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Accueil du site > Actualités > International > Pinochet, Castro, combien de victimes ?

Pinochet, Castro, combien de victimes ?

La civière de Pinochet ou la chambre d’hôpital de Castro confirment une règle qui ne souffre que de rares exceptions : les dictateurs trépassent généralement dans leur lit. Tous cependant ne meurent pas au pouvoir. Tous n’affichent pas non plus le même bilan, à commencer par celui du nombre de leurs victimes. Mais l’image que nous nous sommes construite de chacun des tyrans du XXe siècle est-elle en cohérence avec les informations qui sont pourtant plus que jamais accessibles à tous d’un simple clic ? Si les chiffres ont un sens, et si une vie humaine a partout la même valeur, au Chili comme à Cuba, en Ethiopie comme en Ukraine, bref sur tous les continents, arrêtons-nous sur le triste bilan des despotes les plus célèbres.

Castro quatre fois plus criminel que Pinochet

Ouvrons le Quid à la rubrique « Pinochet » : 2600 morts sur 15 millions de Chiliens. Ces victimes ont payé de leur vie le prix de leur opposition à un coup d’Etat qui venait de renverser Salvador Allende, président démocratiquement élu en 1973. Intéressons-nous maintenant à Fidel Castro (http://www.cubantrip.com/actu/news_suite.php?id_news=242)  : 9200 morts sur 12 millions de Cubains - soit presque quatre fois plus que le putschiste chilien. Ceci sans compter les 77 000 Cubains noyés après avoir tenté de fuir le régime castriste sur des embarcations de (mauvaise) fortune. Pinochet a rendu le pouvoir au bout de dix-sept ans, et laissé élire ses successeurs. Fidel Castro après quarante-huit ans de dictature a préféré le « confier » à son frère. Mais ces deux-là sont des apprentis en matière de boucherie. Qui se souvient qu’Hafez El Assad, le père et prédécesseur du président syrien actuel, a - en une seule journée - massacré à Hama en 1982 plus de ses concitoyens que Fidel Castro en un demi-siècle de pouvoir ? Et que Jacques Chirac a jugé utile d’assister à ses funérailles ? Un amateur pourtant, en comparaison de Mengistu en Ethiopie (80 000 morts), d’Idi Amin Dada en Ouganda (300 000 morts), ou de Saddam Hussein (probablement proche du million). Mais il ne s’agit encore là que de la deuxième division des assassins de masse.

La vie d’un Chinois vaut 30 000 fois moins que celle d’un Chilien

Si l’évocation du nom de Pinochet fait trembler d’effroi du côté de St Germain-des-Prés, quelles devraient être les réactions à l’évocation d’un Pol Pot ? Longtemps soutenu par des intellectuels toujours fréquentables, ce monstre absolu détient le triste record du pourcentage de concitoyens exécutés au nom d’une folie sanguinaire : entre le quart et le tiers des Cambodgiens ont péri, soit 2,5 à 3,3 millions de malheureuses victimes (mille fois plus donc que le dictateur chilien). Le folklorique nord-coréen Kim Il Sung affiche un « score » équivalent, mais encore inférieur au « visionnaire » que fut Lénine, précurseur en matière de méthodes concentrationnaires. On attribue à l’homme à la barbichette cinq millions de victimes. Ses camps inspirèrent-ils Hitler qui sema la terreur dans toute l’Europe et à qui le trépas de 24 millions d’Européens peut être attribué ? Les avis sont partagés, mais la thèse est crédible. Nul doute en revanche que le petit père des peuples, Staline, n’ait perfectionné le système totalitaire que Lénine lui légua et qui broya vingt millions de Russes, d’Ukrainiens et d’autres citoyens, malgré eux, de la glorieuse Union soviétique. Notons que le parti politique qui chez nous, trouvait son bilan « globalement positif » - le PCF - pourra sans problème concourir à la prochaine élection présidentielle. Additionnons maintenant les massacres de tous les criminels dirigeants précédemment cités, soit environ 60 millions d’êtres humains disparus dans des conditions atroces. Ce chiffre, hallucinant, équivalant à la totalité de la population française actuelle, reste pourtant inférieur au score du plus grand assassin de tous les temps : Mao Tse tung, crédité de 80 millions de victimes (John Halliday, Mao, l’histoire inconnue - Gallimard 2006). Son nom, moins célébré il est vrai aujourd’hui qu’il ne le fut dans les années 1970 par des gens aussi respectables que Serge July ou Julien Dray, effraie-t-il autant que celui d’Augusto Pinochet ? Quand celui-ci liquidait un opposant chilien, Mao massacrait ... 30 000 Chinois. La vie d’un Chinois vaut-elle 30 000 fois moins que celle d’un Chilien ?

Une indignation sélective

Comme l’avait à de nombreuses reprises relevé Jean-François Revel (citons La connaissance inutile - Grasset 1988), notre indignation sélective, notre incapacité à admettre des faits avérés et à en tirer les conséquences reste une scandaleuse énigme. Nul doute donc qu’il y aura du beau linge à La Havane pour les funérailles de Fidel, dictateur tropical exotique, et que sur le chemin du retour, gavées de rhum et de cigares, ces belles âmes s’étrangleront de rage à l’idée que Pinochet n’ait même pas été jugé. Oui, c’est certain, la prochaine disparition du tombeur d’Allende et du leader maximo nous permettra de juger une nouvelle fois du traitement que nous réservons aux « bons » et aux « mauvais » dictateurs.


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145 réactions à cet article    


  • Pas l’oie, pas pris (---.---.79.7) 5 décembre 2006 12:16

    « Comme l’avait à de nombreuses reprises relevé Jean-François Revel (citons « La connaissance inutile » - Grasset 1988), notre indignation sélective, notre incapacité à admettre des faits avérés et à en tirer les conséquences reste une scandaleuse énigme. »

    paresse intellectuelle ? esprit moutonnier ? ignorance ? aveuglement idéologique ? qui sait....scandaleuse enigme...oui.. !

    La devise : plus jamais ça.. !

    Merci pour votre excellent article !


    • JeretourneMaVesteToujoursDuBonCôté (---.---.133.39) 5 décembre 2006 15:27

      Jean-François Revel :

      collabore à France-Observateur, puis devient à la fin des années 1970 directeur de L’Express. À partir de 1982, il est chroniqueur dans le journal Le Point.

      Socialiste jusqu’en 1970 !

      On lui doit la théorisation en 1979 du droit d’ingérence.

      considéré comme réactionnaire, il fustige l’anti-américanisme et se considère proche des idées libérales.


    • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 11 décembre 2006 15:26

      Ultime commentaire de l'auteur à destination des lecteurs de bonne foi.
      Vous trouverez ci-dessous deux types de réaction :
      1 - Les réactions de lecteurs pour qui le Communisme est une religion, Castro l'un des Anges de son (introuvable) Paradis et Pinochet l'une des incarnations du Démon. Leur réaction est à peu près équivalente à celle que l'on peut avoir avec un intégriste iranien, si on lui pose la question de l'existence de Dieu. La question est blasphématoire, donc révoltante. Les commentaires de ces dévots reposent tous sur l'argumentation suivante: Castro (et tous les dictateurs dits "de gauche") avaient de belles intentions, ils n'ont donc pu tuer que des salauds, peu importe leur nombre (1000 ou 10 millions). S'intéresser de près au nombre de leurs victimes, les mettre en rapport avec les morts imputables à d'autres régimes est suspect (certains dénoncent même le procédé comme écoeurant, ou suggèrent de s'intéresser plutôt à la qualité des soins dentaires - pourquoi pas les jours d'ensoleillement à La Havane et à Santiago effectivement ?). La vérité des chiffres leur est insupportable, car elle salit leurs Saints, donc la vérité est fasciste. A mort la vérité ! Ceux-là ont bien sûr voulu me transformer ipso-facto en défenseur de Pinochet et du fascisme. C'est un procédé stalinien classique (et méprisable).
      2 - Les réactions de lecteurs qui considèrent qu'un régime ne doit pas être jugé sur ses intentions, mais sur ses résultats, et qu'au pays des Droits de l'Homme, s'intéresser aux nombres de victimes de dictateurs sur 60 ans environ (Lénine 1917 - Pol Pot 1975) était un critère de jugement OBJECTIF, respectueux de toutes les victimes. Ceux-là ont compris que poser la question autour de soi "Pinochet, combien de victimes ? Et Castro ?" était une question non-conformiste ... et que les réponses sont toujours extrêmement éloignées de la réalité . A la lueur de ce critère, Castro a tué quatre à six fois plus d'êtres humains que Pinochet - c'est ainsi, je n'y peux rien, et c'est bien ce que les "religieux" trouvent insupportables. Ils se trouvent également que ces deux-là sont des "petits joueurs" face au quatuor Mao-Hitler-Staline-Pol Pot. Prétendre comme Marie-George Buffet l'a encore fait ce matin sur les ondes de France-Info que "Pinochet était un des dictateurs les plus sanguinaires de l'Histoire" est un mensonge éhonté. Elle est la réprésentante d'un parti qui en 1973 préférait que l'on se préoccupe de se qui se passait au Chili plutôt que chez Brejnev (dirigeant l'URSS de 1964 à 1982), Mao (mort en 1976) ou Pol Pot qui accèdait au pouvoir deux ans après Pinochet en 1975, sous les acclamations de la gauche occidentale.

      Toute la jeunesse de l'époque (celle de Serge July ou Laurent Joffrin) qui occupe aujourd'hui les postes de responsabilités reste habitée par ce mythe de leur 20 ans : Pinochet-presque-égal-d'Hitler et Mao-rude-mais-vachement-novateur. Il faudra attendre leur disparition pour pouvoir enfin discuter un peu sérieusement.


    • patrick patrick 12 décembre 2006 18:55

      @ l’auteur

      Vous lire est un bonheur !

      Il faut dire les choses comme vous le faite !

      Merci d’aller à contre courrant !

      Patrick


    • Michel Monette 18 décembre 2006 02:41

      J’ai beaucoup de difficulté avec les comparatifs. Il me semble que le nombre importe peu : un mort par une dictature est un mort de trop. Cessons de vouloir dresser un palmarès. À ce compte, vous avez raison de dire que le régime de Castro est pire que celui de Pinochet. Seuls quelques attardés d’ailleurs prétendront que le communisme n’était pas une erreur très cher payée. Cela n’exonore pas le régime Pinochet, ni quelque dictature que ce soit, pour autant. Votre article est, en ce sens, tendancieux, et d’ailleurs vous l’admettez vous-mêmes dans votre commentaire.


    • echo (---.---.125.31) 5 décembre 2006 12:37

      Castro a pris le pouvoir en renversant un dictateur, Pinochet a lui renversé un régime démocratique. LA plus grande victime de Pinochet est la (fragile) démocratie chilienne.

      Au sujet de cette comptabilité morbide, le chiffre de 2 600 victimes chiliennes me parait bien faible. Il serait intéressant de comparer et de citer d’autres sources. Où le Quid est-il allé chercher ce chiffre ? Ne prend-il en compte que les morts du coup d’état de 1973 ou n’oublierait-il pas les morts DURANT la dictature ?

      En bref, se contenter d’un seul chiffre n’est pas très sérieux ! ni pour un historien, ni pour un journaliste !

      A propos d’indignation sélective.... Combien de millions de personnes sont aujourd’hui dans les goulags chinois ? Personne n’en parle ni ne s’indigne puisque le marché Made in China est entièrement ouvert à nos entreprises occidentales... Cela aussi il aurait fallu en parler !


      • JeretourneMaVesteToujoursDuBonCôté (---.---.133.39) 5 décembre 2006 15:29

        Et combien de victimes dela France coloniale ???


      • Zam (---.---.19.171) 5 décembre 2006 18:58

        Excellente question ! qu’on ne pose presque jamais, curieusement.....


      • Jesrad (---.---.105.16) 5 décembre 2006 21:01

        Le gouvernement Allende était bel et bien une dictature :

        Petit résumé de ce qu’était le régime Allende, repris dans la résolution votée par les 2/3 des députés chiliens le 22 août 1973 :
        - le gouvernement d’Allende a gouverné par décret dans des domaines qui étaient de la compétence exclusive du parlement ;
        - le gouvernement d’Allende à bafoué les prérogatives du parlement en refusant de se soumettre à son contrôle et en ignorant les motions de censure contre plusieurs de ses ministres ;
        - le gouvernement d’Allende a empêché la promulgation de lois votées par le parlement ;
        - le gouvernement d’Allende a harcelé la magistrature pour qu’elle se plie à sa politique, en violation de la séparation des pouvoirs et a couvert des attaques perpétrées contre des membres de la magistrature ;
        - le gouvernement d’Allende a paralysé l’action du Ministère public contre des criminels activistes proches du gouvernement ;
        - le gouvernement d’Allende a violé toutes les lois consacrant le principe de séparation des pouvoirs en empêchant l’application des condamnations prononcées par la justice contre des criminels activistes proches du gouvernement ;
        - le gouvernement d’Allende a systématiquement violé les décisions du Contrôleur général de la République, la plus haute juridiction administrative ;
        - le gouvernement d’Allende a systématiquement violé le principe d’égalité devant la loi en refusant la protection de la loi aux personnes qui n’étaient pas de son bord ;
        - le gouvernement d’Allende a attenté contre la liberté d’expression (pressions économiques, fermeture illégale, emprisonnement de journalistes, appropriation partisane et violation de la prérogative du Sénat dans la nomination de la direction de la télévision publique, etc.) ;
        - le gouvernement d’Allende a violé l’autonomie des universités et leur droit à disposer de canal de télévision, notamment en couvrant la prise de possession illégale et violente de ces chaînes par ses partisans ;
        - le gouvernement d’Allende a attenté, par la violence, contre le droit de réunion pacifique d’opposants à son régime alors même qu’il tolérait les réunions en armes de ses partisans et les attaques de ces derniers contre l’opposition ;
        - le gouvernement d’Allende a attenté contre la liberté d’enseignement en voulant, illégalement, par décret, imposer un plan éducatif marxiste ;
        - le gouvernement d’Allende a violé le droit constitutionnel de propriété en couvrant plus de 1.500 occupations illégales de propriétés et en promouvant la prise de possession illégales de centaines d’entreprises et de commerces pour les réquisitionner ensuite, spoliant ainsi les propriétaires légitime au profit du gouvernement ;
        - le gouvernement d’Allende a eu recours d’innombrables fois aux arrestations illégales et a autorisé que ls personnes soient soumises à la torture ;
        - le gouvernement d’Allende a violé les droits de nombreux syndicats et à fait usage de la violente contre eux ;
        - le gouvernement d’Allende a violé la garantie constitutionnelle qui autorise les Chiliens à sortir du pays en exigeant d’eux des conditions non requises par la loi ;
        - le gouvernement d’Allende a violé la constitution (article 10 n°16) en créant ou en autorisant nombre d’organismes séditieux (Commandos communaux, Comités de surveillance, etc.) et en leur reconnaissant une autorité illégale en contradiction avec les autorités et les organismes constitutionnels ;
        - le gouvernement d’Allende a brisé le cadre de l’État de droit en formant et en développement des groupes paramilitaires et en tentant d’employer les forces armées et de polices à des fins partisanes ;
        - etc.

        Rappelons également la programme du parti politique du parti d’Allende :

        « La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. Il est le résultat nécessaire du caractère violent et répressif de l’État-classe. Elle constitue l’unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique et à sa défense ». « Il est possible pour le gouvernement de détruire les bases du système capitaliste de production. En créant et en élargissant l’aire de ’propriété sociale’ aux dépens des entreprises capitalistes et de la bourgeoisie monopolistique, nous pourrons leur quitter le pouvoir économique » ; « L’état bourgeois au Chili ne peut servir de base au socialisme, il est nécessaire de le détruire. Pour construire le socialisme, les travailleurs chiliens doivent dominer la classe moyenne pour s’emparer du pouvoir total et exproprier graduellement tout le capital privé. C’est ce qui s’appelle la dictature du prolétariat »


      • thomas (---.---.153.54) 5 décembre 2006 12:43

        agoravox devient digne des grand médias...


        • Julien (---.---.78.247) 5 décembre 2006 12:49

          Ca va être rigolo de voir les militants d’extrèmes gauches troller en criant au scandale, discuter le nombre de morts, et défendre le gentil lénine contre le méchant staline.

          La réalité est ainsi, la majorité, du moins les pires, dictateurs du siècle passé et d’aujourd’hui encore sont des marxistes.

          Encore 20-25 ans à patienter, pour que els commissaires du peuple, les serge july et consorts, passent l’arme à gauche dans leur petit lit douillet.

          La génération suivante pourra enfin tirer les lecons sereinement.

          PS : Sur RTL, Serge July en réponse à la question « castro est-il un dictateur », a répondu « bon... euh oui c’est un dictateur » en murmurant pour qu’un ne l’entende pas trop.

          Je l’apprécie encore plus chez okrent quand il fait le juge du haut de sa tribune. smiley


          • tal (---.---.29.137) 5 décembre 2006 15:13

            Quant à vous, ne croyez-vous pas qu’il est temps d’arrêter ce genre de niaiserie pour ne pas dire de connerie ? Qu’ils soient d’obédience marxiste, capitaliste démocratique ou tout ce que vous voudrez, ce sont des appréciations à la con que les uns et les autres selon leurs opinions portent sur ceux de l’opinion adverse.

            Doit-on faire une différence entre le nombre de morts attribuables à un Hitler, un Staline, un Franco, un Mao, un Castro,un Kennedy, un Jonhson,(viet-nam : massacres de mi-Laï, etc.), un Pol Pot (Cambodge),un Vincent Auriol(Madagascar:répression-massacre 200.000 morts !), un deGaulle(Guerre d’Algérie), un Mittérand (guerre d’Algérie),un Bush(Viet-nam), un (? ) Ruanda, un Taylor (Libéria),etc.etc.

            Tous ceux cités et bien d’autres, ont des centaines de milliers voir des millions de morts sur la conscience.Ces victimes étaient toujours des « ennemis du peuple » et l’étaient toujours au nom « d’une cause juste ».Et le fait que des gens comme vous ou moi lorsque nous sommes contemporains et vivons dans les pays concernés,en proie à l’endoctrinement ferment leur gueule par crainte, ou par adhésion tacite,ne signifie rien de plus qu’une égalité de tous et de tous les responsables politiques vis-à vis de cette question.

            Dictature !...Dictature ! Nous autres (« Démocraties ») n’avons que ce mot à la bouche dès qu’il s’agit de juger des autres nations,et nous trouvons comme justification aux innombrables victimes que nous avons causé et causons encore en bien des endroits du monde,le prétexte du « monde libre » qui est d’apporter la « démocratie ».

            Alors dans ces cas là les morts ne comptent pas ? C’est à dire qu’ils ne sont pas morts pareils ? Ils ne sont pas morts-morts, puisque ce n’est pas sous un régime « tyranique » « Dictatorial », Hmm ?.On pourrait ajouter, qu’ils ne n’ont pas été massacrés, ni même assassinés, mais sont simplement décédés !!! N’est-ce pas ?Hm ?!

            Les lunettes que vous ou n’importe qui pourriez chausser pour juger en fonction de ses convictions politiques, ça c’est une autre affaire...


          • tal (---.---.29.137) 5 décembre 2006 15:21

            @L’auteur :

            Correctif.

            Le post précédent vous est bien évidement adréssé


          • tal (---.---.29.137) 5 décembre 2006 17:01

            @ tous.

            Il fallait entendre "...un Bush(Irak)...et non pas Viet-nam

            Rendons à César...

            Chacun aura bien sûr rectifié.

            Merci ! smiley


          • tal (---.---.29.137) 5 décembre 2006 17:05

            Tiens, tiens ?! Panama, ou Marsupilami ou les deux, sont passés par-là... smiley smiley smiley


          • cigarro (---.---.12.169) 5 décembre 2006 17:17

            TOTALEMENT d’accord !! bien dit


          • Zam (---.---.19.171) 5 décembre 2006 19:00

            Excellent commentaire, qui remet les choses en place !!

             smiley


          • Zam (---.---.19.171) 5 décembre 2006 19:02

            je parlait du commentaire de par tal le 5 décembre 2006 à 15H13 bien entendu


          • Helios (---.---.135.71) 9 décembre 2006 17:31

            j’aime bien cette reaction, elle est pleine d’humanité. Elle me conforte dans ma position dérangeante lorsque certaines de mes relations voulaient envoyer l’armée dans les banlieues l’an passé. je suis tres fier qu’il n’y ait pas eu de morts, je suis trés fier de mon pays.

            Il n’en reste pas moins qu’il est impossible d’accepter n’importe quoi, n’importe quand. En reprenant le même exemple, si les petits voyous qui ont cassé du blanc, brulés les voitures de leurs voisins avaient reussi a mettre en peril notre société, il aurait bien fallu faire un choix : accepter le changement et se soumettre aux bandes ou passer, le plus rapidement et le plus fermement possible, a une autre dimension du maintien de l’ordre.

            Je ne veux pas excuser les uns ou les autres mais on ne peut pas assimiler les nettoyages a la Mao et les « maintiens de l’ordre » d’un Castro ou d’un Pinochet. Je sais bien que vous allez me retorquer que si il y avait eu autant de cubain que de chinois le score du leader maximo eut été a la mesure du guide du peuple. Il n’y a evidement aucune mesure non plus entre le maintien de l’ordre en algerie ou la raison d’état en France ou ailleurs. Toute atteinte a la vie est inacceptable, mais j’aimerai également préciser que la défense doit être proportionnée à l’attaque. j’aimerai qu’on m’explique comment aurait pu faire Pinochet, ar exemple, pour gouverner sans « éliminer » personne, sachant que de l’autre bord, l’élimination se pratiquait également.

            Soyez respectable, si vous souhaitez être respectés, ce serait plutôt ma devise.

            Cela dit, ici au Chili, un bon nombre de citoyens pensent que Pinochet a effectué une de ses maneouvres favorites, la simulation. Rentré sur un bracard discretement de nuit dans un hopital « reservé », quasiment mort, et assis sur son lit le lendemain sans aucune intervention est trés curieux. Un peu comme son départ de Londres en fauteuil et son arrivée a Santiago a pied en « revisant » ses troupes au passge !


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 5 décembre 2006 12:52

            Copie de mon court post sur un autre forum.

            Deux vieux dictateurs sont en train de cannés !

            T’in bizarre cette coïncidence, deux vieux dictateurs l’un de gauche, l’autre de droite c’est pt’être ça l’équilibre du monde sont en train d’calenchés !

            Allez bon voyage messieurs,....,si la justice des hommes vous a épargnés, j’espère simplement que la justice de Dieu existe !

            Sur Pinochet, parrait qu’il serait enterré en grande pompe ,... à l’église !

            @+ P@py


            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 9 décembre 2006 14:50

              T’in dommage que les ceuses qui n’apprécie pas mon commentaires n’argument pas,.... et se contentent juste de voter !

              @+ P@py


            • Helios (---.---.135.71) 9 décembre 2006 17:51

              Ce serait effectivement bien qu’ils s’en aillent en même temps. Un de droite un de gauche, on ne les séparerait plus pour l’anniversaire de leur disparition.

              Génial non ?


            • space_cowbooy (---.---.57.23) 5 décembre 2006 13:26

              très intelligent (ironique)... ce qu’on peut faire aussi c’est un classement des salauds par nombre de morts ??? ça serait tout aussi imbécile...

