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Bonsoir et merci pour votre réaction,
C’est un bon signe que beaucoup de gens ont le sentiment de vendre leur force de travail et ne peuvent s’en contenter... la vérité est qu’on fréquente les gens qui nous ressemblent, et que de là vient le sentiment que beaucoup partagent un vécu comme le votre ou le mien (j’ai été longtemps ouvrier mais suis maintenant petit employé et tous mes cadres de moins de 40 ans sortent de grandes écoles).
Comme vous je me sens prolétarisé, mais je sais que beaucoup le sont qui ne le ressentent pas et beaucoup ne sont pas prolétarisés qui ne réalisent pas combien tant d’autres le sont...
L’évolution de notre société dépend essentiellement de notre ressenti, de nos constats, et de notre action pour que cela évolue ou change...
Dire à des gens qu’ils sont prolétarisés ou qu’ils se sentent prolétarisés alors que ce n’est pas le cas (comme dit B Dugué, la moitié peut être, j’ajouterais jusqu’à présent, tous âges confondus, « s’en sort », ce qui est très peu pour un pays dit riche, ) discrédite l’auteur alors que sur le fond il a raison : le désespoir gagne (il n’est que de lire les commentaires sur cet article) et notre économie fabrique de plus en plus de laissés pour compte, de travailleurs pauvres ou d’employés surqualifiés et mal payés...
Mais ceux qui tiennent les renes dans cette société, qui dictent leur façon de voir et qui à 35 ans sont passés par une grande école, ou leurs parents cinquantenaires ou plus « qui s’en sont sortis » comme eux ou presque (sans compter l’appui des réseaux qui servent pour trouver un emploi)ne sont pas conscients de ce délitement et ne le vivent pas dans leur chair... S’ils en sont conscient ils se disent que « c’est pour les autres »... et au mieux « les plaignent » autant qu’ils les évitent (gare au déclassement)...
Une présentation plus juste serait moins mal accueillie mais ne serait peut être pas non plus très entendue...
Je partage votre irritation, et je crois qu’un autre monde est possible... celui ci est indigne de nos enfants et même de nos aïeux...
Cordialement.
Marc P