Le modèle économique français est mort
C’est le titre d’une interview de Christian Blanc, publiée hier par le quotidien Métro. Des propos qui montrent que tout est possible si on accepte, au préalable, de regarder la réalité en face et de la présenter sans détour aux Français. Alors, un nouveau modèle d’organisation économique, territoriale, administrative et politique, devra leur être proposé dans un projet global et cohérent.
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Extraits de l’interview :
"La situation de l’économie française vous paraît préoccupante ?
Le défaut de croissance, qui dure depuis vingt ans, freine tout développement économique et social. L’impôt sur le revenu ne sert plus qu’à rembourser les intérêts de la dette. C’est le second poste budgétaire français. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale nous n’avons connu une telle situation ! [...] Le modèle économique français est mort.
Vous proposez une "méthode Blanc" pour y remédier...
On ne peut pas vivre avec une certaine idée de la France qui ne correspond plus à la réalité. [...] Dans cette France en chute libre, le choix de l’économie de l’innovation s’impose. [...] C’est une économie de réactivité dans laquelle ces acteurs ont besoin d’être en contact et de s’accorder une confiance réciproque. Les régions sont pour cela l’échelon le plus adapté. Il est nécessaire d’en finir avec l’organisation jacobine à la française.
Les candidats à la présidentielle vous entendent-ils ?
Nicolas Sarkozy a lu mon livre. S’il reste à savoir quelle en sera sa traduction, il est celui qui a donné le plus d’éléments sur sa stratégie. En se fondant sur les dépenses, le programme socialiste a trente ans d’âge avant de naître. J’espère néanmoins que Ségolène Royal exprimera ses idées sur la régionalisation de l’économie. Pour le moment, François Bayrou n’est encore que dans un positionnement. Mais je leur mettrai une pression terrible. Parce que si ces questions ne sont pas au cœur de la campagne, cela finira par une exclusion sociale généralisée."
[L’intégralité de l’interview ici.]
L’évolution du PIB français
(cf. graph. ci-contre) constitue à elle seule une preuve de notre déclin,
absolu comme relatif. Ce n’est pas une question de prestige ou de
concours du pays qui aura le plus grand nombre de milliardaires car,
comme l’écrit éconoclaste : "Non seulement la stagnation économique a des conséquences sociales très dommageables, mais
l’Europe va bientôt être confrontée au vieillissement de la population
et à la croissance des dépenses de santé qui seront difficiles à
supporter avec une croissance économique trop faible".
Puisque c’est la connaissance et l’innovation qui sont les nouveaux
moteurs de la croissance des pays développés, prenons-en acte et organisons-nous en conséquence !
L’organisation (ultra-centralisée + millefeuille administratif) de notre Etat, outre qu’elle ne fait plus la preuve de son efficacité (cf. la dette vs nos performances de croissance, de chômage et d’intégration) est un frein absolu à notre entrée dans l’ère de l’innovation. Elle doit donc être revue en profondeur pour valoriser nos potentiels.
La voix de Christian Blanc, qui pose un diagnostic sans concession tout en proposant des voies à même de nous faire réellement sortir de l’ornière, doit être entendue pour que cette élection ne nous amène pas un(e) nouveau(/elle) Chirac (/raque !).
70 réactions à cet article
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Il est vrai que c’est le premier à avoir parlé de la dette, et il a raison de mettre la pression sur ce sujet. J’apprécie le personnage, mais s’il se rallie à celui ou celle qui « entend sa voix » sans autre état d’âme, (imaginons Sarko dire oui) je perdrais définitivement confiance en tout animal politique.
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Bien d’accord avec les positions de Christian Blanc, mais on se demande vraiement quelle pression il peut exercer sur les candidats !
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Blanc peut exercer une pression morale, car sa voix est écoutée.
Mais il a aussi créé un mouvement citoyen destiné à exercer cette pression « par le bas », afin de mettre les réformes vitales (de notre modèle économique, de notre organisation territoriale et administrative ainsi que de notre système politique) au coeur de la campagne présidentielle : Energies2007 (www.energies2007.com).
Ce mouvement a été créé en juin dernier et procède d’une manière comparable à la démarche de Nicolas Hulot : faire la pédagogie de la situation de notre pays et, surtout, faire connaître les possibilités du sursaut.
Pour exprimer votre soutien (action plus que jamais nécessaire, tant le tumulte médiatique est un obstacle au développement de sujets de fonds), il faut soutenir l’Appel lancé par Christian Blanc avec Energies2007.
La pression exercée par Hulot, avec son pacte écologique, est considérable. De la même manière (même si les sujets sont moins accessibles à première vue), celle d’Energies2007 peut être intense. Si nous sommes nombreux à nous rassembler derrière les priorités définies par Christian Blanc et à exprimer notre soutien, les candidats seront forcés de se positionner sur les sujets en question.
Le constat de Christian Blanc est le suivant : c’est la classe politique qui crée l’immobilisme. Ne fonctionnant qu’au rapport de force, il faut l’instaurer « par le bas » pour influencer la teneur de l’agenda politique et médiatique. Celui ou celle qui se sera approprié -pendant la campagne- les sujets mis en avant par Energies2007 bénéficiera de toute la légitimité nécessaire, s’il (elle) est élu(e), pour mener à bien les profondes réformes dont notre pays à besoin.
A la différence des politiciens, la légitimité de la position de Christian Blanc est de s’inscrire dans une vision de ce que la France doit être dans 10 ou 15 ans. Les réformes ne sont, ainsi, qu’un moyen d’avancer vers un horizon clairement défini.
Nous devons moralement nous interdire de nous résigner à assister passivement au spectacle de postures et de démagogie que cette campagne débutante est en train de nous offrir.
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Charles André, Hulot est un homme de paille et grassement payé pour service rendus aux groupes les plus polueurs de la planète, une vitrine exposée depuis 25 ans sponsorisé par l’ex-Rhône Poulenc, l’Oréal et EDF.
Si tu veux faire de la pédagogie sur le sujet tu invites sur les plateaux télés dans un débat contradictoire mais chacun s’exprimant seul, chacun son tour, pour ne pas que ça devienne un foutoir :
- les pro-nucléaires et les anti nuc,
- les pro-développement durable et les pro-décroissance.Cela signifie que les meilleurs représentants de Greenpeace International, par exemple, ou le prix Nobel de Physique Gilles de Gennes qui dénonce l’absurdité du projet ITER aient le même temps de parole que Nicolas Hulot, C. Blanc etc. ET Là on pourra parler de pédagogie. Chacun choisira en toute connaissance de cause, ce qui n’est pas le cas chez TF1 ou France2. Pour le moment et depuis toujours c’est de la démagogie.
Si, dans ces conditions véritablement démocratiques et honnêtes, Nicolas Hulot triomphe (et de combien de voix ?), je m’inclinerai. Mais je serai fort surpris que ce soit le cas.
