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Commentaire de Et hop !

sur DIY : Comment décrypter ce mouvement « Do It Yourself ? »


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Et hop ! Et hop ! 6 mars 2010 01:54

La croissance économique s’est faite en rendant mercenaire une part de plus en plus grande de la production domestique nom marchande (celle de l’autoproduction et des services rendus). C’est comme ça qu’après la décolonisation, le FMI a encouragé dans les pays du Tiers Monde le développement des monoproductions pour l’exportation, et fait démanteler les productions vivrières. En effet, ces dernières donne aux populations une certaine indépendance par rapport aux marchés mondiaux, ce qui ne les incitent pas à brader rapidement leurs exportations.

Cette augmantation de la croissance par canibalisme interne, c’est l’ancienne blague sur les femmes espagnoles qui doubleraient le PIB de l’Espagne en allant faire le travail domestique de leur voisine contre un salaire qui leur permet de payer leur voisine pour la remplacer.

Le DIY c’est un retour à l’autoproduction, c’est-à-dire de la production pour soi-même (je soigne des arbres fruitiers), mais aussi pour sa famille et ses voisins (auxquels je vends mes excédents de production).

Pour que le DIY puisse dépasser le stade de la production individuelle pour sa propre consommation, il faut aussi une reconstitution des circuits courts d’échange et de crédit, donc des monnaies et de crédits locaux.

Or, Bercy, qui favorise la dépendance marchande internationale, décourage très fortement l’autoproduction et les SEL (systèmes d’échanges locaux) parce qu’il ne peut plus les fiscaliser.


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