              A tout dire, on dit aussi des conneries ! Et là pousser la comparaison sur le nombre de mort engendré par des dictatures pour en préfèrer « objectivement » plus une que l’autre serait d’une mauvaise foi confondante...

              Extrême droite ou extrême gauche, peu importe, y a toujours des miliciens dans les rues !


              • (---.---.229.236) 9 décembre 2006 01:34

                « ce qu’on peut faire aussi c’est un classement des salauds par nombre de morts ? ? ? ça serait tout aussi imbécile... »

                Oui, banalisons donc les génocides socialistes, puisque tout se vaut. On se demande même pourquoi le génocide est interdit, tiens !


              • parkway (---.---.18.161) 5 décembre 2006 13:53

                et les 3600 morts du 11/9/2001, quels sont les dictateurs qui les ont tués ?

                Hein ?

                Et les torturés d’Algérie ? les crevettes bigeard ?

                C’est qui,hein ? c’est qui ?

                y’en a toute un flopée comme ça !

                Donnez le travail à JDCH, il adore les chiffres !

                Ca le rendra peut-être plus humaniste... je rêve,là.


                • Marie Pierre (---.---.163.211) 5 décembre 2006 14:09

                  @ l’auteur,

                  Vous dites « Si l’évocation du nom de Pinochet fait trembler d’effroi du côté de St Germain-des-Prés » pour stigmatiser tous ceux qui manifestaient contre le coup d’Etat de Pinochet. J’en étais, et je ne venais pas de St Germain des Prés.

                  Pourquoi ce coup d’Etat a provoqué autant de manifestations ? Parce qu’un dictateur, marionnette de la CIA, a renversé un régime qui venait d’être démocratiquement élu. C’est ce dernier point qui doit être mis en évidence. Aujourd’hui, il semble que les Etats Unis aient d’autres chats à fouetter. Ils laissent le continent sud-américain élire ses leaders. Mais ils sont toujours présents....


                  • Dominique (---.---.30.99) 5 décembre 2006 14:27

                    « ...du beau linge à la Havane pour les funérailles de Fidel » dites-vous, avec Madame Mitterand en tête de cortège sans doute, elle qui déclarait sur le perron de l’Elysée avec émotion et solennité que Castro « est un bienfaiteur de l’humanité ». Indignation sélective oui...

                    Merci pour votre bel et juste article


                    • Lucilio (---.---.210.2) 5 décembre 2006 15:00

                      « LA plus grande victime de Pinochet est la (fragile) démocratie chilienne. »

                      Erreur. La démocratie chilienne avait déjà été assassinée par le gouvernement d’Allende. Pour rappel, l’armée chilienne renversa le gouvernement Allende sans l’aide des États-Unis (le gouvernement des USA tenta bien en 1970 d’empêcher la désignation d’Allende à la présidence par le parlement chilien, mais en 1973, ce gouvernement ne collabora en rien au coup d’État militaire) , mais surtout l’armée chilienne intervint suite à l’appel du parlement chilien. En effet, après la Cour Suprême - qui, le 26 mai 1973, avait adressé une énième protestation contre les violations sans cesse répétées par l’exécutif des décisions de justice des tribunaux (Allende y répondra en déclarant qu’en période de révolution, c’était au pouvoir politique de décider de l’opportunité de l’application des décisions judiciaires) -, le parlement chilien, le 23 août 1973, dans une résolution, approuvée à 81 voix contre 47, après le rappel des innombrables violations constitutionnelles et légales du gouvernement Allende, demande aux autorités et aux FORCES ARMÉES de mettre fin immédiatement aux situations de fait dont ils étaient fait mention. Les documents historiques sont très clairs à ce sujet :

                      http://es.wikisource.org/wiki/Acuerdo_de_la_C%C3%A1mara_de_Diputados_sobre_el_grave_quebrantamiento_ del_orden_constitucional_y_legal_de_la_republica

                      De même que les témoignages des principaux acteurs :

                      - Eduardo Frei, patron de la Démocratie chrétienne qui expliqua clairement au journal espagnol ABC le 10 octobre 1973 que les militaires furent appelés par les parlementaires pour remplir une obligation légale :

                      http://www.josepinera.com/pag/pag_tex_hablofrei.htm

                      - Patricio Aylwin - premier président du Chili après la dictature - qui, dans une entrevue à la télévision espagnole le 16 septembre 1973, expliqua comment le gouvernement Allende tentait d’installer une dictature socialiste et que l’action de l’armée fut salvatrice :

                      http://www.youtube.com/watch?v=twVdTR8gcvI

                      Petit résumé de ce qu’était le régime Allende, repris dans la résolution votée par les 2/3 des députés chiliens le 22 août 1973 :
                      - le gouvernement d’Allende a gouverné par décret dans des domaines qui étaient de la compétence exclusive du parlement ;
                      - le gouvernement d’Allende à bafoué les prérogatives du parlement en refusant de se soumettre à son contrôle et en ignorant les motions de censure contre plusieurs de ses ministres ;
                      - le gouvernement d’Allende a empêché la promulgation de lois votées par le parlement ;
                      - le gouvernement d’Allende a harcelé la magistrature pour qu’elle se plie à sa politique, en violation de la séparation des pouvoirs et a couvert des attaques perpétrées contre des membres de la magistrature ;
                      - le gouvernement d’Allende a paralysé l’action du Ministère public contre des criminels activistes proches du gouvernement ;
                      - le gouvernement d’Allende a violé toutes les lois consacrant le principe de séparation des pouvoirs en empêchant l’application des condamnations prononcées par la justice contre des criminels activistes proches du gouvernement ;
                      - le gouvernement d’Allende a systématiquement violé les décisions du Contrôleur général de la République, la plus haute juridiction administrative ;
                      - le gouvernement d’Allende a systématiquement violé le principe d’égalité devant la loi en refusant la protection de la loi aux personnes qui n’étaient pas de son bord ;
                      - le gouvernement d’Allende a attenté contre la liberté d’expression (pressions économiques, fermeture illégale, emprisonnement de journalistes, appropriation partisane et violation de la prérogative du Sénat dans la nomination de la direction de la télévision publique, etc.) ;
                      - le gouvernement d’Allende a violé l’autonomie des universités et leur droit à disposer de canal de télévision, notamment en couvrant la prise de possession illégale et violente de ces chaînes par ses partisans ;
                      - le gouvernement d’Allende a attenté, par la violence, contre le droit de réunion pacifique d’opposants à son régime alors même qu’il tolérait les réunions en armes de ses partisans et les attaques de ces derniers contre l’opposition ;
                      - le gouvernement d’Allende a attenté contre la liberté d’enseignement en voulant, illégalement, par décret, imposer un plan éducatif marxiste ;
                      - le gouvernement d’Allende a violé le droit constitutionnel de propriété en couvrant plus de 1.500 occupations illégales de propriétés et en promouvant la prise de possession illégales de centaines d’entreprises et de commerces pour les réquisitionner ensuite, spoliant ainsi les propriétaires légitime au profit du gouvernement ;
                      - le gouvernement d’Allende a eu recours d’innombrables fois aux arrestations illégales et a autorisé que ls personnes soient soumises à la torture ;
                      - le gouvernement d’Allende a violé les droits de nombreux syndicats et à fait usage de la violente contre eux ;
                      - le gouvernement d’Allende a violé la garantie constitutionnelle qui autorise les Chiliens à sortir du pays en exigeant d’eux des conditions non requises par la loi ;
                      - le gouvernement d’Allende a violé la constitution (article 10 n°16) en créant ou en autorisant nombre d’organismes séditieux (Commandos communaux, Comités de surveillance, etc.) et en leur reconnaissant une autorité illégale en contradiction avec les autorités et les organismes constitutionnels ;
                      - le gouvernement d’Allende a brisé le cadre de l’État de droit en formant et en développement des groupes paramilitaires et en tentant d’employer les forces armées et de polices à des fins partisanes ;
                      - etc.

                      Rappelons également la programme du parti politique du parti d’Allende : « La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. Il est le résultat nécessaire du caractère violent et répressif de l’État-classe. Elle constitue l’unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique et à sa défense ». « Il est possible pour le gouvernement de détruire les bases du système capitaliste de production. En créant et en élargissant l’aire de ’propriété sociale’ aux dépens des entreprises capitalistes et de la bourgeoisie monopolistique, nous pourrons leur quitter le pouvoir économique » ; « L’état bourgeois au Chili ne peut servir de base au socialisme, il est nécessaire de le détruire. Pour construire le socialisme, les travailleurs chiliens doivent dominer la classe moyenne pour s’emparer du pouvoir total et exproprier graduellement tout le capital privé. C’est ce qui s’appelle la dictature du prolétariat ».

                      Rappelons également qu’en trois ans de « voie chilienne vers le socialisme », le bilan des violation des droits de l’homme s’élève à une centaine de personnes assassinées, un millier blessées, 200 séquestrées, une vingtaine de journalistes torturés, etc. le tout du fait de groupes politico-militaires alliés d’Allende (par exemple, son neveu qui fut un des chefs du MIR, groupe responsable de nombreux crimes restés impunis).

                      Bien entendu, tout ceci n’excuse en rien les crimes commis sous la dictature de Pinochet.

                      « Au sujet de cette comptabilité morbide, le chiffre de 2 600 victimes chiliennes me parait bien faible. »

                      Rappelons que la Commission Nationale de Vérité et Réconciliation établie par le gouvernement chilien après la dictature, destinée à dire « la vérité sur les graves violations des droits de l’homme commises dans le pays entre le 11 septembre 1973 et le 11 mars 1990 », fait état de 3.550 plaintes, dont 2.296 furent acceptées.


                      • Lucilio (---.---.210.2) 5 décembre 2006 15:10

                        « ...el primero lleno de gente amargada, con todos sus servicios publicos privatizados, sin acceso a la salud ni a la educacion y el segundo con un pueblo maravilloso, alegre... »

                        Oye, que yo sepa, son los cubanos, por decenas de miles, que se escaparon, nadando, de la Isla del doctor Castro en dirección de los Estados Unidos, no los chilenos.


                      • Lucilio (---.---.152.5) 5 décembre 2006 17:05

                        Un lien ci-dessus est mal passé. Le voici : Acuerdo de la Cámara de Diputados sobre el grave quebrantamiento del orden constitucional y legal de la republica

                        http://es.wikisource.org/wiki/Acuerdo_de_la_C%C3%A1mara_de_Diputados_sobre_el_grave_quebrantamiento_del_orden_constituc ional_y_legal_de_la_republica


                      • ludovica (---.---.78.115) 5 décembre 2006 15:02

                        Cuantos de ustedes han estado en Chile ? Cuantos de ustedes han estado en Cuba ? perdonenme pero no saben nada. Creo que un buen analisis seria ver que ha pasado con cada uno de estos dos pueblos, el primero lleno de gente amargada, con todos sus servicios publicos privatizados, sin acceso a la salud ni a la educacion y el segundo con un pueblo maravilloso, alegre, pobre, si, pobre, pero por favor, Cuba es una isla minuscula que como maximo puede ser comparada con peru o bolivia, y que es mucho mas rica en cultura, alegria de vivir, HUMANIDAD. Cuantos de ustedes europeos amargados que no viven sin su siquiatra o sicologo, les gustaria vivir la alegria del pueblo cubano. Y eso no es el resultado de Fidel, es la lucha que ha dado todo el pueblo. No comparen peras con manzanas !!!


                        • Lucilio (---.---.210.10) 5 décembre 2006 15:12

                          « ...el primero lleno de gente amargada, con todos sus servicios publicos privatizados, sin acceso a la salud ni a la educacion y el segundo con un pueblo maravilloso, alegre... »

                          Oye, que yo sepa, son los cubanos, por decenas de miles, que se escaparon, nadando, de la Isla del doctor Castro en dirección de los Estados Unidos, no los chilenos.


                        • ludovica (---.---.78.115) 5 décembre 2006 15:39

                          Y a cuantos cubanos los reciben en estados unidos si no llegan nadando ? a cuantos latinos reciben en europa si no llegan pidiendo asilo ? todos sabemos que esa es la unica artimagna que les queda a quienes buscan mejores oportunidades (economicas) de vida. no digo que no existan personas en contra del régimen, de hecho no conozco personas mas criticas al régimen castrista que los cubanos. pero también les oi decir, que estaban dispuestos a defender hasta las ultimas sus logros, cuantos chilenos dirian eso de su regimen ? por ultimo, a quien invoca a Frei y a Alwyn como antecedente, sepan que ellos fueron los artifices del golpe. obvio que luego quieran excusarse, su pasado los persigue y tambien tienen sus manos con sangre.


                        • Lucilio (---.---.210.2) 5 décembre 2006 15:50

                          « Y a cuantos cubanos los reciben en estados unidos si no llegan nadando ? »

                          Varios miles llegan cada años a los Estados Unidos, no todos se ahogan en el mar por culpa de Castro.

                          « ...todos sabemos que esa es la unica artimagna que les queda a quienes buscan mejores oportunidades (economicas) de vida. »

                          Mejores oportunidades económicas, claro : la Cuba de Castro es el país latino-americano más miserable, gracias a 40 años de socialismo. Pero, también, esas personas buscan simplemente más libertad.

                          « ...que estaban dispuestos a defender hasta las ultimas sus logros... »

                          Cuál logro ? Cuba es el país más miserable de America, excepto Haiti.

                          « ...cuantos chilenos dirian eso de su regimen ? »

                          Los chilenos no dicen nada : se quedan y trabajan en su país dónde nunca se ha vivido mejor en toda su historia.

                          « ...ellos fueron los artifices del golpe. »

                          Como los 2/3 de los representantes del pueblo chileno. Vaya legitimidad.


                        • glop (---.---.20.15) 5 décembre 2006 20:29

                          Bravissimo, que no se olviden que los Estados Unidos déclararon guerra à Cuba, que fueron sustenidos por Mafia a quien no le gustaba perder sus casinos y traficos diversos....

                          Pinochet no estaba mas que marionetta en las manos de ITT ! NO FUE ELEGIDO !!!! Todo lo que puedan decir no es nada mas que polvo sobre cadaveres !!!


                        • Lucilio (---.---.152.5) 5 décembre 2006 20:41

                          Dis donc, Glop, tes révélations... c’est vraiment "Les bronzés s’intéressent à l’histoire latino-américaine.


                        • glop (---.---.20.15) 6 décembre 2006 06:34

                          Lucilio

                          Votre commentaire est assez significatif de votre niveau d’argumentation !

                          quant aux bronzés, serait-ce de l’austracisme ?

                          Il est vrai qu’il y a encore de nombreux « bronzés » qui frappent aux portes des grands propriétaires terriens d’Amérique du Sud, et ils frappent de plus en plus fort !

                          De toute façon, votre idéologie passera comme toutes les idéologies vous n’êtes plus que l’un des rares représentants d’une caste qui a accueilli à bras ouverts des nazis, l’opus dei et autres groupes issus du même tas de fumier.... Et ne me parlez pas de réalisme,car moi je parle de réalité...


                        • manos (---.---.216.178) 12 décembre 2006 14:26

                          gracias por tu comentario.


                        • manos (---.---.216.178) 12 décembre 2006 14:28

                          Ouais, mais déjà mieux qu’un ancien d’ HEC qui répète comme un perroquet les idioties du Figaro-Madame !


                        • nicolas boileau (---.---.248.13) 5 décembre 2006 15:37

                          excellent article. 100% d’accord.


                          • ludovica (---.---.78.115) 5 décembre 2006 15:43

                            100% d’accord


                            • Gelone 5 décembre 2006 15:51

                              Castro a pris le pouvoir en renversant un dictateur, Pinochet a lui renversé un régime démocratique. LA plus grande victime de Pinochet est la (fragile) démocratie chilienne., écrit un certain écho.

                              En fait, la démocratie chilienne était tellement fragile qu’au moment du coup d’état (septembre 1973), l’« opposition » était majoritaire (59 % des voix lors des élections de mars 1973) dans les deux chambres et qu’Allende gouvernait contre elles par des décrets d’insistance que les élus n’auraient pu contrer qu’en disposant des deux tiers des sièges.

                              Si la démocratie était victime de quelqu’un, c’était du stalinien Allende, qui affirmait alors : « Si la révolution ne peut passer en souplesse, elle passera en force. »

                              Presque tout le monde sait cela, presque tout le monde - à gauche - fait semblant de l’ignorer parce que ça ne les arrange pas.

                              Au Chili même, des millions de personnes savent que Pinochet a évité au pays une dictature marxiste qui aurait fait des dizaines de milliers de morts...

                              C’est ça l’essentiel. Que des hyènes et des chacals s’efforcent de salir la mémoire du vieux général ne changera rien au cours de l’histoire.

                              Il a fait ce qu’il fallait au moment où il fallait le faire, alors laissons les unes et les autres japper et hurler, il ne leur reste que leurs cris pour noyer leur désespérance...

                              Ajoutons que le général Pinochet, le Chili sauvé, a quitté le pouvoir de son plein gré, après un référendum démocratique où il n’a recueilli le soutien que de 46 % des électeurs chiliens.

                              Cela signifie que les gens ont pu voter tout à fait librement, que le dépouillement a été honnête et que le « tyran » en a tiré les conclusions en s’en allant. Tu parles d’un dictateur et d’une dictature... smiley smiley smiley Hein dis, Echo ?


                              • Lucilio (---.---.152.5) 5 décembre 2006 17:02

                                « Que des hyènes et des chacals s’efforcent de salir la mémoire du vieux général ne changera rien au cours de l’histoire. »

                                Précisons que, malgré le fait que l’armée chilienne fut appelée par le parlement chilien pour mettre fin aux agissements illégaux et anticonstitutionnels du gouvernement Allende et empêcher l’instauration d’une dictature socialiste au Chili, les militaires doivent répondre des crimes commis durant la dictature.


                              • Gelone 5 décembre 2006 18:33

                                A l’époque, c’était la guerre froide. Comme toutes les guerres, elle faisait des victimes.

                                Et je préférais qu’elles soient dans le camp adverse que dans le mien - où il y en avait énormément (jusque pas loin de chez moi, on tuait des gens qui tentaient de franchir une frontière) -, alors je ne suis pas objectif.

                                Forcément...


                              • Jesrad (---.---.105.16) 5 décembre 2006 21:10

                                Non, il a raison, Pinochet doit répondre des crimes commis sous sa direction. Tout comme devrait être jugé Castro, tout comme aurait dû l’être Che Guevara, et tous les autres dictateurs du monde entier.

                                Les causes justes n’ont pas besoin de sang pour être défendues.


                              • Gelone 5 décembre 2006 22:12

                                doit, devrait, aurait dû...

                                Quelle bouffonerie !

                                Les causes justes n’ont pas besoin de sang pour être défendues.

                                Quelle ingénuité !


                              • cat (---.---.206.229) 5 décembre 2006 16:02

                                La pire des démocraties est de loin préférable à la meilleure des dictatures. [Ruy Barbosa] Bravo pour ton article !


                                • Menico (---.---.217.108) 5 décembre 2006 16:10

                                  Pour vous mettre tous d’accord dans ce match au plus sanguinaire des dictateurs.

                                  Il semble évident aujourd’hui qu’entre deux maux, l’Amérique Latine ait enfin choisi le bon camp !!!!

                                  Depuis que Bush a changé d’ennemis, elle est enfin libre de choisir ses amis.


                                  • Le Hérisson Le Hérisson 5 décembre 2006 16:46

                                    @ l’auteur : Le rapport Valech (officiellement le Rapport de la commission nationale sur l’emprisonnement et la torture) est un document rendu public le 29 novembre 2004 détaillant les violations des droits de l’homme commis sous le régime Pinochet entre 1973 et 1990. Le rapport Valech détaille les résultats de six mois d’investigation. Il comptabilise au total environ 400 000 victimes de la torture sous le régime Pinochet.


                                    • Lucilio (---.---.152.5) 5 décembre 2006 16:55

                                      « Il comptabilise au total environ 400 000 victimes de la torture sous le régime Pinochet. »

                                      Faux. La Commission Nationale sur la Prison Politique et la Torture mise en place par le gouvernement Lagos fait état de 35.000 cas de personnes emprisonnées pour leurs idées politiques et dont 90% auraient été torturées durant leur détention.

                                      http://www.purochile.org/sintesis.pdf


                                    • ludovica (---.---.78.115) 5 décembre 2006 17:37

                                      400.000 20.000 1000, combien de personnes te semblent nécessaires pour répudier le régime de Pinochet ?. la semaine dernière trois petites filles se sont suicidées au Chili. ça te semble un pays heureux ?. je ne comprends pas, si les États-Unis reçoivent-ils tant de Cubains qui n’arrivent pas « en nageant », pour quoi non tous partent dans un avion ? El Decreto Supremo N° 1.040 de 2003, que creó la Comisión, estableció que ella debía determinar quiénes eran las víctimas de prisión política y tortura, sin hacer distinciones de edad, y que debía recibir los testimonios a partir de un acto voluntario de los interesados. Es así como, de las 27.255 personas que finalmente fueron reconocidas como víctimas, 1.080 eran menores de 18 años al momento de su detención. Por ello, en el Capítulo VII del Informe, relativo al perfil de las víctimas, se escribió un apartado especial acerca de la violencia contra los menores de edad (pp. 488-489). En él se señaló que 226 personas fueron detenidas cuando tenían entre 15 y 13 años de edad, y que 88 fueron detenidas teniendo 12 años o menos. También el Informe destacó la situación de 87 niños y niñas que fueron detenidos junto a sus padres ; de 4 que estaban en gestación al momento de la detención y que fueron afectados por las torturas sufridas por sus madres, así como de 11 casos de personas nacidas durante el cautiverio de sus madres. Finalmente, el Informe reconoció también la situación de una persona que fue concebida como producto de la violación de que fue objeto su madre. http://www.comisiontortura.cl/listado_informes.html y este link es el oficial, purochile es, gracias a Dios, de los ultimos bastiones facistas que quedan en Chile


                                    • Lucilio (---.---.152.5) 5 décembre 2006 17:57

                                      « 400.000 20.000 1000, combien de personnes te semblent nécessaires pour répudier le régime de Pinochet ? »

                                      Là n’est pas le problème : Le Hérisson affirmait que le rapport Valech faisait état de 400.000 cas d etortures recensés. Or c’est faux.

                                      « ...la semaine dernière trois petites filles se sont suicidées au Chili. ça te semble un pays heureux ? »

                                      Quelle ironie : Cuba possède le plus haut taux de suicide du continent américain.

                                      http://chroniquespatagones.blogspirit.com/archive/2006/05/08/cuba-possede-le-plus-haut-taux-de-suicide-du-continent-ameri.html

                                      « ...pour quoi non tous partent dans un avion ? »

                                      Ils sont loin d’être tous renvoyés à Cuba. Pour mémoire le nombre de Cubains exilés en Floride atteint les 1,5 millions.

                                      « ...y este link es el oficial, purochile es, gracias a Dios, de los ultimos bastiones facistas que quedan en Chile »

                                      Fasciste ou pas, il s’agit bien du même rapport Valech qui fait état de 35.000 cas de torture déclarés et non 400.000.


