Effectivement, on se demande comment qualifier l’auteur de cet article : ignorant ou génie ?
- génie pour recycler tous les poncifs les plus éculés sur le Moyen-Âge et le catholicisme,
- ignorance de cette période, du fonctionnement de l’Eglise catholique, et de ce qu’est l’Eglise catholique.
Un exemple, très simple : l’Eglise catholique inventa l’université, au XI°. Auparavant, les monastères, puis les écoles cathédrales assuraient l’instruction y compris vis-à-vis des plus modestes (ainsi Gerbert d’Aurillac, l’un des plus érudits de son temps, au X°, était issu d’un milieu populaire.) Bien plus tard, au XVIII°, un certain François-Marie Arouet fut l’élève des Jésuites...
Bref, si l’objectif était de maintenir la masse dans un état d’ignorance comparable à celui ou celle qui écrivit cet article, on aurait pu faire pire (l’Education Nationale ?)
Le Moyen-Age est une période très longue (près de mille ans) et très complexe ; certainement pas monolithique. Il est très risqué de vouloir la caricaturer à coup de slogans péremptoires comme dans cet article.
Je passe sur le dogme de l’infaillibilité : il n’est pas inutile sans doute de rappeler que son champs se restreint très précisément aux questions de foi et de morale.
Je cite pour finir : « l’église règlementait fermement la diffusion de la doctrine, excommuniait, imposait une doctrine unique. »
Ce n’est plus le cas ? Encore heureux qu’une Eglise ait le contrôle de sa propre doctrine (et qu’elle reste unique !), sinon à quoi sert-elle ? Qu’elle veuille rester maîtresse chez elle n’est pas en soi une anomalie. Qu’elle eut des vélléité de l’être chez les autres est un autre débat, mais ici aussi la question est complexe et sûrement pas à sens unique.
J’aurai la même conclusion que Bob : il est très imprudent de vouloir parler de ce qu’on ne connait pas. Il vaut mieux s’abstenir. Mais sur le fond, la démonstration, si elle n’est pas originale, n’en reste pas moins pertinente.