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Commentaire de easy

sur Le Talc Morhange


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easy easy 29 juillet 2009 11:23

Merci pour ce rappel et ses infos,

Dans cette affaire, les responsables ont donc été dédouanés.

Imaginons que Badinter n’ait pas joué de pression, imaginons que le procès se soit tenu en toute équité.

Et bien si à l’époque, l’entreprise n’était pas soumise à plus de contrôles que ça, je ne vois pas bien comment elle aurait pu être condamnée fortement. Elle aurait respecté la règlementation et ses connaissances des risques jusqu’au jour où patatras, un accident de manipulation a créé l’invisible danger.

Un minimum de bon sens aurait indiqué aux opérateurs de l’usine que ce produit étant toxique, il convient soit d’augmener les procédures de son utilisation soit de le marquer par une colorisation aposématique (Dans le dentifrice Signal, il était bien coloré en rouge)
Mais au bon sens, nul n’est renu n’est-ce pas maître ?
Dans le « meilleur » des cas, l’entreprise n’aurait pas été lourdement condamnée car il n’y avait là aucune malice de la part de personne et ça aurait pu être comparé au fait que pendant longtemps, des fabricants de voiture les ont vendues sans ceinture ; que les fabricants d’eau de Javel ou de mort aux rats livraient leurs produitsdans des emballages faciles à ouvrir, etc.

Bien qu’il y ait eu mort d’anges, on est tout de même aux antipodes du cas de ces fabricants de lait en poudre qui l’ont chargé en mélamine pour gagner plus de pognon.


Ce que je veux dire, c’est que nous devons tous sortir de notre déni massif. Nous ne cessons de nous vouloir innocents ou victimes (ce qui est quasiment synonyme n’est-ce pas maître) alors que nous grenouillons à la Table de Jeu, alors que nous maraudons au casino de la vie industrielle.
Un coup trop contents de pouvoir acheter une montre bourrée de technologie pour seulement 10€, un coup victimes d’un accident industriel ?
Un coup trop contents d’encaisser des dividendes d’actions, un coup victmes d’un Perrier frelaté ?
Un coup trop contents de faire Paris Athènes pour seulement 100 balles, un coup victimes d’un crash ?

Tout est à risque tendu, tout est limite, aussi bien quand on croise une autre voiture sur une nationale en pleine nuit sous la pluie, que quand on s’injecte un vaccin bourré d’oxyde d’aluminium. 

Ne vous en déplaise, mères et pères de ces beaux enfants, vous ne les couvrez pas et de très loin. Vous leur faites courir des risques importants. Tout ce que vous ramenez dans vos paniers si cher payés mais encore pas assez cher pour dépasser le niveau Limite, leur fait courir des risques.
Nous jouons avec les limites mais nous affichons « Ne t’inquiète pas chérie, papa est là » parce que nous sommes responsables, de nos amis, de nos parents, de nos conjoints, de nos enfants surtout (Et ils sont tellement prompts à nous traîner en Justice qu’on ne s’en méfie jamais assez) Nous dénions jouer avec les limites parce que nous risquon d’être accusés de légèreté. Nous sommes de mauvaise foi


Nous apparaissons schizophrènes, surtout si l’on choisit malicieusement de confronter des cas extrêmes
Ainsi, face à ce cas Morhange où des parents râlent contre le manque de prudence de l’usine, j’ai envie de poser le cas de cette mère journaliste qui râle parce que sa fille ayant été touchée par le virus pendant son séjour à Pékin, a été confinée 8 jours en hôpital. (Cf plat du jour de Bernrad Dugué sur Agora Vox)


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