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Puisque vous vous intéressez à Nicolas Hulot, un petite info de plus :
« Le contenu des déodorants et douches Ushuaïa intrigue les chercheurs ... et embarrasse aujourd’hui Nicolas Hulot. L’organisation écologique Greenpeace a placé ces produits dans la « liste rouge » des produits chimiques dangereux pour l’homme dans son guide »Cosmétox« , sorti cette année. Or les cosmétiques Ushuaïa sont fabriqués par la société Lascad, filiale de l’Oréal, l’un des principaux partenaires privés de la Fondation Nicolas Hulot. »
Plus loin : « Des substances (dans les produits Ushuïaïa ) mises en cause par des cancérologues ... » Bref je vais pas tout recopier.
Source : Marc Payet, 22/11/06 Aujourd’hui en France page 3.
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exactement ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;;
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Christian Blanc : Président du mouvement politique Energies Démocrates et fondateur d’Energies 2007. Député UDF des Yvelines depuis 2003. Administrateur d’Action contre la faim . Membre du Conseil d’Administration de Capgemini dont les membres les plus connus sont Jean-René Fourtou, (1986 : PDG du groupe Rhône-Poulenc 1999 : Président du groupe Aventis Juillet 2002 : PDG du groupe Vivendi Universal (en remplacement de Jean-Marie Messier) 2003 : Président de la Chambre de commerce internationale Avril 2005 : Président du conseil de surveillance du groupe Vivendi) et ... Ernest Antoine Seillière qu’on ne présente plus.
C. Blanc co-auteur également avec Thierry Breton d’un livre que je nommerai pas pour ne pas faire comme l’auteur de cet article : de la pub.
Perso, je ne partage ni l’analyse de C. Blanc ni ses « solutions. Le problème des retraites pour les retraités qui se sont enrichis dans les industries les plus polluantes de la planète (chimique, pétrolière, nucléaire civile parce que d’abord et avant tout militaire, pharmaceutique, liste non exhaustive) n’est pas le mien. S’ils se ramassent avec leurs actions TOTAL ou GDF ou EDF je ne pleurerai pas.
Il serait temps de penser à la décroissance qui permet de vivre mieux en travaillant -socioprofessionnellement - moins, en consommant moins de gadgets étudiés pour une durée de vie très courte, en se fournissant en petit solaire et éolien dans les marchés privés et s’en être relié au réseau des grands groupes qui fixent les prix de l‘énergie. Je peux vous assurer que si on réfléchit bien à ce que je préconise, chômage et paupérisme seront enrayés. Rien à voir avec les thèses de Christian Blanc.
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@ T.B
Vos commentaires sont passionnants (sans ironie). vous avez raison de procéder ainsi comme ça, on sait à qui on a affaire.
Il faudrait publier le WHO’S WHO sur Agora Vox.
Jospin/Seillières, même promo de l’ENA...ahah...
Une lecture édifiante.
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Réné Job, j’avais déjà mémorisé votre nom (ou pseudo, peu importe) comme étant celui d’un commentateur très puissant qui relève le niveau général sur Agora Vox. Je n’aurais donc pas pris vos propos pour de l’ironie.
J’utilise principalement, lorsque je suis sur internet, Wikipédia comme je respire. Je suis curieux de nature (en comparaison avec mes concitoyens bouyguétisés et decarolisisés ) et vérifie ou élargis la recherche de tout ou presque. Wikipédia est une révolution et présente ce qu’il y a de mieux sur le net pour avancer très vite dans le Savoir, même si cette encyclopédie interactive est loin d’être complète. Journalistes, enseignants et « élus » ont du souci à se faire car avec un tel outil à portée de clavier ceux qui veulent apprendre et s’informer très vite ... le peuvent ! Je remarque que le « réflexe Wikipédia » n’est pas devenu familier pour beaucoup d’agoravoxiens. Wait and see mais soyons vigilents car le net est sans arrêt l’objet d’une volonté de main mise et de contôle de la part de tous les gouvernants.
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Christian Blanc a des idées intéressantes, et son diagnostique autant que les solutions qu’il propose dans un certain nombre de domaines (innovation etc...) sont tout à fait valable.
Hélas, il est atteint d’un ego démesuré qui l’empêche souvent de reconnaitre la valeur de travaux provenant d’autres auteurs, et prépare son ralliement à N. Sarkozy depuis 18 mois, en votant systématiquement en faveur des projets de loi de gouvernement (bien qu’élu avec l’étiquette UDF ; il est apparenté au groupe UDF à l’assemblée), même ceux concernant le budget en déficit par exemple, ou la loi sur la recherche et l’innovation (alors qu’il préconise tout autre chose).
Cette absence de courage politique, ce double-jeu, est assez décevant. On attend donc de voir son positionnement dans les semaines à venir, mais je pense qu’il trouvera de très bons arguments pour rallier N. Sarkozy en échange d’une promesse de poste ministériel (si je me trompe je ferai publiquement mon mea culpa !).
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Effectivement, certains votes de Blanc sont surprenants...
En même temps, je le comprends de vouloir soutenir ce qui, sans être la panacée, est un progrès (loi sur l’innovation, budget de cette année par rapport à l’année dernière...) plutôt que s’associer au pari de Bayrou...qui, justement, semble se contenter en permanence de postures et de positionnement sur l’échiquier politique (cf ce billet).
Je comprends votre réaction et il est fort possible que l’ego de Blanc, comme tout politique, ne soit pas faible.
Mais là où je vous désapprouve, c’est que là encore vous réagissez « positionnement politique » quand mon article évoquait principalement un sujet de fond : le modèle économique français.
Si vous partagez les positions de Blanc sur l’innovation, pourquoi ne pas les soutenir elles pour qu’elles occupent une place importante des débats plutôt qu’en revenir encore une fois à la politique politicienne ?
Et si Sarko s’est manifesté comme un des seuls politiques sensibles au projet de Blanc pour faire entrer la France dans l’ère de l’innovation, je comprends Blanc de considérer a priori que c’est Sarko qui est le plus à même de mettre en oeuvre les changements qu’il considère comme vitaux. Pragmatique, j’imagine qu’il juge sur des actes et selon l’ordre des priorités qu’il a défini.
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@l’auteur
Tous les candidats principaux, N. Sarkozy, F. Bayrou et, dans une moindre mesure S. Royal (car ce domaine était surtout porté par D. Strauss-Kahn) font de la recherche et de l’innovation une priorité. Les deux premiers avancent d’ailleurs une série de propositions concrètes.
On peut cependant légitimement reprocher à Mr Sarkozy, président du parti qui a la majorité absolue à l’assemblée, de ne pas avoir fait ce travail pendant les cinq dernières années ! il lui suffisait de demander à son groupe parlementare de faire les propositions de loi ad hoc si le gouvernement ne les faisaient pas... On ne peut en revanche pas faire ce reproche à l’UDF et au PS, qui ne pouvaient pas faire grand chose (malgré de nombreuses propositions constructives lors du débat sur ce projet de loi sur la recherche entre autre).
