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Commentaire de Hugo

sur Pinochet, Castro, combien de victimes ?


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Hugo (---.---.102.41) 13 décembre 2006 07:46

Pinochet s’en va, la dette chilienne reste

par Damien Millet, Président du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM)

Le régime de Pinochet n’a pu se mettre en place en 1973 et durer pendant dix-sept longues années de souffrances pour le peuple chilien sans un soutien international scandaleux. Dans ce cadre, la Banque mondiale a été l’un des acteurs centraux au service de la politique extérieure du gouvernement des Etats-Unis.

Le Chili a été dans les années 1970 un laboratoire pour les économistes de l’école de Chicago, qui ont pu y tester des politiques ultralibérales qu’ils parviendraient à étendre à la majeure partie de la planète par l’intermédiaire du mécanisme de la dette.

Le gouvernement progressiste et démocratiquement élu de Salvador Allende (1970 - 1973) n’a pas reçu le moindre prêt de la Banque mondiale, mais sitôt le coup d’Etat qui a porté Pinochet au pouvoir réalisé, les fonds ont commencé à arriver. Aucun dirigeant de la Banque mondiale et du FMI ne pouvait ignorer le caractère profondément criminel de ce régime.

Dès 1976, un haut responsable de la Banque mondiale, Mahbub ul Haq, rédige une note intitulée “Les erreurs de la Banque mondiale au Chili”, dans laquelle il essaie, sans succès, de convaincre la direction de celle-ci de suspendre les prêts au régime de Pinochet, qu’il accuse de “restaurer une société économiquement élitiste instable” et dont la politique “a aggravé l’inégalité de distribution des revenus dans le pays”.

Les programmes imposés par les Etats-Unis, la Banque mondiale et le FMI, au Chili comme ailleurs, ont provoqué des souffrances humaines indicibles, ont répandu misère et corruption, ont soutenu des régimes autoritaires et criminels qui ont durement réprimé leur peuple. Pour le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), la logique qui a conduit à la prise de pouvoir de Pinochet n’est pas morte. Aujourd’hui, ces peuples continuent de rembourser une dette immorale et largement odieuse.

http://www.metrofrance.com/fr/article/2006/12/12/11/0308-39/index.xml

Il a gagné

Par Pierre MARCELLE QUOTIDIEN : mardi 12 décembre 2006

Sa casquette grotesque de général Tapioca, mais en chef, son armée casquée de Wehrmacht ; sa bedaine glorieuse et ceinte d’écarlate dans sa vareuse immaculée ; ses lunettes noires de putschiste putschissime que citerait quelques années plus tard Jaruzelski, soudard cousin et polonais ; sa voix aiguë d’aboyeur de caserne, sa moustache piquante de poivre et de sel ; à petits pas de retraité rangé des parades braillardes, son omniprésence de spectre et de cauchemar, sa gueule bonasse de dictateur. Mais son aviation bombardeuse de Moneda, son infanterie de traqueurs, son artillerie de robots, ses miliciens coupeurs de mains, sa police de matraqueurs, ses tortionnaires d’école, ses chiens stadiers. Quelle frustration fit qu’à voir dimanche défiler sur un écran l’annonce de la mort tranquille d’Augusto Pinochet, on leva à peine un sourcil ?

Pour être heureux, il fallait être chilien, fût-ce par procuration ; solliciter le souvenir de camarades réfugiés dont on savait qu’ils savaient ce qu’était la torture, et qui, en marge de manifestations de rue et de rage, évoquaient dans leur langue, avec des Argentins et des Uruguayens, ces dictatures si présentes qu’ici même, en ce temps-là, elles nous dévoraient. Un tiers de siècle après, l’éternelle impunité de Pinochet établit que nous avons encore perdu, et le destin de Michelle Bachelet ne nous fait pas de revanche ­ ni la justice qu’un prétoire eût consacrée.

Et Margaret Thatcher a encore gagné, qui s’était prononcée, en 1998, contre l’extradition du Caudillo, en Espagne et aux fins de poursuites judiciaires. A prendre connaissance du communiqué de la Maison Blanche saluant « les victimes de son règne », nous revient que Washington fomenta le putsch, et nous sommes abasourdis ; et de même à entendre Villepin concéder qu’ « on peut regretter qu’il n’y ait pas eu de jugement » ou à découvrir Sarkozy sans « aucune réaction » à l’annonce de la mort très paisible d’un très libéral assassin des libertés démocratiques. Comme si cette Histoire n’était plus leur histoire, et la victoire de Pinochet leur victoire.

http://www.liberation.fr/rebonds/222606.FR.php

Salvador Allende : 11 septembre ...1973

Nouvelle diffusion de l’entretien avec Alain Joxe, Patrick Zachmann, Pedro Tapia, Eduardo Olivares, Pierre Kalfon, et Patricio Tupper sur le « suicide » de Salavador Allende et le coup d’Etat du général Pinochet qui met fin par la force au gouvernement d’Union populaire.

Livre : Patricio Tupper Allende, la cible des médias chiliens et de la CIA : 1970-1973 éditeur : Editions de l’Armandier

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1055


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