                                    • Helios (---.---.135.71) 9 décembre 2006 20:13

                                      La « petite fille » qui s’est suicidée au Chili, dans le nord, si je me souviens bien est une ado qui était la « tête » de turc de ses petits camarades d’école. il s’agit d’un mal être correspondant a cet age, mais également un problème lié au système scolaire traité comme une marchandise mais surtout sans contrôle de l’état. Rien a voir avec le pays, rien a voir avec une quelconque orientation politique. (je vous rappelle par ailleurs que le Chili est le modèle de Ségolène Royal, qui voit en Bachelet une personne de gauche, alors que si elle était en France elle serait plus a droite que Chirac ! je vous rapelle aussi que Bachelet a fait tirer par sa police sur les pecheurs qui manifestaient dans le sud contre la pollution d’une usine a papier, juste dans les champs de pêches. Bien sur elle rejette la faute... Il est aussi bon de dire qu’elle a du virer son ministre de l’éducation apres un mois de grève des « pingoins » (ici, les elèves sont en uniforme) et sur tout ce qui a été promis au mois de mars dernier, RIEN n’a été tenu. bien sur, elle rejette la faute... Aujourd’hui, elle est impliqué (la coalition au pouvoir) dans une affaire de corruption et de détournements de fond a ChileDeportes, (sport). Outre son silence rompu pour dire que c’etait « inaceptable » elle rejette la faute... Je ne vous parlerai pas de l’Affaire Pascua lama, car, comme modèle de corruption, il y aurait a dire... elle rejettera surement sur les fonctionnaires de la Conama (ceux qui s’occupent du « milieu ambiant »)

                                      Et je peux vous en ecrire des listes... psssit, pour ceux qui ecrivent en espagnol, un peu de respect pour les lecteurs svp, j’habitais a Copiapo, maintenant je suis a Santiago, je sais de quoi je parle et j’ecris en Français. Mais je suis plutôt vieux, les jeunes uu Chili n’apprennent QUE l’anglais !


                                    • VDJ (---.---.0.134) 10 décembre 2006 02:31

                                      Vos chiffres sont faux. Il n’y a pas 1,5 millions « d’exilés » cubains aux US. Il y a au plus 1,5 millions d’émigrés, c’est pas pareil. Par rapport à la population, un taux assez faible en comparaison de l’Amérique centrale.

                                      Cela dit, l’effet migratoire pour les cubains est forcément accentué par la fameuse (pour qui ?) loi dite CUBAN ADJUSTMENT ACT qui accorde automtiquement le droit de séjour à tout cubain (et uniquement cubain) qui touche le sol des Etats-Unis. Une telle loi US appliquée à un autre pays du tiers monde, ca donnerait quoi ?


                                    • Mariethé (---.---.57.156) 5 décembre 2006 16:50

                                      et bien evidement LES U.S.A grande démocratie devant l’Eternel pas de morts,pas de génocides ,les indiens C4EST DU PIPI DE CHAT 70 MILLIONS DE MORT partout ou il y a des guerres meurtrières les U.S.A. sont derrière .ISRAEL « peuple qui propage la paix » NON ?? deux poids deux mesures chez vous , Castro « dictateur » ?? et « bob » Ménard et financé par qui ??,lui le Président a vie de RSF .Tout ça ne marche plus grace a internet ,et cette soif de vérité que les peuples ’d’en bas" c’est du CHAVEZ QUE L’ON VEUT et plus rien n’arrêtera l’histoire du socialisme du xx1 S

                                      cordialement Mariethé


                                      • Pluto (---.---.193.53) 5 décembre 2006 17:18

                                        Et alors ? En commençant à compter les morts et en restant honnête, cela détruit toute idéologie ayant accédé au pouvoir. Pour paraphraser : « Le pouvoir tue, le pouvoir absolu tue absolument ... ». Et à comptabiliser, on en viendrait à dire bêtement : « Oui, mais là, il y a moins de morts, donc le régime est mieux ... » Cette fois, il s’agit de « compétition ». A l’envers, certes, mais de compétition ... Pouvoir, compétition ... Les deux mamelles du malheur humain ! Pour finir : un seul mort qui laisse des traces assez incroyables quand on y pense : J.C !


                                        • SERGE (---.---.153.16) 5 décembre 2006 18:51

                                          Le XX° siècle a été un siècle terrible qui commença par la guerre de 14/18 qui brutalisa la nature humaine et facilita la prise du pouvoir par les frères jumeaux du crime Staline et Hitler...après d’ailleurs qu’en 1915 les Turcs aient génocidé un million et demi d’Arméniens orthodoxes. Après tout ceci il y eut les 7 à 8 millions d’Ukrainiens morts lors d’une grande famine provoquée et organisée par Staline...sans compter toutes les autres victimes du communisme. N’oublions pas non plus les 20 à 30 millions de morts lors de la ’révolution culturelle’ de Mao (celui que Giscard appela lors de son décés ’ PHARE DE L’HUMANITE’...un phare certes mais... tâché de sang) et puis on peut aussi parler du génocide de Pol pot par ses Khmers rouges (plusieurs millions de morts)....

                                          Alors c’est vrai, Pinochet a été un dictateur et pour assurer sa prise de pouvoir a fait assassiner plusieurs milliers de ses compatriotes.

                                          Mais franchement par rapport à ces ’tueurs industriels’ que furent non seulement Hitler, mais aussi Staline, Mao, Pol Pot et l’empereur rouge actuel de Corée du Nord et bien Pinochet est un bien petit salopard. Mais plutôt que de toujours parler de lui comme si c’était le seul tueur politique, parlons aussi de ceux qui sont ou ont été encore bien pire.

                                          Il n’y a pas de bons bourreaux qui tuent de mauvaises victimes et de mauvais bourreaux qui tuent de bonnes victimes. Il y a des bourreaux à dénoncer et des victimes à défendre, que les uns ou les autres soient de droite ou de gauche.


                                          • V. Dedaj (---.---.0.134) 9 décembre 2006 18:10

                                            Khmers rouges qui ont finalement été renversés et chassés par ?.... l’armée (communiste) vietnamienne. Khmers rouges qui ont ensuite été soutenus par ? ...

                                            Comme quoi, les choses ne sont pas aussi linéaires, n’s’pas ?


                                          • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2006 19:12

                                            @l’Auteur,

                                            Vous m’avez brûlé de vitesse. Bravo, pour cet article et les recherches annexes.


                                            • Stéphane Guezenec (---.---.143.21) 5 décembre 2006 19:49

                                              Merci ! Désolé ... je ne le referai plus smiley


                                            • salengro (---.---.60.48) 5 décembre 2006 20:45

                                              les pauvres d’amérique latine n’ont pas de leçons à recevoir d’un type d’HEC qui n’a rien fait de plus malin dans sa vie pour aider son prochain que d’écrire un article avec comme sources CUBANTRIP je serai mort de rire si c’était risible


                                              • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 6 décembre 2006 13:42

                                                Il est vrai que CUBANTRIP ne recense « que » 9200 victimes du castrisme. J’aurais pu citer « Le livre noir du communisme » (Éditions Robert Laffont, 1997) : Depuis 1959, plus de 100 000 cubains, opposants le plus souvent pacifiques, ont connu les camps et les prisons en raison de leurs opinions, et de 15 000 à 17 000 personnes ont été fusillées. Mais tant que les cadavres n’auront pas été déposés devant votre porte, vous n’y croirez pas. Vous ne mourrez alors probablement pas de rire, mais de honte qui sait ?

                                                L’auteur


                                              • qwerty (---.---.23.177) 5 décembre 2006 20:50

                                                Oser critiquer Castro, cela releve du blaspheme.


                                                • FredSud37 (---.---.112.205) 5 décembre 2006 20:55

                                                  La journaliste chilienne du grand quotidien El Mercurio (droite) Maria Angelica de Luigi, qui fut une farouche adversaire régime de Salvador Allende, a récemment publié ceci :

                                                  « Je rêvais de choses simples : de la tendresse, un peu d’érotisme, une maisonnette, d’un bon collège pour mon fils... Mes plaisirs : écrire bien, poser des questions intelligentes, mettre dans l’embarras mes interlocuteurs... Quelqu’un a-t-il eu l’idée de faire, dans El Mercurio, un reportage dans les centres de torture de la DINA ? Personne, pas même moi. Je ne peux mettre personne en cause. Je n’ai jamais été censurée. J’étais une chienne. Et pendant ce temps, il y avait des Chiliennes à qui ils défonçaient le vagin avec des animaux, des bouteilles, de l’électricité, avec des coups de poing ; et ils tuaient leurs enfants et leurs parents. Au même moment, moi, je lisais des contes à mon fils, j’avais un petit copain, j’allais à la plage avec mes amis journalistes. Demander pardon à tous, à personne ? Je préfère personnifier : je te demande pardon à toi, journaliste, Olivia Mora, qui portait le drapeau d’Allende, toi la gauchiste, qui a joué sa vie pour sa cause sans tomber dans les sectarismes. Tu n’as jamais voulu tuer personne, mais réaliser la justice sociale... Olivia, pardonne-moi, car je n’ai rien fait pour casser la chaîne d’horreur qui a emporté l’un de tes enfants ».


                                                  • Menico (---.---.217.108) 6 décembre 2006 09:30

                                                    C’est ainsi que réagissent tous les pourfendeurs de la lutte des classes, qui se croient à l’abri de la prochaine privatisation ou délocalisation.

                                                    Tous ces extrêmistes de la charentaise, 4x4, école privée, duplex en ville, que l’on voit ici-même cracher sur les seuls qui se battront encore pour eux, le jour où ils finiront par pleurer leur misère.

                                                    A l’instar de cet ancien d’Airbus entendu hier sur France Inter, qui s’étonnait, un sanglot dans la voix, que son indemnité Assedic n’excèdait pas 50% de son salaire... et qui 1 mois plus tôt traitait encore ses semblables de fénéants qui refusent de bosser.

                                                    Cela m’est arrivé également, après 34 ans de boulot, à la différence près que ce ne fut ni une surprise, ni une catastrophe imprévisible, mais l’aboutissement annoncé de cette politique ultra-individualiste que prônent tous les abrutis de la pensée unique dont on lit la prose ici.


                                                  • (---.---.18.196) 9 décembre 2006 21:50

                                                    Cette journaliste chilienne a non seulement appuyé le régime chilien en pleine dictature et torture ( qu’elle connaissait) mais maintenant que le vent a tourné et que la dictature n’est plus là, elle a retournée sa veste et voudrait qu’on lui pardonne. Elle n’aura jamais eu aucun courage et n’aura fait que suivre le vent toute sa vie. Quel être méprisable. smiley


                                                  • Flashstony (---.---.27.96) 5 décembre 2006 21:07

                                                    Vous auriez pu mentionner tout de même Suharto, le dictateur indonésien qui aurait fait entre 500 000 et 1 000 000 de morts selon les experts internationaux ( comprendre : paysans massacrés à la machette ou avec les armes livrées gracieusement par Kissinger quelques mois plus tot ), voire 2 000 000 selon certains généraux de l’époque ( oui oui figurez vous qu’ils s’en vantent encore ! ).


                                                    • Le péripate Le péripate 5 décembre 2006 21:19

                                                      Je veux prouver quelque chose, donc je cherche et je trouve les chiffres qui me conviennent. Voilà illustré l’exacte contraire d’une démarche scientifique. En matière de point de vue dérangeant, c’est raté, voilà un article remarquable par son conformisme. Une comptabilité morbide sortie du Quid !!! Bravo pour les sources !!!

                                                      Le Peripate


                                                      • Sam (---.---.195.193) 5 décembre 2006 21:39

                                                        Registre comptable sur Pinochet :

                                                        « ..Environ 3.000 personnes ont été tuées ou ont »disparu« sous son régime et quelque 28.000 ont subi des tortures après qu’il eut renversé le président marxiste Salvador Allende. » (LCI)

                                                        Registre comptable des amateurs de comptabilité à charge pour Castro :

                                                        "..Comment appelle-t-on une organisation qui viole régulièrement l’espace aérien d’un pays souverain ?

                                                        L’Armée des Etats-Unis ? Mauvaise Réponse ! Voici la bonne : Hermanos al Rescate, fondé par José Basulto. Connue pour se livrer à des incursions dans l’espace aérien cubain et survoler à basse altitude la ville de La Havane. Après de nombreuses sommations de la part des autorités cubaines, deux petits avions (sur trois) se font descendre par la chasse cubaine en février 1996. Une polémique s’engage pour savoir si les avions étaient ou non dans l’espace aérien cubain.

                                                        Basulto, qui participait à l’opération, en sort indemne et raconte son échappée : (entendu le lendemain matin sur la radio France-Inter. Nota, selon lui, deux Mig cubains sont en chasse, alors attention :) « je me suis caché derrière les nuages pour rentrer ».

                                                        Clinton profite de l’affaire pour signer la loi Helms-Burton qui durcit le blocus. Plus tard, la justice américaine accordera des centaines de millions de dollars d’indemnisation aux familles des quatre victimes. La somme provient des avoirs cubains gelés aux Etats-Unis depuis la révolution. Cuba contre-attaque en faisant le procès de la politique des Etats-Unis contre Cuba, et en exigeant une somme équivalente pour chacune des victimes des quelques 5.000 attentats commis contre Cuba, de plus de 40 ans de blocus et de plusieurs attaques biologiques.."

                                                        (Cuba Solidarity Project)

                                                        Pour les dubitatifs des 5000 attentats contre Cuba, registre comptable complet dans ce livre :

                                                        "..Killing Hope : U.S. Military and CIA Interventions Since World War II de William Blum Depuis février 2004, le livre est désormais disponible en français sous le titre de Guerres Scélérates.."

                                                        Ceci non pas pour exonérer Castro de son régime dictatorial, mais pour rappeler qu’il y en a un paquet qui veulent noircir le tableau de celui dont le plus grand crime n’est pas, pour ceux-là, d’être dictateur mais « communiste ».

                                                        Alors, please, prenons les chiffres avec pincettes et les articles affligés du syndrome Furet/Courtois avec toute la distance nécessaire, avant de canarder tout et n’importe quoi au profit d’idéologies qui cachent soigneusement leurs exactions anti-dictatoriales sur le large dos de la démocratie.


                                                        • Nicounet (---.---.33.226) 5 décembre 2006 22:34

                                                          Il faut aussi preciser en ce qui concerne Pol Pot, qu’il a tué tous ces cambodgiens en un temps record car son reigne a été interrompu rapidement par l’armée vietnamienne. Il a donc mis 3 ans pour massacrer environ 3 millions de personnes ce qui fait 2740 personnes par jour... Un véritable tueur en masse donc !! Et malheureusement il n’y a pas eu, il n’y a pas, et il n’y aura pas que lui...

                                                          Article interessant, merci à l’auteur.


                                                          • yoda yoda 6 décembre 2006 02:26

                                                            Cet article et ce fil sont assez pénible a lire de par les contre-vérités, les hors-contextes et les raccourcis qui s’y déversent. On pourrait quand bien meme en retirer une question constructive :

                                                            Pourquoi certaines repressions (Castro par exemple) semblent plus acceptables que d’autres (Pinochet par exemple) ?

                                                            Si les dictatures non communistes et communistes se rejoignent dans leur restriction des libertes individuelles notamment d’opposition au regime, elles se distinguent par la nature meme du regime en place qui dans un cas oeuvre « egoistement » pour le maintien des privileges d’une oligarchie et de ses privileges au dépend de la majorité de la population, et dans l’autre cas oeuvre « altruistement » pour le maintien d’un systeme qui refuse toute oligarchie et classes privilégiés (hormis peut etre les cadres du parti...). La différence est peut etre subtile pour certains esprits et parfois floue dans la pratique mais peut expliquer pourquoi certaines répressions seraient plus acceptables que d’autres, meme lorsque la souffrance génerée est la meme ou parfois pire (celles de regimes communistes extremes en asie).

                                                            L’autoritarisme des régimes communistes prouvent que la fraternité et la solidarité sociale ne peuvent etre imposé « par le haut » de maniere autoritaire mais doivent emerger dans un processus démocratique. Mais de telle tentative de democratie sociale et solidaire sont souvent instables (Allende par exemple) du fait des pressions égotaristes, économiques et militaires de certaines oligarchies et imperialismes (Pinochet par exemple).

                                                            Bref les tristes bilans comptabilisés par l’auteur de l’article demontrent que les Hommes ne sont pas (encore) murs pour vivre de maniere solidaire, paisible et altruiste, et continueront encore une long moment a se taper sur la gueule (au sens propre comme au figuré) pour satisfaire leur encombrant (et périssable) ego...


                                                            • Internaute (---.---.12.231) 6 décembre 2006 08:31

                                                              C’est complètement ridicule d’écrire un article virulent sur Pinochet en mettant en avant le fait qu’auraient péri 2.600 personnes sous son autorité.

                                                              Que comptez-vous écrire au sujet de Bush qui vient d’assassiner 200.000 civils en Irak ? Ou au sujet d’Ariel Sharon qui a fait tuer 2.000 personnes dans les camps de Sabrah et Shatila puis fait raser Jenin avec tous ses habitants ?

                                                              Beaucoup de chiliens sont reconnaissants à Pinochet d’avoir empêché le pays de sombrer dans le socialisme avec Allende. Pour une personne aussi détestée selon vous, c’est quand-même curieux de voir le nombre de gens qui lui apportent leur soutien alors qu’il n’est plus aux affaires depuis des decennies.

                                                              Votre article, c’est de la propagande de bas étage.


                                                              • Pete Bondurant Pete Bondurant 6 décembre 2006 09:26

                                                                Excellent article qui remet en place certaines idées et devrait inspirer les moralisateurs bien pensants.


                                                                • Pete Bondurant Pete Bondurant 6 décembre 2006 09:45

                                                                  @ Activista « On est très, très loin de la terreur fasciste sous pinochet... » Il est évident que Fidel Castro a fait de Cuba un petit paradis envié dans le monde entier.

                                                                  On peut toujours chicaner sur le nombre de victimes, qu’on ne connaîtra de toute façon jamais avec exactitude et que ni Pinochet ni Castro ni personne ne publiera (...) - Pinochet reste un assassin, au même titre que Castro. Qu’il ait fait assassiner 1 000 000 ou 30 personnes ne change rien au problème.

                                                                  Votre argumentation ne tient debout que pour les activistes de votre trempe : d’une mauvaise foi crasse et qui arguent que des chiffres contestables (et qui le resteront puisqu’officieux) dédouanent ce genre de personnage.

                                                                  On s’en fout pas mal que Castro soit 8e ou 9e au top ten des dictateurs sanglants. C’en est un. C’est tout.


                                                                  • Gelone 6 décembre 2006 10:00

                                                                    Il ne faudrait pas oublier non plus qu’avec l’affaire des fusées, Castro a failli être, en 1962, l’acteur sine qua non d’une nouvelle guerre mondiale !


                                                                  • gritou (---.---.87.167) 6 décembre 2006 10:33

                                                                    Je voudrais juste apporter une précision sur le massacre de Hama perpétré par Hafez El-Assad. Ce dernier, était un « alaouite ». Les alaouites représentent environ 10% de la population syrienne et occupent tout les postes clés du pays(police, armée, administration,...)afin de se maintenir au pouvoir. Bref, ses opposants les plus virulents et violents étaient issus de la fameuse confrérie des « frères musulmans ». Pour les « frères », les alaouites sont des hérétiques qui pratiquent un islam différent du leur et ils avaient donc l’obligation religieuse d’éliminer le dictateur. Par conséquent, ils ont fait un attentat qui a failli couté la vie d’El-Assad, puis, ils se sont réfugiés dans leur « fief » de Hama et le dictateur a fait raser la ville, massacrant pêle-mêle ses habitants (amis des « frères musulmans »)et les « frères » présents dans la ville. Les survivants de la branche syrienne de la confrérie se sont ensuite enfuits en Egypte d’où ils ont continué leur djihad et réussi à assassiner Anouar-el-Sadate.

                                                                    NB : La ville de Hama était classée patrimoine mondial par l’UNESCO


                                                                    • Julien (---.---.78.247) 6 décembre 2006 10:38

                                                                      Les faits sont tétus mon cher tal.

                                                                      On peut faire de la démagogie en disant « bla bla un mort en vaut un autre, 2000 morts de l’un ca vaut les 3 milions de l’autre ».

                                                                      Pinochet zigouille 3000 personnes, ca en fait une ordure indéniable. Mais c’est moins que les morts sur la route en France à l’époque.

                                                                      Par contre les 80 millions de morts de Mao, c’est un peu plus que les morts sur la route en France tu ne crois pas Tal ?

                                                                      Je crois que c’est toi qui porte des lunettes déformantes. Qui t’empêchent de relativiser, même s’il s’agit de vies humaines. Un homme vaut un homme, quelle que soit ses origines, on est d’accord. Mais 3000 ca ne vaut pas un million et tout argument monté la dessus est un sophisme.

                                                                      Ne vous en déplaise, les grands salauds de l’histoire du 20ème siècle sont des marxistes. C’est un fait qu’il est impossible de nier.

                                                                      Et le jour ou la France en finira avec cette idélogie (et c’est pour bientôt à mon humble avis), on pourra aller de l’avant et rattraper notre retard en matière de démocratie.


                                                                      • tal (---.---.28.140) 6 décembre 2006 16:01

                                                                        @ Julien.

                                                                        A charge de réciprocité...perméttez moi de vous tutoyer. smiley

                                                                        J e ne vois vraiment pas pourquoi tu t’excites comme ça ?!...Vu que je suis entièrement d’accord avec toi.

                                                                        Je me fout de ces considérations portant sur le nombre de victimes qu’un tyran ou un dictateur quelconque peut compter à son actif. Je laisse ce genre de comptabilité aux historiens , aux statisticiens et aux petits fonctionnaires Allemands, Khmers, Ruandais, en charge d’évaluer la performance de mesures propres a atteindre les objectifs fixés pour « la solution finale ».

                                                                        Ces chiffres « mon cher Julien » me donnent la nausée.La cause est a rechercher probablement dans mon aversion pour les maths.Alors dés qu’il faut calculer, plus personne...

                                                                        Tu dis mon « cher julien : » On peut faire de la démagogie en disant « bla bla un mort en vaut un autre, 2000 morts de l’un ca vaut les 3 milions de l’autre ».

                                                                        Je n’ai pas cru bon de le dire,tant cela me parait évident ! Maintenant libre à toi ou à quiconque de penser le contraire.

                                                                        Tu dis encore : « Pinochet zigouille 3000 personnes, ca en fait une ordure indéniable. Mais c’est moins que les morts sur la route en France à l’époque. Par contre les 80 millions de morts de Mao, c’est un peu plus que les morts sur la route en France tu ne crois pas Tal ?  »

                                                                        Je refuse d’entrer dans ce genre de polémique, étant entendu que pour les uns 3000 c’est beaucoup et 80 millions c’est...pas assez !!!

                                                                        Je ne vois pas en quoi je porte des lunettes déformantes, parce que je me refuse à « relativiser » comme tu dis. Ce qui veut dire en claire que je me refuse a prendre parti comme tu le fais, je me refuse a trouver celui-ci plus « méchant » que celui-là, ou tel autre plus « gentil » que tel autre.Pour moi le jugement que je porte sur l’horreur et la barbarien ne se fait pas à l’aune du nombre.Pas étonnant en cela car je te répète, je suis nul en maths...

                                                                        Pour moi vois-tu mon « cher » Julien je range au même rang Hitler responsable les millions de morts en Europe, l’Empereur Hiro-Hito responsable (du fait de l’agréssion nippone), des six cents et quelques milles morts Américains et alliés et des trois cents milles morts causés par les bombes larguées sur Hiwo-Jima et Nagasaki par les Américains pour en finir.

                                                                        On a pendu Tojo,mais l’Empereur (dieu vivant ) a été épargné.Pour moi sa responsabilité était aussi totale et ne se discutait pas.

