@la comique, elle se croit en plein tournage d’un film de série z.
La Palestine, donc, région délaissée du Sham ottoman (sultanat de Damas), n’est que caillasses et terre ingrate que les Ottomans vendent au prix fort à ces jeunes idéalistes.
La comique nous sort le mythe du « pays désert », la ballerine ratée a oublié l’autre mythe celui d’une « terre sans peuple pour un peuple sans terre ».
La comique ignore sûrement ou feint de l’être que la « terre ingrate et caillasses » était un grand exportateur de céréales et d’agrumes. Les palestiniens exportaient entre autres, avant la venue des sionistes, plus de 30000 tonnes de blé par an ; la production des orangeraies et autres agrumes a été multipliée par dix entre 1922 et 1938. Selon une projection du rapport Peel, présenté au parlement anglais par le secrétaire d’état aux colonies en juillet 1937, la Palestine serait en tête des pays producteurs et exportateurs d’oranges.
Pas encore convaincue la comique, je te propose de lire le témoignage d’un sioniste, A.Guinsberg, après sa visite en Palestine en 1891 : « à l’extérieur, nous sommes habitués à croire que eretz israel est aujourd’hui quasi-désertique, un désert sans cultures, et que quiconque désire acquérir des terres peut venir ici s’en procurer autant que son coeur désire. Mais en réalité il n’en est rien. Sur toute l’étendue du pays, il est difficile de trouver des champs non cultivés. Les seuls endroits non cultivés sont des champs de sable et des montagnes de pierres où ne peuvent pousser que des arbres fruitiers, et ce, après un dur labeur et un grand travail de nettoyage et de récupération ». Ahad et oelis, tel aviv, p.23
Comique et menteuse !