En fait M.Adams, je me rends compte que j’ai été dur avec vous et vous ne le méritez pas, veuillez m’en excuser, même si vos propos à mon égard ne sont pas franchement avenants nomplus. Il y a beaucoup de points où vous avez entièrement raison et je vois nos commentaires respectifs comme autant de possibilités de nourrir nos compréhensions et je vous en remercie. Veuillez recevoir encore mes excuses pour les fois où je m’emporte dans mon argumentaire, mais le fait que la construction européenne soit constamment mise en berne (tiens, drôle d’expression...) par la guerre contre le terrorisme est plus que navrant. Nous avons pu constater comme la joie est interdite sur l’europe, mais permettez que l’on rêve ... justement, que l’on continue à nourrir les détails du quotidien et notre rapport à l’univers. Vous posez la question du sacré qu’il faudrait prouver... si vous le permettez je vous donne ma version. Je vous invite à observer votre main à nouveau, je sais c’est votre main, mais regardez-la bien, seriez-vous capable de la créer ? Le sacré est devant nos yeux, tout le temps, c’est le vivant bien aimé disent les chrétiens en référence au fait qu’il n’y a que le principe d’amour qui peut porter l’existence et la générer, c’est une évidence pour laquelle il faut parfois passer beaucoup de résistances pour la voir. Le sacré est dans le flocon de neige et de chaque flocon peut surgir un monde, voilà la création qui nous dépasse infiniment et il est tellement vain de se battre contre comme le fait la machine de guerre de l’humanité pour se prouver qu’elle maîtrise ses peurs.
Je vous souhaite beaucoup de ténacité en tous les cas et l’amitié d’un gugus qui, comme vous, aime l’écrit et aime communiquer et se fait autant de souci que vous pour l’avenir des enfants. Soyez cependant sûr qu’il y a des hommes de bonne volonté partout, dans tous les recoins de cette planète, ce serait faire honte à notre humanité que de l’oublier et c’est je crois le garant de notre avenir.
Faut-il une preuve de notre existence en tant que créatures ? Voilà une question qui mériterait encore quelques siècles d’histoire.