Bardamu,
Votre commentaire fait réfléchir pour le moins.
Sommes-nous dans une période de clowns ou de clones ?
Est-ce différent d’autres confrontations entre générations ?
Si c’est le cas, d’où vient ces différences ?
Cherchons les différences.
La jeunesse des années 50-60 avait un avenir qui progressait devant eux.
Les diplômes étaient un plus, mais les autodidactes pouvaient s’en sortir.
La jeunesse n’avait pas autant de pub à se farcir pour envier les vieux.
Elle sentait les développements et les salaires qui grimpaient autour d’elle.
La science attirait dans les études quitte à mettre en parenthèses les religions.
Le respect envers la génération d’avant existait.
L’école n’était pas un rendez-vous de petites bandes.
La peur existait vis-à-vis de l’autorité.
Les vieux ne connaissaient pas les moyens pour se faire rajeunir.
La chirurgie esthétique n’avait qu’à s’occuper des cas graves et des accidents.
GSM, Internet, connait pas.
Mai 68 a été le premier coup de semonce. Défense d’interdire.
Les images étaient plus réelles, moins virtuelles pour faire rêver.
Aujourd’hui, c’est un peu l’inverse.
Dévaluation des diplômes.
Les places sont chères.
Il faut bac +5 pour se voir entendre en définitive qu’on est pas assez ou trop qualifié.
Les vieux sont chers. Leur expérience, on n’en a plus rien à faire.
Ils ne suivent pas le mouvement. Ce sont devenus des poids morts qui ayant eu un avant se rendent compte qu’on va trop vite.
Du coup, il faut faire semblant, se sortir de soi pour seulement pouvoir avoir une chance de pouvoir exister.
Le travail de tordus qui suit une hiérarchie de casse vitesse ou l’ANPE.
On gueule derrière des pseudos, derrière des claviers, mais le moment d’exprimer son mal-être, il n’y a personne.
La vidéo a remplacé les sorties. On ne se parle plus, on gueule avec la télé comme interface des rancœurs.
La démocratie est galvaudée. On ne sait même plus ou est la gauche ou la droite.
L’image des Mangas comme incitant.
Le rêve qui coudoie le cauchemar en permanence.
Les infos que l’on transmet qui ne correspondent qu’au mauvais côtés qui font vendre.
L’une génération envie l’autre et le fossé se creuse.
Vous en voulez plus ?
Si oui, je reviens.