@ Michel Santi
Bonne année à vous, bonne année à toute la communauté d’Agoravox.
Non, je ne m’appelle pas Madof. Je ne vole pas mon prochain. Je ne mens pas dans l’espoir d’obtenir un avantage personnel. Je partage ce que je possède avec mon entourage. Je n’ai jamais contracté aucun crédit ; pas une seule fois. Je déteste la spéculation et les spéculateurs, tous ces voleurs qui vampirisent le travail des autres, ces esclavagistes modernes. Toutes mes petites entreprises sont excédentaires, et je choisis mes clients, ce qui exclut les multinationales qui ne peuvent jouir de notre savoir-faire. Et nous sommes nombreux à gagner notre vie de cette façon.
Les Madof, ce sont ceux qui sont animés par le fric facile, qui se lèvent en consultant boursorama et se couchent de la façon dont ils se lèvent. Voilà leur horizon, leur vie inutile faite du sang, des larmes et de la sueur de ceux qui travaillent vraiment. Tous ces pigeons qui rêvent d’être une star de la finance de salon et font péter la bulle en s’égosillant auprès de leur moitié dès qu’ils ont fait « un bon coup » et qui, dix minutes plus tard, tremblent comme un toxico lorsque la bourse baisse.
Les Madof, ce sont des traînées d’incultes qui vouent à l’argent un culte ; des gens sans esprit ni saveur, au relief égal à l’euro comme au dollar : l’encéphalogramme plat. L’homme est pour eux une unité économique, une simple statistique, une variable d’ajustement.
Non, nous ne sommes pas tous des Madof, mais malheureusement nous subissons aussi les conséquences de tous ces pourris qui nous gouvernent et dirigent les grandes entreprises, les institutions financières ; cette maffia officielle.
"On leur pèlera le jonc comme au bailli du Limousin. On les pendra... avec les triipes !"