelle est tel qu’il est irréconciable."
                                      Si, injecter de la monnaie permanente permet de limiter la spirale de la monnaie d’endettement, et donc une fois fait de restreindre la monnaie-crédit.


                                      "Il est impossible d’éviter la disparition d’une grande quantité de virtuel, exprimée surtout en dérivés. La question d’actualité, c’est : comment on procède tout en gardant la possibilité ensuite d’avoir des prêts. Le seul prêteur possible sera effectivement la création de monnaie. Il ne faut donc pas la gaspiller. Elle est inutile tant que la "crise du sac de noeuds" n’est pas réglée. Une forme ou une autre de débouclage des dérivés doit avoir lieu avant que les états n’aient la main.
                                      "

                                      Il est clair que le plan Dugué limiterait sérieusement le chiffre d’affaires des banques (en émission de prêts).

                                      Ceux ne sont pas les turpitudes de la sur-création de monnaie dollar alimentant des produits sans valeur, faisant miroir à de la monnaie sans valeur ayant trouvé refuge, qui doivent empêcher d’assainir l’erreur de vision à long terme des règles de l’eurozone.
                                      D’ailleurs, la matrice CDS ne pourrait être dégonflée qu’avec une destruction de dollars équivalente, à priori. A la limite, il est préférable de conserver cet abcès tel quel.


                                    • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 20:43

                                      injecter de la monnaie permanente permet de limiter la spirale de la monnaie d’endettement

                                      Trop tard. Il y a 20 ans de déficit à résorber d’un coup.

                                      limiterait sérieusement le chiffre d’affaires des banques en crédit.

                                      Aujourd’hui, les banques ne prêtent déjà plus. Elles empruntent.

                                      assainir l’erreur de vision à long terme des règles de l’eurozone


                                      Il n’est plus temps d’appliquer des plans de prévention à long terme.

                                      la matrice CDS ne pourrait être dégonflée qu’avec une destruction de dollars équivalente

                                      Personne n’en sait rien. Personne ne sait convertir un encours de dérivés en valeur réelle. C’est bien tout le problème.

                                      il est préférable de conserver cet abcès tel quel


                                      Impossible. Toutes les futures ont une échéance. Il n’est pas plus possible d’empêcher la marée de monter.


                                    • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 22:01

                                      Tu comprends Forest Ent, que je n’irais pas essayer de conjecturer ni tenter quelques soins sur ce gros étron qu’est la finance.

                                      Pour ma part, celui qui détient les dérivés encaissent ses pertes ou plus-values, point barre. Et ceux qui ont joué à la baisse les marchés depuis la levée de la vente à découvert ont bien dû se gaver. Et à ma connaissance, les banques émettrices de dérivés (genre warrants) font à la hausse comme à la baisse d’énormes bénéfices sur ce type de produits.

                                      Donc, pour moi, nous inquiéter sur les CDS est une arnaque mentale. Ceux qui détiennent des futures Lehman Brothers à la hausse perdent tout, et basta.







                                    • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 23:17

                                      les banques émettrices de dérivés font à la hausse comme à la baisse d’énormes bénéfices sur ce type de produits

                                      Faisaient... Maintenant, il faut que quelqu’un paye.

                                      Celui qui détient les dérivés encaisse ses pertes ou plus-values, point barre.

                                      C’est toi. smiley Les banquiers ne jouaient pas avec leur pognon mais avec le tien. Les "actifs", "l’épargne", les "dépôts", tout ça, c’était virtuel. Les financiers se contentaient de taxer au passage. Tu ne peux pas séparer d’un trait de plume le réel du virtuel, sauf à interdire et administrer le marché, ce qui est désormais dans l’ordre des possibilités significatives.

                                      Il est inutile de tenter de regonfler le système bancaire tant qu’il n’est pas en mesure de trouver une logique économique, ce qui implique que l’on valorise tous les produits. Si une banque n’est qu’un alignement de placards remplis de cadavres, comment pourra-elle prêter, ce qui est censé être son métier ? Or je me répète les banques ne prêtent plus, elles empruntent juste pour tenter de couvrir leurs pertes potentielles.

