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Commentaire de ffi

sur Habitants d'Autun, de la Bourgogne et de la Gaule, on vous ment !


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ffi ffi 20 août 2009 07:58

@ Emile Mourey,

Pourtant, selon l’arbre celtique, les éduens avaient au moins une ville sur la Loire.
(http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/massacre-des-romains-de-noviodunum-52-3069.htm)
Jules César, La guerre des gaules, VII, 55 : "Noviodunum était une ville des Héduens située sur les bords de la Loire, dans une position avantageuse. César y avait rassemblé tous les otages de la Gaule, du blé, de l’argent des caisses publiques, une grande partie de ses bagages et de ceux de l’armée, il y avait envoyé un grand nombre de chevaux achetés en Italie et en Espagne en vue de la présente guerre. Eporédorix et Viridomaros, en arrivant dans cette ville, apprirent quelle était la situation chez les Héduens : ceux-ci avaient accueilli Litaviccos à Bibracte, ville qui jouit chez eux d’une très grosse influence

Mais, évidemment, je n’ai pas le texte original. Cela m’a fait croire que les éduens possédaient toute la zone entre la Loire, la Saône, et la Seine et donc qu’il contrôlait ce point de passage essentiel pour commercer en Gaule, d’où leur puissance.

D’autre part, j’ai également vu dans le texte soutenant la thèse d’Autun au XIXème que j’ai donné il y a quelques jours (http://www.mediterranee-antique.info/Gaule/Divers/Bibracte.htm - si vous êtes bloqués, rassurez-vous, le site ne m’a pas semblé dangereux mon ordinateur fonctionne toujours, il suffit d’ignorer l’avertissement) :

"nous tenons à signaler le bon marché qu’on y fait d’un monument d’une grande importance, c’est-à-dire de l’ins­cription Deœ Bibracti, conservée à la Bibliothèque impériale, inscription trouvée à Autun en 1679, sur l’emplacement du sémi­naire, dans un puits comblé depuis un temps immémorial. « 

Et @ Antenor également, de même, on y lit, au sujet de la »faiblesse« défensive d’Autun :

 »De plus, si l’on s’était donné la peine d’étudier avec l’attention qu’y avait mise M. le colonel Lafouge, la position de Bibracte-Augustodunum, on aurait reconnu que cette colline, à laquelle Auguste donna son nom, escarpée de tous côtés, détachée des hautes montagnes qui l’entourent, au levant et au midi, en est séparée par d’énormes ravins que l’on pourrait appeler des vallons, d’une largeur variable, ainsi que l’a constaté un géomètre, de deux cent cinquante, trois cent quarante et cinq cents mètres. C’étaient autrefois des marais ; aujourd’hui ce sont des prairies, traversées par des cours d’eau, grâce aux travaux exécutés successivement, durant plusieurs siècles, par les seigneurs-évêques d’Autun, par le chancelier Rolin et le président Jeannin. Au nord de la ville, s’étendent la prairie l’Évêque, les prairies Saint-André et Saint-­Martin, anciens marécages, assainis par les moines de cette antique abbaye, fondée sous la première race de nos rois. Au cou­chant, le pied de la colline est baigné par la rivière d’Arroux. Ainsi Bibracte-Augustodunum réunit, comme position militaire, les con­ditions du programme posé par la note : situation dominante, puis marais."

Il ne faut pas négliger les travaux qui ont été effectués pour assainir la région au travers des deux millénaires. Autun semble bâtie sur un bon côteau, plus fort que Poitiers par exemple, qui est attestée à l’époque Gauloise (où les marais aussi ont été assainis, d’ailleurs)..


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