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Commentaire de Tibinou

sur Emeutes en Grèce : un point sur l'activisme d'extrême gauche en Europe


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Tibinou 13 janvier 2009 11:43

Je ne comprends pas ces commentaires.

Dire "la situation économique grecque est catastrophique" , ça a été la thèse principale des grands media européens mais sans plus d’argumentation. L’un des principaux buts de cet article est justement de montrer, chiffres à l’appui, que ce n’’est pas vrai. Certes, comme à peu prés tous les pays, la Grèce est frappée par la crise, mais moins que l’Espagne ou l’Irlande, par exemple. De plus, si la situation s’est dégradée sur les derniers mois, c’est sur les 10 dernières années que la Grèce a connu une forte croissance, une forte baisse du chômage, une grosse augmentation du revenu moyen.

Le symbole de cette "thèse économique" qui tombait parfois dans le panneau d’une propagande bien orchestrée, c’est l’histoire du salaire de 700 €, souvent présenté comme le "revenu moyen des jeunes diplômés" et qui se révèle en réalité être le revenu minimum net en Grèce, chiffre qui est dans la moyenne de l’UE et représente par rapport au pouvoir d’achat local un niveau de vie tout à fait acceptable (on n’est pas au Soudan, hein ?).

Sans doute, les histoires de corruption, qui ont en particulier touchées l’Eglise orthodoxe, institution de base de la société grecque est-elle un argument plus pertinent pour expliquer les grandes manifestations de mécontentement qui ont eu lieu, ceci s’ajoutant aux craintes légitimes face à la crise. Ne perdont néanmoins pas de vue que, concernant les violences, il ne s’agissait en rien de mouvement de masse : en général, des groupes de 1000 à 2000 personnes. Je maintiens qu’elles sont pour l’essentiel le fait de groupes organisés d’extrême-gauche. Il est dans leur doctrine de chercher partout et tout le temps toute forme de désorganisation pour déstabiliser l’Etat. Ce qu’on peut regretter c’est qu’ils usent de violence, déteriorent les biens publics et privés, mettent en danger la vie d’autrui, mais ne proposent en définitive aucune solution alternative. Cela reste de l’agitation vaine, gratuite. D’ailleurs, sur quoi ont débouché ces événements en Grèce ? - sur rien.


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