                                      Les règles prudentielles, la redistribution des revenus, tout ce qui permet d’éviter les crises, n’est plus d’actualité.
                                      L’actualité, c’est : "y aura-t-il des chaloupes pour tout le monde" ?


                                    • Tzecoatl Tzecoatl 12 octobre 2008 22:36

                                      Nan nan Forest Ent, inutile de nous faire croire que les banques détiennent les 56T$ de produits qu’elles émettent, qui ne vaudraient que 7T$ en hypothétique valorisation Lehman Brothers.
                                      Et les cadavres dans le placard ne vont pas être qu’épongés par le contribuable, c’est impossible. La planche à billets d’état qui fait sa réapparition de partout est aussi de la fête. Friedman n’étant qu’un théoricien de la chaine alimentaire, cela n’est pas synonyme que d’inflation.

                                      Après, que l’on vienne en aide financièrement à ceux qui ont joué les 18 millions de combinaisons perdantes au Loto est foncièrement immoral.

                                      Pour ma part, je te rassure, je ne détiens directement aucun de ces produits.

                                      Tiens, je me suis trompé quand au ratio entre monnaie permanente et monnaie d’endettement aux US, mais le plan Paulson a le mérite d’équilibrer les choses (courbes de base monétaire US et MZM) :

                                      http://contreinfo.info/rubrique.php3?id_rubrique=50

                                      Tout les politiques de la zone euro gardent le flou sur les sources de financement publiques européens, mais ça ne fait aucun doute.




                                    • moebius 11 octobre 2008 19:24

                                       pour l’instant le G7 et toutes les tentatives de coodination entre etat vise à faire en sorte que les déposants ne cédent pas à la panique et se précipitent dans leur banque pour retirer leurs dépots... les théories, les plans tirés sur la cométes, les réglements de compte ect....on verra ça plus tard..parce que de toute maniére il n’y a pas de véritable alternative politique . Il n’y a pas de théorie révolutionnaire qui pourra canaliser la violence a part le plan Dugué. Le duguéisme sera le genre humain plus surement que le besanconisme , le bovérisme ou le mélanchonisme...ça semble évident... non ?


                                      • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 19:37

                                        Virez Trichet, et foutez moi Dugué à la place. Sans rire smiley


                                      • CAMELEON 11 octobre 2008 19:55

                                        Avez vous entendu parler de l’Amero cette nouvelle monnaie frappée aux E.U qui viennent d’en envoyer 800 milliards en Chine ?
                                        D’autre part il semblerait d’après certains députés U.S qu’ils aient subi un chantage de guerre civile pour les amener a voter les 850 milliards ( 700 + les amendements ) que réclamaient ces "pauvres " banques et institutions financières.Je pourrai essayer de coller les liens , sur les deux sujets , mais ils sont en américain et connaissant l’anti américanisme de certains j’ai préféré m’abstenir.Ils sont à la disposition de celui ou celle qui le désirerait.


                                        • CAMELEON 11 octobre 2008 19:59

                                          @ moebius :

                                          Eh si Girard ça existe :


                                          http://www.solidariteetprogres.org/article4652.html


                                        • Yohan Yohan 11 octobre 2008 19:56

                                          Vous m’en mettez un bol smiley


                                          • Yohan Yohan 11 octobre 2008 19:57

                                            de soupe au choux, bien sûr smiley


                                          • Le péripate Le péripate 11 octobre 2008 22:28

                                             MV=PQ.
                                            Ou le produit de la masse monétaire par sa vitesse de circulation est égale au produit du niveau général des prix par le volume des transactions. Un truc tout con, qui valut un prix Nobel à Milton Friedman. Notons que la critique de Bernard Maris sur cette "équation" consiste à dire qu’elle néglige le temps. Il ne s’est sans doute pas aperçu qu’une vitesse est une fonction dérivée du temps. Passons. 

