@Lisa SION 2
Mon article se limite à analyser la nature de la monnaie actuelle à la lueur de l’histoire moderne de la monnaie. Lorsque vous dites « et alors ? » vous me demandez de parler d’une autre formule qui serait meilleure. Il me semble plus utile d’analyser que de proposer. Les politiciens qui nous gouvernent écoutent peu les économistes. Il est moins difficile de se mettre d’accord sur une analyse économique que de proposer des solutions a la crise actuelle.
Néanmoins, j’ai répondu à la question « et alors ? » du lecteur précédent. La sur-capitalisation des banques est, à mon avis, une nécessité. Aujourd’hui, le système est organisé pour qu’en cas de quasi-faillite des banques, c’est l’Etat qui paye, c’est a dire la Banque Centrale. Les citoyens ne veulent pas payer pour les erreurs des banquiers.
Une banque sur-capitalisée ne couterait pas plus cher, puisque son capital supplémentaire lui rapporterait des revenus. Et même une banque commerciale pourrait alors se passer de Banque Centrale. Le seul rôle mensuel de la Banque Centrale est de définir un taux directeur, c’est à dire le taux pour prêter aux banques commerciales. Les banques commerciales payent ainsi la Banque Centrale en échange d’une garantie.
Sans banque centrales, les banques commerciales pourraient prêter moins cher à leurs clients. mais elles seront responsable sur leur capital d’une éventuelle faillite, et responsable des créances douteuses de leurs clients. Aujourd’hui, en cas de créances douteuse, c’est la Banque Centrale, c’est a dire l’Etat qui paye les pots cassés. Donc, in fine, c’est le contribuable qui paye.
A mon avis, lorsqu’elles seront sur-capitalisées, il faudrait que la BNP, la socgen et les autres banques commerciales disposent du droit d’émettre de la monnaie hors Banque Centrale. La valeur de cette monnaie serait identique a l’euro, ou a une masse d’or, ou a un indice des prix français ou européen. Chaque banquier commercial choisirait ce qui convient le mieux à ses clients.