Quant à mon action pesonnelle, je défend l’importance de ce sujet tous les jours... car c’est mon métier ! Je défend donc une partie des propositions de C. Blanc, notamment dans mes activités para-professionnelles (même si ici mon devoir de réserve m’oblige à avoir un pseudo), mais je porte un oeil critique sur son attitude politique.
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A part Sarkozy, avec l’autonomie des universités, les candidats que vous citez ne proposent aucune mesure structurelle pour que la France devienne un pays à la pointe de l’innovation. Une fois encore, tout est abordé sous l’angle des moyens et des exonérations de charge. C’est très léger et une imposture intellectuelle quand on voit combien la France est décrochée à ce niveau.
C’est un des points pour lesquels j’estime que Christian Blanc est un des seuls personnages politiques crédibles à ce sujet : à des maux structurels il faut une réponse structurelle, organisationnelle.
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Bonjour M. Voltaire, je me rallie à votre billet ainsi qu’à celui de T.B. ci-dessus. Ce Monsieur Blanc pratique le slalom et le surf. La bonne porte, la bonne vague porteuse, et ensuite vendre ses services au plus offrant. Quoi de plus naturel dans le zoo où triomphent les caméléons politiques ! L’opinion, Messieurs, toujours l’opinion, et pourquoi s’étonne-t-on qu’elle soit si éphèmère ?
L’économie française est-elle morte ? Mais non, il va la faire sortir de son chapeau devant les autochtones médusés.
Voyez, si vous en avez le temps, « l’Escamoteur » de Jérôme Bosch, ça en vaut la peine...
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Depuis son « entrée » en politique, Christian Blanc n’a jamais dévié dans son diagnostic et ses propositions, qu’il a étoffé (après avoir fondé des start-ups...) des enseignements tirés du travail qu’il a mené pour le rapport « Pour un écosystème de la croissance ».
Je ne vois pas où est le surf.
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Bien vu et merci pour le compliment !
Jérôme Bosch XVè siècle.
« L’Escamoteur » est une oeuvre qui semble dénoncer l’incrédulité, l’indolence, la passivité, l’égarement, et l’apparence immédiate, dans un oeuvre qui vient en contrepoint à « L’Extraction de la Pierre de Folie ».
« L’Extraction de la Pierre de Folie », montre qu’en dehors des péchés, il y a aussi d’autres menaces : la crédulité, la stupidité, l’absurdité, la bêtise ou encore la folie, qui conduisent les hommes à s’en remettre à des charlatans ou à des médecins peut-être tout autant fous, et représentés avec un entonnoir sur la tête, entourés qu’ils sont des religieux tout autant douteux quant à leurs connaissances.
Que restera-t-il de la pensée de C. Blanc au XXVIIème siècle après J.C. (je parle de Jules César, c’est la même époque)... ???
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@ T.B.
Merci pour cette mise au point érudite. C’est bien d’égarement qu’il faut parler et de mystification. Mais comme le disait un homme politique (Churchill, je crois) la vérité a parfois besoin d’être accompagnée de petits mensonges pour être comprise...
C’est toute l’ambiguïté du discours électoral.
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Nicolas, en voulant retrouver le lien, je suis tombé sur une autre définition qui me plait autant :
L’ESCAMOTEUR Jérôme Bosch 1450-1516
L’illusionniste ne dit pas ce qu’il fait et fait ce qu’il ne dit pas. Il joue avec les apparences et excelle à détourner l’attention du public de l’essentiel. Il est, dans le registre du spectacle, l’équivalent du bonimenteur et du charlatan dans le registre du commerce... Les prestidigitations des analystes financiers qui inventent de nouvelles définitions comptables pour masquer les budgets déficitaires ne sont que les avatars contemporains d’une filouterie aussi ancienne que les échanges entre les hommes...
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@ T.B.
Merci pour cette autre définition que je trouve très bonne. Mais la « filouterie aussi ancienne que les échanges entre les hommes » n’est-elle pas nécessaire pour faire marche le système ? C’est une question de degré, d’intensité, de gravité. Regardez peut-être du côté de Bernard Mandeville, « La fable des abeilles » qui donne une fable sur les vices privés et le bien public.
Après tout, peut-être que l’on s’offusque trop de ces choses-là... J’en connais beaucoup, dans ce domaine, qui sont moins puritains que nous.
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Ce qui est intéressant si on regarde le graph, c’est de voir que de 1981, éléction de François mitterrand, à 1995 (dfin de son "règne), c’est le déclin total. Avec la chute hallucinante entre 1981 et 1983 durant les nationalisations.
Alors, on peux dire qu’on se fout des chiffres, mais si après vous êtes pas content de payer 5 euros pour un jambon beurre, vous vous interdirez de raler.
Quant à la décroissance préconisée, elle me fait bien rire car elle suppose que toute la planètev suive. Ce ne sera pas le cas, et cela reviendrai à faire de la France un pays du tiers monde. La décroissance, c’est l’extrème gauche de l’extrème gauche, une position bien française, délirante, suicidaire et qui doit réjouir les USA qui souhaitent nous voir couler.
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Je précise que la décroissance est abordé dans un post en réponse à l’article.
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Si le système des retraites s’effondre, c’est chacun des français qui en supportera les conséquences... Et non que les gens que vous dénnoncez.
Par ailleurs, On peut rêver d’un monde idéal et essayer d’y tendre. Mais il faut aussi vivre dans le monde réel tel qu’il est et essayer de trouver des solutions réalistes qui sont pas faciles et en tout cas ne peuvent se résumer en une phrase comme vous le faites.
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Avant de rechercher des solutions, peut-être qu’en cherchant LES CAUSES (M. BLANC comme tous les autres), on aurait une autre vue du problème ? Dans les années 60, il n’y avait pas de chômage, la situation s’est fortement dégradée depuis trente ans. Pourquoi ? Parce qu’une MAUVAISE POLITIQUE nous a été IMPOSEE par une classe dirigeante qui a TOTALEMENT renversé la vapeur par rapport à celle qui a été préconisée par DE GAULLE ET RUEFF, le 4 Février 1965 dans sa conférence de presse et les articles parus dans « Le Monde ». Nous n’en serions pas là si nos dirigeants avait eu une AUTRE APPROCHE ! Pour en savoir plus, allez sur www.jean-brice.fr UN PEU PLUS DE RESPECT DE LA DEMOCRATIE NE SERAIT PAS UN MAL, NON PLUS !!!
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Christian Blanc propose des solutions sur la base d’un diagnostic (c’est-à-dire d’une identification des causes) très précis.
Lire une synthèse du discours fondateur d’Energies 2007 ici.
Lire ce discours in extenso là.
Ou encore voir des vidéos où il expose sa vision, sa méthode et les réformes prônées (attention, la forme n’est pas archi sexy !).
En ce qui concerne la démocratie, qui semble vous intéresser plus précisément, sachez que vous pouvez trouver des analyses synthétiques ici. Ainsi que là (très succint).
Si vous voulez des chiffres sur l’abstentionnisme, cliquez ici.
