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Commentaire de E-fred

sur Les sorcières de Tarnac...or is Julien Coupat floats ?


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E-fred E-fred 29 avril 2009 13:59

Bonjour reinette, merci pour vos posts...

« Comment on traque les terroristes » Exclusif. Le chef du contre-espionnage ­dévoile au « Point » les secrets de sa méthode.

Hervé Gattegno

Les professionnels du secret s’expriment peu ; ils s’efforcent généralement de faire parler les autres. Bernard Squarcini est de ceux-là. Subtil et flegmatique, le chef du contre-espionnage français est l’un des hommes clés du dispositif policier de Nicolas Sarkozy. Né de la fusion de la DST et des Renseignements généraux, le service qu’il dirige - la DCRI - est au coeur de la lutte contre le terrorisme. La partie immergée de son action suscite parfois des critiques - comme l’a montré l’affaire des sabotages de voies ferrées, avec les interpellations de Julien Coupat et de sympathisants de l’ultragauche. Bernard Squarcini s’en explique pour la première fois, en livrant au Point l’ébauche d’une doctrine française de l’antiterrorisme qui tient en trois verbes : détecter, surveiller, anticiper. Une vigilance qui a permis, à la fin de 2008, d’empêcher un attentat islamiste en préparation contre... le siège de la DCRI !

Le Point : L’enquête sur les sabotages de voies ferrées et l’interpellation d’un groupe de militants d’ultragauche ont provoqué une controverse sur le rôle de la DCRI et la réalité de la menace qu’il représentait. Cette affaire relevait-elle réellement de l’antiterrorisme ?

Bernard Squarcini : Ce n’est pas à la police d’apprécier les qualifications pénales retenues contre ces suspects, mais à la justice. Le cadre juridique a été choisi par le parquet, l’enquête est menée par un juge d’instruction, qui a prononcé des mises en examen. La DCRI surveilait ces individus depuis longtemps. Nous savions ce qu’ils faisaient, avec qui ils étaient en contact - en France et à l’étranger. Assez pour savoir que ce groupe se situait dans les prémices de l’action violente  ; le stade où les choses peuvent basculer à tout moment.

Autrement dit, vous êtes intervenus préventivement. D’où le reproche qui vous est adressé sur l’absence de preuves ...

J’assume ce qui a été fait. Notre mission consiste à détecter les personnes dont le comportement présente des risques pour l’Etat et la société, à les surveiller pour anticiper le moment où elles seront tentées de passer à l’acte et à intervenir pour éviter des drames. Que les citoyens soient rassurés : nous ne fabriquons pas de dossiers ! Dans l’affaire de Tarnac, il n’y a pas de délit d’opinion mais un long travail de renseignement. Le problème, c’est que nous avons dû l’interrompre quand la SNCF a déposé plainte : on ne pouvait pas laisser se multiplier des actions qui bloquaient des milliers de passagers dans les gares... Quand le ministère de l’Intérieur et la justice nous l’ont demandé, nous avons communiqué nos éléments. Ils sont dans le dossier du juge. C’est pourquoi je peux vous dire qu’il n’est pas vide...

Mais qualifier ces jeunes marginaux de « terroristes », n’est-ce pas exagérer la nature de leur activisme ?

Nous sommes là au coeur du sujet. Une série de clignotants nous alertent depuis quelques années sur la montée d’une contestation anarcho-autonome que les émeutes étudiantes de l’été dernier en Grèce ont mise en évidence. Dans nos pays occidentaux, le climat social et la crise économique incitent de jeunes gens incontrôlés à basculer dans la violence. Jusqu’où faut-il les laisser aller ? Il y a trente ans, avant de commettre des assassinats, Action directe avait commencé par faire sauter un bâtiment du CNPF [le Medef de l’époque]. Aujourd’hui, chaque sommet international donne lieu à des affrontements de plus en plus durs avec les forces de l’ordre. Nous nous préparons à en voir de nouveaux au sommet de l’Otan, les 3 et 4 avril à Strasbourg. Notre travail est de prévenir ces dérives et de neutraliser ceux qui pourraient en être responsables.

C’est donc bien, selon cet article, une certaine chasse à « l’anarcho-autonome »...car on amalgame ici un attentat déjoué contre la DCRI et la contestation étudiante...


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