Notons aussi que c’est le scrutin à deux tours qui a encouragé les Verts à se soumettre en position de levrette aux socialistes pour le second tour.
En effet en fusionnant avec les socialistes au second tour, les Verts obtiendront plus de sièges, c’est à dire plus de postes rémunérés, plus de prébendes et plus de voitures de fonction que s’ils était restés indépendants en se représentant au second tour.
Pourquoi
Parce qu’au second tour, ils obtiendront un nombre de places en proportion de leur poids dans l’alliance (grosso modo, ils obtiendront un tiers des places).
Alors qu’il n’auraient obtenu que MOINS de 10% des sièges, s’ils étaient restés indépendants (grosso modo, ils auraient obtenu un nombre de places proportionnels au nombre de suffrages qu’ils auraient remporté dans la TOTALITE de l’électorat, et ce nombre, qui est de l’ordre de 10%, est très largement inférieur à leur poids dans l’alliance socialistes/verts, qui est de un tiers).
Or ce qui les intéressent ce sont les avantages personnels, les postes, les voitures de fonction et non le triomphe de leurs idées écologistes, dont ils se contrefichent dans le fond absolument.
Le système à deux tours est donc un encouragement aux marchandages des prébendes, tandis que le système à un tour permet de les éviter, puisque chacun sera rémunéré en fonction de ses résultats sur un seul tour, sans possibilité de monnayer ses voix.