                                            C’est en tout cas un mur pour les constructivistes. Chacun pourra s’amuser à voir comment il est possible de contrôler chaque terme de l’équation. Il s’apercevra vite le politique a une autre alternative, le contrôle des prix autoritaire. Il pourrait donc penser qu’augmenter le masse monétaire et contrôler les prix est la solution. Hélas, le volume des transactions va s’écrouler, ou, mieux, un marché noir va se développer. 
                                            Bien sûr, on peut, comme Maris, tenter de nier la validité de cette équation. A vos cahiers.


                                            • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 22:41

                                              Et quand on augmente M, c’est P ou Q qui augmente ? Autrement dit, M c’est du pq ou pas ?


                                            • Tzecoatl Tzecoatl 11 octobre 2008 22:45

                                              Tu sais MV=PQ date de la renaissance, de l’école de Salamanque.

                                              C’est comme si j’affirmais que je venais de découvrir un nouveau théorème où dans un triangle rectangle, le carré de l’hypothénuse est égal à la somme des deux côtés et que j’en avais le prix Nobel (mes hommages à Pytagore cependant).



                                            • Le péripate Le péripate 11 octobre 2008 23:02

                                               Probablement que si tu savais refaire la démonstration du théorème de Pythagore, tu mériterais au moins des félicitations, alors même que ton stage à l’école du rire semble avoir été un échec.


                                            • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 23:35

                                              Vous ne trouverez pas l’explication complète de la crise actuelle dans des bouquins d’histoire, et très peu dans des bouquins d’économie. Dans ceux-ci, on parle surtout de monnaie réelle ou proche du réel comme le crédit. L’originalité de cette crise est que l’essentiel de la monnaie existe au deuxième ou troisième degré.

                                              Par exemple, ce qui a causé la faillite d’AIG est les CDS, c’est à dire une assurance contre les mauvaises périodes économiques. Par bon temps, ça rapporte. L’assureur doit normalement provisionner cela pour le mauvais temps quand ça perdra. Il a souscrit en pratique une dette envers l’avenir. AIG ne s’est pas donné les moyens de l’honorer. Et ça doit être le cas de la plupart des autres banquiers et assureurs.

                                              En termes plus techniques, ça revient à se poser la question suivante : les volatilités suivent-elles des lois normales indépendantes entre elles ? Il y a eu pas mal de travaux de recherche là-dessus, sur les "queues de distribution". Beaucoup ont conclu que non. Mais ça n’a pas empêché des escrocs comme ce "prix nobel" de Scholes de penser que tant que la soupe entre tout va bien.

                                              @ Péripate

                                              Il parait logique que l’on ne peut pas rétablir par une simple décision la valeur de la monnaie et le fonctionnement de l’économie. Pourtant, j’ai le très net pressentiment que c’est ce que Bush va essayer de faire. Ca pourrait démontrer une fois de plus que l’interventionnisme est une conséquence du laissez-faire. Quand on ne surveille pas les enfants, ils font des bêtises et on est obligé d’accourir quand ça hurle. Avec le risque comme ici d’arriver bien trop tard.


                                            • Le péripate Le péripate 11 octobre 2008 23:45

                                               Un observateur attentif aurait noté que j’ai écrit équation entre guillemets, ce qui veut bien sur dire qu’elle n’est pas une équation physique. Et, après tout, ce n’est pas pire que d’écrire que d’augmenter les impôts peut, sous certaines conditions n’est-ce pas, stimuler le contribuable à augmenter ses revenus, ou que dire que malgré le fait que la sécu soit à peu près 30% plus chère qu’un système privé comparable, elle se doit d’être moins chère puisqu’elle bénéficie d’économies d’échelle dans le traitement de la paperasse. Quand on est capable de sortir des conneries aussi grosse que ça, on s’abstient de toute critique inconsidérée.
                                              D’autant que le prix Nobel (d’économie, qui n’est pas le Prix Nobel de Nobel, ça va, on sait), vous et vos copains ne manquez pas de l’accolez à Stiglitz quand ça vous arrange... alors, quand ce que l’on a à dire ne vaut pas mieux que le silence, on se tait, élève Leon....


                                            • Le péripate Le péripate 11 octobre 2008 23:52

                                               A Forest, oui, c’est ce que Bush va tenter de faire, ou, plutôt, c’est ce qu’il n’a jamais cessé de faire. C’est sur ce point très important que nous divergeons. Il n’y a pas eu laissez-faire, mais au contraire une intervention lourde. Et une intervention succède à une intervention. Une erreur à erreur. De la démagogie électorale qui entraîne une lourde punition. J’ai commencé a lire des papiers sur la manière dont les anglais traitent la question, et il semble qu’il s’y prenne mieux, plus moralement en tout cas.


                                            • Atlantis Atlantis 12 octobre 2008 00:26

                                              Là je dois avouer que je suis sur le cul (on me dira, c’est normal, je suis sur une chaise).

                                              Quelle conclusion mes ailleux !
                                              Par ailleurs, cette possibilité ne créer de la monnaie à partir de rien n’est pas une absurdité économique.
                                              Ce n’est ni plus ni moins ce qui se passe depuis qu’on a laché la bride aux banques il y a de celà des siècles. Un superbe système pyramidal. C’est pourtant pas dur de trouver l’information adéquate sur le net. Mais pour ça il faut passer du temps à lire et non à écrire pour abrutir les autres ...


                                              • Syrius Syrius 12 octobre 2008 00:48

                                                Vous êtes dur Atlantis.
                                                Moi je suis émerveillé par le texte de Dugué. Le fait qu’il ait pu commettre ce texte sans s’être préalablement fait enlever les côtes relève de l’exploit.


                                              • ddacoudre ddacoudre 12 octobre 2008 01:58

                                                 Bonjour Dugué

                                                 

                                                Tu as levé une fronde contre ton idée. J’ai lu les critiques elles m’ont fait penser au système pavlovien, elles répétent qu’il ne peut être fait autre chose que ce qu’ils ont apris ou entendu répétitivement.

                                                l’apprentissage consiste bien en cela apprendre ce qu’il faut faire, et si l’on ne "désapprent pas" l’on devient des êtres bloqués. ce qui ne veut pas dire que l’on est con mais seulement que l’on utilise pas toutes ses capacités pour écouter ou découvrir l’ailleurs.

                                                Y aurait’il un absolu qui imposerai de manière irréductible que l’on ne puisse émettre de la monnaie en dehors du système bancaire dans une organisation néolibérale capitalistique ?

                                                 

                                                Répéter qu’il ne peut pas être fait autrement et la conséquence d’une pensée unique qui n’est que la traduction de la répétition de ce que l’on apprend. Naturellement tout enseignement dure pour assurer une certaine stabilité dans le cadre d’organisations sociétales, politique, religieuse ou économique, et cela exige que la plus grande majorité y croit

                                                La croyance en la valeur de l’argent et un élément moteur grégaire de l’humain aux comportements plus instinctifs que cérébraux, nous sommes plus guidés par nos émotions que par notre réflexion. D’ailleurs cette société consumériste et communicante y fait grandement appel en jouant à outrance sur nos moteurs que sont le désir et la peur.

                                                Cette attitude représente plus une « régression » par rapport à notre capacité d’apprendre et de brasser les milliards d’informations que nous pouvons traiter par nos lobes cérébraux sans que cela soit une condition indispensable à notre existence car  c’est le cerveau reptilien qui veille à notre survie.

                                                 

                                                Ainsi notre croyance en la valeur de l’argent n’est pas raisonnée mais un facteur émotionnel pour nous contraindre aux efforts. S’il est rare et ne bénéficie qu’à quelque uns, les autres organiseront leur existence en dehors d’eux, s’il est abondant il ne sera plus désiré et un autre étalon verra le jour pour nous contraindre aux efforts.

