Votre réponse a du sens, et croyez-moi que je le regrette bien. Je ne puis effectivement que constater le changement d’époque qui rends pratiquement impossible toute modification structurelle en profondeur, en dehors du cadre d’un évènement catharsique.
Pour faire court, le libéralisme agit à la manière d’un cliquet. une fois qu’un cran est engagé, il n’est plus possible de revenir en arrière, à moins de casser l’outil, c’est à dire d’en passer par un épisode guerrier ou révolutionnaire.
Et c’est là on mon analyse diverge de la votre. Par le passe, il nous aurait été possible de résister au libéralisme. Certes ça n’aurait pas été facile, et nous aurions été mis au ban pendant un bon moment, façon soviétiques. Mais cela n’aurait pas duré à mon avis : l’Europe en premier et le commerce mondial ensuite a trop besoin de la France qui a la mauvaise idée de se trouver dans une position géographiquement stratégique pour commercer avec le continent européen. C’est pourquoi sur le long terme, nous aurions pu résister à la vague libérale lorsqu’elle a déferlée durant les années 1980.
Je me lamente sur un passé hypothétique. Nous n’en sommes hélas plus là, corseté dans un système qui est en train de s’effondrer, en nous entrainant avec.
Bien sombres sont nos perspectives maintenant. A quoi pourra bien servir tout ces euros forts dans les ruines fumantes de notre société ?