@ JL
"La victime, archétype d’une posture prostrée en pleine gloire, qui réussit à exister seulement par son propre drame, défie déjà ceux qui lui ôtent ses paroles d’évangiles et conspire avec les médias afin de conférer à son statut de toute puissance."
Je parle de la victime en général, pas que dans la justice. Je stigmatise effectivement ces gens qui racontent leurs déboires privés et qui en tirent profit par le seul fait de se montrer dans les médias et de jouer avec eux. D’ailleurs c’est l’introduction, c’est la victimisation en général. Après je dérive sur le domaine de la justice et effectivement, je n’oserais pas l’affirmer aussi pompeusement. Il ne faut pas oublier quand même que dans beaucoup d’affaires pénales, certaines parties civiles n’hésitent pas à faire du procès un spectacle médiatique intense, et ça c’est innaceptable. Le procès se fait dans la salle d’audience, pas en dehors.
Enfin, cette dimension humaine, le droit ne peut pas se prévaloir que de ça. Comme je disais plus haut, là où le justiciable attend des "arrêts de coeur", le juge rendra des "arrêts de droit". Il faut bien sûr prendre en compte ce fameux champ humain mais on ne peut pas rendre justice qu’avec lui. Le droit est au départ un ensemble de lois que l’on va interpréter en fonction de chaque cas afin au mieux de l’adapter mais dans un procès, il y a deux parties et on ne peut pas en occulter une. J’avais précédement parler dans un autre article sur agoravox des logiques du coeur au point de vue la culture. Il serait dangereux que cela vienne s’immiscer dans la tête d’un juge.
Donc oui mes propos sont hors champ humain et encore heureux car le droit a toujours su garder son indépendance face au sentimentalisme, qui est somme toute un moyen de pression comme un autre.