                                                                        Je range aussi au même rang, Staline,Franco, Castro(si tu veux...) Pinochet, Pol-Pot,Taylor,.Je range aussi au même rang, Vorster et P.Botha en Afrique du sud , ces responsables de l’ignoble régime d’appartheid que nous (monde occidental) avons soutenus durant 40 ans et qui vit la déportation et la liquidation de dizaines de milliers de Noirs.

                                                                        Je range toujours au même rang, sans plus me préoccuper du nombre « relatif »...Quel vilain mot ! le pésident Français ,Vincent Auriol et son président du conseil de l’époque Paul Ramadier, responsables d’une des plus sauvages répréssions de l’ère coloniale qui fit de l’avis de tous les historiens et spécialistes(mondiaux) de cette époque, entre deux cents ciquante et trois cents milles morts !!!

                                                                        Est-ce que ces deux hommes parcequ’ils sont occidentaux et de chez nous, méritaient de mourir paisiblement dans leur lit, leurs proches penchés sur leurs « bonnes bouilles » de « bons petits bourgeois » de l’époque, et de recevoir l’extrême onction ?

                                                                        Tu dis encore mon « cher » Julien : « Mais 3000 ca ne vaut pas un million et tout argument monté la dessus est un sophisme »

                                                                        Un sophisme dis-tu ? Il pourrait tout au plus s’agir d’un paralogisme !Si tant est que ton point de vue puisse servir de référence... Je ne cherche pas a donner a mon raisonnement une apparence de validité et je ne vois pas en quoi un des éléments pourrait être fautif. C’est ainsi que je vois ce genre de chose, c’est tout.

                                                                        ps) je crois me souvenir que nous avions déja échangé sur un autre sujet, infiniment plus...sensible que celui-là

                                                                        Cdlmt

                                                                        Tal. smiley


                                                                      • tal (---.---.28.140) 6 décembre 2006 16:10

                                                                        prière de lire au post ci-dessus

                                                                        « ...responsables d’une des plus sauvages répréssions de l’ère coloniale (Madagascar) »

                                                                        Merci.

                                                                        Tal


                                                                      • Hugo (---.---.102.41) 6 décembre 2006 12:21

                                                                        Fidel Castro mort de rire

                                                                        vendredi 23 avril 2004, par Michael Moore

                                                                        Vous êtes vous demandé pourquoi Fidel Castro est au pouvoir depuis si longtemps ? Personne, à part le roi de Jordanie, n’a duré aussi longtemps au sommet. Ce type a vu passer huit présidents des Etats-Unis, 10 Jeux olympiques, et le retour de la comète Halley. Et quoi que fasse le gouvernement des Etats-Unis pour le détrôner, il a plus de vies que (la chanteuse) Cher a de « come-back » dans le show-biz.

                                                                        C’est pas que nos dirigeants américains n’aient pas fait de leur mieux. Depuis que Castro a libéré son pays du régime corrompu de Batista soutenu par les Etats-Unis et la Mafia, Washington a tenté une large variété de méthodes pour l’éjecter de son siège. On trouve des tentatives d’assassinat financés avec l’argent de nos impôts, des invasions, des blocus, des embargos, des menaces de destruction nucléaire, le chaos interne, la guerre biologique (la CIA a balancé la fièvre porcine sur le pays en 1971, obligeant les Cubains à détruire 500.000 porcs).

                                                                        Et, quelque chose qui me paraît étrange, il y a même une base navale des Etats-Unis sur l’île de Cuba ! Imaginez, qu’après avoir battu les Anglais pendant notre révolution, nous les ayons laissé garder quelques milliers d’hommes et une poignée de navires de guerre dans la Baie de New York. Bizarre.

                                                                        Le Président Kennedy, qui appliquait le plan de Président Eisenhower d’envahir Cuba par la Baie des Cochons, donna des ordres à la CIA pour assassiner Castro, en essayant tout, du stylo-plume rempli d’encre empoisonnée jusqu’au cigare explosif. (Non, je ne suis pas allé chercher mes infos à Hollywood ; c’est tout marqué dans le rapport du Comité Church du Congrès des Etats-Unis, 1975.)

                                                                        Bien entendu, rien n’a marché. Castro est devenu plus fort et les Etats-Unis ont continué à devenir fous. Cuba était perçu comme « celui qui nous avait échappé ». C’en est devenu embarrassant pour nous. Voilà que nous avions dans la poche chaque nation de notre hémisphère, sauf ces maudits Cubains. Ca faisait vilain. Comme quand toute la famille sort pour dîner et que la seule mauvaise graine, le petit Billy, refuse de s’asseoir tranquillement et d’obéir. Tout le monde autour observe les parents en se demandant comment ils vont s’y prendre... L’image qu’ils donnent de n’avoir aucune discipline ou de contrôle est la pire des humiliations. Alors ils se mettent à gifler little Billy, mais sans résultat : il n’est pas près de manger ses petits pois.

                                                                        C’est cet air ridicule que nous avons aux yeux du reste du monde. Comme si nous étions devenus fous à cause de ce petit pays à 180 km de nos côtes. Nous ne ressentons pas la même chose lorsqu’il s’agit d’une vraie menace pour l’humanité, comme celle posée par le gouvernement chinois, par exemple. Tu parles d’un bande de voyous. Et pourtant, nous ne pouvons pas nous retenir de coucher avec eux. Washington a passé 23 ans à nous monter la tête contre les Chinois et soudainement, un jour, ils sont devenus nos amis. Il s’est avéré que les Républicains et leurs copains des multinationales n’étaient pas vraiment contre le communisme - juste contre le communisme qui vous empêche d’entrer dans le pays et gagner quelques sous.

                                                                        Et ça, bien sûr, a été l’erreur fatale de Castro. Une fois avoir pris le contrôle et nationalisé toutes les entreprises états-uniennes et avoir viré la Mafia de La Havane, il aurait aussi bien pu aller s’asseoir sur la faille de San Andreas, parce que la colère divine d’Oncle Sam s’est abattu sur lui, et elle ne s’est pas calmée depuis 37 ans. Et pourtant Castro a survécu. Pour ce seul exploit, et malgré tous ses défauts (une répression politique, des discours de quatre heures, un taux d’alphabétisation de 100%), on est bien obligé d’admirer ce type.

                                                                        Alors pourquoi continuons-nous à nous battre contre ce résidu de Guerre froide ? La réponse se trouve dans une ville appelée Miami. Là-bas, une bande d’exilés cubains cinglés ont pris le contrôle de la politique étrangère des Etats-Unis vis-à-vis de cette toute petite île-nation. Ces Cubains, dont beaucoup étaient des supporters de Batista et vivaient très bien pendant que le bandit dirigeait le pays, semblent ne pas avoir pris une seule nuit de sommeil depuis qu’ils ont ramassé leurs affaires et qu’ils sont partis en direction de la Floride.

                                                                        Et depuis 1960, ils insistent pour nous entraîner dans leur folie. Pourquoi est-ce qu’à chaque événement tragique qui s’abat sur notre pays - Assassinat de Kennedy, Watergate, Iran-Contra, drogue - la liste est longue - on trouve toujours ces exilés cubains dans les parages et impliqués dans ces affaires ? D’abord ça a été les connexions de Lee Harvey Oswald avec les Cubains de la Nouvelle-Orléans. (Ou est-ce que ce sont les exilés cubains seuls qui ont tué Kennedy ou Castro qui en a eu marre de servir de cible à Kennedy ? Quelque soit la théorie que vous préférez, les Cubains exilés sont dans les parages).

                                                                        Ensuite, dans la nuit du 17 Juin, 1972, trois Cubains, Bernard Barker, Eugenio Martinez et Virgilio Gonzales (plus les Etats-uniens Frank Sturgis et James McCord Jr.) furent surpris en train de cambrioler les bureaux du Watergate du président du Parti Démocrate. Cette opération clandestine finit par entraîner la chute du Président Nixon. Tout n’est donc pas négatif dans cette opération.

                                                                        A ce jour, Barker et Gonzalez sont considérés comme des héros dans la communauté cubaine de Miami. Martinez, qui devait plus tard être gracié par Ronald Reagan, est le seul qui se sente mal. « Je ne voulais pas être impliqué dans le chute d’un Président des Etats-Unis ». Oh, comme c’est gentil à vous !

                                                                        Lorsque Olivier North a eu besoin d’une couverture pour convoyer des armes au Nicaragua pour aider à renverser le gouvernement, à qui d’autre pouvait-il s’adresser sinon aux Cubains de Miami ? Le vétéran de la Baie des Cochons, Ramon Medina et Rafael Quintero étaient des dirigeants clés de la compagnie de transport aérien qui devait fournir les armes à la « contra ». La guerre des Contras, soutenue par les Etats-Unis, provoqua la mort de 30.000 Nicaraguayens.

                                                                        Nous avons financé ces Cubains exilés et en guise de remerciement ils ont fait introduire des drogues illégales aux Etats-Unis, détruisant des familles et des parties entières de nos villes. Dès le début des années 60, un certain nombre de Cubains (qui avaient aussi participé à la Baie des Cochons) commençaient à diriger les plus grands réseaux de drogue du pays. La DEA (Département anti-drogues, N.d.T.) trouva peu d’appuis auprès du gouvernement fédéral pour courir après ces exilés cubains, parce qu’ils s’étaient regroupés sous la bannière bidon de « partisans de la liberté ». En fait, la plupart des groupes n’étaient rien de plus que des couvertures pour des opérations de trafic de drogues. Ces mêmes trafiquants ont ensuite aidé à passer des armes au Nicaragua.

                                                                        Des organisations terroristes cubaines basées aux Etats-Unis ont été responsables de plus de deux cents attentats à la bombe et au moins cent meurtres depuis la Révolution de Castro. Ils ont réussi à inspirer tellement de trouille que je ne devrais même pas être en train d’écrire cet article. Je suis, après tout, un des rares Etats-uniens à ne pas porter d’armes.

                                                                        Alors pourquoi est-ce que je n’ai pas peur ? Parce que tous ces exilés cubains, malgré tous leurs grands airs et tout leur terrorisme, sont en fait une bande de minables. Oui, des minables.

                                                                        Vous voulez des preuves ? Pour commencer, quand on n’aime pas l’oppresseur dans son pays, on reste et on tente de le renverser. On peut avoir recours à la force (Révolution américaine, Révolution française) ou des moyens pacifiques (Gandhi en Inde ou Mandela en Afrique du Sud). Mais on ne fait pas demi-tour pour détaler comme l’ont fait ces Cubains.

                                                                        Imaginez que tous les colons américains se soient enfuis au Canada, et aient insisté pour que les Canadiens prennent la responsabilité de renverser les Britanniques dans les Etats-Unis Les Sandinistes n’auraient jamais libérer leur pays de Somoza s’ils s’étaient assis sur une plage au Costa Rica en buvant des margaritas et en devenant riches. Mandela est allé en prison, pas en Libye ni à Londres.

                                                                        Mais les riches cubains ont détalé vers Miami où ils sont devenus encore plus riches. 90% de ces exilés sont blancs, alors que la majorité des Cubains - 62% - sont noirs ou métis. Les blancs savaient qu’ils ne pouvaient rester à Cuba parce qu’ils n’avaient aucun soutien du peuple. Alors ils sont venus ici, en pensant que nous allions nous battre pour eux. Et comme une bande d’imbéciles, c’est ce que nous avons fait.

                                                                        Ce n’est pas que ces pleurnichards de Cubains n’aient pas essayé de se débrouiller un peu. Mais un rapide examen de leurs efforts fait penser à un film comique muet. La Baie des Cochons est le plus connu de leurs fiascos. Il y avait tous les ingrédients d’une grande farce - mauvais bateaux, mauvaise plage, pas de munitions, personne pour les accueillir et, pour finir, on les abandonne sur place, à traîner dans un coin de l’île qu’ils ne connaissent pas (leur chauffeurs, je suppose, ne les avaient jamais emmenés par là dans le bon vieux temps).

                                                                        Leur embarras fut tellement monumental que le monde entier en rigole encore, et les Cubains de Miami ne l’ont jamais oublié ou pardonné. Dites « Baie des Cochons » à l’un d’entre eux et c’est comme si vous étiez un dentiste avec une fraise sur un nerf à vif.

                                                                        On pourrait penser que la défaite de la Baie des Cochons leur aurait donné une leçon. Mais on serait en pleine spéculation. VOUS auriez appris une leçon. Mais pas eux. Depuis 1962, de nombreux groupes d’exilés cubains ont tenté encore plus de raids pour « libérer » leur pays.

                                                                        Passons directement aux points forts :

                                                                        En 1981, un groupe d’exilés cubains accostèrent sur l’île de Providenciales dans les Caraïbes, sur la route pour envahir Cuba. Leur bateau, le seul d’un groupe de quatre à avoir réussi à sortir de la rivière Miami, (les trois autres furent interceptés par les gardes-côtes à cause du mauvais temps, des problèmes de moteur ou un nombre insuffisant de gilets de sauvetage) heurta un récif prés de Providenciales. Coincé sur l’île, sans eau et sans abri, les Cubains de Miami ont commencé à se battre entre eux. Il ont supplié les gens de Miami de venir les sauver et après trois jours furent évacués par avion vers la Floride. Le seul à avoir réussi à atteindre les eaux cubaines, Geraldo Fuentes, souffrit d’une attaque d’appendicite alors qu’il se trouvait encore en mer et a du être héliporté par les gardes-côtes jusqu’à Guantanamo.

                                                                        En 1968, un groupe de Cubains de Miami avait appris qu’un bateau polonais avait accosté dans un port de Miami et qu’une délégation cubaine pouvait se trouver à bord. De la jetée MacArthur (selon le journal St Petersburg Times) les exilés cubains ont tiré avec un bazooka de fabrication artisanale et ont touché la coque. A peine une égratignure. Le dirigeant du groupe, Orlando Bosch, fut condamné à dix ans de prison, mais fut libéré en 1972. Bosch expliqua qu’ils avaient espéré faire plus de dégâts mais que « c’était un GRAND bateau ! » Bosch avait déjà été arrêté pour avoir baladé une torpille dans le centre de Miami à une heure de pointe. Une autre fois il fut arrêté avec 600 bombes (des vaporisateurs) chargés de dynamite dans le coffre de sa Cadillac. En 1990, l’administration Bush le fit sortir de prison, où il était enfermé pour n’avoir pas respecté le contrôle judiciaire auquel il était soumis.

                                                                        Selon le mensuel Washington Monthly, « Au cours de l’été et de l’automne de 1963, cinq raids de commandos ont été lancés contre Cuba, dans l’espoir de déstabiliser le régime. La rachitique « cinquième colonne » fut instruite pour laisser couler les chasses d’eau et de laisser les lumières allumées pour consommer de l’énergie. »

                                                                        En 1962, selon le San Francisco Chronicle, l’exilé Cubain José Basulto, au cours d’une mission effectuée pour la CIA, a tiré au canon de 20mm depuis un hors-bord contre l’Hôtel Inca sur la Baie de la Havane. Il espérait tuer Fidel Castro. Le tir a raté la cible et Basulto, voyant du gasoil se répandre sur son bateau, fit demi-tour vers la Floride. « Un de nos réservoirs était en plastique et a commencé à fuir », a expliqué Basulto plus tard. « Il y avait du gasoil partout sur le pont. Nous ne savions plus quoi faire ».

                                                                        Des années plus tard, Basulto devait former « Brothers to the Rescue », un groupe d’exilés qui ont passé les dernières années à faire voler des avions au dessus de Cuba, survolant des sites cubains, lâchant des tracts, et en général tentant d’intimider le gouvernement cubain. En février 1996, Castro en avait apparemment assez de leur harcèlement et, après le vingt-cinquième incident en vingt mois, où les avions de Brothers avaient violé l’espace aérien cubain, il a ordonné d’abattre deux des avions.

                                                                        Bien que Brothers était en train de violer la loi des Etats-Unis en volant dans l’espace aérien cubain, l’administration Clinton est encore allée remplir la gamelle des exilés et leur a servi une loi destinée à resserrer l’embargo contre Cuba. Cet embargo a provoqué la colère du reste du monde contre les Etats-Unis - l’Assemblée générale des Nations Unies a voté par 117 voix contre 3 une « condamnation » des Etats-Unis pour sa violence économique contre Cuba (comme à chaque fois qu’elle vote sur cette question).

                                                                        La semaine suivante, les exilés ont essayé de forcer la main des Etats-Unis, en espérant une sorte d’intervention militaire contre Castro. Ils ont annoncé que le samedi suivant, ils allaient sortir une flottille de bateaux jusqu’aux côtes cubaines pour protester contre la perte des deux avions. Clinton décida de faire la plus grande démonstration de force depuis la Crise des missiles, et envoya un escadron de chasseurs F-15, onze vedettes des gardes-côtes, deux croisières lance-missiles de la Navy, une frégate, deux avions C-130, une flopée d’hélicoptères, des AWACS, et six cent gardes-côtes pour accompagner la flottille

                                                                        La seule chose qu’il avait oublié était la Dramamine - en définitive la seule chose dont les Cubains de Miami avaient vraiment besoin. A 60 km à peine de Key West, les Cubains dans les bateaux ont commencé à avoir le mal de mer, dégueulant à souhait et suppliant que les foutus yachts fassent demi-tour. Sous le regard du monde entier, les Cubains de Miami ont encore une fois fait demi-tour et ont détalé. A leur retour, ils ont tenu une conférence de presse pour expliquer la retraite. Un des porte-parole était encore un peu secoué, et on pouvait voir les journalistes prendre leurs distances, pour éviter de recevoir le résultat d’une de ses gerbes.

                                                                        « Il y avait une terrible tempête sur la mer, » raconta le dirigeant cubain qui perdait rapidement ses couleurs. « Les vagues faisaient plus de 4 mètres et nous avons dû faire demi-tour ou perdre nos bateaux ! ». En même temps qu’il parlait, un génie créatif qui devait bosser le week-end chez CNN a décidé de faire passer le film de la flottille en route vers Cuba. Le soleil billait, la mer était presque plate avec une légère brise, très légère. Des journalistes qui étaient en mer ont dit qu’après le départ des caméras de CNN, « les choses se sont gâtées ». Ca, c’est sûr. Castro devait être mort de rire.

                                                                        http://risal.collectifs.net/


                                                                        • Hugo (---.---.102.41) 6 décembre 2006 12:26

                                                                          Demain, Cuba... par Maurice Lemoine

                                                                          12 septembre 2006

                                                                          http://risal.collectifs.net/rubrique.php3?id_rubrique=41

                                                                          Alors que des milliers de Cubains en exil fêtaient, à Miami, la maladie et même la mort du « tyran », le monde a retenu son souffle lorsque, le 31 juillet, dans le cadre prévu par la Constitution, le président cubain Fidel Castro a cédé « provisoirement » ses responsabilités à une équipe de sept personnes, dont son frère Raúl, en raison d’une intervention chirurgicale.

                                                                          Mobilisée en avril 2003, en faveur de l’attaque contre Bagdad - « Aujourd’hui l’Irak, demain Cuba ! » -, la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) appelait immédiatement, depuis la Floride, à un « soulèvement militaire ou civil » pour renverser le régime de La Havane. Le 2 août, M. George W. Bush lançait à l’intention des habitants de l’île : « Nous vous soutiendrons dans vos efforts pour établir (...) un gouvernement de transition engagé vers la démocratie », menaçant ceux qui, adeptes du régime actuel, s’opposeraient à un « Cuba libre » [1].

                                                                          Un événement phénoménal se préparait, des centaines de milliers de Cubains allaient descendre dans la rue en quête de liberté, une grande instabilité régnerait.

                                                                          Les jours passent. Rien ne semble indiquer que le pays sorte de la normalité. Certes, que M. Castro reprenne ou non la barre, le débat sur « le jour d’après » - succession ou transition - est posé. Et il existe, après quarante-sept ans de pouvoir sans partage, des mécontents, des opposants, une frange de la population qui n’adhère pas, ou plus, à la révolution. Pénuries, rigidité bureaucratique, atteintes à certaines libertés - d’expression, d’association, de réunion -, incarcération d’opposants sont une réalité.

                                                                          Cela entraîne en général une condamnation sans appel. D’aucuns objectent bien que, depuis 1959, les Etats-Unis ont multiplié les tentatives d’invasion, d’attentats, de sabotages, et renforcé l’asphyxie économique par un embargo qui perdure... Prétexte, rétorque-t-on, comme s’il était possible de découper l’histoire en tranches, et de ne pas tenir compte de l’interférence du passé avec le présent...

                                                                          En 2005, Washington a nommé un coordinateur pour la transition à Cuba, M. Caleb McCarry (auparavant en poste en Afghanistan). Le 10 juillet 2006, un rapport de la commission d’aide à un Cuba libre, coprésidée par la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et le secrétaire au commerce Carlos Gutiérrez, a réclamé que tout soit fait « pour que la stratégie de succession du régime de Castro ne soit pas couronnée de succès ».

                                                                          Fixant l’aide des Etats-Unis dans l’île à plus de 62,8 millions d’euros, le document précise que ces ressources seront remises directement aux « dissidents », qui seront entraînés et recevront des équipements et du matériel. Ingérence effrontée et... véritable « baiser de la mort » aux opposants. Car, pour le président du Parlement cubain Ricardo Alarcón : « Tant qu’existera cette politique, il y aura des personnes impliquées, qui conspirent avec les Américains, qui acceptent leur argent, et (...) je ne connais aucun pays qui ne qualifie une telle activité de délit. [2] »

                                                                          Surtout, le rapport souligne que le « plan » comporte une annexe secrète « pour des raisons de sécurité nationale » et afin d’assurer sa « réalisation effective ». En matière de « mesures secrètes », l’histoire du continent, de Salvador Allende au Nicaragua sandiniste, ne permet pas l’ingénuité.

                                                                          Or, oubliée des « transitologues » autoproclamés, une partie plus que significative du peuple cubain, attachée aux acquis en matière d’éducation, de santé et de services sociaux, respecte « Fidel » et ceux qui - « historiques » ou dirigeants des jeunes générations - seront amenés à prendre le relais.

                                                                          Ces Cubains sont-ils aussi isolés qu’on le prétend ? Ce n’est le cas ni en Afrique ni en Asie. Et les bouleversements latino-américains ont permis l’accession au pouvoir de chefs d’Etat mieux renseignés sur la réalité de l’île et sur le contexte qui détermine son système atypique - parti unique et politiques sociales avancées. Les présidents Hugo Chávez (Venezuela) et Evo Morales (Bolivie) l’avaient déjà sortie de son isolement. Vedette du sommet du Marché commun du Sud (Mercosur), à Córdoba (Argentine), M. Castro y a signé, le 21 juillet, un important accord commercial avec les pays membres de cette union, dont le Brésil et l’Argentine. Lesquels ont osé lancer un franc défi à l’embargo américain et un « coup de chapeau » ostensible à un petit pays qui refuse de plier devant la première puissance mondiale.

                                                                          Plus qu’avec les Etats-Unis, qui veulent la transformer en colonie, ou avec l’Europe, qui lui donne des leçons ou se bouche le nez, c’est dans ses relations avec cette partie du monde où l’on parle désormais de « socialisme du XXIe siècle » - démocratique et souverain -, et dans ses propres forces vives, que Cuba trouvera exemples et appuis pour évoluer.

                                                                          Notes :

                                                                          [1] Agence France-Presse, 3 août 2006.

                                                                          [2] BBC Mundo, Londres, 13 juillet 2006.

                                                                          Source : Le Monde diplomatique (www.monde-diplomatique.fr), septembre 2006.