Mais libre à vous de croire que LA cause du malaise démocratique est la publicité des parrainages...
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Son diagnostic est celui de toute la classe dirigeante actuelle, c’est-à-dire celui des énarques qui est celui des anglo-saxons ! Ce n’est pas avec ces bases que nous nous en sortirons ...
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Il n’y a pas que moi qui croit que la VERITABLE CAUSE DE NOTRE DEFICIT DEMOCRATIQUE est dans la publicité des parrainages qui a redonné le choix des candidats aux PARTIS AU DEPENS DU PEUPLE FRANCAIS !!!
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Au fait, M. BLANC est-il si assuré que cela d’avoir ses 500 signatures ?
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Au sortir de plusieurs réunions, ou je me suis efforcé de parler vrai, je tombe sur ce billet et les commentaires induits. Avant ENERGIES 2007, il y avait ENERGIES DEMOCRATES et aussi « L’AMI PUBLIC » ; Des 2002, nous avons été quelques uns, à partager l’approche de C BLANC. Il était le plus connu d’entre nous, il a donc logiquement porté les messages. A aucun moment, nous n’avons noué un quelconque pacte, sauf UN : « Le projet novateur et réaliste, avant l’homme ou la femme qui le portera ». A ce stade, je vais vous inviter à réfléchir à la THEORIE de L’INDECISION". L’indécision, dans la situation actuelle est empiriquement réaliste. Rien n’est joué ne choisissons pas trop tôt, le comportement l’emporte sur les idées. Si le comportemental reste en pôle position alors nous aurons SARKOZY ou ROYAL et nous aurons ce que nous méritons. Si la vérité et les idées prennent le pas, alors là nous sommes dans les préférences éthiques, et ce ne sera ni SARKOZY ni ROYAL. Avec BLANC, nous nous sommes attachés, au couple REFLEXION/ACTION, complétement détaché des calculs politiciens. En dehors de BLANC nous sommes nombreux à savoir ce que l’on propose, le drame c’est que nous ne sommes connus que de notre « concierge », alors on se concole comme on peut.....ce modeste billet en est une illustration !
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« L’économie de la connaissance » ?
Je suis un peu las de ce baratin ultralibéral disant : « plus d’emplois d’ouvriers ? pas grave ! vous serez tous ingénieurs ».
C’est démagogique : l’ascenseur social fonctionne très bien ... mais il descend. La population française est déjà surqualifiée pour les emplois qu’elle occupe.
C’est irréaliste. Les ingénieurs chinois sont aussi bons que les français. On ne vivra pas longtemps uniquement d’ingénierie financière.
Les ultralibéraux ne répondent jamais clairement à la question.
Est-il normal, souhaitable, acceptable à terme, qu’une usine soit transférée de Lorraine en Chine parce que la main d’oeuvre y coûte 50 fois moins cher ? Le modèle qui suivra le « modèle français » est-il le modèle chinois ?
Est-il normal, souhaitable, acceptable à terme, qu’une prestation d’ingénierie pour une société française soit réalisée par des ingénieurs indiens qui coûtent 10 fois moins cher ? (je pourrais citer grand nombre de cas réels de ce genre)
Est-il normal, souhaitable, acceptable à terme, que toutes les normes dans les domaines les plus concernés par « l’économie de la connaissance », comme les NTIC, soient imposées par des monopoles US, comme Microsoft, sans que la France ni l’UE ne réagissent ?
Y a t il quelqu’un d’assez irréaliste pour imaginer que M. Sarkozy, dont la seule grande constante politique est l’atlantisme, fera quelque chose contre cela ?
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« Les ultralibéraux ne répondent jamais clairement à la question. »
Il n’y a pas à vous répondre : ouvrez les yeux sur le monde, la réponse se touver aux USA ou en GB.
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Ah oui, justement, dans ces deux pays :
- « working poor » qui triment comme des esclaves et ne peuvent même pas se loger ou se soigner,
- Tranche infime des super-riches qui multiplient par cinq leurs avoirs depuis dix ans,
- services publics inexistants ou à la dérive : trains hors de prix qui roulent plus lentement qu’au XIXe siècle, services postaux itou.
- délitement des classes moyennes dont les revenus réels sont lentement et surement à la baisse.Et comment tiennent-ils ? En attendant l’arrivée d’immenses porte-conteneurs remplis de camelote chinoise dont le bas-prix console des difficultés de l’existence, et surtout des emplois détruits par la délocalisation.
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Excellent. Les ultra-libéraux noient le poisson. Ils savent très bien que les milliers de personnes dont les emplois manuels sont détruits ne trouveront pas d’autres emplois et ne se métamorphoseront pas en techniciens ou en ingénieurs de haut niveau. Et, comme vous l’avez dit, on trouvera toujours des ingénieurs moins chers ailleurs. Alors qu’est-ce qu’on en fait ? Comme d’hab, on privatise les profits et on s’en remet aux services sociaux pour la casse ? Certes, les entreprises sont dans leur rôle de chercher le profit à tout prix.Mais les pouvoirs publics trahissent le leur, qui est de protéger leurs administrés au besoin par des tarifs douaniers et l’interdiction des licenciements boursiers. Comme on n’euthanisera pas les exclus, ils devront donc être maintenus sous perfusion ; je ne vois pas pourquoi cela incomberait à la collectivité et non aux sociétés qui les ont chassés pour faire du bénéfice. Qu’ai-je lu l’autre jour ? Que les économies qu’AXA prévoit de faire en délocalisant au Maroc représentent à peine plus de deux fois le montant des cadeaux faits à leurs dirigeants sous forme de stock-options et avantages en tout genre. L’Etat n’est pas obligé de laisser détruire le pays pour complaire à une mini-caste de dirigeants milliardaires et pour respecter la vulgate du laissez-faire dont la plupart des citoyens ne veulent pas.
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? ?
C’est la France ou l’Afrique que vous décrivez, pas ces pays.
« Ils savent très bien que les milliers de personnes dont les emplois manuels sont détruits ne trouveront pas d’autres emplois et ne se métamorphoseront pas en techniciens ou en ingénieurs de haut niveau. »
Pourtant, les américains l’on réussi (une sur race, sans doute).
« Comme d’hab, on privatise les profits et on s’en remet aux services sociaux pour la casse ? »
Le service public, c’est effectivement uniquement pour les activités non rentables.
« Mais les pouvoirs publics trahissent le leur, qui est de protéger leurs administrés au besoin par des tarifs douaniers et l’interdiction des licenciements boursiers. »
C’est le client qui décide s’il consomme ou pas : rien ne peut donc empécher de licencier quelqu’un dont on ne veut plus le service.
« Comme on n’euthanisera pas les exclus, ils devront donc être maintenus sous perfusion ; je ne vois pas pourquoi cela incomberait à la collectivité et non aux sociétés qui les ont chassés pour faire du bénéfice. »
En quoi cela concerne ces sociétés ? Les hommes sont égaux, qu’ils se démerdent. Si les société les ont fait vivre pendant quelque temps, elles ne leur doivent rien par ailleur, rien du tout.
