@ l’auteur,
Le Mouvement Démocrate... J’avais cru comprendre que vous teniez un discours de gauche à la lecture du début de votre article dont le fond me convient, qui affirme en premier lieu que l’école ne peut devenir une prison et qu’il est irréaliste de croire que cette sécurisation automatisée des établissements scolaires soit réalisable dans les faits et à même d’enrayer les violences à l’école...
J’attendais cependant que vous dénonciez la prison sociale et mentale que constitue pour des milliers de jeunes une société où règne l’insécurité sociale, l’absence de perspectives et d’avenir et la peur du lendemain. Proposer aux parents des conseils d’éducation, en effet, pourquoi pas ? Mais parallèlement redonner à l’école les moyens de ses ambitions en prenant en compte la réalité d’aujourdhui.
Redonner les moyens, ne sont pas que des mots. Il faut que les députés que nous élisons s’engagent à tout faire pour que ces moyens financiers pour l’école publique voient le jour et à voter contre les directives qui tentent au contraire de privatiser ces moyens. Et qu’ils le fassent !
Or ce qui apparaît au grand jour c’est l’approbation constante par vos députés lors des dernières législatures européennes de ces directives, - AGCS, Bolkestein, etc... - et lois européennes qui vont à l’encontre de l’intérêt général et privilégient les intérêts privés.
La jeunesse a besoin de perspectives et d’espoir en l’avenir. Le taux de chômage des jeunes - 21,2% en France au 4ème trimestre 2008 et 15,4% en Europe en 2007 (combien aujourd’hui ?) - ne peut qu’engendrer angoisse du lendemain et frustration des sentiments qui conduisent parfois à la violence.
Elle a besoin de plus de professeurs et d’effectifs plus légers en particulier là où les problèmes sociaux sont les plus lourds et où les populations sont délaissées en matière d’équipements publics, de lieux d’accueil et de loisirs pour les jeunes.
Des investissements conséquents sont donc nécessaires pour rendre à l’éducation sa fonction capitale dans une société : délivrer connaissances et confiance en l’avenir. Des budgets militaires pourraient être amputés pour renflouer ceux de l’éducation.
Ils parlent de faire de l’école une prison alors que c’est la société toute entière qui pour certains jeunes de plus en plus nombreux devient une prison. Et l’école est le lieu emblématique où s’exprime ce mal de vivre grandissant et ce « no futur ».
« La vie a singulièrement resserré devant vous, jeunes gens, l’espace du rêve ; la lutte pour l’existence est devenue tous les jours plus rude ; toutes les voies sont encombrées et piétinées et vous le savez, et de bonne heure vous faites effort. Dès le lycée, il vous faut presque choisir une carrière et vous y préparer, car à vingt-et-un-ans vous serez soldats et il faut que d’abord votre route soit tracée. Ainsi, dans les études mêmes de l’adolescence, le métier vous guette et commence à vous tenir ; vous êtes pris déjà par les choses extérieures, et pendant que vous lisez, la nécessité se penche sur votre épaule et mêle son ombre à la vôtre sur le livre ouvert devant vous. »
Extrait du Discours à la jeunesse de Jean jaurès (1892).
30/08 03:58 - vinvin
(@Sébastien, *****247 ) Je suis touta fait d’ accord avec votre analyse. (...)
05/06 11:59 - Elyes
Il y a 45 ans, mon père rentra à midi. Il venait de quitter son nouvel emploi car la gueule du (...)
04/06 13:20 - appoline
04/06 12:37 - Ahriman
Je propose qu’on gaze les vieux, ça résoudra le problème des retraites, l’électorat (...)
04/06 10:14 - Jack Nico
virez les immigrés africains d’europe, et vous trouverez que la grande majorité des « (...)
04/06 09:20 - Gazi BORAT
WaoW ! Quel grand journaliste ce Mr Lyon.. On est plongé dans l’énènement.. Et ces (...)
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