@ Chria :
Vous écrivez : « J’ai plus l’impression, après avoir relu votre article, que celui-ci était destiné aux anti-réchauffistes complotistes... ».
En effet, ce sont eux que je vise et le titre de l’article n’est pas si ambigu...
Vous écrivez : « .. mais pour trancher le débat sur la viabilité des modèles et la façon de les interpréter... ».
Je ne me permets pas de trancher, précisément parce-que je ne dispose pas du « matériel » (formation, données...) pour le faire, comme la plupart des gens, quel que soit leur niveau.
Car trancher dans ce domaine n’est pas une chose simple et demande, même si l’on dispose de toutes les connaissances nécessaires, énormément de temps et de moyens financiers.
Comme la plupart des gens je suis réduit à devoir chercher ce qui sera la voie la plus raisonnable, celle que j’emprunterai et dans laquelle je tenterai d’orienter ma vie.
Cette « voie la plus raisonnable » est celle qui consiste à accorder une certaine confiance à ceux qui me semblent présenter « le meilleur état de la science à ce jour » sur cette question du climat, tout comme je le ferais s’il s’agissait de me faire soigner.
Après avoir beaucoup lu et m’être activement documenté depuis des années mon choix est fait : je considère les thèses du GIEC comme sérieuses, beaucoup plus que celles qui y sont opposées et infiniment plus que celles des « complotistes » de tous poils qui fleurissent partout.
Quoi qu’il en soit si l’on met tout dans un sac un peu percé et que l’on secoue il reste ceci : est-il plus prudent de négliger ou de tenir pour très probable l’hypothèse (puisque l’on ne peut apporter aucune « preuve absolue ») du réchauffement d’origine anthropique ?
Ses dégâts pourraient être tels qu’il est plus prudent d’en tenir compte, mais même si l’on n’adhère pas à cette conclusion il y a l’acidification...
Ensuite si l’on en tient majoritairement compte attendons-nous à ce que tous les travers habituels détectés dans nos civilisations, mais aussi les grandes qualités dont nous pouvons plus ou moins faire preuve, se reportent sur toutes les dynamiques qui se développeront (l’écologie « libérale » vs l’écologie classique ou vs une autre approche non dénuée de défauts...).
Mais ne déduisons pas des conséquences éventuelles de certaines actions qu’elles en rendent caduques les causes : l’évolution vers une société moins gourmande en énergies fossiles aura ses failles, bien entendu.