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Commentaire de jcm

sur Les « anti réchauffistes » en naufrageurs de l'humanité


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jcm jcm 7 novembre 2009 10:45

Pas mal « d’anti réchauffistes » semblent essentiellement motiver leur refus de croire à l’influence humaine sur le réchauffement parce-que cela reviendrait à accepter 2 faits :

  • que cela justifie la création de taxes spécifiques
  • que le « business » ou « le commerce » ou « le marché » puisse « profiter » de ce nouveau créneau pour « créer de la richesse » ou de façon plus basique « pour s’enrichir ».
Si leur réelle motivation est vraiment de ce niveau cela traduit un raisonnement très court.

Il n’est pas obligatoire que réchauffement implique taxes et j’ai moi même écrit sur Avox 2 articles contre la taxe carbone : même un « réchauffiste » peut avoir de bonnes raisons de s’opposer aux taxe !

Par ailleurs oui, le monde des affaires, de l’industrie... et tout ce qui bouge s’emparera d’une façon ou d’une autre des divers aspects de la lutte contre le réchauffement climatique pour en tirer profit, tout comme un épicier tire profit de son commerce : il n’y a rien là que de très normal.

Et des mesures visant à réduire nos consommations en énergie pourraient profiter de façon assez sensible à quasiment tout le monde à très court terme : par exemple si une politique très volontariste était mise en place afin d’isoler le bâti ancien ce serait la source de très nombreux emplois, d’économie substantielles de chauffage pour la plupart et d’un moindre déficit de notre commerce extérieur.

Il y a effectivement des profits à attendre de la lutte contre le réchauffement mais il y aura des coûts probablement beaucoup plus élevés à assumer si nous ne nous lançons pas dans cette lutte, et peut-être pas dans très longtemps.

A voir à ce sujet : « Evaluation du coût des impacts du changement climatique et de l’adaptation en France, septembre 2009 » (rapports à télécharger depuis cette page).

On en revient donc à prendre une décision sur l’évaluation de la probabilité du risque : il y a probablement énormément plus de risque à ne pas lutter contre nos émissions de GES qu’à entamer immédiatement la lutte, même si elle peut s’avérer coûteuse dans certains domaines.

Encre une fois n’oublions pas que ne pas réduire nos émissions de C02 revient à détruite un peu plus la vie océanique, réchauffement ou pas...


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