L’uchronie, voilà bien ce qui fait pédaler l’imagination dans un yaourt virtuel. Si l’on rêve de refaire l’histoire, c’est que l’on n’en accepte pas l’héritage, que l’on ne se reconnaît pas être de la même espèce, potentiellement, que ceux qui se sont étripés dans les guerres passées. Imaginons plutôt le futur pour qu’il ne ressemble pas à la gabegie du passé et du présent surtout quand le présent est beaucoup plus inquiétant que le passé.
Nous sommes foutus.
La planète bleue est une poudrière qui ne demande qu’à exploser. Toutes les conditions sont réunies pour le feu d’artifice final. Les dinosaures de la finance pour qui même l’argent sale n’a pas d’odeur, resteront dans le court terme de leur obsession du fric. Bien malin qui réveillerait ce qui leur reste de conscience, d’intelligence collective. Ils vivent sur la planète ego avec l’argent pour tropisme, de préférence sous les tropiques. Leur conscience est à l’état embryonnaire, primitif, obscur, comme si ils étaient seuls au monde alors qu’ils n’y vivent pas réellement dans leur enclos doré. Ces riches là ne sont pas convaincus du tout que l’amour pourrait les sauver. Ils n’ont pas saisi la parabole du chameau qui doit passer par le chas d’une aiguille. S’ils font des envieux et des admirateurs, c’est qu’il y a bon nombre de pauvres qui sont de riches qui n’ont pas eu de chance. Tant qu’ils auront plus de supporters que de contestataires, aucune régulation ne viendra les empêcher de spéculer sur les salaires des braves gens, rien ne les empêchera d’appauvrir les plus pauvres en tirant de plus belle une couverture à eux qui, paradoxalement ne leur appartient pas. Echapper au fisc, c’est un vol manifeste qui échappe à la justice, Thémis peut toujours courir après le veau d’or, elle ne le rattrapera pas. La religion de l’occident est plus coloniale que chrétienne et c’est bien ce qui l’entraîne toujours plus loin, au-delà du point de non-retour. La troisième guerre mondiale promet une boucherie sans précédent. Doit-on considérer les valeurs humaines uniquement quand le feu est mis ? Echapper au fisc n’est pas anodin, c’est un crime contre l’humanité. Mais que dire des victimes de la spéculation, de l’argent trompeur ? Ils ne sont pas tous scotchés devant la télé à regarder : « Plus belle la vie ». Y-a-t-il un homme qui se sente l’âme d’un pilote dans l’avion ? Y-a-t-il un homme soucieux d’une évolution harmonieuse de l’humanité dans la création ? La vie a choisi de s’installer dans un tout petit coin de la galaxie « voie lactée », sur une toute petite planète : « terre ». Elle a pris tout son temps, laissé un héritage comme si elle voulait le léguer à une créature qu’elle désirait emmener vers la perfection, lui donnant un rôle à jouer dans cette évolution. Mais que fait l’homme en question ? Il se sauve avec la caisse aux Bahamas, à Londres, au Luxembourg, à Monaco, partout où il peut planquer son magot, sa cassette. On est pressé d’avoir quand on n’est pas grand-chose, on ne cultive pas le bon jardin mais celui qui s’épuisera très vite à force d’en pomper les ressources sans leur donner la chance de se renouveler. C’est ça l’intelligence des patrons de multinationales et de leurs soldats traders, avec une devise : « après moi le déluge ». Le temps est venu de penser sérieusement à l’avenir de toute l’humanité car la terre est minée mais peut-être pas encore terminée. Des esprits religieux tribaux, à l’ambition expansionniste, resurgissent d’un obscurantisme moyenâgeux, de guerres de religions passées pour réclamer leur part du gâteau. De vieilles haines couvent comme des percuteurs à la limite d’enclencher les armes nouvelles, plus létales que jamais. Les dinosaures ne sont pas morts, ils hantent le bulbe céphalorachidien de l’homme, toujours prêts à resurgir. L’humanité ne maîtrise pas ses instincts, le monde tarde à devenir spirituel et Malraux avait eu raison de s’être inquiété. Les dinosaures n’ont pas eu le choix de leur disparition de la surface du globe. Si l’homme n’en a pas plus le choix qu’est-ce qui peut bien le distinguer de ces monstres de l’ère secondaire ? Il y a là une question de respect de soi qui semble faire défaut chez les prédateurs qui font fi de la loi afférente à une évolution positive et harmonieuse, et celle loi nous dit : « Tu ne tueras point ». Une loi pleine de bon sens, oui, de bon sens. Il y a deux façons habituelles dans l’histoire de tuer son alter ego : En l’assiégeant, en le privant de ses biens vitaux, en lui apportant la guerre pour cause de différence de pensée, de religion. Nous avons les deux explosifs ; il ne reste qu’à allumer la mèche. On demande des hommes de bonne volonté disposant d’extincteurs. On connaît au moins une méthode pouvant contribuer à éteindre le feu : on l’appelle : « Amour », pas l’amour maladif et obsessionnel des chansons mièvres mais l’altruisme, l’acte volontaire, le goût des autres. Seule la vie est sacrée.
A.C
13/08 18:12 - Arthénice
Je découvre cet article et les messages qui ont été déposés. Aucun, je suis désolée, ne prend (...)
24/05 01:23 - werther_original
Désolé , il fallait lire : Je ne saurais être catégorique sur le NON-NATUREL de la conscience (...)
24/05 01:18 - werther_original
Tout d’abord , Vous avez eu une analyse particulièrement intelligente de (...)
23/05 23:26 - poetiste
@ Werther Original Moi aussi je veux comprendre : Souscrire à la morale, à la conscience du (...)
23/05 11:50 - werther_original
Évidemment , je souscris à la morale , à la conscience du bien, au respect de la vie. Ce que (...)
23/05 00:52 - poetiste
Réponse originale Oui, l’évolution se complique du fait de la venue de l’homme qui (...)
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