                                                                        • Hugo (---.---.102.41) 6 décembre 2006 12:35

                                                                          Luis Posada Carriles

                                                                          Luis Posada Carriles (15 février 1928 à Cuba - ) est un exilé cubain anti-castriste. Actif dans les campagnes contre le gouvernement cubain, il a travaillé pour la CIA de 1965 à 1976 (selon les aveux de cette dernière), puis pour la DISIP, la police secrète vénézuélienne. Luis Posada Carriles a été l’auteur de l’attentat contre le Vol Cubana 455, un avion de la Cubana de Aviación, qui a fait 73 morts le 6 octobre 1976.

                                                                          Bien qu’il soit né à Cuba, Posada a servi à la tête de la police secrète vénézuélienne, d’avant Hugo Chávez, et a également travaillé pour le compte de la CIA de 1965 à juin 1976, période où il surveilla les exilés cubains de Miami.

                                                                          Il est accusé d’avoir participé à la préparation d’un attentat contre un avion de ligne cubain parti de Caracas au Venezuela, et ayant explosé au dessus de la Barbade le 6 octobre 1976, tuant ainsi 73 personnes, dont l’équipe d’escrime cubaine. Il fut acquitté par 2 fois au Venezuela. Il s’échappa de la prison où il était maintenu en détention en attendant le troisième jugement en appel et est en fuite depuis 1985.

                                                                          Il a été prouvé que Luis Posada Carriles a travaillé pour l’organisation Cuban-American National Foundation (CANF), qui en rejette les connexions. En 2000, le Miami Herald a écrit des articles mettant en cause les relations entre la CANF et l’Opération Condor.

                                                                          En 2000, il a été accusé, avec Jiménez, Pedro Remón et Guillermo Novo Sampol de conspiration, d’assassinat contre Fidel Castro pendant un sommet régional à Panama. Les quatre hommes furent pardonnés par la présidente panaméenne Mireya Moscoso à la fin de son administration, en 2004. Jiménez, Remón et Novo ont été accueillis aux États-Unis d’Amérique.

                                                                          Le 13 avril 2005, Posada a fait une demande d’asile politique aux États-Unis en tant qu’ancien agent de la CIA par l’intermédiaire de son avocat. Il se trouve en détention pour entrée illégale dans ce pays.

                                                                          Le 17 mai 2005, plus d’un million de personnes défilent à La Havane à la demande du gouvernement cubain, pour dénoncer le « terrorisme des États-Unis », demandant le jugement de Luis Posada Carriles.

                                                                          En mai 2005, le Venezuela demande formellement son extradition, et accuse les États-Unis de ne pas être impartial dans leur « guerre contre le terrorisme ». Les autorités affirment l’avoir arrêté le mardi 17 mai 2005, à Miami, en Floride [1] Le 19 mai, il a été inculpé d’entrée illégale aux États-Unis [2]

                                                                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Luis_Posada_Carriles

                                                                          LUIS POSADA CARRILES THE DECLASSIFIED RECORD

                                                                          CIA and FBI Documents Detail Career in International Terrorism ; Connection to U.S.

                                                                          National Security Archive Electronic Briefing Book No. 153

                                                                          For more information contact Peter Kornbluh - 202/994-7116

                                                                          May 10, 2005

                                                                          suite ici :

                                                                          http://www.gwu.edu/ nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB153/

                                                                          Affaire Iran-Contra

                                                                          L’affaire Iran-Contra (connue aussi en tant qu’Irangate, nom donné en souvenir du scandale du Watergate) est un scandale politique survenu au milieu des années 1980 aux États-Unis. L’administration du président des États-Unis d’alors, Ronald Reagan, a vendu des armes à l’Iran, un ennemi avoué de ce pays, tout en finançant avec les profits obtenus un mouvement d’insurrection au Nicaragua.

                                                                          À cette époque, des Américains étaient détenus par des terroristes islamistes au Liban, et certains espéraient que l’Iran amènerait les terroristes à libérer les otages. Au même moment, l’Iran était engagé dans une guerre avec l’Irak, et ne pouvait compter sur beaucoup de nations pour lui fournir des armes. Les États-Unis ont indirectement remis les profits aux Contras, des guerilleros engagés dans une lutte anti-communiste contre le régime sandiniste du Nicaragua. Les deux opérations violaient une politique administrative, ainsi qu’une loi votée par le Congrès des États-Unis.

                                                                          Financement des Contras

                                                                          L’administration Reagan fournissait une aide secrète aux Contras depuis novembre 1981, mais l’amendement Boland de 1982 mit fin à l’aide militaire quand on découvrit que la CIA supervisait des actes de sabotage au Nicaragua sans en informer le Congrès. L’amendement, effectif à partir de décembre 1983 à septembre 1985, interdisait à la CIA, au Département de la Défense et aux autres agences gouvernementales de fournir une aide militaire secrète. L’administration Reagan a contourné cette disposition en faisant appel au Conseil National de Sécurité (NSC), qui n’était pas explicitement visé par cette loi, pour superviser l’envoi d’aide secrète. Il s’occupait de gérer des levées de fonds privées et étrangères pour les Contras. De plus, les profits des ventes d’armes à l’Iran étaient utilisés pour acheter des armes aux Contras. Le colonel Oliver North, aide du patron du Conseil de sécurité nationale John Poindexter, était un rouage important de cette opération.

                                                                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Iran-Contra

                                                                          Le Bilan de Reagan : un Héritage Bidon, par Robert Parry.

                                                                          7 juin 2004

                                                                          Les réactions dans les médias US sur la mort de Ronald Reagan illustrent l’état du débat public états-unien depuis l’accession au pouvoir de Reagan à la fin des années 70 : un effondrement quasi-total d’une pensée sérieuse au niveau national.

                                                                          7 Juin, 2004 www.consortiumnews.com

                                                                          Dans les chaînes de télévision US et dans les principaux quotidiens, les commentaires flagorneurs dignes de la Pravda vont bon train et dépassent largement les réticences à dire du mal d’un mort. Les commentateurs de gauche concurrencent les conservateurs pour saluer le style prétendument génial de Reagan et son rôle supposé dans « la victoire de la Guerre Froide ». Le titre en première page du Washington Post - « Ronald Reagan est mort » - s’étalait en caractères géants dignes de l’annonce de la conquête de la lune.

                                                                          Totalement absent des commentaires est la question essentielle à poser avant de dresser un bilan sérieux de la présidence de Ronald Reagan. Comment, pourquoi et quand fut « gagnée » la Guerre Froide ? Par exemple, si les Etats-Unis étaient déjà au bord de la victoire sur l’Union Soviétique dès le début des années 70, comme le pensent certains, alors le véritable rôle historique de Reagan n’a peut-être pas été de « gagner » la Guerre Froide, mais de l’avoir prolongée.

                                                                          Si l’Union Soviétique se trouvait déjà dans une phase de rapide déclin, plutôt que dans une phase de développement comme le croyait Reagan, alors le surarmement massif des Etats-Unis dans les années ne fut pas un élément décisif, mais excessif. Le terrible bain de sang en Amérique centrale et Afrique, et les activités des escadrons de la mort dans les pays contrôlés par les Etats-Unis, ne constituaient pas un mal nécessaire ; ce fut un crime de guerre appuyé et alimenté par l’administration Reagan.

                                                                          Une Seule Opinion

                                                                          Le débat, toutefois, n’a jamais été lancé, sauf par les acolytes de Reagan qui ont choisi de glorifier le rôle de Reagan comme le « vainqueur de la Guerre Froide » au lieu d’examiner les analyses à l’origine de sa politique dans les années 70 et 80. On a oublié aujourd’hui que montée en puissance de Reagan au sein du Parti Républicain était un défi lancé contre les partisans d’une politique de « détente » défendue par Richard Nixon et Henry Kissinger - avant que le scandale du Watergate ne force Nixon à quitter son poste - et plus tard Gérald Ford. Le politique de Détente cherchait à mettre une fin pacifique à la Guerre Froide, comme cela s’est finalement produit à la fin des années 80 et début des années 90.

                                                                          Les guerriers de la Guerre Froide, Nixon et Kissinger - comme une bonne partie des services de renseignement des Etats-Unis - étaient convaincus de la faiblesse du système soviétique, qui prenait de plus en plus de retard sur la technologie occidentale et dans sa capacité à produire des biens de consommation réclamés par les peuples d’Europe de l’Est. Il suffisait d’examiner les photos satellites prises de nuit pour constater la disparité entre les villes scintillantes de l’Amérique du Nord, de l’Europe occidentale et certaines parties de l’Asie, et le pénombre qui couvrait le bloc soviétique.

                                                                          Selon cette analyse de la faiblesse soviétique, les années 70 devaient marquer la victoire de l’Ouest et le début d’une aide à la transition de l’Union Soviétique vers un nouveau modèle économique. Cette approche aurait pu non seulement accélérer l’émergence d’une nouvelle génération de réformateurs Russes, mais aussi éloigner le spectre d’une confrontation nucléaire. Les guerres civiles du tiers-monde auraient été gérées comme des guerres locales et non comme une confrontation entre l’Est et l’Ouest.

                                                                          Mais les conservateurs états-uniens - un nouveau groupe de néoconservateurs qui devaient devenir le pilier idéologique de l’administration Reagan - voyaient les choses d’un autre oeil. Ils affirmaient que l’Union Soviétique renforçait sa puissance militaire et cherchait à cerner les Etats-Unis et éventuellement les conquérir à travers le « le ventre mou » de l’Amérique centrale.

                                                                          En 1976, le directeur de la CIA de l’époque, George H.W. Bush, donna un coup de pouce important à cette vision apocalyptique en introduisant un groupe d’analystes conservateurs, dont le jeune Paul Wolfowitz, dans la division d’analyses de la CIA. Ce groupe, connu sous le nom de l’Equipe B (Team B - ndt), était autorisé à parcourir les renseignements classés secret-défense sur l’Union Soviétique. Sans surprises, l’Equipe B arriva aux conclusions qui confirmaient les idées de ses membres, que la CIA avait sous-estimé la puissance militaire Soviétique et ses plans de dominer le monde.

                                                                          En plus des analyses de l’Equipe B, surgirent les théories de l’universitaire Jeane Kirkpatrick, qui s’est fait connaître avec une analyse qui faisait une distinction entre les gouvernements « autoritaires » et les gouvernements « totalitaires ». Selon Kirkpatrick, les gouvernements « autoritaires » de droite étaient préférables aux gouvernements « communistes » de gauche parce que les gouvernements autoritaires pouvaient évoluer vers la démocraties, contrairement aux gouvernements communistes.

                                                                          Un Vision Sombre

                                                                          Ces deux facteurs - l’analyse de l’Equipe B sur la montée en puissance militaire du bloc Soviétique et la doctrine de Kirkpatrick sur l’immuabilité des régimes communistes - ont guidé la politique étrangère de Reagan. Reagan s’appuyait sur ces analyses pour justifier à la fois la course aux armements des Etats-Unis dans les années 80 (endettant ainsi lourdement le gouvernement des Etats-Unis) et le soutien aux régimes d’extrême-droite qui provoquaient des bains de sang contre leurs opposants (particulièrement en Amérique latine).

                                                                          Dés la fin des années 70, par exemple, Reagan défendait la junte militaire argentine qui pratiquait la terreur d’état et faisait « disparaître » des dizaines de milliers de dissidents. Parmi leurs pratiques ont comptait des actes barbares comme l’extraction des bébés des femmes enceintes afin que la mère puisse être assassinée et l’enfant remis entre les mains des assassins. (voir « Argentina’s Dapper State Terrorist. » www.consortiumnews.com/1990s)

                                                                          Au Guatemala dans les années 80, Reagan soutenait les régimes qui se livraient à une politique de terre-brûlée contre les paysans, et le génocide des populations indiennes. Reagan attaqua personnellement les rapports de Droits de l’Homme qui décrivaient les atrocités commises à l’encontre de centaines de villages Mayas. Le 4 décembre 1982, après une rencontre avec le dictateur Général Efrain Rios Montt, Reagan salua le général comme un général « totalement dévoué à la démocratie » et affirma que le gouvernement de Rios Montt allait « recevoir une fessée ». (Pour plus de détails, voir « Reagan & Guatemala’s Death Files. » www.consortiumnews.com/1999)

                                                                          Des dizaines de milliers d’autres personnes sont mortes entre les mains des forces de sécurité d’extrême-droite au Salvador et au Honduras, tandis qu’au Nicaragua, Reagan faisait parvenir une aide aux Contras, qui se comportaient comme une sorte d’escadron-de-la-mort en devenir, commettant couramment des atrocités contre les civils nicaraguayens tout en finançant une partie de leurs opération avec le trafic de cocaïne aux Etats-Unis. [ pour plus de détails, voir le livre « Lost History » de Robert Parry ]

                                                                          L’idée avancée était que l’Union Soviétique était sur le point de conquérir le monde, d’instaurer un esclavagisme permanent, et que des mesures sévères devaient être prises. Mais le problème avec l’analyse de l’équipe B et la doctrine de Kirkpatrick était qu’elles étaient toutes les deux fausses .

                                                                          Il est évident à présent que dés les années 70, l’Union Soviétique subissait un déclin rapide à la fois sur le plan économique et militaire. Plutôt que d’avancer vers une stratégie quelconque de conquête mondiale, Moscou était largement dans une position défensive, tentant de contrôler les pays à ses frontières, comme l’Europe de l’Est et l’Afghanistan. Les Accords de Helsinki pour les droits de l’homme mettaient l’Union Soviétique sous pression tandis que les mouvements dissidents, comme Solidarnosc en Pologne, se formaient à l’intérieur de la sphère d’influence soviétique. (Pour plus de détails sur les manipulations de l’époque Reagan-Bush, voir « Lost in the Politicization Swamp. » www.consortiumnews.com/archive)

                                                                          A part obtenir plus de libertés individuelles, les citoyens du bloc Soviétique voulaient aussi des biens de consommation de meilleure qualité, comme ceux de l’occident. Et le fossé technologique qui se creusait entre l’Ouest et l’Est représentait une menace encore plus grande pour Moscou. Vers la fin des années 70 et dans les années 80, le soutien relativement modeste délivré par Moscou aux pays amis du tiers-monde, comme Cuba ou le Nicaragua, était plutôt symbolique qu’autre chose.

                                                                          L’Union Soviétique était devenu un Village Potemkine à l’échelle nationale. La Doctrine Kirkpatrick, ainsi que les erreurs d’analyse de l’Equipe B, n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Des gouvernements démocratiques ont surgi en Europe de l’Est et les Sandinistes ont reconnu leur défaite au Nicaragua - pas par une marche victorieuse de la Contra - mais par des élections.

                                                                          En fait, si l’Union Soviétique avait été ce que les conservateurs états-uniens prétendaient qu’elle était - une nation en marche vers la suprématie mondiale au début des années 80 - comment explique-t-on son effondrement rapide quelques années plus tard ? Après tout, l’Union Soviétique ne fut pas envahie ou conquise. Son armée a certes connue des pertes en Afghanistan, mais cela n’aurait pas entraîné la chute d’un véritable empire, pas plus que le guerre du Vietnam n’a entraîné la chute des Etats-Unis.

                                                                          Une Histoire Inventée

                                                                          Malgré ces faits, la version avancée par la droite sur comment la Guerre Froide fut « gagnée » a été largement acceptée et diffusée dans les cercles d’élite aux Etats-Unis : le ligne dure adoptée par Ronald Reagan provoqua l’effondrement des communistes. Etant donné le pouvoir acquis par les médias de droite dès le début des années 90, les progressistes ont généralement cédé le débat aux conservateurs et tenté de concentrer le public sur les questions d’ordre nationale aux Etats-Unis.

                                                                          Ainsi, au lieu de se livrer à un examen de conscience sur tout ce sang versé inutilement, la nation est rassurée face à son histoire. On ne rappelle plus les affirmations alarmistes de Ronald Reagan et de ses cohortes idéologiques. Il n’y a plus de questions posées sur les centaines de milliards de dollars parties en fumée pour de nouveaux systèmes de défense. Personne ne se demande si le gouvernement des Etats-Unis devrait être tenu pour responsable des brutalités commises pendant les guerres anti-insurrectionnelles en Amérique centrale.

                                                                          Cette partie désagréable de l’Histoire a été mise de côté ou censurée. Lorsque des documents déclassifiés par le gouvernement ont abouti à un jugement par une Commission Vérité au Guatemala que l’administration Reagan avait aidé et provoqué un génocide, l’information n’occupa que quelques lignes dans la presse. Lorsque l’inspecteur de la CIA confirma que de nombreux unités de la Contra se livraient au trafic de drogue et étaient protégés par l’administration Reagan, la grande presse répercuta l’histoire mollement.

                                                                          Un autre aspect peu connu de l’héritage de Reagan est la création d’une génération de néoconservateurs qui ont appris de l’Equipe B l’importance de la manipulation de l’information, et de la guerre de la Contra au Nicaragua, la gestion de l’opinion publique états-unienne. Comme aimait à le répéter Walter Raymond, chef de la diplomatie sous Ronald Reagan, pour vendre le conflit du Nicaragua au peuple états-unien, il fallait « coller des chapeaux noirs » aux Sandinistes, et des « chapeaux blancs » aux Contras.

                                                                          La stratégie de George W. Bush pour rallier l’opinion publique états-unienne autour de la guerre en Irak - en ayant recours à des renseignements bidons sur des menaces militaires et une rhétorique extrémiste sur le caractère maléfique des adversaires des Etats-Unis - suit le même schéma que celui défini par l’équipe de sécurité nationale de Ronald Reagan dans les années 80. (pour plus de détails, voir « Why U.S. Intelligence Failed. » www.consortiumnews.com/Print)

                                                                          Un autre aspect troublant de l’héritage de Ronald Reagan est la version débile de l’histoire moderne des Etats-Unis fournie par la presse, d’une superficialité largement étalée par les louanges adressées à Reagan après sa mort.

                                                                          Robert Parry

                                                                          In the 1980s, while with the Associated Press and Newsweek, Robert Parry broke many of the stories now known as the Iran-Contra Affair. He is currently working on a book about the secret political history of the two George Bushes.

                                                                          Traduction : Cuba Solidarity Project

                                                                          http://www.consortiumnews.com/2004/060704.html


                                                                        • Hugo (---.---.102.41) 6 décembre 2006 12:41

                                                                          Message de Fidel à Chavez

                                                                          LE président Fidel Castro a envoyé un message de félicitation à son collègue Hugo Chavez, pour sa victoire électorale lors des élections présidentielles du Venezuela, où il a été élu avec plus de 61% des voix.

                                                                          Texte intégral du message :

                                                                          La Havane, le 4 décembre 2006

                                                                          « Année de la Révolution Énergétique à Cuba »

                                                                          Compañero Hugo Chavez Frias

                                                                          Président de la République Bolivarienne du Venezuela

                                                                          Hugo,

                                                                          Je serai bref pour que l’émotion ne me trahisse pas.

                                                                          Ta victoire a été sans appel, écrasante et sans équivalent dans l’histoire de notre Amérique.

                                                                          Les peuples opprimés du monde remercieront toujours la stratégie et le courage avec lesquels tu as livré cette bataille d’idées si difficile.

                                                                          Ton exploit politique et celui du peuple vénézuélien ont ému le monde.

                                                                          Les Cubains sont heureux.

                                                                          Avec toute mon affection d’inspiration martiste.

                                                                          http://www.granma.cu/frances/2006/diciembre/mar5/50mensaje-f.html

                                                                          DISCOURS PRONNONCÉ PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA FIDEL CASTRO RUZ, À LA SÉANCE D’INAUGURATION DU SEGMENT DE HAUT NIVEAU DE LA SIXIÈME SESSION DE LA CONFÉRENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LA LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION ET LA SÉCHERESSE. LE 1 SEPTEMBRE 2003. L’HAVANE, CUBA

                                                                          Son Excellence M. Hama Arba Diallo, Secrétaire exécutif ; Son Excellence M. Ibrahim Gambari, Sous-secrétaire général des Nations Unies ; Excellences Chefs d’État et de Gouvernement, Vice-présidents, Présidents de Parlements, Chefs de Délégations ;

                                                                          Honorables invités ;

                                                                          Voilà trente ans à peine, l’humanité n’avait pas la moindre conscience de la grande tragédie. On croyait alors que le seul danger d’extinction consistait dans la quantité colossale d’armes nucléaires prêtes à être lancées en quelques minutes. Sans que des menaces de ce genre aient absolument disparu, un danger de plus, terrifiant, dantesque, la guette. Je n’hésite pas à employer cette phrase forte, apparemment dramatique. Le vrai drame, c’est l’ignorance de ces risques dans laquelle nous avons vécu si longtemps.

                                                                          Aucune des personnes qui, vingt-cinq ans avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale en 1945, avaient l’âge de raison, et savaient lire et écrire, n’avaient jamais entendu dire un traître mot de la façon inexorable et accélérée dont l’humanité marche aveuglement vers la destruction des bases naturelles de la vie elle-même. Pas une seule des milliers de générations qui ont précédé la génération actuelle n’a connu un risque si amer, ni ne doit assumer une responsabilité si énorme.

                                                                          Ce sont là des réalités. Un fruit de l’histoire encore peu connue de l’homme, de l’évolution de la société humaine pendant cinq ou six mille ans, alors que celle-ci n’avait pas une idée claire - ni ne pouvait l’avoir - d’où elle venait et vers où elle allait. Cette réalité surprenante et angoissante est désormais une conviction bien ancrée dans une minorité cultivée et inquiète, mais croissante et en essor, de l’humanité,

                                                                          Aujourd’hui, nous savons ce qu’il se passe. Les chiffres effrayants et les arguments irréfutables sont à la portée de tous les assistants, exposés sereinement et analysés durant les rencontres qui ont précédé cette Conférence.

                                                                          De mon point de vue, il n’est pas de tâche plus urgente que de créer une conscience universelle de ce problème, de le faire comprendre aux milliards d’hommes et de femmes de tous âges, enfant y compris, qui peuplent la planète. Les conditions objectives et les souffrances que connaît l’immense majorité d’entre eux créent les conditions subjectives requises pour cette conscientisation.

                                                                          Tout est lié. Analphabétisme, chômage, pauvreté, faim, maladies, carence d’eau potable, de logements, d’électricité ; désertification, changements climatiques, déforestation, inondations, sécheresses, érosion des sols, biodégradation, épidémies et autres tragédies bien connues sont inséparables.

                                                                          Sans éducation, la conscientisation urgente et nécessaire dont je parle ne peut exister. Une grande révolution éducationnelle est pourtant à la portée des peuples du monde. Telle est l’idée essentielle que je souhaite exposer.

                                                                          Cuba, dont personne ne conteste les succès modestes dans ce domaine crucial, assure qu’à partir d’un investissement de trois milliards de dollars sur une brève période de temps et de sept cent millions pour chacune des neuf années suivantes, consacrés aux matériaux pédagogiques et aux équipements, dont un million et demi de panneaux solaires pour les communautés et les villages non électrifiés, il est possible d’alphabétiser en douze ans et de conduire jusqu’à la fin du primaire (six années d’études) un milliard et demi d’analphabètes et de semi-analphabètes. Cela implique au total une dépense inférieure à dix milliards de dollars, soit l’équivalent de 0,004 p. 100 du Produit intérieur brut des pays développés membres de l’OCDE pour une année.