« L’Etat n’est pas obligé de laisser détruire le pays pour complaire à une mini-caste de dirigeants milliardaires et pour respecter la vulgate du laissez-faire dont la plupart des citoyens ne veulent pas. »
C’est de la propriété privé, les propriétaire en font ce qu’ils veulent : l’Etat n’a rien à dire la dessus.
Quant au droit de douane, si ca vous amuse de perdre du pouvoir d’achat..
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33.229.236 tu fais rire. Tu crois vraiment ce sera mieux ici qd les gens creveront de faim ? T es tellement ignorant que tu crois vraiment au capitalisme, mais les mecs comme toi ils me font penser au victimes qui defendent les bourreaux.
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Les gens créve de faim SANS capitalisme, jamais avec.
L’économie est une science, et on ne peut pas raconter n’importe quoi juste pour se faire plaisir.
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La raison d’être des gouvernements c’est d’échapper à la loi de la jungle (lisez Locke, Hobbes, etc.). ça veut dire des règles qui s’appliquent à tous, dans l’intérêt du bien commun. A l’extrême limite, même les capitalistes 1900 avaient le souci de redistribuer au moyen de fondations, de musées, d’hopitaux - il y en a eu même un qui a payé les salaires des fonctionnaires de la ville de New York pendant un an ! Nos stockoptés actuels en sont loin. Et leur richesse vient surtout de la croissance démesurée du secteur financier qui échappe même aux règles comptables de base, ainsi qu’à la fiscalité par le recours systématique aux off-shore. Et si vous regardez bien, il y a peu d’authentiques entrepreneurs parmi eux. Ce n’est pas le libéralisme en soi qui pose problème, c’est la focalisation actuelle quasi exclusive sur la bourse, les outils financiers de plus en plus complexes,l’état de rentier qui l’emporte sur le travail.
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@ IP:xxx.x33.229.236
« Les ultralibéraux ne répondent jamais clairement à la question. »
« Il n’y a pas à vous répondre »
Merci. Comme d’habitude.
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Non, il n’est pas normal que les standards et entreprises US dominent le monde. C’est la raison pour laquelle la France, et avec elle l’Europe, doit retrouver son rang.
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A ce niveau de généralité, on ne peut qu’être d’accord. Mais plus concrètement, comment ? Je repose ma question :
« Est-il normal, souhaitable, acceptable à terme, qu’une usine soit transférée de Lorraine en Chine parce que la main d’oeuvre y coûte 50 fois moins cher ? »
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Oui. Nous ne pourrons lutter contre les coûts de production chinois ou, même, des pays de l’est. Il nous faut lutter dans le domaine où nous possédons un avantage comparatif : la connaissance. Mais il faut aller vite et fort.
Ne tombez toutefois pas svp dans la caricature : vous connaissez beaucoup d’entreprises produisant pour les marchés européens depuis la Chine ?
Allons, il faut être sérieux, les coûts de production ne sont pas le seul élément de choix dans la localisation d’une production. Les coûts de transport et le savoir-faire comptent, par exemple.
Plusieurs rapports fournis ont été produits sur la question, dont un il y a moins de 10 jours, et les délocalisations ne répondent pas du tout exclusivement à des considérations de coût de production.
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« Les régions sont pour cela l’échelon le plus adapté. » Régionaliser les pouvoirs économiques, politiques etc. sans avoir préalablement supprimé le « cumul des mandats », c’est démultiplier l’incurie. Les propositions de M Blanc n’ont en ce sens rien de structurel... Le véritable changement structurel consisterait dans le renouvellement du personnel politique français et sa rapidité de rotation... la politique deviendrait alors de moins en moins un « état » (aristocratique) ayant pour principale finalité les préoccupations des hommes politiques eux-mêmes.
« ... L’économie de l’innovation »... Bien sûr ! Mais comme dirait quelqu’un, il ne suffit sauter comme un cabri en disant innovation, innovation...
- Le traitement auquel est soumis la jeunesse française ultra précarisée n’est pas propice à l’innovation : la quasi totalité des jeunes français ne rêve que d’une chose : être assuré du lendemain et pour ce faire, entrer dans la fonction publique... le plus tôt possible. Innover requiert qu’on se sente assez confiant pour poursuivre des études universitaires les plus proches possibles de la recherche fondamentale (cf. les pays nordiques, la Finlande avec un taux de bac+3 supérieur à 70% de la population ; contre autour de 30% en France)
- Autonomiser les Facs (en s’en débarassant) et/ou les rapprocher des entreprises, c’est les détruire, si ces entreprises en restent à une vision « court-termiste », ou une culture RH dominée par un marché de l’emploi structuré par le chomage (surutilisation de stagiaires méprisés comme c’est le cas dans notre pays.
Il y a donc loin encore des voeux à la réalisation... Sans compter que la Chine, elle vient de faire exploser son budget de Recherche, passant au 2è rang après les USA...
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Lisez ceci, vous verrez que en matière démocratique, la suppression du cumul des mandats est le cheval de bataille n°1 de Christian Blanc.
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Merci. J’ai lu et constate que sur ce point nous sommes d’accord à 100%
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C.B. a commencé sur ce fil sa campagne électorale...
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Je suis toujours surpris par ces hommes politiques, qui plus est haut fonctionnaire, qui ont toujours des idées plus innovantes les unes que les autres mais qui pourtant sont incapables de les mettre en route.
Ah, oui, c’est vrai, c’est de notre faute qui nous arcqueboutons sur nos privilièges..........
nos pri ??????????? quoi ?
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Le voilà le brillant discours. Enfin nous voici tous libérés. C’est simplement que nous étions aveugles : la solution est là.
Que Christian Blanc, s’il le peut, m’explique ce que signifie cette dette. Pardonnez-moi, je ne suis qu’un citoyen et mes yeux sont entourés de ces agaçantes oeillères : à qui l’état doit rembourser cette somme qui ne cesse de grossir ? Il faut réformer l’économie française ? Celle qui s’intègre à l’économie mondiale et que l’on ne peut toucher ? Libérons enfin les français de la tutelle administrative, celle qui nous propose des emplois à long terme et des salaires honnêtes. Je compte par ailleurs très fortement sur Nicolas Sarkozy pour expliquer, à ceux qui considèrent que le profit n’est pas obligatoirement un idéal de vie au quotidien, que l’économie se doit d’engager les forces vives du pays. Les autres sont évidemment mortes. L’économie, a priori l’art de l’agencement à moindre coût, nous parle de l’intégration sociale, ce facteur qui fait couler tant d’encre et que les plus fins spécialistes n’arrivent à cerner, se donne pour mesure du lien social, accrochez-vous, roulement de tambour... l’argent.
