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Commentaire de BA

sur Plaidoyer en faveur de l'Europe du XXIème siècle


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BA 24 avril 2010 14:41

La Grèce ne fait qu’annoncer une nouvelle période de l’histoire de l’Europe. Cette nouvelle période est à mon avis la désagrégation de l’Union Européenne.

Autrement dit : les passions nationales vont faire exploser l’Union Européenne.

La faillite de la Grèce n’est que la première d’une longue série.

Ce qui est inquiétant, c’est qu’on ne connaît toujours pas le nombre de centaines de milliards d’euros qui seront nécessaires pour sauver la Grèce.

Ce qui est inquiétant, c’est la phrase prononcée par un dirigeant européen à propos de la dette publique grecque : « Avec la Grèce, les chiffres changent tout le temps. »

On ne peut rien planifier à partir du moment où tous les chiffres de la dette publique grecque ne sont pas connus.

Le seul économiste qui a tenté de faire ce calcul, c’est à ma connaissance Nicolas Barré, et lui-même a conclu que la dette publique grecque ne pouvait être chiffrée qu’AU MINIMUM :

« il faut savoir que la Grèce a besoin non pas de 30 milliards (le montant du plan européen) mais au minimum de dix fois plus : 150 milliards d’euros d’ici 2015 au titre du principal de sa dette actuelle, et 90 milliards au titre des intérêts. Ceci sans compter la dette supplémentaire qu’elle va devoir souscrire d’ici là du fait de ses déficits. Le soutien à la Grèce est un enjeu à plusieurs centaines de milliards d’euros. En a-t-on encore les moyens ? »

 

http://www.lesechos.fr/info/inter/020496841181-point-de-vue-nicolas-barre-grece-le-scenario-de-la-faillite.htm

Si nous acceptons ce chiffre d’ AU MINIMUM 300 milliards d’euros d’ici 2015, la situation commence déjà à s’éclaircir. La Grèce aura besoin d’au minimum 300 milliards d’euros d’ici 2015 : nous pouvons maintenant planifier ce qui va se passer :

les Etats européens ne pourront pas sauver la Grèce du défaut de paiement.

Je n’ose même pas imaginer ce qui se passera ensuite pour la dette publique du Portugal, de l’Irlande, de l’Italie, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de la France, etc.

Je propose donc aux dirigeants du G20 de tirer les conséquences de cette réalité :

les dettes publiques des Etats occidentaux ne pourront jamais être remboursées.

Je suggère donc aux dirigeants du G20 de choisir entre quatre possibilités :

1- L’inflation.

2- La guerre.

3- La privatisation de tout (sauf la Justice, la Police et l’Armée car il faudra réprimer les émeutes).

4- Le défaut de paiement de tous les Etats du G20, annoncé à la fin du prochain G20 : « A partir d’aujourd’hui, nous arrêtons de payer nos dettes. Nous remettons les compteurs à zéro. Merci encore. Au revoir. »

 


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