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Commentaire de E-fred

sur Au pays du mensonge (2)


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E-fred E-fred 6 mars 2009 20:38

Thuraya + Boeing = Sea Launch Company

Sea Launch est formé en avril 1995. Il s’agit d’une Limited Liability Company américaine, sorte de société à responsabilité limitée. Domiciliée en premier lieu aux îles Cayman en tant que Limited Duration Company elle l’est depuis peu aux USA dans l’Etat du Delaware et dispose de bureaux à Seattle dans l’Etat de Washington aux Etats-Unis et Oslo en Norvège. Le port d’attache du navire de commande et d’assemblage et de la plate-forme est Long Beach en Californie, ces deux bâtiments étant par ailleurs immatriculés au Libéria et appartiennent à deux sociétés différentes, filiales de Sea Launch Company, LLC.

IT Mag a appris que le consortium Thuraya a annulé le lancement du troisième satellite (T3) qui devait avoir lieu en octobre. Il devrait être lancé vers la fin novembre (28 novembre 2007). Le satellite T3 est fabriqué pour toucher le marché Asie-Pacifique et devra être lancé par le Sea-Launch service. Grâce à cela, Thuraya touchera la Chine, le Japon, la Corée, la Malaisie, Le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines, sans oublier l’Australie, ce qui permettra certainement une croissance exponentielle de ses abonnés. L’idée de Sea-Launch est venue dans les années 1990 au moment où le nombre de satellites commerciaux à lancer était à son plus haut niveau dans le but de concurrencer les fusées Ariane et la base de Kourou. Le consortium a décidé de lancer des fusées Zenit peu onéreuses à la fabrication depuis une ancienne plate-forme pétrolière, modifiée en pas de tir, transportée en plein Pacifique, exactement sur la ligne équatoriale, là où les performances vers l’orbite géostationnaire sont les plus grandes. L’entrée en service du système de lancement remonte à mars 1999. Sea Launch Company est une société constituée par : USA - Boeing Commercial Space Company (40 %) qui fournit le port d’attache en Californie, conduit les opérations d’intégration satellite, s’occupe du lancement et de l’analyse post-lancement ; Russie - RSC Energia (25 %) fournit l’étage supérieur Block DM-SL et procède à l’intégration du lanceur et aux opérations de lancement ; Ukraine - SDO Yuzhnoye / PO Yuzhmash (15 %) livre les deux premiers étages de la fusée et assure un soutien logistique aux opérations d’intégration et de lancement ; Norvège - Aker ASA (20 %) est responsable de la réalisation, entretien et maintenance de la plate-forme de lancement « Odyssey » et du navire de commandement « Commander ». Après le succès de Sea-Launch, il a été créé un consortium appelé Land-Launch qui tire les fusées à partir de la station très connue dans le monde, Baïkonour. Le satellite, une fois lancé, sera opérationnel avant la fin de l’année en cours. Pour revenir à Thuraya, il faut savoir qu’Algérie Telecom est actionnaire et que le service commercial en Algérie est assuré par KpointCom. Avec ce dernier satellite, Thuraya pourra rayonner sur les trois continents (Afrique, Europe et Asie).


Irak : les téléphones GPS d’un opérateur des Émirats dérangent la coalition

Christophe Guillemin, publié le 31 mars 2003

Tags : —> Tags : Technologie, Téléphone Mobile, Architecture Tags : technologie, téléphone mobile, architecture, jibassier, thuraya, reuters afp, boeing satellite systems, irakiens
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Des envoyés spéciaux en Irak se sont vu confisquer des téléphones satellites de l’opérateur Thuraya (Emirats arabes unis). L’appareil, muni d’un module GPS, pourrait donner leur position. Mais des professionnels doutent des arguments avancés.

Invoquant des raisons de sécurité, l’armée américaine a interdit à certains journalistes, le week-end dernier, l’usage des téléphones satellites de l’opérateur des Émirats arabes unis, Thuraya Telecommunications, sur le terrain des opérations en Irak.