On rêve avec Monsieur Blanc, c’est extraordinaire comme on rêve. Si cet individu mettait un peu plus souvent les pieds dans la rue plutôt que dans les couloirs économico-politiques chers à ses amis de l’influence lobbyistique, s’il lisait un peu plus les français dans leurs mécontentements (certes souvent naïfs, que voulez-vous, à l’école, aujourd’hui, on ne dit pas tout), cette immense confiance qu’ils posent en leur pays, cet attachement particulier qui fait que nous ne sommes pas contents et que nous avons envie de le dire, s’il faisait ce petit geste (gratuit), allez, quelques jours par semaine (savez-vous qu’il reste encore quelques bistrots où l’on peut boire une bière et fumer une cigarette ?), il pourrait peut-être nous épargner de cette manie qui fait de la difficulté un problème à caractère uniquement économique. Ne savions-nous donc pas que l’université républicaine devait être au pied ? N’avait-on pas compris que le salut citoyen, ô jacobin que je suis, passait par le dynamisme bancaire ? Blaise Pascal est mort me dira t-on et Rousseau n’était qu’un romantique de plus. Soyons ouvert à la réalité, sacro-sainte réalité tant dite en haut et tant vécue en bas.
Voyons. La prochaine fois que j’irai à l’ANPE et que mon conseiller me proposera pour unique solution de rejoindre la main d’oeuvre que l’on peine à régulariser sur un chantier du BTP, grand domaine de la brasserie des enveloppes, je lui dirai que oui, en effet, l’économie réforme le territoire.
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« à qui l’état doit rembourser cette somme qui ne cesse de grossir ? »
Etrangers, ainsi qu’économies des français..
« Il faut réformer l’économie française ? »
Non, c’est l’Etat qu’il faut réformer : un millon de fonctionnaires de plus depuis 10 ans, pour RIEN.
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Je caricature toujours un peu face à la caricature, sauf quand elle trop évidente.
Pour vous répondre donc plus sérieusement et si j’en crois Wikipédia, la dette est « l’ensemble des engagements financiers futurs sous formes d’emprunts (obligations du Trésor public en particulier) pris par l’État francais, ses collectivités territoriales et ses organismes publics ». Il s’agit donc de procédés bancaires (je vous renvoi à l’Agence France Trésor pour lire les liens avec les Armées et la Banque Mondiale). Avez-vous déjà voté, vous a t-on déjà interpellé sur le mode de ces financements ? J’imagine que non, c’est ainsi, n’est-ce pas, et cela ne se discute pas plus que ne se réforme. J’ajoute donc volontiers un peu d’ironie dès qu’on associe ces procédés à une idée de citoyenneté, et dans un élan électoral, au lien social - grande figure du « problème humain » que la machine se charge de « résoudre ».
Au fond, il est question d’un point de vue et c’est ce point de vue que je dénonce : celui qui considère la société comme un ensemble a fortiori homogène, composé des mêmes volontés et des mêmes envies. On parle de grands ensembles, de structures, de territoires. L’individu ? Les hommes ? Les femmes ? Voyons, ouvrons les yeux, bêtes et méchantes fourmis, troupeaux à mener, histoires à conter. Calmons l’opinion. Soyons sereins. Il y a sûrement un consensus international à trouver sur ce point.
Mais voyez comme vous me faites parler alors que j’interpelle Mr Blanc.
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@Laurent, Oui, nos difficultés françaises (chômage et absence d’intégration) sont avant tout économiques.
La France des 30 Glorieuses fut le moteur de la construction européenne. Comme par hasard lors de la plus forte période de croissance que notre siècle ait connu.
Même si les abus du capitalisme financier doivent être appréhendés, il me semble vraiment que si nous possédions une économie dynamique ne favorisant pas les rentes (de situation comme de capital), si nous avions un taux de chômage moitié moins fort, nombre de nos difficultés sociales seraient résolues. Car tout le monde, d’où qu’il vienne, aurait sa chance. Ceci est particulièrement valable dans un modèle valorisant la créativité : l’économie de l’innovation.
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La dette ce n’est pas un problème concret pour les français. A force d’attendre tout de l’état ils ont finit par oublier que l’argent de l’état vient de leur poche.
Que l’état face ceci, que l’état face cela... Qu’il nous donne le jeux olympiques, etc.
C’est beau de croire que la dette on s’en fout, de croire qu’un état peut s’endetter indéfiniment. Regardez l’Argentine ? Qui va leur préter de l’argent ? Ils sont dans une belle merde et pas prêt d’en sortir.
La dette vous vous en foutez ? ok ! Et bien vos enfants payerons avec une vie dure pour rattrapper tout ca. C’est un beau cadeau que vous allez leur faire.
Tu m’étonnes que les diplomés de grande écoles se cassent à l’étranger...
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« La dette vous vous en foutez ? ok ! Et bien vos enfants payerons avec une vie dure pour rattrapper tout ca. »
A mon avis, les surprises concernant les retraites et la qualité des soins médicaux sécu vont venir bien plutôt qu’à la prochaine génération ! Au danemark, par exemple, on ne rembourse plus rien aprés 73 ans....
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la France n’innovent pas car :
- les investissements sont faibles
- la recherche est en ruine
- les cerveaux se barrent-
Nous avons pris un chemin, et nous savons en partie où il nous mène.
Cet article, nécessaire tant que nous n’aurons pas d’autre alternative, n’est qu’un constat. Pour ma part l’ayant établi, il y a plus de 20 ans, j’ai simplement adapté mon mode de vie.
Les politiques ne sont plus le reflet des citoyens. Ils surfent sur la volonté de ceux qui ont des solutions. La richesse étant la valeur de référence, les multinationales et les mafieux sont les maîtres du jeu.
Pourtant, expérience à l’appui, ce sont nos visions qui sont erronées. Exemple parmi tant d’autres : le nucléaire était une solution visionnaire pour De Gaulle, et il avait raison en son époque. Mais, la situation a évolué, et nous ne nous sommes pas recadrés. Pourquoi ? Simplement pour défendre des petits intérêts perso, qui sont bien plus importants que l’intérêt général.
Nous allons donc récolter le fruit de cette errance, et ce sont les Français en autres qui vont payer. Pas les responsables de cette situation, qui ont déjà retourné leurs vestes et changé leurs portes-feuilles de poches.
Nous n’avons donc aucune stratégie, aucune politique, aucune vision, aucune direction autre que suivre l’hégémonie d’un système économique, qui n’a jamais fonctionné ! Et qui ne fonctionnera jamais avec des valeurs fausses à la base.
Du coup, le travail autre exemple, ne reflète plus une valeur de progrès, mais d’aliénation mentale et collective ! Car si vous travaillez pour gagner votre vie, sachez que l’argent, rapporte bien plus que le travail ! Et si vous travaillez par épanouissement social, là encore vous avez tous faux, puisque vous ne faites que renforcer un système qui détruit vos proches, voir vous-même !
Mais il y a toujours pire hélas ! En effet, pour tirer vers le haut une société, un minimum d’honnêteté serait de laisser la place aux compétents, aux idées nouvelles, à la créativité, à la recherche, l’innovation,..., sans distinction particulière.
