Effectivement, inutile d’avoir un QI exceptionnel pour réussir dans ce qu’il est convenu d’appeler une "grande école". Il suffit de bosser dur, très dur même, jusqu’à 24-25 ans et c’est tout.
Je sais de quoi je parle, je sors d’une telle école (c’était il est vrai il y a un peu plus de 40 ans) et je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir un QI exceptionnel, encore que, je n’ai jamais fait de test de QI (c’est, amha, une notion un peu cucul), peut-être aurais-je dû ? Sait-on jamais, une heureuse surprise ?
Le gros, très gros, inconvénient de ce système, c’est qu’une fois sorti de l’école, en ayant, je le rappelle, énormément bossé, à 25 ans, on peut s’asseoir dans un fauteuil et pratiquement ne plus rien faire de valable jusqu’à sa retraite, voire ne plus rien faire du tout, il suffit de se laisser vivre, porté par son étiquette d’ancien de "...". Combien ai-je vu de mes anciens condisciple se comporter de la sorte, une majorité de ma promotion. Les autres, dont je fais partie, ont continué à bosser, simplement pour l’intérêt qu’ils portaient à leur boulot.
Les choses se passent autrement aux USA (que je connais bien, y ayant vêcu et travaillé plusieurs années) ou en Allemagne.C’est à la sortie de l’école que les choses commencent. C’est à partir de ce moment que l’on doit commencer à faire ses preuves et l’on doit les faire tout au long de la carrière. Bon, il est vrai que de sortir de Yale, Princeton ou du MIT aux USA procure un certain avantage initial, mais sans aucune mesure avec la rente de situation que procure le fait d’être un ancien d’X de Centrale, de ....