                                                 

                                                Emettre de la monnaie ce fut le plan Marshall d’après guerre, aussi ta proposition à déjà été utilisé mais ce n’est pas pour autant une raison de ne pas y faire appel s’il devient nécessaire de sauver les meubles et les ménages.

                                                 

                                                La monnaie c’est ce qu’il y a de plus facile à créer il suffit de faire une reconnaissance de dette, toute notre monnaie repose dessus, ensuite il faut la faire circuler. Ta proposition est une relance de l’économie par la consommation, des classes moyennes et en difficultés, au travers d’un budget de régulation social ou de redistribution suivant si les fonds sont créé par la dette ou pris sur le marché financier.

                                                 

                                                Je crois comprendre que dans une société où le futur verra la récession du système de croissance essentiellement basé sur la surconsommation, il s’en suivra de fait une réduction des masses monétaires disponibles pour la redistribution, d’où la nécessité de comprendre qu’il nous faudra trouver d’autres activités pour nous contraindre aux efforts qu’ils exigeront pour recevoir en échange de la monnaie que l’on créera. parce que celle reposant sur la consommation se sera réduite en même temps que les matières premières qui la sous-tendent s’épuiseront les unes après les autres, et dans le même temps il nous faudra accepter que ce ne soit pas seulement le travail au sens marxiste qui permet de se procurer de la monnaie et que sa distribution réponde à une éthique de distribution ou une philosophie. (le libéralisme comporte un volet philosophique que les adeptes de la loi du marché ont oublié)

                                                 

                                                Nous entrerons donc dans une société « monéthique », mais il faudra que la philosophie remplace la star ac, ce n’est pas que les autres soient incapables d’une réflexion ils sont seulement soumis depuis 1983 au système pavlovien de la pensée unique instillé médiatiquement, la loi du marché. Dans un monde ou tout est soumis à des règles sociétales comment a t’on pu vendre une pareille baudruche comme la solution idyllique.

                                                 

                                                La loi du marché n’est que la masse des comportements humains régulés par leurs codifications, il n’y aurait rien de dramatique de mettre en place l’idée que tu développes et de codifier la distribution et sa circulation de monnaie comme le capitalisme codifie la ventilation de la monnaie au travers de plans comptables qui ne sont d’aucune valeur scientifique mais qui régulent nos comportements, pour ne pas vivre dans un cloaque et subvenir à nos besoins. Mais bien sur tout système perdure tant qu’il n’entre pas en crise en ayant consommé les ingrédients ou les agrégats sur lesquels ils reposent et heureusement.

                                                 

                                                Cordialement.

                                                 

                                                 


                                                • La Taverne des Poètes 12 octobre 2008 11:03

                                                  Qui veut de l’or ?

                                                  Remisez votre plan, Bernard Dugué. On veut pas de votre papier monnaie inflationniste qui descendrait vite à la valeur du papier Q.

                                                  Distribuez-nous de l’or plutôt !

                                                  Francis Berthelin, gérant du fonds AAZ Prestige Or chez AAZ Finances, estime que le cours du métal jaune va continuer de monter du fait de la crise actuelle.



                                                  • armand armand 12 octobre 2008 19:22

                                                    Ah ! cet or que Keynes traitait de ’relique barbare’. Ce même Keynes qui disait aussi qu’à terme on était tous morts ! Belle profession de foi pour fonder une économie qui aurait pour ambition d’excéder notre humble durée de vie et assurer à notre progéniture une existence stable !

                                                    Quand je pense que le gourgou Greenspan disait des hedge funds fourbissant leurs ’produits innovants’ qu’ils étaient des ’abeilles qui butinent’ qu’on ne devait pas entraver ... alors qu’il s’agissait plutôt de rats qui propageaient la peste !


                                                  • La Taverne des Poètes 12 octobre 2008 11:24

                                                    Ces projecteurs en permanence sur les valeurs boursières pour nous faire oublier de défendre les vraies valeurs...Le réveil sera difficile.


