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Commentaire de pigripi

sur Réfutation des trois arguments avancés par le Hamas et ses alliés en Occident


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pigripi pigripi 7 janvier 2009 10:21

Peut-on être solidaire de gens qui se réjouissent avec enthousiasme de la mort de leurs voisins ?

Et yen a marre des indignations à sens unique !

Chaque fois qu’il y a un attentat au nom de leur cause, y compris le 11 septembre et les attentats suicides en Israël, les Palestiniens ne comptent plus leurs munitions (pourtant, les pauvres, ils n’ont que des pierres) pour tirer en l’air (avec des fusils artisanaux) ...

Voici un bilan de la liberté de la presse en Palestine en 2002 pour révéler ces comportements fanatiques et indécents : ; 


Autorité palestinienne Rapport annuel 2002 (reporters sans frontières)

Depuis le début de la deuxième Intifada, une grande partie de la presse s’est mise au service de la cause palestinienne. Après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, l’Autorité palestinienne, de crainte de voir son image ternie, a multiplié les pressions sur les journalistes pour les empêcher de couvrir les mouvements de soutien à Oussama Ben Laden.

La fin d’année a été marquée par une escalade de la violence. Le président palestinien Yasser Arafat s’est retrouvé pris entre deux feux, avec d’un côté les pressions des mouvements palestiniens radicaux et son opinion publique, et de l’autre celles du Premier ministre israélien Ariel Sharon.

Après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et les manifestations de joie de Palestiniens qu’ils ont entraînées, l’Autorité palestinienne, de crainte de voir son image ternie, a multiplié les pressions sur les journalistes palestiniens et étrangers pour les empêcher de couvrir ces événements. Le 18 septembre, à l’occasion d’une réunion à Ramallah entre des membres de l’Association de la presse étrangère (FPA) et le ministre palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo, ce dernier a déclaré que l’Autorité palestinienne regrettait ces entraves. "Je saisis cette opportunité pour réaffirmer, au nom de l’Autorité palestinienne, qu’elle garantit la sécurité de tous les journalistes travaillant dans les territoires sous son contrôle", a-t-il précisé. Les pressions n’ont pas cessé pour autant : interpellations, arrestation, fermeture d’une télévision, interdictions aux journalistes de couvrir des manifestations, etc. Depuis le début de la deuxième Intifada, les médias officiels, ainsi que des médias privés, se sont mis au service de la propagande de l’Autorité palestinienne. Les chaînes de télévision diffusent, de façon continue, des programmes à la gloire des martyrs, incitant à la haine ou au meurtre.

Par ailleurs, certains journalistes étrangers, à l’instar de leurs confrères palestiniens, s’autocensurent de peur de subir les menaces, les intimidations ou les violences des services de sécurité.

Un journaliste incarcéré

Le 11 octobre 2001, la police palestinienne arrête, à Gaza, Alaa Saftaoui, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Al Istiqlal, un journal proche du Djihad islamique, mouvement islamique radical. Le jour même, dans un article, celui-ci avait jugé l’Autorité palestinienne "très faible" et demandé "le limogeage des responsables des services de sécurité". Alaa Saftaoui est libéré le 17 octobre après six jours de détention.

Sept journalistes interpellés

Le 14 septembre 2001, cinq journalistes sont interpellés par la police palestinienne. Ils couvraient, dans le camp de réfugiés de Nusseirat, une manifestation à la mémoire de l’auteur de l’attentat-suicide du 9 septembre à Nahariya, en Israël. Un photographe et un rédacteur de Reuters, un cameraman d’Associated Press TV, le correspondant de la télévision par satellite d’Abou Dhabi et un photographe de l’AFP sont relâchés une heure et demie plus tard, après que la police leur a confisqué cassettes vidéo et films. Lors de cette commémoration, un portrait de Oussama ben Laden avait été brandi par des adolescents. Sur les cinq journalistes, quatre étaient palestiniens, le photographe de l’AFP était norvégien. Lorsque les cassettes ont été rendues aux journalistes quelques jours plus tard, ces derniers ont constaté que de nombreuses scènes enregistrées avaient été effacées des bandes. Le 8 octobre, à Gaza, lors d’une manifestation anti-américaine, un cameraman de la chaîne de télévision française TF1 est interpellé quelques heures. Le 11 octobre, un journaliste de l’AFP est escorté par la police hors du camp de réfugiés d’Al Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza. Il est retenu pendant quelques minutes par la police tandis que d’autres journalistes sont empêchés de pénétrer dans le camp.

