Bonjour Arthur,
Evidemment blogger n’est pas la vie.
Elle ne fait que passer le temps à ceux qui en trop et qui ne peuvent pas difficilement la consommer en regardant uniquement les mouches. Le chômage doit trouver souvent un paliatif. Il ne faut pas l’oublier. Blogger est une cure pour ne pas sombrer dans la folie de la non-occupation.
Je connais cette toile, j’en connais les coins secrets de la blogmania, pour l’avoir même modéré plus qu’à mon tour. Attention, une touche positive ou négative parmi bien d’autres.
Pas croire que je donnais le feu vert ou rouge. Un travail d’équipe, du moins je travaillais avec cet esprit. Un blogger c’est vrai et c’est dit plus haut se laisse entrainer par le jeu. Le virtuel, le pseudo donne des envies de s’éclatter pour pas mal d’entre eux. Il y en a qui y laisse leur tranquilité. J’en connais et pas des moindres. Prix par l’obligation morale en tenant un site plus ou moins citoyen de sortir quelque chose sous peine de ne pas exister. J’ai pris le contre pied de Sage, pour adopter une volonté de se calmer surtout quand c’est du bénévolat. Ce bénévolat volontaire n’est pas perdu pour tout le monde. J’en connais quelques rouages, et la gratuité devient très vite unidirectionnelle.
Tant que cela reste un amusement tout le monde y gagne. Quand il y a esclavage moderne ou post-moderne, il y a danger. L’info tue l’info. Par sa répétition, par son manque de recherche, par le goût du scoop qui se veut le concurrent de la presse officielle. Le monde virtuel n’a pas le même masque que dans le réel. Il saute plus vite dans le virtuel. Le commentateur se lâche plus facilement protégé derrière ce bouclier qu’est son pseudo. Notre Sage local l’est-il vraiment ? Il ne s’est pas encore manifesté à la suite de son article, je ne peux donc pas le dire. Le réel est plus sournois. Il se cache derrière les convenances, derrière les habitudes.
Mais tu ouvre la discussion vers l’idolâtrie. Là, on touche un rayon que j’ai déjà traité ailleurs. « Veux-tu être mon idôle » ? Là, on approche un problème de psychiatrie qui nécessite plus que quelques lignes.
Car ça aussi, c’est la vérité. Il y a de plus en plus.