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Commentaire de barbouse

sur Du spectacle de la douleur humaine


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barbouse, KECK Mickaël barbouse 3 mai 2009 00:38

@ raoul shol,

Je suis d’accord avec vous, à lire, guy debord, c’est moins bien qu’a voir et surtout écouter dans ses films. Peut être parce que devant un écran, on est dans la même attitude et « habitus » comme disent les sociologues, que devant le « spectacle » dont il fait son sujet, ce qui augmente, selon moi, la capacité a rendre certaine de ces phrases plus percutante.

les blogs, les sites, les livres, ne sont accessible et utilisable pleinement que sous deux conditions, savoir lire et écrire, et avoir le net. Hors, on peut souffrir d’un cas singulier, rare, spécifique, en étant analphabète ou limité dans sa capacité d’écriture, et out of connection, et oui même en France.

Ensuite, ces endroits n’étant pas encore pleinement inclus dans une prise en compte sérieuse et crédible de la réalité, mais plus certainement dans une propension fantasmatique, propagandiste et souvent faussée, voir inventé, de cette dernière. Ce qui induit que pour celui qui y exprime sa part de réalité douloureuse, il est confronté plus certainement à l’indifférence et au dénie qu’a une prise en compte et considération.

La dénaturation de la douleur dés qu’elle franchie le cap de l’expression au delà du souffrant est véritable, vous avez raison. elle est induite autant par la capacité du souffrant a émettre que dans la subjectivé et receptivité des récepteurs de son message.

mais à partir du moment où nous ne sommes plus dans une communication horizontale, mais centralisée, triée et retravaillée par un Tiers, le spectacle, il y a en sus de l’obstacle de l’incommunicabilité proprement humain, celui d’un choix de ce tiers a augmenter le volume d’émission/ prise en compte de certaines douleurs, et taire ou en ignorer d’autre. 

Et si aprés le passage par ce Tiers, les humains récepteurs, a l’attention maximale quotidenne déja bien chargée, on le sentiment d’être conscient de ce qu’il y a à savoir, ou qu’on leur ment pour des raisons qu’ils imaginent, cela n’exclue pas la possibilité qu’ils rencontrent des douleurs non médiatique mais existantes, et qu’ils sont dans la situation de l’homme non avertie qui n’en vaut pas deux.

Et si on demande a une personne sont avis, son vote, son adhésion, en lui occultant délibéremment une partie de ce qu’il devrais savoir pour prendre une décision instruite et mesurée suivie d’un choix éclairé, alors on le trompe, et il n’y a pas démocratie. Il y a perversion et orientation d’un choix fermé aux part occlusent de l’attention par un TIers.

si nous ne sommes pas en démocratie véritable, alors les lois votées ne sont pas légitimement votées par une représentation politique issue d’un choix en conscience d’un vote de citoyens, mais d’un choix pervertie de chaque citoyen, ce qui induit leur décalage entre leur nature et l’opinion public qui ne saisit plus l’esprit ni le sens des lois autrement que par le spectacle.

Et vous qui faites des études de droits, comme j’ai cru le lire dans un de vos posts, vous pouvez vous retrouvez en conscience coincé dans l’engrenage entre la manifestation de la vérité, et un recours à des lois perverties par le spectacle, qui ne sont plus en phase avec le réel mais l’émotionnelle orientée majoritairement, et pourtant servant néanmoins de réponses normative et officielle de la société. 

voilà j’ai fais le lien entre le sujet et vos études, enfin j’ai essayé, de manière a situer un peu plus l’intéret de ce type de pensée critique dans d’autres champs d’applications.

Et enfin mon dernier c’est que même si la destructuration de la douleur est inévitable, l’impact de cet destructuration via le Tiers du spectacle sur l’esprit des foules est un autre phénomène, conséquent et orientant ce dernier. 

Dans le cas des « réality-show », dont le mot même est de la novlangue tant la réalité n’est pas ce qu’on en montre ou peut en dire dans le spectacle, 

donner la possibilité de sur exister médiatiquement au quidam parce qu’il a un vécu a montrer n’est pas moins issue d’un choix, car le quidam est casté, et il doit répondre a des critères, notamment dans sa capacité a jouer d’un ascenseur émotionnel devant une caméra, et avoir une fin qui finie plutôt bien. 

Cela exclue les candidats aux casting, qui en plus d’avoir un vécu douloureux, mais peu être pas assez éhonté pour les casteurs, et les ramène au silence de l’anonymat.

cela exclue aussi les muets, les séquelles mentales lourdes, et les enfants en trés bas âge, entre autres situation de vie qui n’empêche pas de souffrir.

Aussi le besoin d’exprimer médiatiquement d’un quidam, souvent proportionnel au sentiment de solitude qu’engendre la douleur vis à vis de sa possibilité de communiquer avec les autres, ( du moins j’en ai l’impression), l’expose, même dans le cadre des réality show, a plus surement faire partie des appelés que des élus par la caméra. Et donc a une forme de négation/ minimisation de l’importance de sa vie dans une société de spectacle. 

voilà, au plaisir de vous relire dans votre prochain article, je n’ai pas d’argument pour le dernier des votres, autrement que sensibiliser tout le monde à toute les douleurs est impossible, certe, et sans doute peu souhaitable, mais au moins les personnes possiblement concernées de ce qui les concerne de prêt, ce serai déja pas mal.

amicalement, barbouse.


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