Deux journalistes agressés

Le 29 juillet 2001, Sakher Abou el Oun, correspondant de l’AFP à Gaza, est roué de coups par cinq Palestiniens non identifiés alors qu’il se rend au bureau de l’agence. Grièvement blessé à la tête, il est hospitalisé dans un hôpital de la ville. L’agression du journaliste palestinien fait suite à une dépêche de l’AFP mentionnant la mort de huit Palestiniens, dont un membre des services de sécurité, lors d’un règlement de comptes entre clans rivaux dans la bande de Gaza. Le journaliste avait attribué cette agression à des membres des services de sécurité. Le 21 décembre, à Gaza, Saif el-Din Shahin, le correspondant, dans la bande de Gaza, de la chaîne satellitaire basée à Doha (Qatar), Al-Jazira, est frappé devant son bureau par trois inconnus. Les raisons de l’agression demeurent inconnues.

Pressions et entraves

Le 21 mars 2001, le bureau de Ramallah d’Al-Jazira, est fermé sur ordre des autorités palestiniennes. Le 19 mars, selon le chef du bureau Walid al-Omary, des officiels palestiniens avaient demandé à la direction de la chaîne de cesser la diffusion de la bande-annonce d’un documentaire sur la guerre du Liban. Celle-ci montrait notamment un manifestant brandissant sa chaussure devant un portrait du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat. La chaîne ayant refusé d’obtempérer, des membres des forces de sécurité ont pénétré, le 21 mars, dans ses bureaux. Selon un communiqué de la direction d’Al-Jazira, "des agents armés ont ordonné aux employés d’arrêter leur travail sous la menace des armes". La chaîne est rouverte le surlendemain sur ordre de Yasser Arafat. En mai, deux journalistes de Newsweek sont séquestrés par un groupe de militants palestiniens se réclamant du Fatah, branche armée de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), avant d’être relâchés. Le 11 septembre, alors que des Palestiniens manifestent leur joie devant les caméras, suite aux attentats perpétrés sur le sol américain, des forces de police et des hommes armés empêchent, à Naplouse, les journalistes de couvrir ces événements. Le même jour, les services de sécurité convoquent un cameraman free-lance travaillant pour Associated Press, pour l’avertir de ne pas diffuser les images tournées à Naplouse. Plus tard, le secrétaire du gouvernement de l’Autorité palestinienne, Ahmed Abdel Rahman, déclare que l’Autorité palestinienne "ne pourrait pas garantir la vie" du cameraman si le film était projeté. Les images ne sont pas diffusées. Le 18 septembre, à Bethléem, la police palestinienne annonce la mise en place d’une nouvelle réglementation concernant les télévisions et radios palestiniennes. Ces dernières ne devront plus diffuser les nouvelles concernant des appels à la grève générale, à des activités nationalistes, à des manifestations ou celles relatives à la sécurité, sans autorisation de la police ou des services de sécurité. Le 20 septembre, l’Autorité palestinienne ordonne la fermeture d’une télévision privée à Bethléem, Al Rooat. Un responsable de la sécurité palestinienne, Nakhlé Kaabar, déclare à l’AFP que Al Rooat restera fermée jusqu’à nouvel ordre. Cette décision est intervenue après que la chaîne a diffusé un communiqué des "Brigades des martyrs d’Al-Aqsa", un groupe dépendant du Fatah de Yasser Arafat, revendiquant l’attaque qui a coûté la vie, le même jour, à un colon près de la colonie de Tekoa. Le 8 octobre, à Gaza, des journalistes sont empêchés par la police palestinienne de suivre jusqu’au bout une manifestation anti-américaine. Lors de cette manifestation, déclarée illégale par la police, deux Palestiniens sont tués. Les journalistes sont interdits de couvrir les incidents ayant éclaté après les funérailles d’une des victimes. Le même jour, l’Autorité palestinienne donne l’ordre d’interdire, dans les territoires autonomes, les interviews filmées de Palestiniens au sujet de l’offensive menée par les Etats-Unis en Afghanistan. Le 9 octobre, l’accès à Gaza est interdit aux étrangers, dont les journalistes. L’Autorité palestinienne justifie cette décision en expliquant qu’elle n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des étrangers contre d’éventuelles agressions. Le 12 octobre, l’Autorité palestinienne interdit par décret aux journalistes de couvrir une manifestation du Djihad islamique dans le centre de la bande de Gaza, au camp de réfugiés d’Al Maghazi.

Les services de sécurité palestiniens font partie des prédateurs de la liberté de la presse dénoncés par Reporters sans frontières.



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