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Commentaire de Llamaë

sur De la nécessité de dire et de ne pas dire du mal de BHL


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Llamaë 23 janvier 2009 01:17

Bonsoir,

tout d’abord, à bien regarder la jauge, je constate que la (large) majorité de mes gentils lecteurs ne partage pas votre avis sur la qualité de l’article !
Ensuite, je suis d’accord avec vous, j’ai contribué à empêcher une partie de la population française de réfléchir à des sujets de première importance, les entraînant, un peu malgré moi, vers un débat stérile sur BHL. Or c’est exactement ce que je voulais éviter.
Mea culpa, la prochaine fois je mettrais pas "BHL a raison" au début de mon article. ça se voulait provocateur mais du coup j’ai passioné un débat que j’aurais voulu dépassionné et j’ai l’impression que presque personne n’a lu mon article jusqu’au bout (ça c’est de leur faute) et que presque tous ceux qui l’ont fait n’ont pas suivi le fil ténu de ma pensée absconne (oui, oui, je sais comment ça s’écrit normalement abscons au féminin...) (et donc c’est de ma faute) !
Cependant, d’une part, j’ai pris du plaisir à l’écrire et à répondre aux commentaires (et j’imagine que ça se voit) et d’autre part il ne me semble pas qu’il soit complètement inutile pour nous, simples citoyens, de nous demander pourquoi ce conflit "déchaîne les passions". Sinon l’intérêt en soi de se poser des questions sociologiques et d’en débattre, cela peut conduire un certain nombre d’entre nous à nous intéresser, par ce biais, à la nature du conflit et donc finalement contribuer à construire notre pensée sur l’histoire de ce conflit, son actualité, son traitement dans l’actualité, ses contradictions et ses enjeux.
Pour ce qui est du "vrai débat", j’ajouterais "le vrai débat d’actualité", au risque de vous choquer (et un peu à contresens de mes convictions profondes) j’évite de me prononcer, trop conscient de la complexité de la situation pour prétendre la résumer par ma seule opinion. Voyez-vous, je pense que pourrais tenir le débat face à quantité de gens en soutenant la thèse qui est la vôtre (et qui vous, l’aurez compris est finalement aussi la mienne). Cependant, je ferais bien peu de cas si j’avais à la défendre, non pas dans la rue ou sur des forums, mais face à face avec un membre de la famille d’une victime (si peu nombreuses soit-elles) d’un tir de Qassam sur Sderot.
Bien au chaud dans mon appartement, n’ayant souffert d’aucune injustice, je me paie le luxe, un peu honteusement, de remettre, peut-être un peu naïvement, entre les mains de la justice internationale la lourde tâche de déterminer si oui ou non il y a eu disproportion, et le cas échéant, de punir les coupables. Je ne sais pas si c’est lâche ou non, j’espère que non... Mais à quoi servirait mon avis sinon à déchaîner un peu plus les passions des uns et des autres ? Mon avis, je le donne déjà assez souvent comme ça, c’est trop facile... J’en viens finalement à penser que c’est pas l’intention qui compte !
Stop
Conclure mélodramatiquement c’est pas tenable, j’y arrive pas même si je pense ce que j’écris ! J’ai failli me retourner pour voir qui jouait du violon pendant que j’écrivais ! J’avais envie de rajouter une petite touche anarcho-terroro-ultra-gauchiste genre : "c’est pas l’intention qui compte, c’est l’action", mais je me suis ravisé, pétri dans ma couardise (plutôt sympa comme image, non ?), de peur de voir débarquer illico un car du GIGN dans mon salon, fouiller ma baraque, et m’embarquer au poste !

Bon, bonne nuit à tous, vous m’avez bien déglingué ma soirée, j’espère au moins que vous reviendrez lire les réponses ! A une prochaine peut-être !

Catéchumènement !


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