                                                                          Cela suppose aussi l’installation échelonnée de quatre millions de points d’enseignement dotés de moyens audiovisuels dont l’efficacité a été prouvée et la coopération d’un vaste mouvement bénévole de huit millions de personnes ayant des connaissances non inférieures au niveau du primaire (six années) qui pourrait alphabétiser et au même temps être formées progressivement comme éducateurs d’une bonne qualité professionnelle par la même méthode.

                                                                          Si l’on décidait de stimuler ceux qui n’ont pas d’emplois en leur assignant un salaire mensuel modeste pendant qu’ils enseignent et étudient, on pourrait créer de quatre à huit millions d’emplois dignes qui seraient grandement appréciés par des millions de jeunes du tiers monde qui sont les plus touchés par le fléau du chômage. Le coût pour les pays donateurs serait aussi réduit : en estimant ce salaire à cent dollars par mois et en supposant que six millions de personnes rejoignent ainsi ce programme, il équivaudrait à 0,003 p. 100 du PIB de l’OCDE, chaque année.

                                                                          Le coût de ces deux programmes pour les cinq premières années reviendrait à peu près à ce que les Etats-Unis dépensent au rythme actuel, en seulement quinze semaines, dans leur occupation militaire de l’Irak.

                                                                          Un chiffre presque égal de citoyens du monde pourrait s’instruire, à un coût bien inférieur, en utilisant des radios d’ondes moyennes et de petites ondes ne coûtant pas plus de quinze dollars et fonctionnant à partir de petites plaques de cellules photovoltaïques accouplées à elles. De petits abécédaires à matériau didactique accompagnent la radio.

                                                                          Cette méthode d’alphabétisation radiophonique mise au point par des pédagogues cubains, notre pays l’a cédée gratis à différents pays qui l’utilisent déjà et il la céderait avec plaisir à quiconque en ferait la demande.

                                                                          En recourant à des émissions de télévision, notre pays a donné des cours d’anglais, une langue utilisée dans le monde entier, à plus d’un million de citoyens à un coût en devises pour l’Etat de cinquante mille dollars.

                                                                          Avec seulement 0,01 p. 100 du PIB de l’OCDE - soit une petite part du 0,7 p. 100 tant de fois promis et jamais atteint, sauf de rares cas individuels, par l’ensemble des pays riches - on pourrait fournir en dix ans, par des panneaux solaires, trente kilowatts d’électricité par mois à deux cent cinquante millions de familles du tiers monde, soit un total d’environ un milliard cinq cent millions de personnes, la partie la plus pauvre de la population mondiale, qui pourraient disposer chaque jour de plusieurs heures de lumière électrique et de transmissions récréatives, informatives et éducatives, par radio ou télévision, sans dépenser un seul litre de combustible fossile.

                                                                          Notre pays, en butte à un blocus depuis plus de quarante ans, soumis à une situation extrêmement difficile à la chute du camp socialiste, a pu produire et est en train de produire, dans des espaces urbain disponibles, plus de trois millions de tonnes de légumes par an dans des cultures sans terre, en utilisant de la paille et des déchet agricoles, en recourant à l’irrigation par goutte, soit une dépense d’eau minime, et en donnant de plus un emploi à presque trois cent mille citoyens et sans répandre dans l’atmosphère un seul kilo de dioxyde de carbone.

                                                                          Je peux vous informer que la totalité des 505 000 adolescents cubains du deuxième cycle du second degré entameront la prochaine rentrée scolaire, dans un semaine, selon les nouvelles méthodes éducatives que nous avons mises au point, tripleront les connaissances qu’ils recevaient avant et disposeront d’un professeur pour quinze élèves.

                                                                          Je vous prie de m’excuser de citer des exemples qui prouvent qu’il est encore possible, malgré d’immenses obstacles, de faire beaucoup pour la préservation de l’environnement et la survie de l’humanité.

                                                                          Tout ce que j’ai dit est bien entendu incompatible avec le système économique atroce imposé au monde, avec l’impitoyable mondialisation néo-libérale, avec les diktats et les conditionnements par lesquels le FMI sacrifie la santé, l’éducation et la sécurité sociale de milliards de personnes ; avec la façon cruelle dont, par l’achat et la vente libres de divises entre les pays à monnaie forte et les pays du tiers monde à monnaie faible, on enlève à ceux-ci, chaque année, des sommes faramineuses. Bref, tout ce que j’ai dit est incompatible avec la politique de l’OMC conçue apparemment pour que les pays riches puissent, sans la moindre restriction, envahir le monde de leurs marchandises, liquider le développement industriel et agricole des pays pauvres qui n’ont d’autre avenir que celui de fournir des matières premières et une main-d’œuvre bon marché ; incompatible avec la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) et d’autres accords de même nature entre les pots de fer et les pots de terre ; incompatible avec la monstrueuse dette extérieure qui ponctionne parfois jusqu’à la moitié des budgets nationaux et que nul ne peut éponger dans les circonstances actuelles ; incompatible avec le vol des cerveaux, avec le monopole quasi-total de la propriété intellectuelle et avec l’utilisation abusive et disproportionnée des ressources naturelles et énergétiques de la planète.

                                                                          La liste des injustices serait interminable. L’abîme se creuse, la mise à sac est pire.

                                                                          Compte tenu des visées et de l’idéologie sous-tendant un ordre économique diabolique et chaotique, les sociétés de consommation auront, en cinq ou six décennies, épuisé les réserves vérifiées et probables de combustibles fossiles et auront consommé en à peine cent cinquante ans ce que la planète a mis trois cent millions d’années à créer.

                                                                          Il n’existe même pas une seule idée cohérente et claire de l’énergie qui fera rouler, quand l’ère fatale du pétrole aura conclu, les milliards de véhicules motorisés qui inondent les villes et les routes des pays riches, voire de nombreux pays du tiers monde. C’est là l’expression la plus patente d’un mode de vie et de consommation foncièrement irrationnel qui ne pourra jamais servir de modèle aux dix milliards de personnes qui seront censées peupler la planète.

                                                                          Un tel ordre économique et de tels modèles de consommation sont incompatibles avec les ressources essentielles, limitées et non renouvelables, de la planète et avec les lois qui régissent la nature et la vie. Ils se heurtent aussi aux principes éthiques les plus élémentaires, à la culture et aux valeurs morales créées par l’homme.

                                                                          Continuons notre lutte sans découragement ni hésitation, en étant profondément convaincus que si la société humaine a commis des bévues colossales et continue de les commettre, l’être humain est capable de concevoir les plus nobles idées, de nourrir les plus généreux sentiments et, dépassant les puissants instincts que la nature lui a imposés, de donner sa vie pour ce qu’il sent et ce qu’il pense. Il l’a prouvé bien des fois tout au long de l’histoire.

                                                                          Cultivons ces qualités exceptionnelles, et dès lors il n’y aura aucun obstacle qui ne pourra être surmonté, il n’y aura rien qui ne pourra être changé !

                                                                          Je vous remercie.

                                                                          http://www.granma.cu/documento/frances03/020.html


                                                                        • Hugo (---.---.102.41) 6 décembre 2006 12:47

                                                                          Au Venezuela (rediffusion)

                                                                          Lancée par Hugo Chavez, la mission Robinson,en référence au pseudonyme du poète Simon Rodríguez, précepteur de Simon Bolivar, est le Plan national d’alphabétisation. L’objectif est d’alphabétiser un million et demi de Vénézuéliens illettrés, soit près de 9% de la population âgée de plus de 10 ans. Ce plan ouvre aux plus démunis un accès à l’éducation, jusqu’à présent réservée à l’oligarchie.

                                                                          Utile ! Le site de RISAL Musique : www.caribefolk.com Photo de Georges Bartoli : www.gbartoli.com Musiques : Sontizon : Mission robinson Bolivariana : Chavez no se va

                                                                          http://www.la-bas.org/

                                                                          http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1051

                                                                          Le 11 septembre de Salvador Allende

                                                                          http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=14

                                                                          11 septembre ... 1973

                                                                          Onze septembre 1973, Allende. Entretien avec Alain Joxe, Patrick Zachmann, Pedro Tapia, Eduardo Olivares, Pierre Kalfon, Patricio Tupper

                                                                          http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=15


                                                                        • Hugo (---.---.102.41) 6 décembre 2006 12:51

                                                                          Fidel Castro félicite Chavez pour sa victoire « écrasante »

                                                                          Agence Framce-Presse

                                                                          La Havane

                                                                          Le président cubain Fidel Castro a adressé ses félicitations à Hugo Chavez pour sa victoire « écrasante » à l’élection présidentielle de dimanche au Venezuela, dans un bref message publié mardi dans la presse nationale, qui ne fait aucune référence à son état de santé.

                                                                          « Hugo, je serai bref pour que l’émotion ne me trahisse pas. Ta victoire fut décisive, écrasante et sans équivalent dans l’histoire de notre Amérique », écrit le leader cubain dans cette note reproduite dans les quotidiens Granma et Juventud Rebelde et qui porte sa signature .

                                                                          « Les peuples opprimés du monde remercieront toujours la stratégie et le courage avec lesquels tu as livré cette bataille si difficile des idées. Ton exploit politique et celui du peuple vénézuélien ont ému le monde. Les Cubains sont heureux » ajoute Fidel Castro, qui n’a plus été vu en public depuis le 26 juillet.

                                                                          Ce message de Castro à son ami Chavez était très attendu à Cuba, où l’absence du vieux chef révolutionnaire samedi à un défilé militaire en son honneur avait suscité de nouvelles interrogations.

                                                                          Fidel Castro, 80 ans, a subi une opération chirurgicale délicate de l’intestin le 27 juillet et est absent de la scène publique depuis plus de quatre mois. Seuls ont pu l’approcher depuis lors ses amis très proches, dont le président vénézuélien qui lui a rendu visite à quatre reprises.

                                                                          Hugo Chavez, réélu dimanche avec 62,57% des voix, a dédié sa victoire à son « compagnon » cubain.

                                                                          http://www.cyberpresse.ca/article/20061205/CPMONDE/61205015/1014/CPMONDE


                                                                        • CAMBRONNE (---.---.118.67) 6 décembre 2006 12:38

                                                                          Stéphane Guézennec

                                                                          Excellent article avec lequel je suis en parfait accord .

                                                                          Pour CASTRO , cet été un article m’avait particulièrement exaspéré qui nous faisait l’éloge du régime . Article écrit par un jeune communiste français , intoxiqué par une éducation orientée .

                                                                          Maurice DRUON a écrit un excellent petit livre : « La France est dirigée par un cadavre » . Le cadavre en question est le parti communiste qui a de beaux restes . En 1945 grace à maurice Thorez les verrous ont été mis en place afin de faire de notre pays une démocratie populaire . ils ont échoué mais les petites graines plantées dans l’éducation nationale et dans les milieux syndicalistes et intellectuels ont germé . Les cocos ne sont pas aussi morts qu’on le croit . Ils sommeillent mais le grand soir est encore dans la tête de quelques beaux esprits .

                                                                          C’est pourquoi chez nous un dictateur de droite sera toujours pire qu’un dictateur de gauche . Et puis l’argument développé selon lequel les principes qui animent les dictateurs de gauche sont des principes généreux fait bien la différence .

                                                                          Vive la république quand même .

                                                                          PS : Le Chili à l(heure actuelle est de tous les pays d’amérique latine celui où il fait le mieux vivre . Un des rares pays ou la sécurité est assurée à un niveau comparable à un pays d’europe du nord .


                                                                          • Helios (---.---.135.71) 9 décembre 2006 21:00

                                                                            Le Chili est un pays où TOUTES les maisons ont des grilles aux fenetres, et quand ce n’est pas le cas il s’agit d’un « condominio » fermé (copropriété), avec gardien comme dans la quasi-totalité des immeubles. Dans les supermarchés, ce qui a de la valeur est sous cléf, même les tablettes de chocolat a 1500pesos (2,3€) Tout est fermé avec des cadenas... mais a part ça, c’est vrai qu’on peut passer la nuit n’importe où dans le desert sans aucun risque. il n’en est pas de même dans les « poblacion » (style banlieux chaudes de chez nous) où il ne vaut mieux pas s’aventurer la nuit.


                                                                          • Z.... (---.---.71.55) 7 décembre 2006 11:43

                                                                            Je n’ai pas beaucoup de sympathie pour Castro à cause de la militarisation et la personnalisation de son régime (bien que la propagande étasunienne ait excessivement diabolisé le personnage), mais de là à le comparer à Pinochet c’est se foutre de la gueule du monde.

                                                                            Pinochet est un gangster qui s’est enrichi sur le dos des chiliens, un vulgaire criminel en série à la solde des USA... Il en avait rien à faire du peuple il était là pour défendre les bénéfices des compagnies américaines et par la même occasion la bourgeoisie chilienne, et l’« opus dei »...

                                                                            Castro a lui oeuvré pour le peuple et résisté aux USA qui considéraient Cuba comme son territoire exclusif. J’espère seulement que le retrait de Castro ne sera pas le prélude à un retour sans condition dans le giron américain...J’espère aussi qu’un régime à la Chavez prendra la suite de Castro...C’est à dire avec un peu plus de démocratie (si les USA veulent bien leur lâcher la grappe !!!...)


                                                                            • Helios (---.---.135.71) 10 décembre 2006 01:49

                                                                              Et pour arriver a ce résultat, les victimes de Castro sont légitimes, de simple dégats collateraux dirions nous de nos jours, alors que celles de Pinochet sont d’affreux crimes fascistes !

                                                                              Si ces victimes pouvaient revenir nous expliquer....


                                                                            • hugo (---.---.102.41) 7 décembre 2006 16:40

                                                                              Maladie de Castro et Infarctus de Pinochet : Amalgame, mensonge et désinformation

                                                                              Le général Pinochet a été hospitalisé au Chili à la suite d’une attaque cardiaque. Le dirigeant cubain Fidel Castro, toujours malade, n’a pas pu assister aux cérémonies marquant le cinquantième anniversaire du début de la lutte menée contre le régime de Batista. Ces deux faits, indépendants, ont néanmoins suffi à certains médias pour opérer un rapprochement abusif entre les deux hommes ; systématiquement, leurs noms sont associés pour présenter leur bulletin de santé et le même mot de « dictateur » est employé pour les désigner.

                                                                              Pour tous ces commentateurs, qui se proclament « indépendants », il n’y aurait donc aucune différence entre ce militaire arrivé au pouvoir grâce à un putsch... et à la CIA, en massacrant des milliers de travailleurs chiliens, et un homme qui, s’appuyant sur la population cubaine, renversa une dictature pourrie et tint tête à toutes les tentatives de l’impérialisme américain de remettre Cuba au pas.

                                                                              Pinochet renversa le gouvernement de gauche de Salvador Allende par un coup d’État militaire, le 11 septembre 1973. Dans les jours qui suivirent, les militants d’organisations ouvrières et paysannes, et plus largement les partisans du précédent régime, furent systématiquement traqués, emprisonnés ou parqués dans les stades, torturés, assassinés. La répression fit des milliers de morts. À cela s’ajouta l’interdiction des partis de gauche, la dissolution des syndicats, le licenciement de 300000 travailleurs, une surexploitation accrue des salariés qui subirent une réduction de 40% de leur pouvoir d’achat.

                                                                              Castro était arrivé au pouvoir, début 1959, à la tête d’un soulèvement populaire qui mit fin à la dictature de Batista, dirigeant corrompu, haï par la population, qui pillait les caisses de l’État en maintenant le peuple cubain dans la misère. Le principal crime de Castro, aux yeux de l’impérialisme américain, c’est d’avoir mis en œuvre une série de réformes, dont la réforme agraire qui permit de donner des terres à des dizaines de milliers de paysans, d’avoir résisté à ses pressions puis, devant l’embargo décidé par les États-Unis, de s’être adressé à l’URSS. Et ce que les anticastristes très primaires oublient de dire, c’est que le régime castriste développa l’éducation et la santé, à tel point que des médecins cubains exercent dans des pays des Caraïbes ou d’Amérique latine, permettant ainsi aux plus pauvres d’avoir accès aux soins.

                                                                              Ce régime est certes loin d’être un modèle de démocratie. La presse est contrôlée et, selon les chiffres avancés en juin 2006 par l’Union européenne, 330 opposants au régime seraient en prison. On est loin de toutes les rumeurs propagées à ce propos ! Sous cet aspect, le régime cubain est effectivement une dictature. Mais il ne l’est pas plus que nombre de pays pauvres, pourtant qualifiés de « démocraties » dès lors que leurs dirigeants protègent les intérêts des puissances impérialistes. Et c’est sans commune mesure avec la répression qui suivit le coup d’État de Pinochet, et vis-à-vis de laquelle les dirigeants occidentaux furent très compréhensifs.

                                                                              De la situation politique de Cuba, les dirigeants de l’impérialisme américain portent d’ailleurs une lourde responsabilité, en imposant un embargo depuis plus de quarante ans avec les difficultés économiques que cela ne manque pas d’entraîner.

                                                                              Et ceux qui aujourd’hui mettent sur le même pied Castro et Pinochet montrent qu’ils sont d’une ignorance crasse, ou qu’ils se font les porte-parole de l’ordre établi, celui des puissants... ce qui n’est pas incompatible.

                                                                              Marianne LAMIRAL

                                                                              http://www.lutte-ouvriere-journal.org/article.php?LO=2001&ARTICLE=43


                                                                              • CAMBRONNE (---.---.107.123) 7 décembre 2006 17:12

                                                                                A L’AMIRAL

                                                                                Un ignorant crasse parmi tant d’autres vous salue et vous dit bien des choses .

                                                                                Il est normal que quand on croit encore au petit jésus soviètique et oui madame , on admire fidel Castro !

                                                                                Vous qui savez tout vous devez connaitre la différence considérable de niveau de vie entre Cuba et le Chili . Et ça n’est pas dans le sens que vous voudriez nous faire croire ..

                                                                                Ha c’est vrai , la différence de niveau de vie c’est un détail comme disait l’autre .

                                                                                vive la république quand même .


                                                                              • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 7 décembre 2006 19:43

                                                                                La langue de bois massif en quatre leçons : Leçon 1 : On n’ignorera le propos général de l’auteur (« L’image que nous avons des dictateurs, par exemple Pinochet et Castro, est-elle cohérente avec la réalité de leur régime, à commencer par le nombre de leurs victimes ? »). Fidel Castro n’est en effet pas un dictateur, et associer son nom à Pinochet est un procédé ignoble, relevant soit de la psychiatrie, soit d’agents de la CIA. Leçon 2 : Même si toutes les sources connues démontrent que le régime de Pinochet a causé la mort de 4 à 6 fois moins de victimes que celui de Castro, on ne s’y intéressera pas. On se contentera de signaler, sans source, que Pinochet a exécuté des « milliers de travailleurs », sans dire un mot des morts sous Castro : Primo, ça n’est pas intéressant, et secundo, les victimes de Fidel étaient soit des contre-révolutionnaires bourgeois, soit des agents de la CIA. Leçon 3 : Rappeler en toute occasion qu’un système communiste est BON par essence, alors qu’un système capitaliste est MAUVAIS. On affirmera sans peur d’être ridicule, que le bilan économique du Chili est catastrophique - en ne s’étendant pas sur le PNB / habitant qui est 2,4 fois supérieur au Chili qu’à Cuba. Seuls les agents de la CIA ignorent qu’il est préférable de mourir de faim à Cuba, voir de mourir tout court, plutôt que de prospérer en bonne santé au Chili. Leçon 4 : On mettra en doute l’indépendance des médias qui se livrent à ces comparaisons de mauvais goût ... en renvoyant vers le site de Lutte Ouvrière, qui, en toute indépendance, ne croit pas vraiment à ces histoires de morts et de prisonniers politiques dans les régimes communistes, grossière manipulation de la CIA. On rassurera le militant : ces médias pourris seront interdits, et leurs dirigeants exécutés (dans la joie) dès que l’occasion s’en présentera.


                                                                              • (---.---.229.236) 9 décembre 2006 01:41

                                                                                Arf !

                                                                                Touché-Coulé.


                                                                              • Act (---.---.209.190) 7 décembre 2006 22:32

                                                                                Votre air satisfait, repu qu’affiche votre photo est désespérant quand on vous lit. Comment peut-on se réjouir de tant de conneries ? Vous vous vautrez radieusement dans votre vomi mon pauvre. Comment pouvez-vous comparer Pinochet, un monstre au service des Yankees qui a coupé net la révolution démocratique chilienne à Castro, le père du modèle de développement le mieux accompli de tous des temps modernes ? Avez-vous jamais entendu parler du PNUD ? Savez-vous que tous les ans, il publie un rapport sur l’IDH qui est le critère le plus objectif de développementactuellement utilisé ? Voici un lien qui fera votre éducation et vous fera expurger, je l’espère, la haine primaire et gratuite qui vous habite. http://hdr.undp.org/reports/global/2005/francais/pdf/HDR05_fr_complete.pdf

                                                                                Cuba a un IDH qui n’a rien à envier aux pays les plus riches du monde, qu’il bat d’ailleurs au niveau du nombre de médecins par habitant (record du monde). Tous les besoins de la vie sont couverts à Cuba de la meilleure manière possible compte tenu des moyens que leur laisse l’embargo US. Le pays excelle d’ailleurs dans de nombreux domaines : éducation, médecine, NTIC, sport, musique (culture en général) et le lien social y est absolument remarquable.

                                                                                De plus ce pays très pauvre financièrement est certainement le plus riche socialement (promotion sociale et absence de discrimination). Il trouve même le moyen de partager avec les autres déshérités. Etats d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Des miliers de médecins cubains sauvent bénévolement chaque jour des millions de vie à travers la planète. Loin des caméras occidentales c’est eux qui en Iran et en Afghanistan sont intervenu et sont encore sur les lieux des catastrophes naturelles, pas MSF, MDM ou la Croix Rouge. C’est bien ce que vous reprochez à Castro ? Pitoyable ! Vous pourrez quand même rigoler. Vous venez de me faire écrire pour la première fois de la vie, le nom de Pinochet.


                                                                                • (---.---.229.236) 9 décembre 2006 01:44

                                                                                  « Avez-vous jamais entendu parler du PNUD ? Savez-vous que tous les ans, il publie un rapport sur l’IDH qui est le critère le plus objectif de développementactuellement utilisé ? »

                                                                                  Oui, et d’aprés les Statistique, la RDA était aussi riche que la corée du sud..

                                                                                  Un conseil, ne jamais croire les statistiques des pays socialistes. D’ailleur le truc amusant historiquement, c’est que les dirigeant de l’URSS, pour savoir où ils en étaient vraiment aprés tant de mensonge, prenaient carrément les chiffres de la CIA !

                                                                                  Frugalité dans une année d’abondance, comme disait Mao !


                                                                                • chwizz (---.---.172.51) 9 décembre 2006 22:30

                                                                                  expliquez-moi pourquoi il ya plus de cubains qui se noient en voulant passer aux etats-unis que l’inverse... chwizz


                                                                                • VDJ (---.---.0.134) 10 décembre 2006 02:39

                                                                                  ... parce que Cuba est un pays du tiers monde. Les flux migratoires vont du sud vers le nord, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, et ceci partout dans le monde.

                                                                                  Par ailleurs, il faut encore le répéter ?, la loi US dite CUBAN ADJUSTMENT ACT accorde automatiquement le droit de séjour à tout cubain (et uniquement cubain) qui foule le sol états-unien. Une telle loi appliquée (par n’importe quel pas riche) pour n’importe quel autre pays du tiers monde donnerait quels résultats ?


                                                                                • chwizz (---.---.172.51) 10 décembre 2006 04:09

                                                                                  Ma question s’adressait à act, qui nous dit que l’idh cubain est l’un des tout meilleurs au monde. Dans ce cas, peut-on considérer qu’il fait partie du tiers-monde, comme vous le faites, vdj ? Il y a incohérence, là. Or si Cuba était un pays développé, ses habitants n’émigreraient pas comme cela au peril de leur vie. Sinon j’ai bien aimé l’article au passage, et les réponses de l’auteur pour le moins cinglantes. smiley chwizz


                                                                                • (---.---.23.205) 8 décembre 2006 10:54

                                                                                  non, j’y crois pas ! mettre castro au même plan que pinochet !

                                                                                  et pourquoi hugo chavez aussi ? * vous les blanc, vous ne vous refuser rien ! :d


                                                                                  • Hugo (---.---.102.41) 8 décembre 2006 13:13

                                                                                    Tiens tiens en parlant de Chavez

                                                                                    Message de Chavez à Fidel

                                                                                    de Hugo Chávez Coloque International Mémoire et Futur : Cuba et Fidel

                                                                                    Père Révolutionnaire

                                                                                    Cher Fidel,

                                                                                    Avec la plus grande ferveur révolutionnaire, je veux m’unir à l’unanime sentiment de célébration qui parcourt toute Notre amérique pour les cinquante ans de l’arrivée du Granma sur les côtes de Cuba. au nom de mon peuple, reçois le plus fraternel et le plus ému des hommages.

                                                                                    Avec un légitime orgueil, le peuple cubain se célèbre et se chante lui-même dans la geste révolutionnaire qui commença le 2 décembre 1956 et nous le faisons avec lui car la grandeur de la Révolution cubaine nous appartient à tous.

                                                                                    Quelle grande histoire se concentre dans la seule mention de ce nom : Granma. Dire Granma, c’est dire patriotisme, dire Granma, c’est dire dignité, dire Granma , c’est dire courazge, dire Granma, c’est dire sacrifice, dire Granma, c’est dire lucidité, dire Granma, c’est dire audace historique. quand nous nommons le Granma, nous nommons Marti et Bolivar, quand nous nommons le Granam, nous nommons les raisons pour les batailles du présent et de l’avenir, quand nous nommons le Granma, nous te nommons, Fidel : nous nommons le père de tous les révolutionnaires de Notre Amérique contemporaine.

                                                                                    Et dire Granma, c’est nommer l’éclatante étoile qui guiderait sa trajectoire, le chemin même et le nord de tout un peuple qui lirait dans ce débarquement ces lettres de lumière dans lesquelles il guettait sa prompte libération. « Car nous avons l’amour dans le coeur, les yeux sur la côte, la main sur l’Amérique et l’âme à la ceinture, car qui ne lit dans l’air tout cela en lettres de lumière ? Et avec des lettres de lumière, on doit lire que nous ne cherchons pas dans ce nouveau sacrifice de simples formes ni la perpétuation de l’âme coloniale dans notre vie avec la nouveauté des uniformes yankees mais l’essence et la réalité de notre pays républicain, sans la peur maladive des uns pour l’expression salutaire de toutes les idées et l’emploi honorable de toutes les énergies, ni pour les autres, ce vol à l’homme qui consiste à prétendre commander au nom de la liberté par la violence dans laquelle on prive les autres des garanties et des méthodes de celle-ci », a dit le 26 novembre 1891 à Tempa ce père infini qu’est Marti, l’étoile guide, l’auteur intellectuel de toute cette traversée.

                                                                                    « Et mettons autour de l’étoile, sur le nouveau drapeau, cette formule de l’amour triomphant : avec tous pour le bien de tous » s’était exclamé l’apôtre de la liberté, ce même jour à Tempa. Oui, Fidel, avec tous et pour le bien de tous, ce fut la formule triomphante, l’étoile qui avait commencé à illuminer Las Playitas, le 11 avril 1895 et c’est lamême formule triomphante de la Révolution bolivarienne et de toute la Grande Patrie qui se réveille et se secoue pour toujours.

                                                                                    Le Libérateur Simon Bolivar disait que la justice justifie l’audace de l’avoir entreprise. C’est ainsi et ce sera ainsi. Le cinquantenaire du débarquement du Granma le démontre, c’est la justice qui remplit l’audace de son contenu et la justifie. Je ne peux m’empêcher d’évoquer le beau poème « La jesta » de Pablo Néruda et je ne peux m’empêcher de l’évoquer parce qu’elle capte de façon magistrale la transcendante signification de ce mémorable 2 décembre 1956. La voix de Néruda continue de parler pour nous tous :

                                                                                    « Si la mer profonde taisait ses douleurs

                                                                                    La terre amena l’espérence

                                                                                    Elle débarqua sur la côte

                                                                                    C’était des bras et des poings pour la lutte :

                                                                                    Fidel Castro avec quinze des siens

                                                                                    Descendit sur le sable avec la liberté.

                                                                                    L’île était obscure, comme en deuil

                                                                                    Mais ils hissèrent la lumière comme un drapeau

                                                                                    Ils n’avaient pas plus d’armes que l’aurore

                                                                                    Et celle-ci dormait encore sous la terre :

                                                                                    Alors commencèrent en silence

                                                                                    La lutte et le chemin vers l’étoile.

                                                                                    Fatigués et pleins d’ardeur ils cheminaient

                                                                                    Par honneur et devoir vers la guerre

                                                                                    Ils n’avaient d’autres armes que leur sang :

                                                                                    Ils allaient nus comme s’ils venaient de naître .

                                                                                    Et ainsi naquit la liberté de Cuba. »

                                                                                    Ainsi elle naquit et ainsi elle grandit et ainsi elle se mit à marcher pour se transformer en lumière qui illumine les chemins de la libération de nos peuples.

                                                                                    Je suis de ceux qui croient avec une absolue certitude que le Granma continue encore à naviguer , laissant derrière lui le sillage de l’émancipation. Le Granma maintient fermement sa route et nos peuples la suivent. Nous allons avec toi, Fidel, comme nous allons avec le Che, Camillo, Raùl, Almeida et tant d’autres : nous apercevons la terre parce que l’Aube que nous espérons depuis toujours est pour aujourd’hui.

                                                                                    Le 3 décembre, le peuple vénézuélien va commémorer et célébrer ce cinquantenaire avec une grande victoire populaire : une victoire d’une qualité et d’une profondeur qui va étonner le monde. Dès maintenant, Fidel, nous te dédions ce triomphe et nous le dédions de tout coeur au peuple frère cubain.

                                                                                    Père, frère, ami, compagnon, camarade : « Hasta la Victoria siempre ! » Nous avons besoin de toi plusieurs années encore parmi nous avec l’état d’esprit que nous te connaissons : l’état d’esprit de celui qui, chaque jour, est en train de débarquer du Granma. Nous avons besoin que tu continues à donner la belle leçon d’intégrité et de fidélité au socialisme qu’a été et qu’est toujours ta vie : donnant l’exemple du courage, de l’audace historique et de la lucidité révolutionnaire. Notre Amérique et le monde ont besoin de toi pour continuer à impulser comme toujours les nouvelles avancées et les nouveaux combats de nos peuples.

                                                                                    Jusqu’à la Victoire toujours !

                                                                                    La Patrie ou la Mort !

                                                                                    Nous vaincrons !

                                                                                    Hugo Chávez

                                                                                    traduction Gaston Lopez

                                                                                    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=38454


                                                                                    • CAMBRONNE (---.---.84.55) 8 décembre 2006 15:31

                                                                                      STEPHANE

                                                                                      Vous avez écrit un excellent article et vous avez surtout bien répondu à tous les fossiles marxistes léninistes qui prospèrent encore a l’aube du XXIème siècle .

                                                                                      La dialectique marxiste est une vraie science et certains l’ont prouvé sur ce fil .

                                                                                      Vive la république quand même .


                                                                                      • François (---.---.18.199) 9 décembre 2006 01:12

                                                                                        Jamais il ne m’avait été donné donné de lire autant de stupidité concentré en si peu de ligne, et l’auteur ose revenir à la charge, c’est n’est même pas pathétique, c’est comique.


                                                                                        • (---.---.229.236) 9 décembre 2006 01:51

                                                                                          « Jamais il ne m’avait été donné donné de lire autant de stupidité concentré en si peu de ligne »

                                                                                          Et oui, bientôt on va même dire que le Socialisme National de Hitler était... un Socialisme !

                                                                                          Tout arrive, ma bonne dame, à notre époque..


                                                                                        • Lublen (---.---.126.190) 9 décembre 2006 16:38

                                                                                          Castro, comme tous les communistes, a renversé un dictateur et grace à lui, Cuba obtient les meilleurs résultats d’Amérique latine en matière d’IDH.

                                                                                          A l’inverse, Pinochet, comme tous les fascistes, a renversé une démocratie.

                                                                                          Castro, comme tous les communistes, a lutté contre les régimes racistes dans le Monde (exemple : régime de l’Apartheid en Afrique du Sud).

                                                                                          A l’inverse, les USA, sans lesquels Pinochet n’aurait rien pu faire, ont soutenu des régimes racistes dans le Monde (exemple : régime de l’Apartheid en Afrique du Sud).

                                                                                          Enfin léger hors-sujet à l’attention de celui qui crache sur Staline, une question simple : pense t-il que la vie pour le peuple était pire sous Staline ou sous le tsarisme ? Toute ma famille russe pense (malgré les crimes bien rééls de Staline) qu’elle était pire sous le tsarisme, et les chiffres de l’espérance de vie également (espérance de vie de 33 ans sous le tsarisme au début du XXème siècle, soit 20 ans de moins qu’en France à la même époque, contre une espérance de vie de 63 ans en 1953 soit presque autant qu’en France à la même époque).

                                                                                          Pour la famine en Ukraine dont vous parlez, beaucoup de spécialistes mondiaux de la question (Tauger, Wheatcroft, Sapir,.....) disent qu’il y a eu famine (bien évidemment, qui oserait dire le contraire ?)qui a fait environ 6 millions de victimes mais qu’il n’y avait pas volonté de détruire les ukrainiens donc pas géncide. Il me parait donc bien curieux que vous puissiez balayer la question d’un revers de main alors que les spécialistes mondiaux de la question se divisent (quoique en face il n’y a guère que Courtois bien connu pour ses falsifications). Et ces spécialistes ajoutent qu’en même temps, si cette famine est tragique, par rapport à la population de l’URSS elle est bien moins grave que la famine irlandaise de 1847 (Black Forty-Seven qui tua 1/3 des habitants de l’Irlande)qui n’a pas été le fait de bolcheviques, mais de l’occupant britannique capitaliste. Alors que des millions d’irlandais crevaient de faim, des convois entiers de nourritures volés aux paysans de toute l’Irlande étaient escorté par l’armée de sa Graisseuse Majesté direction les castels des lords anglais.

                                                                                          Bref, Messieurs les capitalistes civilisés, balayez devant votre porte avant de vouloir donner des leçons aux autres !


                                                                                          • Gelone 9 décembre 2006 20:11

                                                                                            Comme Francisco Franco y Bahamonde, comme Ronald Reagan, le général Augusto Pinochet Ugarte est un héros de la guerre planétaire contre le communisme.

                                                                                            Il fait, pour l’éternité, partie de ceux qui ont bloqué la prolifération des métastases de cette infecte saloperie.

                                                                                            Pour cela, il aura droit, pour l’éternité aussi, à notre infinie gratitude.


                                                                                            • Gelone 9 décembre 2006 20:13

                                                                                              Comme Francisco Franco y Bahamonde, comme Ronald Reagan, le général Augosto Pinochet Ugarte est un héros de la guerre planétaire contre le communisme.

                                                                                              Il fait, pour l’éternité, partie de ceux qui ont bloqué la prolifération des métastases de cette infâme saloperie.

                                                                                              Pour cela, il aura droit, pour l’éternité aussi, à notre infinie gratitude.


                                                                                              • dumedimeme (---.---.104.214) 9 décembre 2006 21:30

                                                                                                - pinochet en train de crever ?

                                                                                                « Pierre, comment ce fait-il qu’il pleut dans ta maison, tu ne fait rien pou arrêter cela ? »
                                                                                                - « Cela n’est rien, va donc voir chez mon voisin françois, c’est bien pire ! » c’est à cette historiette que me fait penser votre débat sur pinochet.

                                                                                                que celui qui peut comprendre comprenne.


                                                                                                • (---.---.18.196) 9 décembre 2006 22:19

                                                                                                  @ l’auteur,

                                                                                                  je pense que vous avez raison. vos chiffres doivent être globalement bons : Le communisme a fait plus de morts que les dictatures d’extrême-droite.

                                                                                                  Malgrès tout, je vous trouve cependant CONFORMISTE. Aujourd’hui où le communisme est quasiment abattu partout, vous nous dites qu’il n’était pas bon : C’est ce que pense la majorité des gens actuellement, vous êtes donc à la mode. Vous hurlez avec les loups. Dans le fond vous n’êtes donc pas différent des communistes que vous fustigez, qui l’étaient quand la moitié du monde l’était.

                                                                                                  Essayez d’avoir une pensée différente de celle en cours aujourd’hui : Faites nous par exemple un article sur un nouveau communisme à venir et à créer, voilà ce qui serait courageux et personnel de votre part. smiley


                                                                                                  • Eric 12 décembre 2006 22:33

                                                                                                    Malheureusement non ! Ce que cet excellent article et les reactions qu’il s’attirre montre bien, c’est que le nom a change, les contextes economiques, historiques ont changes, mais les mecanismes intellectuels qui furent ceux des soicalismes reels demeurent. Sur le site du Nouvel Obs, un sondage sur Castro, Hero ou dictateur, 71% choisissent hero. Le remarquable auteur de l’article reste bien un non conformiste...


                                                                                                  • (---.---.26.80) 16 décembre 2006 18:22

                                                                                                    Je ne connais pas ce sondage (qui semble saluer moins le régime de Castro que son incroyable résistance genre Astérix et les gaulois, à la puissance américaine) mais on peut dire quand même qu’avec la disparition de (presque) tous les communismes de la planète, dire aujourd’hui que le communisme n’est pas une bonne chose ne me parait pas très révolutionnaire quand même.

                                                                                                    Mais bon, je reconnais que HEC ne forme pas des réformateurs mais plutôt des conservateurs : C’est son droit.

                                                                                                    Où sont les vrais révolutionnaires ?


                                                                                                  • tal (---.---.22.5) 9 décembre 2006 22:20

                                                                                                    Ce forum est un espace de débat civique et civilisé qui a pour but d’enrichir cet article. N’hésitez pas à signaler tout abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour nous indiquer tout contenu diffamatoire, injurieux, commercial, raciste... et qui sera supprimé dans les plus brefs délais.

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                                                                                                    tal. smiley


                                                                                                    • michel ducruet michel ducruet 10 décembre 2006 07:37

                                                                                                      Je comprendrais que Saint-Pierre à l’entrée du Paradis consulte sur ses livres de compte les mauvaises actions des dictateurs... Mais là je ne vois pas l’intérêt de la démarche. S’il s’agit de voler un dernier coup au secours de la victoire, c’est vaincre sans péril... Je suis choqué de l’enthousiasme malsain que semble provoquer cette comptabilité morbide... Comme s’il fallait en rajouter aux 100000 morts de l’automobile ordinaire depuis 20 ans, à ceux de la malbouffe, aux victimes des axes du Bien et du Mal, aux etc... Quelles que soient les bonnes intentions de l’auteur, il ne défend pas plus la démocratie que la peine de mort ne protège les victimes... Il ne dispense pas de raisonner sur les économies, les sociétés et les hommes... Parce qu’enfin c’est du pur formalisme que de mélanger les époques, les pays, les régimes et les victimes dans le sac de l’indignation. Nous sommes tous contre la Mort, mais toutes les maladies mortelles n’ont pas le même vaccin, à supposer qu’elles en aient un... et il vaut mieux consulter son médecin que les pompes funèbres...


                                                                                                      • lebaron (---.---.137.115) 10 décembre 2006 10:32

                                                                                                        @ à l’auteur Vous avez été un jour en cours d’Histoire ? vous avez ouvert un livre d’historien parce que vous nous parlez de gens qui ont été massacrés et vous tombé dans une comparaison droite gauche à la con...mais ce n’est pas étonnant de la part d’un élève de HEC à qui on a mis le portefeuille à la place du coeur.....d’où votre préférence pour les massacreurs de droite au moins ils n’entravent pas le commerce ?????


                                                                                                        • Haina (---.---.21.222) 10 décembre 2006 11:19

                                                                                                          Soyons humains et laissons les SDF crever sous les ponts. Le froid parisien est moins criminel que celui de New-York (vive la France) smiley. (je laisse la recherche des chiffres a l’auteur).On impose l’embargo a ceux qui savent pas jouer au monopoly. Le gel tue meme sous les tropiques !


                                                                                                          • Haina (---.---.21.222) 10 décembre 2006 11:46

                                                                                                            Pinochet, Castro, combien de victimes ? deux... Merci a l’auteur de s’avouer coupable smiley


                                                                                                          • Haina (---.---.21.222) 10 décembre 2006 12:11

                                                                                                            Oui, enfin, on peut quand meme pas empecher les Etats-Unis d’avoir une politique exterieure ! (Ah bon, t’es sur ?) (ben oui, meme l’ONU n’y peut rien)


                                                                                                          • Helios (---.---.129.205) 10 décembre 2006 19:38

                                                                                                            Pinochet vient de lacher la branche, au plus grand bonheur de ses ennemis et avec les pleurs de ses amis.

                                                                                                            Un dictateur de moins, un de plus qui a echappé a ses juges.

                                                                                                            Mais quels juges ? ceux qui onjt toujours raison...


                                                                                                            • Pedro (---.---.116.85) 11 décembre 2006 04:19

                                                                                                              Je trouve vos comptes d’apothicaire à vomir.

                                                                                                              Je retrouve dans vos propos le même coté réactionnaire que ces bonnes femmes qui disent que le général a rétabli l’ordre.


                                                                                                              • Pete Bondurant Pete 11 décembre 2006 09:52

                                                                                                                « ... il mourra comme Molière sur scène »...

                                                                                                                On croit rêver.

                                                                                                                Pourquoi ne pas avoir migré vers ce paradis ?


                                                                                                                • Astérix* (---.---.31.151) 11 décembre 2006 13:52

                                                                                                                  En 1997 j’ai eu l’occasion de boire quelques bières avec des exilés chiliens au Venezuela. En particulier un certain Juan formé dans les universités de Prague et Moscou.

                                                                                                                  Il ressortait de leurs propos que, comme dans l’Espagne de 1936, les Rouges étaient prêts à renverser la République d’Allende pour installer un régisme castriste, au Chili d’abord, et dans toute l’Amérique du Sud ensuite.

                                                                                                                  Et c’est bien ce à quoi s’activait le sanguinaire Ernesto Guevara quand. en 1967, il fut capturé et abattu en Bolivie.

                                                                                                                  Ah oui ! Je sais que les admirateurs du Che sont légions mais suis bien obligé de constater qu’ils ne cherchent pas à savoir ce que cache la célèbre photo pour posters et T-shirts :

                                                                                                                  CV d’Ernesto Guevara :

                                                                                                                  - Personnellement responsable de la torture et des pelotons d’exécution.

                                                                                                                  - Responsable du massacre de paysans dans les régions qui étaient contrôlées ou visitées par la guérilla.

                                                                                                                  - Instigateur du système cubain de camps de concentration. Il a créé le premier de ceux-ci à Guanahacabibes afin de « rééduquer » les responsables des entreprises publiques qui étaient coupables de diverses entorses à « l’éthique révolutionnaire ». Longtemps après sa mort, les camps cubains servaient encore à emprisonner les dissidents de la révolution.

                                                                                                                  - Surnommé « le Boucher de la Cabaña », la Cabaña étant le nom de la prison où Guevara supervisait l’exécution des dissidents

                                                                                                                  Bref, Ernesto Guevara n’était ni plus ni moins que le Robespierre, le Himmler ou le Beria du régime castriste.

                                                                                                                  Voilà donc bien de quoi était menacé le Chili quand Augusto Pinochet a renversé Salvador Allende. Il y a eu un coût humain, c’est certain, mais on doit au Général Pinochet d’avoir sauvé le Chili de la ruine castriste et d’y avoir installé une démocratie libérale et prospère.

                                                                                                                  Voilà sans doute ce que déplorent les bonnes âmes soumises à la police de la pensée, et qui débordent d’admiration pour les dictateurs socialistes qui, jusqu’à aujourd’hui, n’ont laissé derrière eux que ruines, pauvreté et désolation.

                                                                                                                  Astérix*


                                                                                                                  • Astérix* (---.---.31.151) 11 décembre 2006 14:00

                                                                                                                    ....

                                                                                                                    et compliments !

                                                                                                                    Asterix* Bip 58


                                                                                                                  • manos (---.---.216.178) 12 décembre 2006 14:12

                                                                                                                    « les Rouges étaient prêts à renverser la République d’Allende »

                                                                                                                    Et bien dans ces cas là, l’ami, il faut citer ses sources ! Sinon c’est du révisionnisme historique.


                                                                                                                  • manos (---.---.216.178) 12 décembre 2006 14:37

                                                                                                                    Ah pardon, mille excuses, j’avais lu en diagonale : tu cites effectivement tes sources. Des étudiants en marketting avec qui tu as bu « quelques bieres ». OK.


                                                                                                                  • manos (---.---.216.178) 12 décembre 2006 10:57

                                                                                                                    L’éternelle comparaison des gens de droite entre castro et pinochet est stérile et signe d’une paresse intellectuelle. Castro a fait la révolution avec le peuple cubain et renversé un dictateur ubuesque (battista), homme de paille des américains. Il a créé un systeme de santé unique dans la zone, ainsi qu’un systeme d’éducation libre et gratuit pour tous. Que le régime aie mal vieilli, certes, mais rien à voir avec un Pinochet ennemi de son propre peuple, qui a renversé un président démocratiquement élu, un corrompu qui a passé sa vie à faire le contraire de qu’il pronait ! Quand on ne connait rien à l’Amerique latine , on s’abstient de tenir des propos dignes du café du commerce.


                                                                                                                    • htx (---.---.172.45) 12 décembre 2006 11:32

                                                                                                                      Pour ceux (nombreux semble-t-il) qui prennent Pinochet pour un homme de droite, rappelons qu’il vient de la gauche chilienne (il était franc-maçon) et qu’il a été nommé à son poste par Allende lui-même (franc-maçon lui aussi).

                                                                                                                      Entre frangins, il faut bien s’entraider.


                                                                                                                      • manos (---.---.216.178) 12 décembre 2006 14:07

                                                                                                                        Pinochet un homme de gauche ?!! Il était peut-etre franc-maçon mais il était surtout général, et quand on connait (meme très vaguement) le Chili et l’Amerique du Sud en général, on sait que les armées ne sont pas vraiment des repères de gauchistes. Bref, quand on ignore tout d’une question on se documente ou bien on se tait.


                                                                                                                      • Depi Depi 12 décembre 2006 14:16

                                                                                                                        Au vu des deux interverventions de votre part, il serait bon de vous documenter également au lieu de sortir ce que vous entendez par-ci par-là, ce qui est souvent erroné..


                                                                                                                      • manos (---.---.216.178) 12 décembre 2006 14:32

                                                                                                                        Je suis né au chili, de parents chiliens exilés, j’y retourne tous les ans. Tu penses connaitre la réalité chilienne mieux que moi ?


