Le taux de participation aux élections prud’homales sera un bon indicateur de la température sociale (3/12/08) et bien entendu les scores des différents syndicats..
La crise est devant nous. Certains pensent qu’il ne se passera rien, que les gens baisseront la tête et subiront. Je pense qu’ils ont tort de penser cela et qu’un mouvement dur peut démarrer du jour au lendemain à partir d’une simple péccadille. Le risque c’est qu’on bascule dans l’émeute et l’affrontement physique dur, dans la jacquerie car certaines professions sont le dos au mur.
L’argent utilisé à milliards pour renflouer le système financier dont on explique aux gens qu’il ne savait même pas ce qu’il achetait (Cf subprimes et autres dérivés), les centaines de millions évaporés en quelques clics de souris, et tout le reste ... la coupe est pleine. La plus petite vibration risque de la renverser. Ce gouvernement veut pratiquer la stratégie du choc. Il s’en mordra les doigts.
Beaucoup ont oublié qu’il n’y a en France que 24 millions de personnes qui travaillent (salariés, artisans, agriculteurs, ....) et que ce sont elles qui peuvent ou non paralyser le pays. Donc, les sondages d’opinion sont souvent sans valeur si on n’examine pas le détail : que valent les opinions des inactifs quand il s’agit de répondre au bien fondé de la retraite à 70 ans ou du travail le dimanche ? Ils ne peuvent faire entendre leur voix que lors des élections. Les actifs, eux, peuvent le faire quand ils le désirent car eux seuls ont un moyen de pression hors les élections.
Si en plus une bonne proportion d’inactifs, inquiets de leur avenir, fait cause commune avec les actifs, la note risque d’être lourde pour l’UMP.