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Commentaire de Laurent

sur Le modèle économique français est mort


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Laurent (---.---.127.149) 8 décembre 2006 23:39

Le voilà le brillant discours. Enfin nous voici tous libérés. C’est simplement que nous étions aveugles : la solution est là.

Que Christian Blanc, s’il le peut, m’explique ce que signifie cette dette. Pardonnez-moi, je ne suis qu’un citoyen et mes yeux sont entourés de ces agaçantes oeillères : à qui l’état doit rembourser cette somme qui ne cesse de grossir ? Il faut réformer l’économie française ? Celle qui s’intègre à l’économie mondiale et que l’on ne peut toucher ? Libérons enfin les français de la tutelle administrative, celle qui nous propose des emplois à long terme et des salaires honnêtes. Je compte par ailleurs très fortement sur Nicolas Sarkozy pour expliquer, à ceux qui considèrent que le profit n’est pas obligatoirement un idéal de vie au quotidien, que l’économie se doit d’engager les forces vives du pays. Les autres sont évidemment mortes. L’économie, a priori l’art de l’agencement à moindre coût, nous parle de l’intégration sociale, ce facteur qui fait couler tant d’encre et que les plus fins spécialistes n’arrivent à cerner, se donne pour mesure du lien social, accrochez-vous, roulement de tambour... l’argent.

On rêve avec Monsieur Blanc, c’est extraordinaire comme on rêve. Si cet individu mettait un peu plus souvent les pieds dans la rue plutôt que dans les couloirs économico-politiques chers à ses amis de l’influence lobbyistique, s’il lisait un peu plus les français dans leurs mécontentements (certes souvent naïfs, que voulez-vous, à l’école, aujourd’hui, on ne dit pas tout), cette immense confiance qu’ils posent en leur pays, cet attachement particulier qui fait que nous ne sommes pas contents et que nous avons envie de le dire, s’il faisait ce petit geste (gratuit), allez, quelques jours par semaine (savez-vous qu’il reste encore quelques bistrots où l’on peut boire une bière et fumer une cigarette ?), il pourrait peut-être nous épargner de cette manie qui fait de la difficulté un problème à caractère uniquement économique. Ne savions-nous donc pas que l’université républicaine devait être au pied ? N’avait-on pas compris que le salut citoyen, ô jacobin que je suis, passait par le dynamisme bancaire ? Blaise Pascal est mort me dira t-on et Rousseau n’était qu’un romantique de plus. Soyons ouvert à la réalité, sacro-sainte réalité tant dite en haut et tant vécue en bas.

Voyons. La prochaine fois que j’irai à l’ANPE et que mon conseiller me proposera pour unique solution de rejoindre la main d’oeuvre que l’on peine à régulariser sur un chantier du BTP, grand domaine de la brasserie des enveloppes, je lui dirai que oui, en effet, l’économie réforme le territoire.


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