Il faudrait voir de plus près les causes de dysfonctionnements comme celui d’Outreau. N’y avait-il pas eu, par exemple, une pression politique démesurée et arbitraire dans la question de la pédophilie ? Le problème ne réside pas forcément dans la fonction même du juge d’instruction.
Ou alors, où est l’alternative valable ? Ce que propose Sarkozy paraît très dangereux pour le respect des droits et libertés fondamentaux, un domaine dans lequel l’image internationale de la France ne cesse de se détériorer (rapports de l’ONU, du Conseil de l’Europe, etc...).
Sur Outreau et la réforme de la Justice attendue en 2006-2007, voir par exemple, les articles d’Isabelle Debergue sur ce même site :
http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=6605
et sur son site personnel "Petite Citoyenne" :
http://www.geocities.com/petite_citoyenne/
Que deviendront de nombreuses affaires, si le juge d’instruction est supprimé ? Quelle sera l’indépendance réelle du parquet par rapport au pouvoir politique ?
Dans un article récent, sur notre blog "La Science au XXI Siècle", nous avions été amenés à rappeler pour d’autres raisons :
Crise de l’évaluation, CNRS et « réforme de la recherche »
(...)
Claude Allègre est professeur à l’Université Paris VII - Denis Diderot depuis 1970. Il a été notamment directeur du laboratoire de Géochimie et Cosmochimie des Universités Paris VI et Paris VII en 1967-2006, Conseiller spécial auprès de Lionel Jospin (ministre d´Etat, ministre de l´Education nationale, chargé également de la Jeunesse et des Sports jusqu’en 1991) en 1988-92, Président du conseil d’administration du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) en 1992-97, Ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie en 1997-2000... et « dégraisseur de mammouths ».
Vincent Courtillot a été notamment directeur de la recherche et des études doctorales au ministère de l’Éducation nationale, conseiller spécial du Ministre de l’Éducation nationale, de la recherche et de la technologie (1997-1998), puis directeur de la recherche de ce ministère (1998-2001). Il est le directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris depuis 2004, et a présidé le Conseil Scientifique de la Ville de Paris en 2002-2008. Un véritable « vice-dégraisseur de mammouths ».
En 2008, Nicolas Sarkozy a confié à Claude Allègre l’organisation des Premières Assises Européennes de l’Innovation et l’a présenté comme un partenaire proche dans son discours du 9 décembre.
L’Institut de Physique du Globe de Paris, dirigé par Claude Allègre entre 1976 et 1986 et grand établissement depuis 1990 (date à laquelle Claude Allègre était conseiller du ministre Lionel Jospin), se définit ainsi :
(...)
L’Université Dénis Didérot est l’Université Paris 7. Elle a été mise en examen en janvier 2005, comme l’IPGP et l’Université Paris 6 (Pierre et Marie Curie), dans l’affaire de l’amiante de Jussieu qui en date de novembre 2007 avait fait 22 morts et 130 malades d’après le Nouvel Observateur.
L’article du 29 novembre 1997 de Marie Vaton dans le Nouvel Observateur rappelle à ce sujet : « En ligne de mire, les chefs d’établissement, les médecins du travail, les industriels, le comité permanent amiante, un puissant lobby, puis les ministres du Travail, de l’Education nationale et de la Santé entre 1975 et 1997, et enfin l’Etat, accusé de négligence grave ». Il rapporte également deux phrases de Claude Allègre : « Dédé, le risque zéro n’existe pas », ou encore : « On compte plus de morts par Vélib’ qu’en trente ans à Jussieu ! ».
Mais quelles sont les causes institutionnelles de la passivité et de la lenteur des pouvoirs publics, dans cette affaire comme dans bien d’autres ? L’Etat offre-t-il lui-même de véritables garanties d’impartialité et d’indépendance ?
Plutôt que de mettre en cause telle personne ou tel organisme (une tâche actuellement dévolue à la justice dans le cas de l’amiante de Jussieu), il paraît opportun de constater l’absence de contrôle réel, par nos institutions, d’une série de pouvoirs discrétionnaires que les gouvernements qui se sont succédés depuis les années 1980 se sont employés à renforcer. Il en est de même de la solidarité de groupe, fortement enracinée, au sein de l’ensemble des « élites » françaises. Au juste, qui avait parlé de corporatisme à propos des « petits fonctionnaires » ?
(...)
[fin de l’extrait]
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
25/01 04:28 - logan
Vous avez raison la collegialité n’est pas une bonne solution et apporte son lot de (...)
25/01 04:25 - logan
Mais qui parle d’infaillibilité ? Les juges sont évidemment faillibles ils le seront (...)
24/01 19:35 - JONAS
@ Tous : Vous prétendez que les juges sont aux services de l’État depuis que ce (...)
24/01 12:40 - xray
Une solution simple n’est pas obligatoirement mauvaise. http://une-solution-simple.over-blog
24/01 12:36 - xray
Le vrai problème est un problème de mobilier humain. Trop d’argent va à la justice pour (...)
24/01 11:58 - Indépendance des Chercheurs
Non, il ne faut pas être juge et partie, et d’ailleurs les principes du droit français, (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération