Bonjour l’auteur, et merci d’évoquer le cas de l’Islande, dont le traitement fait l’objet d’une pudeur de violette de la part de nos médias et gouvernants.
Car en effet le résultat est révolutionnaire car il introduit la notion de « dette odieuse », qu’il est légitime de ne pas rembourser.
De n’importe quelle manière que on le tourne, ce score de 93%+ légitime parfaitement cette approche qui est à l’exact opposé de la doxa libérale pour qui la dette est élevée au dessus des droits de l’homme.
En ces temps ou le libéralisme revient en force pour la plus formidable entreprise de casse sociale qui n’ai jamais été (qui consiste à faire adopter la rigueur partout pour rembourser les excès de la finance), le cas Islandais montre bien ce vers quoi on peut aller : Des peuples qui refusent de casquer l’addition, et qui envoient les créanciers se faire foutre.
Prenons le cas Français, dont on commencera à parler de rigueur au lendemain du 2ème tour des régionales : Est-ce que la France n’aurait pas énormément à gagner à se barrer de l’Euro, dévaluer un bon coup histoire de rincer la dette, instaurer des taxes à l’importation basée sur les conditions sociales et faire casquer à leur juste valeur les millions de camions qui la parcourent pour transporter tout et n’importe quoi à vendre en Europe.
En France le bilan du passage à l’Euro se traduit par des millions d’emplois supprimés, et d’une dette odieuse. Cette immense casse sociale justifie à elle seule que l’on se tire de ce guêpier, et fissa encore !.