« Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, met en place des stages d’anglais gratuits pendant les vacances de printemps pour les lycéens volontaires des voies générale, professionnelle et technologique".
Quelle bonne idée !
Le coût des heures supplémentaires et du recours à la
sous-traitance auprès de natifs et d’étudiants anglophones n’est
bien sûr jamais indiqué..
C’est curieux, mais je ne vois pas pourquoi. Il me semble au contraire que pour apprendre l’anglais à des gosses, quelqu’un qui le parle bien est plus indiqué pour l’enseigner. Comme vous-même le dites régulièrement : « les natifs sont les seuls dont on soit sûr qu’ils parlent la langue ».
Comment accepter qu’on sacrifie les Rased (réseau d’aide et de soutien aux enfants en difficulté) et qu’on investisse dans l’anglais de cette façon ?
Peut-être parce que ce n’étaient que des machins bureaucratiques
sans aucune utilité. J’en sais rien, je ne suis pas spécialiste.
Hypocritement, on s’avance masqué : sous couvert d’égalité des chances, sous le prétexte de compenser l’avance en anglais des enfants qui passent leurs fins de semaine à Londres et leurs vacances à New-York,
… on compense effectivement l’avance des gosses de riches. C’est plutot une bonne chose.
la véritable raison de ces stages réside dans la volonté de faire de l’anglais la langue véhiculaire de l’Union européenne
Mon poussin, l’anglais est DEJÀ la langue véhiculaire de l’UE.
et d’intensifier sa pratique, depuis l’école maternelle jusqu’à l’université...
Ce qui est une bonne chose.
Le ministre Darcos n’a-t-il pas assimilé le bilinguisme à français plus anglais ? Expression reprise par divers médias, sans aucun recul critique :« Il l’avait dit en septembre 2007, il l’a réaffirmé en cette rentrée 2008 : Xavier Darcos souhaite que les bacheliers français jonglent sans problème avec la langue de Shakespeare - en un mot : qu’ils soient bilingues. »
Procès d’intention : il sous-entend bilingue français-anglais et je ne vois pas ce qui vous permet d’affirmer une malhonnêteté de sa part.
Cette initiative n’a eu aucun succès auprès des enseignants, qui ne se sont pas bousculés pour transformer leurs vacances en heures supplémentaires, ce qui est bien compréhensible.
Ah, je n’ai pas le coeur de placer ici un couplet sur ces feignasses.
Les
syndicats semblent d’ailleurs avoir lancé quelques consignes
de boycottage.
AHAHAH OH WOW...
Mais paradoxalement, cette initiative éminemment contestable, autocratique, est peut-être l’amorce d’une révolution conceptuelle qui permettra peut-être à l’enseignement des langues de sortir de ses contradictions, selon deux grands axes :
De un c’est pas autocratique, de deux, ça n’a rien de contestable.
— Revenir à la liberté, celle de choisir sa ou ses langues étrangères.
Liberté jamais abolie. Dans les faits, il est effectivement difficile de ne pas prendre l’anglais, mais c’est encore tout à fait faisable.
— Revenir à une offre élargie, à la diversité des langues.
Offre qui n’a jamais disparu. Il existe un organisme qui s’appelle le CNED, et qui permet, entre autre d’apprendre toutes sortes de langues exotique.
En effet, l’école et la société française sont sur une pente dictatoriale où la diversité des langues est en chute libre et où l’anglais est officieusement imposé (faute de vrai choix), situation hypocritement mise sur le dos des parents, lesquels auraient certes souvent choisi l’anglais,
Très souvent. Et ce n’est pas hypocrite, c’est vrai.
mais dont une partie aurait choisi une autre langue - allemand, espagnol, catalan ou italien dans les régions frontalières, arabe, chinois, vietnamien, russe et autres langues pour des raisons familiales.
Une partie extrêmement minoritaire. C’est marrant, mais là ou vous voyez quelque chose de « dictatorial », je dirais plutot que la dictature de la majorité, c’est la démocratie.
On peut donc penser que ces stages Darcos sont une sorte de ligne Maginot linguistique dans un monde multipolaire.
On peut donc penser que ce que vous dites ne veut rien dire, que vos métaphores foireuses ne changeront rien au fait que vous avez tort.
Ces stages, aussi
critiquables soient-ils, pourraient avoir montré la voie de la
complémentarité public-privé en matière de langues étrangères,
ou, plus précisément, public-privé-famille en y incluant les
langues de l’immigration, les associations parentales de type aide
aux devoirs et les associations culturelles locales.
BLA BLA BLA, couple politiquement correct sans intérêt. Espèce de socialiste.
