Le Moyen Age est donc marqué par un antisémitisme religieux, chrétien ou musulman. Le Tractatus adversus Judaeos de Saint-Augustin, comme les grands codes (théodosien, justinien), les écrits d’Isidore de Séville ou les mesures des grands rois wisigoths (Recarède, Sisebut), traduisent une forte dégradation de la condition juive, que l’on retrouve en Islam ou le statut de dhimmi (« gens du livre »), partagé avec les chrétiens, est le signe tant d’une protection relative que d’une discrimination bien réelle.
	Les chapitres suivants s’attardent sur les périodes moderne et contemporaine. Le statut de Limpieza de sangre dans l’Espagne de la Reconquista exprime moins un proto-racisme que l’inquiétude des pouvoirs face à une communauté juive convertie mais relapse, les marranes. A partir de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe, naissent les grands mythes antisémites sécularisés : sociaux, politiques, culturels, ils ne voient plus en les Juifs un problème religieux mais une communauté inassimilable et jugée dangereuse.
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Malheureusement aujourd’hui la haine se répete, non plus envers les juifs, mais envers les arabes. Quand cela cessera t’il ?