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Commentaire de Ecométa

sur Crise systémique : la vérité sur la bourse


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Ecométa Ecométa 30 novembre 2009 11:34

@eleusis

Mais s’il a raison …ce n’est donc pas un problème comme vous le dites… sauf si son raisonnement, sa raison, est un problème !

Pour ma longue « digression », je m’adressais à « Sûnette » qui s’interrogeait sur un système économique alternatif. J’ai tenté de lui expliquer, que les difficultés, auxquelles nous étions confrontés, entre autres celles économiques, sont de nature avant tout fondamentale. Que ces difficultés ne pourront être résolues qu’en se servant, et je l’y incitais, du principe d’Einstein sur les résolutions de problèmes : « Les problèmes ne peuvent pas être résolus par le niveau de conscience qui les a engendrés ! ».

Quand à « xavdr » que je reprends « Quant au reste de votre commentaire, j’y vois un fatra sans grand intéret si ce n’est de révéler vos espoirs moraux, vos illusions humaines et vos erreurs méthodiques » : je lui retourne le compliment de fatras en ce qui concerne sa réaction ! J’y ajoute qu’il dit tout et son contraire et même qu’il manipule des choses qu’il ne comprend visiblement pas !

En effet, il dit : « Pour résoudre un problème engendré avec un niveau de conscience, nous avons le choix entre élever notre niveau de conscience ou simplement travailler à trouver une solution et nous souvenir, ce qui revient alors à augmenter notre conscience sans augmenter son niveau. En d’autres termes nous avons le choix entre l’intelligence ou la mémoire. »

En ce qui me concerne, je n’oppose pas (nous avons le choix dit-il entre l’intelligence et la mémoire) ; je n’oppose pas intelligence et mémoire, chez moi l’une est au service de l’autre et inversement ! De même, pour moi, travailler à chercher une autre solution… c’est prendre conscience des difficulté du moment et donc élever son niveau de conscience : il n’y a là aucune opposition de choix à avoir !

Un peu avant, suite à mon point de vue à la fois « historique » et « actuel » su r la bourse, le même « Xavdr » écrit « Pour votre gouverne les libéraux dénoncent depuis toujours le « capitalisme » d’Etat et les privilèges ». Seulement le « capitalisme d’Etat »… quant à l’autre : il leur va très bien aux « Libéraux économiques » libertaires et liberticides ! De plus, de quels « privilèges » est-ils questions ?  Ceux dont bénéficient ces autres capitalistes !

Il continue : « Tout ce que vous dénoncez sur la bourse, ce sont les errements d’un prix de l’argent truqué par les banques centrales qui chaque jour utilisent la planche à billet en prenant en otage les contribuables qui se trouvent sous la contrainte de leur force armée »

Qu’est-ce que le prix de l’argent ? Je ne connais pas ce concept en économie ! Pour ma part, ce que je dénonce c’est que la bourse est devenue le temple de la spéculation financière et que de ce fait elle a perdu son rôle simplement économique !

Il écrit également
 : « Nous raisonnons tous en terme d’association. Je suis donc plus optimiste que vous sur la nature humaine et sur notre culture morale ». Puis il continue : « Je vous accorde que nombre de personnes plongent très facilement dans le conflit lorsque leur petit intéret égoïste le veut. Il faudrait savoir ?

Moi j’affirme que la science, que l’approche scientifique qui sépare et divise pour comprendre, qui réduit le tout à ses parties (l’économie au seul moyen qu’est le capital) raisonne en termes de  dichotomie, d’opposition, même à l’antagonisme ! Les querelles d’experts en tout genre sont là pour en témoigner !

Le savoir vient toujours à posteriori de la matière, quelle qu’elle soit, qu’il entend étudier ; ceci vaut pour les sciences dures comme pour les sciences dites molles ; en fait des pseudo sciences au titre desquelles se trouvent les sciences économiques qui en aucune façon ne peuvent être considérées comme une science dure : purement physique ! C’est ainsi que la pratique économique, pratique sociétalepar excellence, a précédée la théorie économique qui relève s d’une approche dite scientifique : observation, déduction puis induction ! Le problème est que la théorie économique ne tient plus compte de la pratique originelle sociétale de l’économie (sans société il n’y a pas d’économie possible), qu’elle impose sa prore réalité, exclusivement technoscientifque, même pseudo technoscienrtifique, et qui confine à un surrélaisme économique !

Nous conceptualisons humainement notre savoir… ce qui implique, l’erreur étant humaine, même éminemment humaine, non pas un système de « vérité pure », mais plutôt un système dans lequel l’erreur et l’illusion et même la manipulation sont toujours possible ; ce qui implique une surveillance de tous les instants : ce qui implique l’introspection (associer mémoire et intelligence) et justifie le concept d’épistémologie !

Fondamentalement l’économie, la pratique économique est sociétale ! Sans société il n’y a pas d’économie possible… il conviendrait que la théorie économique s’en souvienne un minimum et qu’elle soit raisonner en terme d’histologie économique : de tissu économique et non de seul moyen, de capital exclusif de lui-même, ni de seul agent économique ! Avant de raisonner en termes de moyens, sauf à prôner le moyen pour le moyen, il faut d’abord raisonner en terme de finalité… et ensuite de moyens en adéquation avec cette finalité : là, la science économique aura du sens !

Je vous informe également, par rapport à votre propre discours, que l’effet de levier est une opération de crédit !

Le mécanisme du crédit en bourse

Sur le Service Règlement Différé, comme son nom l’indique, le dénouement des opérations (paiement pour des achats ou encaissement pour des ventes) ne se fait qu’à la fin du mois boursier.

En d’autres termes, vous pouvez acheter et vendre la même action durant le mois boursier sans avoir à débourser des liquidités. Vous encaisserez des liquidités si le prix de vente est supérieur au prix d’achat, et vous paierez si le prix d’achat est supérieur au prix de vente.

Ce qui veut dire aussi, qu’ entre la date d’achat et la date de vente vous avez bénéficié d’un crédit (car le jour de l’achat vous n’avez pas payé les titres). Si vous voulez réellement acheter les titres, vous ne les paierez qu’à la fin du mois. « Malheureusement », mais c’est la règle, ceci est vrai dans l’autre sens, vous ne serez payé qu’à la fin du mois si vous en vendez. Le coût de ce crédit est calculé par chaque intermédiaire financier (Broker, Banque ou Société de Bourse).

J’aurais aimé que « sûnette » intervienne : hélas non !


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