Et ben non nous faisons tout le contraire, car l’objectif étant de défendre des intérêts perso, il faut empêcher tout progrès qui bouleverserait l’équilibre virtuel des actionnaires.
Le copinage est aussi un exemple. Papa chanteur, Bébé chanteur. Papa P.D.G., Bébé P.D.G. Papa fonctionnaire, Bébé fonctionnaire... Où est la diversité ? Dans la nature cela s"appelle de la consanguinité ! Dégénérescence assurée.
Et quand vous arrivez (c’est un peu mon histoire, mais je ne suis certainement pas le seul) avec du nouveau qui fonctionne : dehors ! Il ne faut pas bousculer les préjugés. Une fois, deux fois, trois fois, vous remballez.
Alors, oui des solutions existent. Mais c’est une certitude, il faut être dans le mur pour changer la donne. Alors, allons-y, puisqu’il faut des morts inutiles.
Internet aurait pu changé la donne, hélas sa récupération ne va pas dans le bon sens. Ce sont les derniers moments de liberté que nous vivons actuellement. Le foutoir instrumentalisé s’en donne à cœur joie. Prenez vos marques et vos distances... Une fois de plus, les gros seront rebondir, pas les petits...
Je remercie ceux qui ont suivi et compris mes commentaires, un peu brouillon parfois, depuis six mois sur agora. Ils savent que la droite a épousé la gauche et que le débat politique n’est plus sur ces idéologies erronées. Ne vous laissez pas berné par les discours et programmes, c’est votre avenir qui se joue, pas celui d’un parti quel qu’il soit.
Je passe définitivement dans l’ombre, ou j’ai mon soleil, je vous observe d’un peu plus loin, mais je suis toujours là !...
Philgri et certainement pas Blanc...
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« On sait bien ce qu’il faudrait faire pour redresser (économiquement, NDLR) la France. (...) L’enjeu est autre. Un mal moral la mine : qu’est-ce que la France ? Sa nature profonde est-elle altérée par la diversité des populations qui s’installent sur son sol, peut-elle encore leur imposer son modèle de toujours et les intégrer à sa civilisation ? »
Édouard Balladur
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en france on fait n’importe quoi pas plus tard que jeudi dernier les étudiants en médecine generale ont fait greve pour demander un alignement sur les spécialistes alors que les généralistes sont des supra-fonctionnaires(sécurité de l’emploi+libre installation géographique ce que les flics ou enseignants n’ont pas ) à 10 000 —15 000 € net par mois je ne vais pas pleurer pour eux
par ailleurs les spécialistes font nettement moins d’actes qu’eux (ils n’ont pas une mere qui débarque avec ses 2 momes enrhumés et qui sont torchés en 5 minutes pour 42 € il faudrait peut être 2 fois le tarif d’un spécialiste idem pour les renouvellements d’ordonnance ......
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Le regard de Christian Blanc sur l’état de la France est un constat lucide et réaliste. Ce constat est largement partagé par la classe politique « démocratique » mais il convient aujourd’hui de pouvoir obtenir de cette classe politique que ces sujets soient traités et des propositions concrètes faîtes aux français. N’en déplaise à certains, relancer la France c’est relancer la croissance économique, réduire la dette, et réformer l’état. On préfère parler d’insécurité, d’immigration, et pouvoir d’achat parce que ce sont des sujets « simples » à expliquer. Mais il ne faut pas perdre de vue que ces problèmes ne sont majoritairement que la conséquence de l’absence de croissance économique (sans croissance, pas d’emploi, pas de pouvoir d’achat, etc...). Parler de dette publique est complexe... mais savoir que l’Etat français est endetté à un point tel qu’il ne peut plus financer de grands travaux, de plan de relance de l’emploi et que notre système de santé est menacé devrait nous faire prendre conscience que tout est lié. On évoque régulièrement le déficit ou la crise démocratique... mais les français sont-ils correctement représentés au parlement ? Est-il normal que de très nombreux politiques cumulent les mandats et fassent de la politique leur emploi à vie... ? est-il normal d’avoir env. 50% de fonctionnaires élus députés à l’assemblée nationale ?
Bref, je reconnais que le constat de Christian Blanc est juste. J’ai aussi bien d’autres valeurs auxquelles je suis attaché (République, laïcité, lutte contre les extrêmes, anti-racisme...) et en 2007, je voterai pour celui ou celle qui me semblera les défendre le mieux. Mais sur des questions économiques et démocratiques, je partage le constat de Christian Blanc et je jugerai fort utile que tous les candidats les partagent également.
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Le président de Morgan et Stanley (je crois) qui viendrait nous proposer un modèle économique plus égalitaire, plus redistributeur, plus à même de créer des emplois et d’éliminer la précarité...Je suis mort de rire. Jaune, quand même quand il prétend avoir l’oreille des politiques.
A quel niveau d’abrutissement nos élites sont-elles tombées pour donner le moindre regard à un projet qui n’a pour ambition - n’en doutons pas une seconde au vu du parcours et des propos antérieur du personnage - que de maximaliser l’ultra-libéralisme et ses dégats co-extensifs ?..
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Ce que ces messieurs néolibéraux veulent nous imposer, c’est la « loi de la jungle » dans toute son horreur. En ce qui me concerne, je préfère m’engager en faveur d’une République Sociale.
Salut & Fraternité.
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Regardez les pays scandinaves : résolument libéraux, avec un haut niveau de protection sociale. Les 2 ne sont pas contradictoires par nature, ça dépend des traditions de chaque pays. Blanc propose un modèle qui relancerait notre croissance et l’emploi. Non, il ne ment pas en proposant un jon tout de suite pour tout le monde. Oui, il accepte l’économie concurrentielle. Car il ne vit pas dans un monde de Bisounours où l’homme ne cherche pas à se distinguer de son voisin.
L’échange est source de richesse et de pacification des relations, raison pour laquelle le libéralisme est le moins pire des systèmes que nous connaissions aujourd’hui.
A moins que vous ne souhaitiez le retour du communisme. Auquel cas je vous laisse à votre dictature.
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« L’économie de la connaissance », c’est que même sans connaissance de l’économie, on peut faire des économies quand on a des connaissances au gouvernement.
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Regardez un peu ici le parcours de Christian Blanc. Si pour vous avoir été dans l’économie ne légitime pas, si pour vous partagez les vues d’économistes les plus renommés à propos de l’économie de l’innovation n’illustre pas le bien-fondé des propos, c’est que vous êtes un sophiste.
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J’y lis la trajectoire classique d’un haut fonctionnaire parachuté à la tête de grandes entreprises publiques, puis ayant fait un stage dans la haute finance avant de s’investir complètement en politique.
Pour moi, ceci n’est particulièrement ni positif ni négatif, et je n’achète pas ses idées sur ce seul CV.
Quand aux « économistes les plus renommés », je vois la Fondation Saint-Simon, Thierry Breton et le rapport Pébereau.