                                                    • philbrasov 12 octobre 2008 13:26

                                                      Ce n’est pas une crise, c’est une guerre contre la Chine et l’Euro !
                                                      11.10.2008

                                                      La crise financière n’en finit pas de surprendre les économistes, elle défie les règles comptables, il y a une bonne raison à cela : ce n’est pas une crise due à une mauvaise gestion des banques, des erreurs ou un disfonctionnement du libéralisme, la fin d’un système, mais une guerre menée par Washington contre l’ensemble de ses adversaires et concurrents. Et comme toutes les guerres, la victoire appartient à celui qui gagne du terrain.

                                                      La crise a commencé avec les annonces de déficit voire d’une possible faillite de Freddie Mac et Fannie Mae, deux organismes américains de financement d’hypothèques qui fonctionnent grâce aux emprunts d’Etat ou obligations (bonds) qui sont des placements financiers très sûrs. La Chine a été en première ligne des victimes potentielles après ces annonces car elle possède 397 milliards de dollars d’obligations de ces deux institutions. Suite aux annonces, le 7 septembre, le gouvernement américain a pris l’engagement d’injecter 200 milliards de dollars dans les deux organismes pour combler leur déficit, et les a placés sous sa tutelle [1]. Un interventionnisme bien généreux, cousin germain du plan Paulson.

                                                      Les Chinois ont félicité Washington pour avoir sauvé leurs investissements, mais dans le même temps, les obligations qu’ils détiennent n’ont désormais plus leur valeur initiale et ils ne peuvent plus les revendre. Les banques qui détenaient ces obligations ont donc également perdu de leur valeur : leurs actions ont baissé. Dans l’opération, l’Amérique n’est pas devenue plus riche (bien que la valeur de sa dette soit diminuée), mais ses créanciers sont devenus nettement moins riches car ils sont en possession de titres en chute libre et doivent puiser dans leurs trésoreries (leurs réserves en devises) pour combler leurs pertes ainsi que garantir les avoirs des clients des institutions financières touchées.

                                                      Il n’y avait pas que les chinois : tous les pays ainsi que toutes les banques privées ont été touchés à diverses hauteurs selon le niveau de leurs investissements sur ces titres de créances américains qui ne valent plus rien dans l’immédiat. Cependant ce ne sont pas les banques chinoises ou japonaises ou encore britanniques très touchées par la chute des obligations américaines qui ont fait état de pertes et de faillite, mais trois autres importantes institutions financières américaines, Lehman Brothers, Merrill Lynch et AIG. Leurs annonces publiques de faillite suivies des plusieurs appels au calme ou d’annonces de plans successifs de sauvetage ont servi de facteurs déclencheurs. La panique a gagné tous les pays et les bourses ont chuté.

                                                      Avant ces annonces anxiogènes, véritables bombes, la plus grande discrétion régnait et règne encore dans tous les pays concernés. Les principaux intéressés n’ébruitent pas leurs pertes plus particulièrement les Russes et les Chinois. On peut établir une estimation de leurs pertes sur la base de l’onde de choc chez les Européens où les règles démocratiques imposent plus de transparence.

                                                      Le pays indicatif pourrait être l’Allemagne qui avec 41 milliards de dollars d’investissements est le 14e dans le palmarès des Etats détenant des obligations américaines. Pour renflouer Hypo Real Estate, la 4e banque du pays, Merkel a dû dépenser 50 milliards d’euros, soit 68 milliards de dollars, c’est-à-dire une somme bien supérieure aux investissements allemands sur la dette américaine.

                                                      On n’ose imaginer les dégâts provoqués chez les champions de placement sur les titres de créances américaines. A quelques exceptions près, tous avaient augmenté leurs investissements au cours de l’été dernier en raison d’une baisse anormale des cours de l’ensemble des obligations américaines à partir du mois d’avril 2008, qui est également la date du début des spéculations boursières américaines qui ont fait exploser le prix du baril.

