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Commentaire de Christophe

sur Vers une guerre israélo-française comme gage de l'alliance euro-arabe ?


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Christophe (---.---.119.22) 15 novembre 2006 06:50

minijack nous dit : « C’est encore nous, occidentaux, qui avons IMPOSE l’implantation d’Israël (1er état de l’Histoire créé ex-nihilo) en terre PALESTINIENNE. »

D’abord sachez monsieur qu’aucune frontière n’est naturelle, elles ont toutes été tracée par les armes au prix d’innombrables vies humaines. Un tracé par un organisme international réprésentant la communauté internationale ne me semble pas plus mal.

Ensuite pourquoi dites vous en terre palestinienne ? La palestine contrairement à ce que vous laissez sous-entendre au mieux par ignorance et au pire par désinformation (mais je vous accorde le bénéfice du doute) n’était qu’une région géographique et non un pays, sous mandat britanique et où cohabitaient des juifs et des musulmans qui étaient tout aussi palestiniens les uns que les autres (et même les islamistes la déclare terre d’islam, elle était juive et chrétienne bien avant que l’islam n’existe). La palestine alors sous mandat britanique était en guerre civile entre juifs et arabes quand les Britanique décide de rendre leur mandat à l’ONU, cette dernière décide alors de partager la région en deux partie, l’une pour les juifs et l’autre pour les arabes. Les juifs y créés un état appelé Israël en 1948, et l’OLP y proclame un état appelé Territoires Palestiniens (d’où l’ambiguité avec l’ex palestine géographique) en 1988. L’état palestinien est tout aussi créé artificiellement que l’état d’israël puisque tout deux issu d’un partage. Essayez donc à l’avenir de vous informer un minimum avant d’affirmer gratuitement !

Vous nous dites encore : « Pays le mieux armé de la région, le moins légitime également quant à la »possession de territoires« que vous lui confirmez bien légèrement, Israël est aussi le plus parano. (non sans raisons je vous le concède, mais il n’empêche !) »

Il ne faudrait pas oublier que les territoires appelés « occupés » ont été annexés pendant des guerres ou Israël ne faisait que se défendre. Israël qui a été attaqué lachement par 2 fois, une première fois en 1948 par une coalition arabe libanaise, syrienne, irakienne, égyptienne et jordanienne (6 pays, rien que ça, contre un pays qui ne comptait à l’époque que 3 Millions d’habitants) et une seconde fois en 1967 pendant une des principales fêtes religieuses juives (kippour) par une coalition arabe Syrienne, Jordanienne et l’Egyptienne (soit de nouveau 3 pays).

  • La guerre de 1948 : "Peu après la proclamation de la création d’Israël, une coalition arabe (libanaise, syrienne, irakienne, égyptienne et jordanienne) attaque le nouvel État. Les armées de l’Égypte, de la Syrie, du Liban et de l’Irak, ainsi que la légion arabe de Transjordanie commandée par le général britannique Glubb Pacha et des officiers britanniques, appuyée par des contingents de l’Arabie Saoudite, envahissent le jeune État d’Israël.

    En gagnant la guerre israélo-arabe de 1948, Israël conquiert 26 % supplémentaires (par rapport au plan de partage, soit 81 % au total) des territoires du mandat britannique situés à l’ouest du Jourdain."

  • La guerre des Six Jours : « En mai 1967, l’Égypte procéda à d’importants mouvements de troupes dans le désert du Sinaï, exigea le départ des forces de maintien de l’ordre de l’ONU qui s’y trouvaient depuis 1957 et signa une alliance militaire avec la Jordanie. Israël se retrouva face à des armées arabes hostiles sur tous les fronts. L’Égypte violant les accords signés en 1956 après la campagne du Sinaï, Israël lança une »attaque préventive" (5 juin 1967) contre l’Égypte au sud, suivie d’une contre-offensive à l’agression jordanienne à l’est et de l’expulsion des forces syriennes du plateau du Golan au nord. L’Egypte imposa alors le blocus du détroit de Tiran.

    Après six jours de combats, de nouvelles lignes de cessez-le-feu remplacèrent les anciennes, la Cisjordanie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien. Les villages du nord du pays furent alors libérés de 19 années de menace des bombardements syriens ; la navigation des navires israéliens par le détroit de Tiran était désormais assurée et Jérusalem, qui était divisée entre Israël et la Jordanie depuis 1949, passa entièrement sous contrôle israélien, suite à la conquête de Jérusalem-Est."

Entre temps une partie des territoires ont été restitués suite aux accords de pays entre Israël, l’Egypte et la Jordanie (aujourd’hui des pays amis). Le plateau du Golan et les ferme de Chebaa n’ont pas été restituées à la Syrie qui n’a pas voulu signé d’accord de paix avec Israël et qui finance et héberge des organisations terroristes dont les responsables et les cmaps d’entrainement du Hamas, et finance le hezbollah, milice extrémistes chiite affiliée à l’Iran que n’arrête pas de menacer Israël de le rayer de la carte.

Quant à la parano, savez vous que le hamas est sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, du Canada, des États-Unis[2] et d’Israël ? Et que cette organisation soit élue ou pas n’y change rien. Avez vous seulement lu la charte du Hamas qui comprend son programme et ses objectifs de gourvernement ? Elle est assez éloquante quant à ses intentions vis à vis d’Israël, en voici quelques extraits :

« Ceux-ci visent à la constitution d’un État islamique sur l’ensemble de la Palestine et l’établissement de la loi islamique (ou loi coranique) dans ce futur Etat, qui sera supposé reprendre le territoire d’Israël, lors que celui-ci sera vaincu. »

« Le Hamas rejette les accords d’Oslo de novembre 1993 signés entre Israël et l’Autorité palestinienne. Toutefois, dans le même temps, Ahmed Yassine propose une hudna (trêve — en référence à la loi islamique qui permet une trêve conditionnelle limitée à 10 ans maximum avec des non Musulmans) si Israël accepte de se retirer des territoires occupés. Mohamed Nazzal, représentant de Hamas en Jordanie souligne que la trêve avec l’ennemi est « un principe sanctionné par la loi islamique, dépendant des circonstances et de l’accord unanime de la direction ». Cela, poursuit-il, ne suppose « ni acceptation de la paix ni reconnaissance du droit des juifs en Palestine » »

"Ismaïl Haniyeh est désigné par le Hamas pour former un nouveau cabinet de l’Autorité palestinienne. Son objectif, tel que défini dans la charte du Hamas, rédigée en 1988, est le renversement de l’État juif d’Israël par une République islamique théocratique sur l’ensemble de la Palestine (Israël, Cisjordanie et Bande de Gaza)."

Bref c’est facile de jouer les moralisateur tranquillement installé dans votre fauteuil dans un pays européen en paix. Il faudrait peut être de temps en temps se mettre à la place de ceux qui doivent vivre avec ces TRES amicaux « peuples voisins » ... smiley


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