La première est un secte ultralibérale. C’est légal, mais pas une référence.
M Breton est un autre parachuté, qui est mis en cause actuellement par la justice à la fois à Rhodia, Thomson et France Telecom.
Le rapport Pébereau est un pur scandale, où l’Etat demande à un assureur de lui démontrer qu’il ne peut pas gérer les retraites et qu’il faut faire appel à ... un assureur.
Bon, pas de casseroles dans tout ça, mais pas de référence non plus. De l’entregent, certainement. C’est ce que je visais dans l’aphorisme ci-dessus.
De toutes façons, eût-il la caution de 11 prix nobels, j’ai mes propres idées sur l’économie, et elles ne se basent pas que sur le CV.
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Ce qui n’est pas mentionné, c’est que C.B a débuté sa carrière à la tête de la PME familiale après le décès de son père. Puis comme Président de la MNEF à la fin de ses études. Pas le cas typique d’un haut fonctionnaire parachuté. « Stage dans la haute finance »...bon, pas la peine de répondre... "avant de s’investir complètement en politique. Vous omettez la création de 2 start-up (notamment karavel.com, grande agence de voyage en ligne), ce qui le légitime à mon sens totalement en matière d’économie de l’innovation.
« Quand aux »économistes les plus renommés« , je vois la Fondation Saint-Simon, Thierry Breton et le rapport Pébereau. »
Lisez les écrits de Daniel Cohen, Olivier Blanchard et bien d’autres, vous noterez de très fortes convergences.
Il y a par ailleurs une grande proximité de vues avec l’Institut Montaigne. Secte ultralibérale aussi ?
Je vous signale que la commission Pébereau était composée de hauts fonctionnaires, économistes, journalistes, de droite comme de gauche.
Vous auriez préféré que l’audit de la situation budgétaire de l’Etat soit effectué en interne ? Vous auriez immédiatement considéré qu’on ne peut être juge et partie, non ?
Le redressement d’Air France n’est pas une référence ?
Mais effectivement, même si le parcours asseoit une crédibilité et une légitimité, ce qui compte le + c’est le projet.
Pour confronter vos idées économiques à celles de CB, je vous recommande vivement la lecture de la croissance ou le chaos, de son rapport « Pour un ecosystème de la croissance » et de sa proposition de loi sur l’économie de l’innovation.
Vous trouverez ces 2 derniers docs sur www.ecosysteme-croissance.com.
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Je vous remercie de vos longues réponses, courtoises et argumentées. C’est un plaisir de discuter sur agoravox.
Nous ne nous convaincrons sans doute pas mutuellement, mais je vous remercie de l’occasion enrichissante que vous m’offrez de mieux comprendre les idées « adverses ».
« Il y a par ailleurs une grande proximité de vues avec l’Institut Montaigne. Secte ultralibérale aussi ? »
Tout à fait. On ne peut plus. Le temple de M Bébéar, le « parrain » de l’ultralibéralisme.
« Vous auriez préféré que l’audit de la situation budgétaire de l’Etat soit effectué en interne ? Vous auriez immédiatement considéré qu’on ne peut être juge et partie, non ? »
Et pourtant ...
Il existe un organisme public qui fait sur ce sujet un travail souvent remarquable, dont l’Etat tire très peu parti, car cela souvent ne l’arrange pas politiquement. Il s’appelle ... la Cour des Comptes.
J’aimerais mieux que le gouvernement ait l’obligation de commenter son rapport lors des discussions budgétaires.
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Tout à fait ok avec vous sur le dernier point : la Cour des comptes doit voir son rapport discuté, ses enseignements mieux vulgarisés et, oserais-je en parfait gauchiste, ses moyens (d’investigation notamment) revalorisés.
Faites-vous une différence entre libéralisme et ultralibéralisme ?
Quand l’Institut Montaigne prône bien plus de moyens pour des ZEP mieux ciblées, j’ai du mal à voir où son libéralisme peut être qualifié d’ultra.
Attention au sens des mots.
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Nous avons déjà eu sur agoravox moult discussions sémantiques sur le mot « libéralisme ». Ce n’est pas par hasard. Le choix des mots et des connotations est un outil classique de guerre idéologique. C’est comme les aliments « caloriques » et « énergétiques », les deux mots signifiant la même chose. Ou bien le « pouvoir d’achat » contre « la vie chère ».
Il y a un « bon » libéralisme, consistant à dire que l’on doit pouvoir entreprendre librement sans que l’Etat ne vous en empêche. Derrière ce bon libéralisme s’avance masqué un « mauvais » libéralisme consistant à dire que le privé est toujours meilleur que le public. Faute de mieux, je l’appelle « ultralibéralisme », par respect pour nombre de rédacteurs agoravox sincérement attachés à la première connotation. Ca ne me gênerait pas de l’appeller tout simplement « libéralisme », ou bien « reagano-tatcherisme », ou encore « modèle anglo-saxon ». Beaucoup d’ultralibéraux jouent habilement sur les deux connotations.
Ces précautions oratoires prises, MM Bébéar et Pébereau sont l’incarnation même de cet ultralibéralisme. Les instituts Saint-Simon et Montaigne également. Il est vrai que l’on y trouve par ci par là autre chose, mais c’est à mon sens à titre décoratif. Le fondamental de l’ultralibéralisme, c’est de privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes. On trouve facilement chez des « libéraux » des tonnes d’appels à subventions et créations de niches fiscales. L’ultralibéralisme est en soi une contradiction, car son attaque de l’Etat repose in fine sur la caution de l’Etat. Il est par exemple choquant d’avoir vu récemment l’Institut Montaigne appeller à une subvention massive de la presse écrite. C’est du clientélisme pur.
Heureusement, tous les économistes ne sont pas ultralibéraux comme M Cohen. Je pourrais citer comme contre-exemples M Stiglitz, ancien conseiller de Clinton et chief economist du FMI, et M Soros, quand il s’exprime à titre personnel. Il n’y a pas de consensus. Il est juste et bon que les idées s’affrontent.
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Je pense que la solution aux problèmes français passe par la notion de gouvernance...j’en parle sur un article, donnez votre avis sur ce lien internet :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16450
c’est le duo région/agglo et pays qui sont la clef, ne l’oublions pas !
cordialement
Guillaume
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je suis un fan de Chrisian Blanc.quel dommage qu’un homme sans appareil politque ne puisse se présenter à l’election Presidentielle. il en a la stature, le courage et les convictions bref le candidat idéal pour moi..
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Soutenez donc son Appel, pour que sa voix et les priorités qu’il défend soient entendus !
POur ce faire, allez ici : http://www.energies2007.com/Main.aspx?numStructure=39602&numRubrique=30937.
(Désolé pour ceux que cette « propagande » irrite).
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Si M. BLANC avait les solutions, cela se saurait... Malheureusement ses BASES sont les mêmes que celles de nos dirigeants en place : ce n’est pas avec celles là qu’il pourra sortir le pays de la situation dans laquelle il est !
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