                                                      Les deux manipulations sont sans doute liées : A partir d’avril 2008 et la baisse des cours des obligations, chacun voulait attraper le pus possible de ces titres qui devenaient de plus en plus rentables. La hausse artificielle du baril a servi de locomotive pour relancer les achats des obligations bon marché : La hausse artificielle du baril a boosté les revenus des Arabes de l’OPEP et leurs investissements ont augmenté au rythme incroyable de 15% par mois à partir du mois d’avril 2008.

                                                      Au dernier pointage en juillet 2008, le Japon détenait 593 milliards de dollars (G$) d’obligations aujourd’hui sans valeur, la Chine détenait 519 G$, La Grande-Bretagne : 291 G$, les Arabes du Golfe : 174 G$, le Brésil : 148 G$, les banques off-shore où repose l’argent blanchi des mollahs et des mafieux : 133,5 G$, le Luxembourg : 75 G$, la Russie :74 G$ ; Hong Kong :61 G$, la Suisse :45 G$...

                                                      Les banques off-shore sont dans une situation grave. Les boursicoteurs particuliers sont rétamés. Et les Etats doivent injecter de colossales quantités de devises prises dans leurs réserves pour sauver les banques touchées afin de garantir les avoirs de leurs citoyens et leurs industriels. Ces derniers sont touchés : leurs actions se cassent la gueule.

                                                      Chaque Etat intervient pour sauver ses secteurs financier et industriel afin qu’ils ne soient rachetés par des investisseurs étrangers parmi lesquels certaines banques américaines qui ont fait de juteuses affaires dans les premiers jours de la crise et les américains qui peuvent compter sur l’apport de nouveaux investissements sur les obligations américaines, investissements nécessaires pour renflouer les Freddie Mac, Fannie Mae et consoeurs si chacun veut récupérer ses billes à la fin.

                                                      Parmi les Etats concernés, la Chine est particulièrement touchée car au cours de cette année de grandes dépenses dues à l’organisation des JO (les plus chers de l’histoire) [2], elle a dû puiser dans ses réserves pour payer ce baril cher et pourrait se retrouver à court de devises pour financer l’ensemble de ses pertes.

                                                      En somme, par une stratégie très avisée, les Américains ont financé leurs dettes et crédits avec les moyens de leurs concurrents chinois, arabes et européens, avant de trouver un moyen subtil de semer la panique en simulant des déficits successifs de 5 (2+3) des plus importantes d’entre elles. Ainsi les Américains ne sont pas devenus plus riches, mais leurs adversaires sont devenus moins riches. Dans une guerre, quand les pertes de l’ennemi sont supérieures aux vôtres, c’est la victoire. Mais ce n’est qu’un début !

                                                      Les Etats qui sont ces jours-ci obligés d’intervenir pour sauver leurs industries en puisant dans leurs réserves en devises ne sont qu’au début de leurs peines. Ils doivent restructurer les industries et les banques touchées : leur taux de chômage augmente ainsi que leurs charges. Ils ont injecté des capitaux : leur inflation augmentera et la valeur de leur monnaie baissera. L’euro est déjà en recul face au dollar : c’est une autre conséquence de cette guerre économique. Finalement, pour compenser ces hausses ou pertes sèches, ils doivent décréter des plans de rigueur et augmenter leurs impôts ce qui va influer sur la rentabilité de leurs industries. C’est une victoire par KO pour les Américains qui n’auront pas ces problèmes car rappelons-le, ils ne sont pas devenus plus riches, c’est nous qui sommes devenus moins riches.

                                                      Enjeux géopolitiques | Cette guerre qui relance le dollar (et fait baisser le pétrole) a été en fait une guerre géopolitique contre d’une part l’Euro et d’autre part la Chine et les économies asiatiques (l’OPEP y a perdu aussi des plumes, Dubaï est ruiné).

