Il n’y a jamais eu de « cinquième colonne », cela est reconnu dans les ouvrages que j’ai cité et dans les nombreuses références en provenance des services de renseignement, des RG, de la police et la gendarmerie, etc ...
La remise sur pied de l’industrie de guerre a été entreprise tout d’abord par le Front Populaire et réorganisée par les nationalisations. Mais dès 38, les changements continuels de gouvernement et la multiplication des « plans de production » ont ralenti considérablement cet effort. Durant la période 39-40 la production de guerre a fait un bond énorme, mais le matériel n’était souvent pas « bon de guerre », les sous-traitants ayant été oubliés.
L’armée de l’air n’a pratiquement pas subi de pertes au sol.
Il était plus que temps de limoger Gamelin : son refus du regroupement des blindés, son incompréhension (et sa défiance) de l’emploi de l’aviation, sa véritable « allergie » au mouvement, sa décision de laisser plus de 200 000 hommes derrière la ligne maginot sont des causes majeures de la défaite.
Et le 19 mai 40 l’armée française n’avait plus de quoi lancer la moindre contre-offensive majeure. Le principal corps de bataille étant encerclé en Belgique. Ce furent les journées du 12 au 16 mai qui furent décisives.
Quant à Pétain, non seulement il était proche des fascistes, mais il a décidé d’un armistice (politique) au lieu d’une capitulation (militaire) engageant ainsi le gouvernement français dans la voie de la collaboration.
Quant aux pertes subies, là encore les recherches récentes montrent que si elles furent très fortes, elles n’ont pas été aussi terribles qu’à Stalingrad, à Koursk, dans la bataille de Falaise.
Il ne faut pas tomber d’un mythe à l’autre.