Sans le travail, il est impossible de créer de la richesse et de subvenir aux besoins de la population.
Mais le progrès technologique et les fruits du travail de générations auraient dû garantir à tous les Français une éducation de haut niveau, un travail de plus en plus qualifié, des conditions de travail en constante amélioration, un temps de travail décroissant, un niveau de vie de plus en plus élevé, des services publics de plus en plus complets... Il n’en est rien. Quelles en sont les causes ?
La réalité est que le système capitaliste concentre les plus-values dans les mains de quelques-uns, qui en font ce que bon leur semble. Dans le cas de pays comme la Grande-Bretagne ou la France, l’exportation de capitaux à grande échelle dure depuis très longtemps.
Déjà il y a un siècle et demi, la délocalisation des capitaux français et britanniques s’est soldée par la montée de l’Allemagne qui en était destinataire, et par la guerre de 1870 dans un contexte de rivalité entre les « délocalisateurs » franco-britanniques et la nouvelle puissance dont ils avaient eux-mêmes financé le développement.
Ce gâchis fut suivi de la « grande expansion coloniale » française dont le mobile principal était à nouveau l’exportation de capitaux, voir le texte intégral du discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 :
Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (I)
Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (II)
Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (III)
Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (I)
Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (II)
Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (III)
Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (IV)
avec également le gâchis des guerres coloniales, le service militaire obligatoire de cinq ans, la course au contrôle de vastes zones de la planète et, par là, la préparation depuis les années 1880 d’une nouvelle guerre avec l’Allemagne qui finit bien par éclater trois décennies plus tard.
Un gâchis humain et économique encore plus effroyable, et l’issue de la prémière guerre mondiale préparait déjà la guerre suivante avec des conséquences encore pires.
En passant, à l’issue de la première guerre mondiale, un autre pays destinataire des délocalisations franco-britanniques, les Etats-Unis, s’affirma en tant que première puissance mondiale au détriment des puissances européennes dont la politique destructrice et suicidaire anéantissait sans cesse le travail de leurs propres habitants et un grand nombre de vies humaines.
Cette course à la folie ne s’est pas arrêtée dans l’après-guerre, où il y a eu encore des guerres coloniales. Et même au cours des décennies récentes, les gouvernements de « droite » comme de « gauche » ont cautionné une politique de délocalisations massives (recherche et technologie comprises) qui a anéanti les économies des pays de l’Europe occidentale. Voir, par exemple, les articles :
Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
ou encore :
La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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17/01 11:43 - Pierre JC Allard
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