                                                                                                                      • Depi Depi 12 décembre 2006 15:59

                                                                                                                        Connaître est un bien grand mot mais les oeillères que vous déployez réduise la votre, de connaissance.

                                                                                                                        Un peu d’objectivité ne fait pas de mal même si vous semblez être de gauche/extrême gauche.


                                                                                                                      • htx (---.---.172.45) 12 décembre 2006 16:35

                                                                                                                        Ce n’est pas parce qu’on est chilien que l’on connaît forcément l’histoire du Chili, pas plus que l’on est meilleur connaisseur de l’histoire de France en étant français.

                                                                                                                        Lorsque j’étais gamin,dans les années soixante, on m’apprenait dans les livres d’histoire que seuls Joffre et Foch avaient gagné la guerre de 14 (Pétain n’était mentionné nulle part) et que la France à elle seule ou presque avait gagné la seconde guerre mondiale. C’était la désinformation gaulliste.

                                                                                                                        Lorsque j’étais adolescent, au collège, mes professeurs d’histoire m’affirmaient que les seuls grands hommes étaient Lénine, Staline, Mao et Pol Pot (mai 68 était passé par là). C’était la désinformation marxiste.

                                                                                                                        Pour revenir à Allende, il a écrit une thèse antisémite, eugéniste. Personne dans la gauche caviar n’en parle. Au contraire, les boulevards du président Allende fleurissent dans les municipalités de gauche. Il ne viendrait à l’idée d’aucun maire de droite de nommer une avenue avenue Franco. Pourquoi la gauche se permet elle se que la droite s’interdit (à juste titre). Pourquoi la presse ne parle que des 3000 personnes qui ont fêté le décès de Pinochet et pas des dizaines de milliers qui ont défilé devant son cercueil ? A quand la vérité sur Allende ?


                                                                                                                        • (---.---.216.178) 13 décembre 2006 09:47

                                                                                                                          « Lorsque j’étais adolescent, au collège, mes professeurs d’histoire m’affirmaient que les seuls grands hommes étaient Lénine, Staline, Mao »

                                                                                                                          Pour les gens de ma génération qui sont restés au Chili, l’« histoire officielle » quand ils étaient à l’école et au lycée appartenait à Pinochet, je te laisse imaginer quelle a pu être la version enseignée des « évènements » comme on dit encore pudiquement au Chili.


                                                                                                                        • manos (---.---.216.178) 13 décembre 2006 09:50

                                                                                                                          Quelle vérité ? Si tu parles du livre de Farias, excuse-moi mais tout le monde (les historiens sérieux s’entend) reconnait que c’est un tissus de conneries. Alors quand on veut faire le malin on choisit ses références et on relativise.


                                                                                                                        • Emmanuel Haentjens (---.---.216.178) 13 décembre 2006 10:11

                                                                                                                          C’est bizarre ce vieux réflexe de la droite française, des libéraux en particulier et des adorateurs des Etats-Unis en particulier, qui nous parlent de Castro dès qu’on leur parle du cas Pinochet. A croire qu’ils se snetent morveux quelque part, qu’ils cherchent à se dédouaner d’une faute. Attitude purement puérile du « oui mais lui il a fait ça ». A un enfant on lui répond : on ne parle pas de lui mais de toi. Et bien, je serais tyenté d’en dire autant à monsieur Guezenec : on ne parle pas de Castro mais de Pinochet. Comme lors du procès Saddam on n’a pas parlé de Castro ni de Pinochet, et encore moins des Bush, père et fils. Et pourtant dans le dernier cas le contexte s’y prêtait davantage. Il est tout aussi bizarre que lorsqu’on aborde le problème cubain on se garde bien d’ignorer toute comparaison avec les autres pays de la zone : le Mexique voisin par exemple, où le taux de criminalité est un des plus élevé du monde, où des milliers de familles dorment dans la rue. Sans parler de la Jamaïque, et d’Haïti. Il est vrai qu’à Cuba les prisonniers, certains étant mineurs, sont détenus et torturés au mépris de toutes les conventions internationales. Dans l’Est du pays plus précisément, à Guantanamo bay. Mais plus bizarre encore, est la complaisance (quand ce n’est pas une admiratrion avouée) de nos bien-pensants libéraux et démocrates propres sur eux à l’égard de... la Chine. Pays totalitaire communiste s’il en est où les opposants sont emprisonnés et torturés, les travailleurs traités comme des bêtes de somme et les condamnés de droit commun pendus. Bizarre en effet. Il faut dire que ce pays a eu la bonne idée d’adopter l’économie de marché. Les cadres tels que monsieur Guezenec et ses amis y vont en délégation y faire des affaires, dormir à l’hotel Sheraton, manger des nids d’hirondelle (ça leur fera au moins quelque chose à raconter lors d’un speed-dating) et terminer leur séjour par une soirée Karaoké super délire ! Nul doute qu’ils seront devant leur télé en 2008, confortablement installés pour admirer les exploits de ces athlètes entrainés à la baguette (elle est bien bonne !) en se disant : « ces chinois quand même ». Et oui quand même. Il est vrai que les cubains, eux, ne sont forts qu’en saut en hauteur.


                                                                                                                        • xsteph (---.---.238.8) 12 décembre 2006 18:29

                                                                                                                          Cher stéphane,

                                                                                                                          Je suis communiste et incroyant. Lucide également sur les crimes qui ont été commis par des régimes communistes. Le procès que vous intruisez n’est pas très neuf (cf. écrits de Furet par exemple). Puisque vous versez aussi dans la comptabilité, précisons (je reprends vos chiffres) :
                                                                                                                          - Cuba : 9200 tués sur 10 millions d’habitants en 50 ans environ
                                                                                                                          - Chili : 2600 tués sur 15 millions d’habitants en 19 ans. Sortons la calculatrice, vous semblez aimer cela ... bon j’arrête, c’est ridicule !

                                                                                                                          Vous avez visiblement un problème avec l’idéologie communiste. Moi non et ce malgré ces attrocités. A la question : les massacres de masse, les crimes, etc. sont-ils consubstanciels à l’idéologie communiste ? j’ai répondu non.

                                                                                                                          Je continue, peut-être à tord, je doute voyez-vous - je suis incroyant ! - a penser que l’organisation de la société suivant d’autres règles que celle du capitalisme est possible, et en plus démocratiquement.

                                                                                                                          Dernier point : faites la part entre l’idéologie et la mise en oeuvre de celle-ci. Je vous conseille la lecture de l’ouvrage de l’historien américain Moshe Lewin - Le Siècle Soviétique : celui-ci vous permettra d’aborder la question du communisme avec un prisme nouveau pour vous.

                                                                                                                          Amicalement, et vive le consulting en entreprise ! smiley


                                                                                                                          • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:37

                                                                                                                            Cuba, c’est entre 50.000 et 70.000 tués.

                                                                                                                            Au milieu des années 1980, Vernon Walters fit une comparaison révélatrice entre le Chili de Pinochet, hautement dénigré, et le Cuba de Castro ; alors ambassadeur américain auprès de l’ONU, Walters dit : « Les populations du Chili et de Cuba sont pratiquement égales. Il existe 20’000 exilés chiliens et le Chili est un pays d’où l’on peut sortir à pied pour l’Argentine, pour la Bolivie ou pour le Pérou. De Cuba, qui est une île, déjà 2’000’000 d’exilés sont sortis. Ceci vous donne une idée du degré relatif de répression dans les deux pays. Mais la clameur contre Pinochet, en Amérique Latine, est beaucoup plus forte que la clameur contre Cuba. »

                                                                                                                            Quant à savoir si le Nazisme est criminel ou pas, comme le communisme, puisqu’ils visent tout les deux l’Egalité, ils sont contraint pour la mettre en oeuvre d’éliminé tout ce qui dépassent.


                                                                                                                          • Julien (---.---.218.176) 17 décembre 2006 19:37

                                                                                                                            Je vais dans le même sens, en insistant sur le fait que cela n’enlève rien à la honte pour l’humanité que fut Pinochet.

                                                                                                                            Il ne faut pas tout mettre sur le même plan. Même s’il est vrai que notre coeur ne nous permet pas de départager les morts par leur nombres.

                                                                                                                            J’ose dire que l’on parle beaucoup en France des dictatures, mais entre Français. Des chiliens il y en a en France, et de snord coréens aussi. Leur avis sur la question serait plus interessant que le notre, dommage que les medias se bornent à 3 secondes de réaction enregistrée dans telle ou telle manif pro-untel ou untel.

                                                                                                                            Mais bon, nous sommes francais, et donc mieux placés que n’importe qui pour débattre sur tous les sujets... non ?


                                                                                                                          • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 24 décembre 2006 13:00

                                                                                                                            Je tombe tardivement sur votre commentaire. Et j’y réponds volontiers puisque votre ton me semble sympathique malgré nos divergences. Sachez que je serai ravi (comme vous) de trouver une alternative à une société capitaliste, sans sur-consommation, sans golden parachute, sans star-academy, sans pauvreté etc... Je constate simplement que les trois idéologies qui ont prétendu apporter une réponse (le communisme, le nazisme auxquelles il faut désormais ajouter le « nazislamisme ») et toutes leurs déclinaisons n’ont engendré que massacres, famines, camps de concentration et totalitarisme. Je prêche donc la plus grande prudence face aux tenants du « grand soir » qui ne réalisent pas toujours que toute société humaine repose sur l’Homme avec ses bons, mais surtout ses mauvais côtés. Et que seules les démocraties sociales de marché tempèrent ce qu’il y a de plus mauvais en nous (très imparfaitement, certes)alors que tous les autres systèmes déchainent immédiatement une violence inouie, la corruption (mais aussi la pollution) et ce dans des proportions sans commune mesure avec les sociétés capitalistes. Il est simplement possible de critiquer nos sociétés de l’intérieur, luxe impossible dans les autres configurations. On a le droit donc (comme vous) de rêver à une alternative. Mais il faut malheureusement constater (comme moi) que les petits pas démocratiques valent mieux que tout le reste, et que l’argument qui consiste à dire que ce n’est jamais le « bon » communisme qui est appliqué (en URSS, en Chine, à Cuba, en Corée, en Albanie, en RDA etc...)est un peu usé depuis 1917. Je trouve enfin choquant que l’on n’ait le droit de défendre des criminels comme Mao ou Staline, personnages auxquels la Loi Gayssot devrait s’appliquer. Pour revenir enfin sur Castro et Pinochet, je dénonce simplement la manipulation à laquelle nous sommes soumis depuis 30 ans avec le « gentil » Castro et le « diable » Pinochet. Les faits, rien que les faits, ne résistent pas à cette fable. Nombreux furent les régimes plus criminels que celui de Pinochet (ce qui n’excuse rien, nous sommes d’accord). Et quand la liberté reviendra à Cuba, on n’a pas fini de compter les morts ... Cela dit, revenons à l’essentiel : longue vie au consulting en entreprises. smiley


                                                                                                                          • (---.---.227.33) 4 janvier 2007 23:33

                                                                                                                            Votre problème est justement que Mao, Staline .. et Fidel Castro sont des bienfaiteurs de l’humanité que vous haissez pour cette même et très simple raison. Votre classe de nantis grâce au testicules de papa est en train de s’exterminer elle même en raisonnant autour de ses propres calomnies et propagandes mensongères.

                                                                                                                            Vous oubliez seulement de penser ou d’imaginer à ce que serait la Russie ( es URSS) ou la Chine aujourd’hui sans Staline et sans Mao ? Combien de morts ? Combien de génocides ?...par les puissances impérialistes occidentales.

                                                                                                                            C’est ça que votre caste ne peut accepter, tout simplement.

                                                                                                                            Vous vomissez votre haine que Cuba ne soit pas le Guatemala, Honduras, Nicaragua, Haiti etc avec leurs cortèges de génocides et assassinats bien réelles que vous taisez. Et vous croyez être génant pour la presse bien pensante ? Raisonnez avec votre coeur et cerveau, et non avec votre nombril d’analphabête nanti.

                                                                                                                            Vous haissez que Castro sauve des milliers d’enfants de la mort certaines en donnant à Cuba le deuxième plus faible taux de mortalité enfantile de toutes les Amériques, après le Canada, avec un taux de 5.3 pour mille.

                                                                                                                            Vous haissez le fait que Cuba a été reconnu par la FAO comme le seul pays des amériques SANS DENUTRITION ENFANTILE.

                                                                                                                            Vous haissez le fait que Cuba a été reconnu par le WWF comme le seul pays avec une économie soutenable avec la plus faible empreinte écologique.

                                                                                                                            En fait vous haissez qu’une économie soit possible sans le pouvoir de cette élite de voleurs aux commandes et dont votre ignorance politique ( certainement feinte) avec usage de mensonges érigés en faits est une parfaite démonstration de sa décadence historique.


                                                                                                                          • Jeremy (---.---.244.84) 12 décembre 2006 20:27

                                                                                                                            De toute facon, tous les régimes politiques tuent. Vous parlez de nombreuses dictatures, en faisant des comptes un peu morbides...

                                                                                                                            Mais vous ne prenez pas en compte les cheres democraties, comme la Francaise, qui laisse crever de faim plusieurs millions de personnes sur son territoire(6.5 je crois sous le seuil de pauvreté), sans parler des dizaines de milliers qui sont a la rue, ou du fait qu’on continue d’exploiter a outrance le continent africain. Le colonialisme, dont nous sommes toujours l’un des leaders, a tué, violé, pillé les pays de ce continent, et on n’a jamais été jugé pour ca. On est l’un des plus gros fournisseurs d’armes au monde, ce qui sous-entend qu’on est quelque part l’un des organisateurs des genocides, mais ca on l’oublie vite. Et apres on se permet de juger la violence d’autres régimes alors qu’on devrait carrément fermer sa gueule.

                                                                                                                            Je ne suis pas idéologue mais ce qui est sur, c’est que partout les statistiques sont manipulées. Qui a raison de Cuba ou du PNUD, ou du FMI, ou autres organismes nauseabonds, on saura jamais...Par contre, de nombreuses sources concordent sur le fait que Cuba a un niveau d’éducation et de santé bien supérieur a la moyenne. Pour un pays qui souffre d’un embargo qui le prive de plusieurs milliars de dollars par an, ben ils s’en sortent pas trop mal...Ils mettent tout le fric la-dedans, donc apres faut pas s’etonner que la population soit pauvre...c’est logique...le nickel et le sucre cubains sont vendus au tiers de leur valeur mais ca tt le monde s’en fout aussi..ressources limitees, tous les budgets dans l’education, la sante et la cooperation internationale, et ca continue de critiquer...

                                                                                                                            Enfin honnetement, je ne crois pas que le libéralisme, tel qu’on l’a aujourd’hui, soit la solution. Peu de gens s’enrichissent sur le dos du reste de la population, et ca, c’est injustifiable...La France, comme le reste des démocraties, n’est un modele pour personne. La liste des exactions commises est tres longue. L’avenir est plus tourné vers un régime égalitaire et redistribution des richesses. Pour l’instant, seul le socialime propose cela. Le mot démocratie, qui part d’un bon sentiment puisque c’est littéralement souveraineté du peuple, est tres largement galvaudé car ce sont les elites qui tiennent les renes, non le peuple...En France, pour democratie, on a le meme parti, PS-UMP depuis 30 ans au pouvoir...Ce n’est pas vraiment un modele democratique, d’autant qu’on arrive au meme : enrichissement des plus riches, privatisation des services publics, baisse du pouvoir d’achat, et ce dans n’importe quelle configuration (PS, UMP ou cohabitation)

                                                                                                                            Bref, tt ca pour dire que castro est petit joueur par rapport a la puissance coloniale francaise, ou la democratie francaise...tt comme l’est pinochet, et d’autres dictateurs encore plus violents...Ca ne justifie pas que ce qu’ils ont fait est pardonnable, par contre il n’y a rien qui justifie qu’on se permette de les juger tant qu’on n’a pas un systeme economique et social coherent et qui ne laisse pas plusieurs millions de personnes sur le carreau...Une fois qu’on aura vraiment un regime qui redistribue equitativement ses richesses, alors on pourra se donner le luxe de dire « quels sauvages ces dictateurs...nous on est quand meme plus sympas... »

                                                                                                                            a+


                                                                                                                            • Hugo (---.---.102.41) 13 décembre 2006 07:46

                                                                                                                              Pinochet s’en va, la dette chilienne reste

                                                                                                                              par Damien Millet, Président du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM)

                                                                                                                              Le régime de Pinochet n’a pu se mettre en place en 1973 et durer pendant dix-sept longues années de souffrances pour le peuple chilien sans un soutien international scandaleux. Dans ce cadre, la Banque mondiale a été l’un des acteurs centraux au service de la politique extérieure du gouvernement des Etats-Unis.

                                                                                                                              Le Chili a été dans les années 1970 un laboratoire pour les économistes de l’école de Chicago, qui ont pu y tester des politiques ultralibérales qu’ils parviendraient à étendre à la majeure partie de la planète par l’intermédiaire du mécanisme de la dette.

                                                                                                                              Le gouvernement progressiste et démocratiquement élu de Salvador Allende (1970 - 1973) n’a pas reçu le moindre prêt de la Banque mondiale, mais sitôt le coup d’Etat qui a porté Pinochet au pouvoir réalisé, les fonds ont commencé à arriver. Aucun dirigeant de la Banque mondiale et du FMI ne pouvait ignorer le caractère profondément criminel de ce régime.

                                                                                                                              Dès 1976, un haut responsable de la Banque mondiale, Mahbub ul Haq, rédige une note intitulée “Les erreurs de la Banque mondiale au Chili”, dans laquelle il essaie, sans succès, de convaincre la direction de celle-ci de suspendre les prêts au régime de Pinochet, qu’il accuse de “restaurer une société économiquement élitiste instable” et dont la politique “a aggravé l’inégalité de distribution des revenus dans le pays”.

                                                                                                                              Les programmes imposés par les Etats-Unis, la Banque mondiale et le FMI, au Chili comme ailleurs, ont provoqué des souffrances humaines indicibles, ont répandu misère et corruption, ont soutenu des régimes autoritaires et criminels qui ont durement réprimé leur peuple. Pour le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), la logique qui a conduit à la prise de pouvoir de Pinochet n’est pas morte. Aujourd’hui, ces peuples continuent de rembourser une dette immorale et largement odieuse.

                                                                                                                              http://www.metrofrance.com/fr/article/2006/12/12/11/0308-39/index.xml

                                                                                                                              Il a gagné

                                                                                                                              Par Pierre MARCELLE QUOTIDIEN : mardi 12 décembre 2006

                                                                                                                              Sa casquette grotesque de général Tapioca, mais en chef, son armée casquée de Wehrmacht ; sa bedaine glorieuse et ceinte d’écarlate dans sa vareuse immaculée ; ses lunettes noires de putschiste putschissime que citerait quelques années plus tard Jaruzelski, soudard cousin et polonais ; sa voix aiguë d’aboyeur de caserne, sa moustache piquante de poivre et de sel ; à petits pas de retraité rangé des parades braillardes, son omniprésence de spectre et de cauchemar, sa gueule bonasse de dictateur. Mais son aviation bombardeuse de Moneda, son infanterie de traqueurs, son artillerie de robots, ses miliciens coupeurs de mains, sa police de matraqueurs, ses tortionnaires d’école, ses chiens stadiers. Quelle frustration fit qu’à voir dimanche défiler sur un écran l’annonce de la mort tranquille d’Augusto Pinochet, on leva à peine un sourcil ?

                                                                                                                              Pour être heureux, il fallait être chilien, fût-ce par procuration ; solliciter le souvenir de camarades réfugiés dont on savait qu’ils savaient ce qu’était la torture, et qui, en marge de manifestations de rue et de rage, évoquaient dans leur langue, avec des Argentins et des Uruguayens, ces dictatures si présentes qu’ici même, en ce temps-là, elles nous dévoraient. Un tiers de siècle après, l’éternelle impunité de Pinochet établit que nous avons encore perdu, et le destin de Michelle Bachelet ne nous fait pas de revanche ­ ni la justice qu’un prétoire eût consacrée.

                                                                                                                              Et Margaret Thatcher a encore gagné, qui s’était prononcée, en 1998, contre l’extradition du Caudillo, en Espagne et aux fins de poursuites judiciaires. A prendre connaissance du communiqué de la Maison Blanche saluant « les victimes de son règne », nous revient que Washington fomenta le putsch, et nous sommes abasourdis ; et de même à entendre Villepin concéder qu’ « on peut regretter qu’il n’y ait pas eu de jugement » ou à découvrir Sarkozy sans « aucune réaction » à l’annonce de la mort très paisible d’un très libéral assassin des libertés démocratiques. Comme si cette Histoire n’était plus leur histoire, et la victoire de Pinochet leur victoire.

                                                                                                                              http://www.liberation.fr/rebonds/222606.FR.php

                                                                                                                              Salvador Allende : 11 septembre ...1973

                                                                                                                              Nouvelle diffusion de l’entretien avec Alain Joxe, Patrick Zachmann, Pedro Tapia, Eduardo Olivares, Pierre Kalfon, et Patricio Tupper sur le « suicide » de Salavador Allende et le coup d’Etat du général Pinochet qui met fin par la force au gouvernement d’Union populaire.

                                                                                                                              Livre : Patricio Tupper Allende, la cible des médias chiliens et de la CIA : 1970-1973 éditeur : Editions de l’Armandier

                                                                                                                              http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1055


                                                                                                                              • Petersbourgeoise (---.---.250.166) 13 décembre 2006 13:07

                                                                                                                                Je suis Russe de Saint-Petersbourg. L’article est formidable !!


                                                                                                                                • allah (---.---.226.40) 16 décembre 2006 17:42

                                                                                                                                  pinochet , castro ,bush , charon , olmert : combien de victimes


                                                                                                                                  • Robert G (---.---.168.163) 31 décembre 2006 12:45

                                                                                                                                    Je ne fais pas la différence entre un petit juif exterminé par HITLER au nom du Fascisme ou un petit Ukrainien exterminé par STALINE au nom du communisme. De là je ne fais aucune différence entre ces 2 idéologies ni entre ceux qui les propagent. Et par voie de conséquence, je ne fais aucune différence entre BUFFET et LEPEN et ceux qui les ’virginisent’ pour cause d’intérêt électoral. Merci


                                                                                                                                    • (---.---.227.33) 4 janvier 2007 23:12

                                                                                                                                      C’est beau de clamer son ignorance et stupidité et en être fier !


                                                                                                                                    • sven 11 janvier 2013 12:48

                                                                                                                                      Toujours les mêmes méthodes : l’histoire découpée en tranches, temporelles et spatiales. Les déclarations répétées et sans fondement. Les diatribes approximatives. Pourquoi ne pas rappeler dans cet article, qui soutenait Pol Pot. Peut-on parle de son régime comme d’une régime communiste quand on sait que le Cambodge a du être libéré par les armées communistes Nortd-vietnamiennes ? Peut-on oublier que Pol Pot est venu au pouvoir quand le Cambodge a été détruit socialement par des bombardements américains qui ont tué des centaines de milliers de personnes ? Comme, aujourd’hui, on parle toujours de « brigades rouges », pourtant, on sait, par les études historiques et les aveux de plusieurs chefs d’état européens, que la déstabilisation politique de l’Italie a été menée par les services de renseignement italiens et américains qui ont perpétré des attentats terroristes sanglants et qui ont laissé assassiner Aldo Moro. Ou est le rouge la dedans ?

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