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Commentaire de Marc Bruxman

sur Une génération vouée aux catacombes numériques


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Marc Bruxman 16 mai 2009 13:14

Sympa la photo, c’est dans le GRS ?

Sinon d’accord avec l’article sauf que l’on parle ici de catacombes un peu bruyantes. De même que la visite des sous sols s’accompagnent d’ouverture de plaques d’égout plutot bruyantes sur les trottoir parisiens, l’existence d’une société duale séparée en communauté et qui va communiquer au travers de darknet ne sera pas sans conséquences visibles.

Mais cela permettra aux vieux de s’imaginer que la culture qu’ils ont crées (« ah les années 60 ! Depuis on fait k’de la merde ! ») est éternelle, leur survivra, d’ailleurs les jeunes kiffent encore, la preuve on en parle à l’émission de Drucker.

C’est toujours rassurant de croire qu’on a a laissé une emprunte éternelle avant de crever. C’est toujours beau de croire que les rêves de la jeunesse seront toujours le syndicat pour lequel papa a fait grêve. Que ses combats dépassent ceux de sa génération.

Sauf que chaque génération nait, vit et meurt et avec elle une certaine vision de la société. HADOPI est une réaction à ce que les vieux voient comme une agression, une désagrégation de leur mode de vie, de leur controle politique, de tout en fait. Mais HADOPI n’accroit pas leur espérance de vie.

Quand on voit des mauvais artistes que plus personne n’écoute si ce n’est les maisons de retraite, on se dit que tout cela ce n’est qu’un peu de bave en plus sur la moquette.

Ce faisant croire que la révolution numérique allait créer le ciel bleu c’était être un peu naif. Une telle révolution déstabilise la société en profondeur car elle en remet en cause le modèle. Les vieux se crispent, les autres défendent leur nouvel outil et c’est rapidement la guerre ouverte.

Et au final c’est bien la compétence qui gagne plus que la naissance. La vieille société est en train de voler en éclat. Les vieux torchons que l’on appelaient presse et qui n’informaient pas disparaissent du paysage à grande vitesse, le pseudo art des maisons de disque coule. Et d’autres chose vivent à la place.

Bientot la canicule numérique !


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