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Commentaire de chmoll

sur Congé parental d'éducation : mensonges et fausses promesses présidentiels


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chmoll chmoll 18 février 2009 07:33

La mythomanie se définit par une tendance pathologique à avoir recours aux mensonges sans même en avoir conscience. Ce terme, crée en 1905 par le psychiatre Ferdinand Dupré, tire ses racines du grec et du latin : muthos signifie légende, récit non historique en grec, tandis que le suffixe manie provient du latin mania, c’est-à-dire folie. Le mythomane ne se rend pas compte qu’il ment, incapable de faire la différence entre le fruit de son imagination et la réalité. Les mensonges du mythomane ne sont pas intentionnels et n’ont pas pour objectif de tromper qui que ce soit. Ils permettent au mythomane de faire accepter sa réalité et son imaginaire aux autres, pour mieux justifier leurs existences. Ferdinand Dupré distinguait 4 types de mythomanies : la vaniteuse (la personne se vante), l’errante (la personne ne cesse de fuir), la maligne (compensation d’un complexe d’infériorité par des médisances) et enfin la perverse (fabuler pour escroquer). Parfois simple maladie, la mythomanie peut également être symptômatique de désordres psychiatriques plus ou moins graves comme la psychose ou encore la névrose. Elle sera dans ces cas associée à toute une série de signes caractéristiques de ces troubles.

Quelles sont les causes ?
Comme dans la plupart des affections psychiatriques, il est difficile de trouver une ou des causes bien déterminées expliquant les troubles observés. Néanmoins, il est communément admis par les psychiatres qu’un choc émotionnel grave peut être à l’origine de la fuite de la réalité du mythomane. L’annonce d’une maladie incurable, le décès d’un proche, échec sentimental, scolaire ou professionnel peuvent favoriser son apparition.

Quels sont les symptômes ?
Une tendance pathologique à altérer la réalité pour la rendre conforme à leurs propres attentes et à leur propre vision des choses. Le recours permanent aux mensonges est une façon pour le mythomane de fuir une réalité qu’il ne veut pas accepter. Il a besoin que les autres croient à ses fabulations pour y croire lui-même.

Quelles sont les complications possibles ?
Il n’y a pas vraiment d’évolution à proprement parler de la maladie lorsqu’elle n’est pas symptomatique d’un trouble névrotique ou psychotique. Néanmoins, le repli sur soi du mythomane et sa déconnexion totale avec la réalité peuvent finir par avoir des conséquences plus ou moins dramatiques pour lui et/ou son entourage.

Qui consulter ?
Un psychiatre.


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