désolée, mais l’histoire des mots de la langue française n’est pas monolithique ; on peut le lire ici ou ici
http://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_lexical
"Des mots étrangers plus ou moins bien adoptés [modifier]
- Les mots d’emprunt, bien que normalement moins nombreux que les mots hérités de la langue-mère (sauf, naturellement, dans les créoles),
sont extrêmement courants dans le vocabulaire des langues : c’est en
effet un processus inconscient que seules des entités normatives (comme
l’Académie française ou la Délégation générale à la langue française pour le français de France) peuvent vouloir retarder.
- Avec le temps, des mots empruntés peuvent s’être lexicalisés et ne plus être sentis comme des emprunts. Par exemple, le mot redingote est bien un emprunt à l’anglais riding-coat (« manteau pour aller à cheval »). Sa lexicalisation s’explique par son ancienneté en français (il est attesté depuis le XVIIIe siècle) et apparaît par son adaptation à l’orthographe et au système phonologique du français. Nombre de mots sont d’anciens emprunts que seuls les spécialistes d’étymologie peuvent identifier comme tel.
- Autre exemple : En anglais « an apron » (un tablier) est une adaptation
phono-morphologique du français « un napperon » (petite nappe), l’emprunt
n’est a priori reconnaissable ni par sa forme, ni par sa prononciation,
ni par son sens, bien que tous trois soient essentiels dans la
formation du nouveau lemme en anglais.
- À titre indicatif, on peut citer les réalités de l’emprunt en français (chiffres cités par Henriette Walter dans L’aventure des mots français venus d’ailleurs) :
- sur 60 000 mots d’un dictionnaire de français usuel, 8 600 sont d’origine étrangère (14,3 %) ;
- si l’on ne garde que les 35 000 mots d’un dictionnaire de français courant, ce chiffre est ramené à 4 200 (12 %) ;
- les langues d’origine de ces 4 200 emprunts sont les suivantes, pour les principales :
voir aussi :