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Commentaire de Tristan Valmour

sur « Nous sommes dans une crise de la surrégulation »


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Tristan Valmour 16 mai 2009 23:29

@ alcodu

 

L’individu excessivement récompensé sacrifie le groupe, je maintiens. Nous l’éprouvons au quotidien avec ces mandataires sociaux et actionnaires. Ils n’ont que faire des entreprises, de leurs salariés. Ils les sacrifient à leurs intérêts propres puis ils vont vampiriser une autre entreprise. Un Président de la République ou tout autre important serviteur de l’Etat sacrifie aussi le groupe à leurs intérêts personnels. Un individu ne peut jouir d’un pouvoir excessif.  D’autre part, vous illustrez parfaitement mon précédent propos sur la liberté que vous voyez comme le choix entre plusieurs possibilités. Mais le choix entre plusieurs alternatives ne fonde pas la liberté. Vous connaissez le Pari de Pascal ?

 

@ pdth

 

« Concernant le lien entre libertés privées et économiques, dans aucune sociétés des individus qui pouvaient se déplacer librement , s’exprimer librement , voir leurs choix et leur vies privées respectées ne furent durablement privés de leurs libertés économiques .  » Ah bon ? Je connais bon nombre de philosophes antiques qui furent esclaves, donc durablement privés de libertés économiques, mais qui pouvaient se déplacer librement et qui avaient le devoir de s’exprimer librement.

 

D’autre part, à quoi sert de se déplacer si l’on ne peut aller ? A quoi sert de s’exprimer si l’on ne peut être écouté ? C’est bien ce qu’éprouvent les SDF dont les libertés économiques sont réduites à leur plus stricte expression.  Le degré de liberté est consubstantiel à la puissance économique. Dans un monde fini, il arrive un moment où la propriété privée prive de propriété.

 

« La question fondamentale n’est pas celle des inégalités par rapport à la richesse , mais de savoir si le système libéral contribue à améliorer la situation du plus grand nombre . » Ce serait vrai si les ressources et l’espace permettraient une croissance infinie. Or, il paraît que ceux-ci sont limités. Quand vous avez atteint les frontières – ce qui se passe de nos jours
- , les inégalités deviennent justement la question fondamentale.

 

« J’ai cette conviction que le système libéral est le système politique et économique capable d’apporter la prospérité au plus grand nombre. » C’est parfaitement vrai. Mais pour réaliser cette ambition ( et il faut viser plus haut : apporter à tous), il faut plafonner la fortune. Un individu trop puissant empêchera les autres de s’élever.

 

Le libéralisme est sans doute le meilleur système lorsque le potentiel de croissance le permet. Mais il est incapable de gérer la pénurie. Vous ajoutez le plafonnement, et il devient adéquat.

 

 


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