Y-a t’il eu un homme sans hiérarchie dans l’histoire ? Bien avant l’empire Romain et un peu partout dans le monde tribus, royaumes et empires se sont succédés
La hiérarchie institutionalisée, ne serait-ce pas tout simplement la résultante humaine du principe de l’individu dominant qui régit une bonne partie du monde animal ? Il y a une sorte d’économie de la nature à obtenir l’adhésion des individus à un seul : une seule direction est prise pour répondre à une situation. La sélection naturelle a fait avec les millions d’années d’évolution que ce type de choix correspond effectivement ax besoins de l’espèce.
Je hasarde une hypothèse : la complexité des sociétés et la saturation de l’espace amène à une situation où ce modèle de fonctionnement n’est plus efficace, mais toutefois il perdure. On comence à se rapprocher de la foumillière...
Et le critère de choix de l’individu pertinent à cet échelle n’a pas encore été suffisamment éprouvé par le temps pour être entré dans les caractéristiques innées de l’espèce humaine. Il est peu envisageable que la solution puisse se trouver dans un fonctionnement radicalement différent (à court terme, c’est à dire plusieurs milliers d’années), car cela supposerait une sorte de négation de notre tréfond animal au lieu d’une évolution.
Je n’ai pas de réponse toute faite, mais il est nécessaire de prendre en compte notre tréfond et notre réalité.
Par ailleurs il faut aussi mettre en perspective ce thème avec celui connexe du conflit des générations. D’une certaine façon, le conflit des génération est l’instrumentalisation naturelle du remplacement du male dominant. Sur le plan psychologique il contient la graine de révolte qui justifie et tend à amoindrir (en apparence) l’effet du pouvoir par des mécanismes plus subtils (démocratie).
Sur un autre plan, plus individuel, la recherche de la position dominante est liée aussi à la recherche de la capacité de reproduction, de confort et de survie de soi-même et de l’espèce.
Notre germe de conscience peut envisager le dépassement de tous ces mécanismes de pouvoir, encore faut-il d’abord les reconnaître en nous, dans notre mémoire. La question du pouvoir est complexe et inclut la problématique de la vie et de la mort.