Deadlikeme,
Je suis désolé, mais je ne me masturbe pas dans le caca pour m’exorciser de ma putréfaction... Et je vous rassure tout de suite, mes activités ne se résument pas à jouer avec des grenouilles, fussent-elles de bénitier . Je sais bien que, depuis Rousseau, chacun a sa propre morale et se doit de respecter celle de l’autre. Le bien, c’est ce qui est bon pour moi, le vrai, c’est ce que je juge profitable pour moi. On comprend que la philosophie qui s’en dégage conduit à la négation de toutes règles imposées à l’individu, qu’ils s’agissent de principes métaphysiques ou religieux, d’exigences morales ou de règles esthétiques. Seul compte le bon plaisir de l’individu. Le subjectivisme conduit obligatoirement au relativisme, selon lequel toutes les opinions se valent : mon point de vue doit forcément prévaloir puisque c’est le mien. Les notions de bien commun, de vérité, de beauté, de justice et d’objectivité, n’ont plus de raison d’être. Tout se vaut, uniquement parce que c’est fait.
Et par ricochet, si l’on s’aventure à ne pas aimer tel monsieur du cinéma, tel écrivain, tel peintre eu égard aux choses créées, de suite, la sentence tombe et n’admet aucune réplique. Les points Godwin se distribuent à la pelle.
Alors Madame la libérée, sachez que, d’une part, et au risque de me répéter, je n’impose à personne un quelconque choix parmi ces nouveaux « chefs-d-œuvres » estampillés Cannes 2009, et d’autre part que même droit dans mes bottes, vous seriez très probablement surprise de mes activités extra-culturelles, les 8 dernières lettres séparées ou non.
Évitez les amalgames.
Et gardez vos larmes pour d’autres passions autrement plus réelles.