La langue de bois massif en quatre leçons :
Leçon 1 : On n’ignorera le propos général de l’auteur (« L’image que nous avons des dictateurs, par exemple Pinochet et Castro, est-elle cohérente avec la réalité de leur régime, à commencer par le nombre de leurs victimes ? »). Fidel Castro n’est en effet pas un dictateur, et associer son nom à Pinochet est un procédé ignoble, relevant soit de la psychiatrie, soit d’agents de la CIA.
Leçon 2 : Même si toutes les sources connues démontrent que le régime de Pinochet a causé la mort de 4 à 6 fois moins de victimes que celui de Castro, on ne s’y intéressera pas. On se contentera de signaler, sans source, que Pinochet a exécuté des « milliers de travailleurs », sans dire un mot des morts sous Castro : Primo, ça n’est pas intéressant, et secundo, les victimes de Fidel étaient soit des contre-révolutionnaires bourgeois, soit des agents de la CIA.
Leçon 3 : Rappeler en toute occasion qu’un système communiste est BON par essence, alors qu’un système capitaliste est MAUVAIS. On affirmera sans peur d’être ridicule, que le bilan économique du Chili est catastrophique - en ne s’étendant pas sur le PNB / habitant qui est 2,4 fois supérieur au Chili qu’à Cuba. Seuls les agents de la CIA ignorent qu’il est préférable de mourir de faim à Cuba, voir de mourir tout court, plutôt que de prospérer en bonne santé au Chili.
Leçon 4 : On mettra en doute l’indépendance des médias qui se livrent à ces comparaisons de mauvais goût ... en renvoyant vers le site de Lutte Ouvrière, qui, en toute indépendance, ne croit pas vraiment à ces histoires de morts et de prisonniers politiques dans les régimes communistes, grossière manipulation de la CIA. On rassurera le militant : ces médias pourris seront interdits, et leurs dirigeants exécutés (dans la joie) dès que l’occasion s’en présentera.