                                                      Pendant longtemps, l’Amérique a essayé de prendre le contrôle de l’ensemble du marché pétrolier par la guerre, dont plus particulièrement celle de l’Afghanistan qui devait lui donner un couloir d’accès à l’Asie Centrale, région actuellement enclavée qui pour cette raison est devenue un réservoir en hydrocarbures exclusivement contrôlé par la Chine et la Russie. Cette dernière achète du gaz en Asie Centrale au prix de 170 dollars les milles mètres cuves et les revend 400 dollars aux Européens, alors que la Chine achète une partie de ses besoins gaziers à 170 dollars directement aux producteurs nationaux d’Asie Centrale, ce qui la rend plus compétitive face aux Américains et aux Européens.

                                                      Si l’accès vers cette région est rétabli (par des gazoducs sécurisés), les majors pétroliers américains (qui financent les candidats présidentiels américains) pourront contrôler les prix et donc la croissance de la Chine et en même temps priver la Russie de la moitié de ses revenus gaziers !

                                                      La guerre en Afghanistan n’a pas permis de réaliser cet objectif majeur pour assurer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis sur leurs concurrents directs. L’Amérique s’est alors tournée vers les mollahs en menant une petite guerre économique (sanctions) pour les forcer à composer avec elle pour lui donner un couloir d’accès à l’Asie Centrale. Cette autre guerre avait pour objectif de priver l’Iran d’investissements étrangers et ne ciblait que les partenaires commerciaux non-américains de l’Iran. C’est le même modèle de raisonnement : l’appauvrissement des concurrents des entreprises américaines. Ceci a également échoué (jusqu’à aujourd’hui). Le parti républicain au pouvoir a dû opter pour un plan plus radical qui va priver les adversaires de l’Amérique de leurs avoirs (obligations invendables) et aussi qui va les lancer dans des dépenses incontournables, à la fois pour sauver leurs propres industries, mais aussi pour sauver leurs obligations américaines de la faillite (efforts collectifs demandés par Paulson).

                                                      Tout le monde attendait une guerre contre l’Iran, l’Amérique surprend le monde par cette incroyable guerre d’un genre nouveau, sans bombe ni victime par balle, une crise qui rétame tous ses adversaires et provoque un nivellement.

                                                      Ce nivellement et aussi l’embrigadement de force (efforts collectifs) dans le plan du financement des dettes américaines (passées et présentes) lui permettent aussi de maintenir et même renforcer le processus de sanctions contre l’Iran (qui épuisera aussi bien les mollahs que les Européens).

                                                      In fine, les Américains pourraient atteindre leur objectif d’une entente avec les mollahs, grâce et au détriment des actuels partenaires de l’Iran ! Cette entente (ou sa variante avec les Talibans) permettra alors aux Etats-Unis d’accéder à l’Asie Centrale pour contrôler beaucoup de réservoirs et les prix avec un dollar qui aura entre temps retrouvé sa santé. Ce sera le jackpot permanent !

                                                      En attendant, nous paierons la facture.


                                                      • glouglou 12 octobre 2008 15:02

                                                        Alors comment expliquer les créances pourris depuis quelques années ? elles auraient été introduites dans ce but là ? donc un autre complot ? c’est un peu tiré par les cheveux mais plausible ! il faut le démontrer avec des arguments plus convainquants,comme est démontré le 911 qui ne fait plus aucun doute .


                                                      • foufouille foufouille 12 octobre 2008 17:14

                                                        pour faire le NWO, il faut controler les societes
                                                        en controler quelques unes est plus facile que beaucoup


                                                      • ddacoudre ddacoudre 12 octobre 2008 21:39

                                                        bonjour philbrasov

                                                        interessante l’analyse géopolitique et comme le dit glouglou fort plausible, mais quel serait donc le cercle de décideurs puissant ou dans quelle administration a pu s’élaboré cette stratégie, qui ne mettra pas sur la paille les chinois puisque tous les états stransfuseront les banques en difficultées et je ne voit pas comment les US et UE refuserai au chinois de pratique ce qu’ils appliquent afin d’avoir un ascendant sur eux. mais le gain effectivement se situe au niveau des avoirs qui se volatilisent.

                                                        cordialement.

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