C’est peut-être aussi l’occasion d’admettre que l’école ne peut rendre un enfant bilingue, ce que confirment certains professeurs plus lucides :
Bah non, pour devenir bilingue, il faut faire des efforts personnels, s’intéresser un minimum à la langue, etc... J’en connais une qui s’est faite bourrer le crâne par son père de fadaise anglophobes, qui ne sera jamais bilingue et qui en rejettera la faute sur l’école, la méchanceté de la phonétique anglaise et le complot des atlantes de Mu, alors que ce sera la faute du type qui l’aura éduquée de traviole.
Les langues étrangères
représentent un immense travail et des milliers d’heures. L’école
ne peut être que le lieu d’une initiation plus ou moins poussée.
Oh, well, maybe you should just shut your mouth.
Une critique probable des professeurs à cette complémentarité public-privé est l’absence de perspective culturelle, la vision d’une langue comme simple outil de communication.
Non, je ne dirais pas que c’est en
totale incohérence avec la langue dont vous faites la promotion
acharnée. Je le penserais très fort.
On rappellera pourtant que c’est
bien ainsi que le Ministère considère désormais l’anglais, en
témoigne un exemple parmi beaucoup d’autres :
« La
progression des élèves repose ainsi sur l’utilisation de
l’anglais
en tant que langue outil de communication et non simplement comme
langue, objet d’étude. »
Par contre, je suis tout à fait d’accord pour déplorer le manque de valeur accordé à la connaissance et à la culture dans nos sociétés.
Dans tous les cas,
naturellement, la validation du niveau en langue doit rester
l’apanage de l’école publique, gage d’indépendance et
d’unicité du pays (et non, comme aujourd’hui, être sous-traitée
à Cambridge, pour un coût secret défense...
C’est vrai, confions nos évaluations d’anglais à des francophones...
Cerise sur le gâteau : la reconnaissance et la validation d’une langue étrangère apprise en famille serait une vraie valorisation des cultures de l’immigration, bien plus concrète et sincère qu’un blablabla démagogique et politicien.
Là, je respecte votre opinion, mais j’ai des raisons politiques de m’y opposer.
Sucre sur la cerise (du gâteau) : une profonde réforme de ce type pourrait se faire à coût constant, outre que le coût réel du tout anglais et des stages Darcos est soigneusement caché...
Cela ne coute rien de le dire, n’est-il pas ?
Loin d’une Europe monolingue, anglophone de la maternelle aux études supérieures, ces stages Darcos, aussi critiquables soient-ils, sont peut-être l’occasion d’une révolution de l’enseignement des langues, en faveur d’une vraie liberté de choisir sa ou ses langues étrangères, liberté basée sur une offre de langues élargie grâce à une complémentarité école publique-boîtes privées-associations et parents d’élèves.
Ou pas. Les gens qui contestent la place dominante de l’anglais dans l’enseignement des langues sont assez minoritaires pour que les choses restent en l’état.
La question des langues à
l’école n’est absolument pas pédagogique, elle est politique.
Elle dépend de la logistique et de choix arbitraires (nombre de
postes par langue, validation dans les IUFM, accords entre pays,
etc.), Il est étonnant que le pays qui a inscrit la liberté sur le
fronton de ses mairies soit si dirigiste en matière de langues
étrangères, quand il serait si simple de choisir une autre voie.
Mais vous avez toujours le choix. C’est juste un peu plus dur de prendre l’albanais en première langue, parce que, croyez le ou non, il y a moins de gens qui choisissent l’albanais que l’anglais. Alors il y a moins de profs d’albanais, alors ils enseignent à distance. Mais le choix existe.
Au passage, je me demande bien comment vous réussissez à publier ce genre de fadaises, alors que mon article moi est en suspens depuis trois jours.
Typhon
24/05 12:51 - kakumei
Les Français, bien aidés par leurs dirigeants, économiques, politiques et médiatiques, sont en (...)
22/04 17:51 - Hermes
Non pas possible je vous crois pas. Ca ne ce peut pas. Je ous ait dis que j’avais lancé (...)
22/04 17:26 - winkiesman
Pour l’implosion par le vide j’avais pensé à l’exemple de la TV cathodique. (...)
22/04 17:22 - Hermes
Pour l’implosion par le vide j’avais pensé à l’exemple de la TV cathodique. (...)
22/04 17:16 - Hermes
Lafusion nucléaire de l’hydrogène au cœur des étoiles est due à une pression (...)
22/04 17:05 - winkiesman
Non tu n’es pas civilisé, oui tu as tort sur toute la ligne, oui tu es un abruti de ne (...)
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