Pour moi G.Debord est un escroc, « La société du spectacle » est douloureux à lire car la forme, qui consiste en une succession de phrases et de mots dépourvus de sens, a été adopté dans ce but, l’acheter revient donc à se faire voler ce qui proprement honteux. Cependant, je dois admettre qu’il y a dans cette oeuvre quelques belles phrases et de bons mots, l’idée générale qui s’en dégage est d’ailleurs en elle même plutôt intéressante. Quoi qu’il en soit cette opinion m’appartient et je respecte ceux qui ont choisi d’en adopter une autre. De plus, je tiens à préciser que je ne commente que les articles que je juge intéressant, malgré ma critique j’accorde donc beaucoup de crédit à votre écrit (et je serai ravi de lire la seconde partie de cet article).
Ce que vous décrivez est véridique, il y a réellement une récupération de la douleur à des fins médiatiques, celle-ci étant dénaturée pour la rendre spectaculaire. Ce procédé est normal et résulte du système qui consiste à traiter l’information pour obtenir de l’argent donc à rechercher le maximum d’audience. Ceci dit, il y a également aujourd’hui de nombreux procédés utilisés directement par les citoyens pour parler de leur douleur, je pense aux blogs, aux livres, aux différents sites internet, etc. De plus, ces derniers sont parfois les premiers satisfaits quand les médias s’emparent de leur histoire pour mieux crier leur douleur, pour preuve toutes les émissions de télé réalité où les gens viennent déballer leur vie éhontément. Une fois ce postulat accepté, et je pense que c’est raisonnable, je ne vois pas ce qui reste à tirer du sujet.
Je pense que le problème que vous soulignez est simplement due au partage de la douleur. La dénaturation que vous dénoncez survient à chaque fois que l’on extirpe la douleur de son corps pour la partager car celle-ci nous appartient et on ne devrait pas vouloir absolument rechercher à y sensibiliser tout le monde.