Selon les agences de presse Reuters et AFP, des journalistes embarqués ("embedded") au sein des unités militaires ont été priés de ne plus utiliser ces combinés. Certains ont même eu leur téléphone confisqué, outil de travail pourtant incontournable. « Des officiers m’ont demandé de leur donner mon téléphone, ce que je suis en train de faire », a ainsi expliqué Matthew Green, l’un des envoyés spéciaux de Reuters dans le centre de l’Irak, au sein d’unités militaires avançant sur Bagdad. Il a ajouté que d’autres collègues accompagnant le premier corps expéditionnaire des marines avaient subi le même sort.

 

Interdire les téléphones pour protéger les journalistes et les unités

Côté américain, on se défend de vouloir museler une partie de la presse. Au quartier général du Commandement central américain au Qatar (Centom), le général Victor Renuart a affirmé aux agences que cette décision ne visait pas à restreindre la couverture médiatique de l’offensive, mais que « sur le champ de bataille, la sécurité des opérations est essentielle, et il y a des lieux et des moments où il faut être sûr qu’aucune communication n’est en cours ». « On veut être sûr que rien ne puisse tomber entre les mains des Irakiens », a-t-il indiqué.

Les combinés de Thuraya ont ainsi la particularité de disposer d’un module GPS intégré, qui permet à son utilisateur de localiser sa position. Position qu’il peut être amené à communiquer dans le cadre de son travail (flash infos, duplex). Autre danger : « Les Irakiens peuvent repérer le signal et tirer des missiles », ont indiqué les militaires américains aux journalistes cités par Reuters. Un argument technique qui ne convint pas Patrick Jibassier, directeur général de TDCom, distributeur exclusif dans l’Hexagone de Thuraya. Sa société a fourni les services et les combinés à la plupart des envoyés spéciaux français dont ceux de France Télévisions. « Cette décision s’explique surtout par la volonté des autorités américaines de pouvoir contrôler tout les réseaux de communications sur place », explique-t-il à ZDNet France.

Contactées aujourd’hui, les rédactions de TF1 et de France Télévisions nous ont confirmé ces mesures de "confiscation", précisant cependant qu’il s’agissait de consignes appliquées de manières très sporadiques. « Il y a effectivement une équipe italienne qui a vu ses téléphones confisqués par des Anglais, mais nos équipes continuent à utiliser des combinés Thuraya sans problème », explique un responsable technique chez France Télévisions.

Une décision plus politique que technique

Patrick Jibassier de TDCom y voit surtout une décision politique : « Il y a un autre système de téléphonie par satellite sur la zone concernée qui est Iridium, et dont un utilisateur pourrait tout autant être localisé. Mais Iridium est un système 100% américain, ce qui n’est pas le cas de Thuraya. Or un opérateur satellitaire peut tout faire, localiser les utilisateurs et, bien entendu, écouter les communications, des informations que les États-Unis préfèrent certainement avoir sous leur contrôle », poursuit le responsable.

Rappelons en effet qu’Iridium, au bord du dépôt de bilan, a été sauvé par le département américain de la Défense, qui a investi 72 millions de dollars entre 2000 et 2002, pour maintenir dans l’espace ses satellites et équiper 20000 utilisateurs gouvernementaux. La proximité entre l’armée américaine et Iridium n’est donc pas à démontrer.

Enfin, sur l’éventualité d’une localisation des unités militaires via le téléphone des journalistes les accompagnant, « cela paraît peu probable », poursuit Jibassier. « Je ne connais pas les moyens dont disposent les Irakiens, mais localiser ces téléphones n’est pas à la portée d’un amateur. Toutes les données échangées avec le satellite, les conversations comme celles permettant la localisation sont chiffrées, et sans la clé de chiffrement, il est impossible de les exploiter ».

Précision utile : la technologie utilisée par Thuraya est d’origine américaine. Son satellite de télécommunications, Thuraya-1, a été construit par Boeing Satellite Systems.

Quoi qu’il en soit, les combinés de Thuraya n’en sont pas à leur première interdiction. Aucun Irakien n’a le droit d’en utiliser depuis six mois, nous a précisé France Télévisions. Une interdiction dont l’aspect politique ne fait, dans ce cas, aucun doute.

Par Christophe Guillemin, ZDNet France

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